Disclamer : les personnages de Star Trek ne nous appartiennent pas et nous n'en tirons aucun bénéfice (à part notre satisfaction personnelle ^^)

Note de l'auteur : Cette fanfiction est la traduction de celle anglaise « Silence Radio » écrite par Limited Fantasy qui nous a donné la permission de la traduire ! (version anglaise ici sans les espaces : http : / www . Fanfiction . Net / s / 5526335 / 1 / Radio_Silence ). Elle a été effectuée par Anais (que je ne remercierais jamais assez pour sa gentillesse et son travail) suivie d'un petit travail de relecture et de correction de ma part.

Bonne lecture !

Chapitre 1

Quand le capitaine Kirk se réveilla, il comprit immédiatement qu'il ne se trouvait pas dans l'Entreprise. Il s'attendait plutôt à reposer sur le sol dur en pierres d'un cachot. A la place, il se trouvait dans un lit avec des draps en soie. Il se demanda brièvement s'il n'avait pas fini dans un bordel sur une planète de débauches, mais il rejeta cette idée presque immédiatement en se rappelant les évènements avant son réveil dans cette chambre obscure et imprégnée d'une odeur de parfum de luxe.

Il était dans la Base spatiale 70, se promenant dans un joli petit jardin d'hiver en compagnie d'un Capitaine de corvette qu'il avait rencontré pendant ses années à l'Académie. Ils venaient de contourner un arbre imposant quand Kirk s'était retourné pour regarder la fleur que son compagnon pointait vers lui. Une seconde plus tard, tout devenait noir.

Avant même que les portes ne s'ouvrent, Kirk était assis et attendait, sachant exactement qui était son attaquant et kidnappeur.

...

Ou plutôt, il pensait savoir exactement qui il était. Mais la silhouette masculine qui s'avança dans la pièce le surprit totalement.

"Commodore Gregson?"

Il n'essaya même pas de cacher la surprise dans sa voix ni sur son visage alors que la porte se refermait. La lumière s'intensifia immédiatement, l'éblouissant, mais Kirk ne détourna pas le regard quand l'homme s'avança nonchalamment vers le duplicateur, comme si la situation était tout à fait normale.

Si Kirk n'avait pas su que le Commodore Gregson était un instructeur de l'Académie et l'un des meilleurs officiers de la flotte de ce quadrant, il aurait pensé qu'enlever des officiers faisait partie de ses habitudes. Mais connaissant les informations précédentes sur l'officier supérieur, la situation était extrêmement inconfortable. Surtout quand le commodore lui offrit un verre de vin en souriant, sans dire un mot.

"Ca vient du duplicateur, il n'y a aucun poison dedans. "

Comme Kirk refusait de le prendre, il haussa simplement les épaules et le déposa sur la table de chevet.

"Commodore—"

"Vince, Jim, nous ne sommes pas dans mon bureau."

"...Vince...pourquoi est-ce que je suis là?" demanda-t-il sans prendre le ton habituel du commandant qu'il aurait pourtant utilisé dans ce genre de situation.

Kirk sentait bien que chaque petit éclat de voix pouvait avoir d'imprévisibles conséquences. Il ne connaissait pas le commodore aussi bien que certains autres officiers de la flotte, et la situation ne ressemblait pas exactement à une visite ordinaire.

Pourtant, en dépit de toute l'incertitude dans laquelle il nageait, le capitaine était certain d'une chose : il n'avait certainement pas couché avec le commodore. Si c'était le cas, il ne serait pas habillé et se serait probablement réveillé avec le martèlement d'une gueule de bois. De plus, le lit suggérait qu'il pouvait être utilisé dans des buts moins… convenables. Cela rendit Kirk méfiant. Si ses souvenirs de Vincent Gregson du temps de l'Académie étaient corrects, celui-ci préférait ramener des hommes chez lui. En fait, il pouvait facilement se rappeler d'au moins une occasion lors de laquelle Gregson, alors qu'il était saoul, avait parlé en blaguant de le ramener chez lui.

"Allez, Jim, tu es un garçon intelligent. Tu sais exactement pourquoi tu es ici."

Kirk s'éloigna inconsciemment de quelques centimètres de l'homme et de son œil brillant de convoitise. Le Capitaine Kirk était peut-être plus ouvert que certains autres hommes en ce qui concernait le choix de ses partenaires sexuels, mais honnêtement, il n'y avait qu'une poignée d'hommes qui l'attiraient. Vincent Gregson n'en faisait pas partie. Le commodore, un beau brun avec des yeux gris frappants, n'était tout simplement pas son type. Kirk n'était pas attiré par ce type d'hommes plus féminins, grands et maigres, et ne l'avait jamais été.

"Commodore, je n'approuverai pas cela et je demande—"

"Refusée."

On pouvait percevoir une trace d'humour dans la voix de Gregston alors qu'il vidait son verre et le posait à côté de celui, intact, de Kirk.

Quand ces yeux gris revinrent se poser sur le lit ainsi que sur lui, Kirk était prêt à se lever et à se défendre. Mais plutôt que de grimper sur le lit, le commodore resta où il était, regardant calmement le capitaine tendu avec une pointe d'amusement et un peu de… pitié ?

"Jim, je ne te prendrai pas de force, mais je n'accepterai pas non plus une réponse négative. J'ai été patient avec toi, observant tes progrès dans la flotte spatiale et lisant chaque parcelles d'informations sur tes dernières… hum… conquêtes inter-galactiques, mais ça se termine maintenant. Tu as été un Don Juan indécis, et je n'accepterai plus de lire quoi que ce soit d'autre à propos de tes aventures sans lendemain avec d'autres femmes. "

Kirk plissa les yeux en écoutant le commodore. La situation était devenue encore plus dangereuse. Gregson avait utilisé la flotte spatiale pour suivre chacun de ses mouvements ? Son intelligence lui permit de remettre à leur place chaque pièce du puzzle. Et soudain tout devint logique.

C'était la première fois, depuis son premier poste dans la flotte spatiale et de toutes ses mésaventures en son sein, que le Capitaine James T. Kirk se faisait capturer avec succès par un admirateur. Il se gifla mentalement pour s'être autant relâché sur la base spatiale au point que quelque chose de ce genre puisse arriver.

"Commodore — Vince — vous ne pouvez pas sérieusement penser que la flotte spatiale ne—"

"La flotte spatiale? Ils ne sauront rien de tout ça, à moins que tu ne leurs en parles, Jim, et je sais que tu n'en feras rien. Tu n'y penseras même plus après notre réconciliation. "

Kirk réprima un frisson face à la lueur concupiscente contenue dans le regard de Gregson alors qu'il se levait de son tabouret et s'approchait du lit. Il ne se déroba pas non plus quand il prit doucement son menton dans le creux de sa main.

"Il me semblait vous avoir entendu dire que vous ne vouliez pas me prendre de force. "

Sa voix était tendue et ses yeux noisettes à l'affut tandis que les doigts du commodore caressaient doucement son visage. L'expression de Gregson s'était adoucie mais Kirt ne ressentait rien pour lui qui soit semblable à de l'attirance. En fait, le traiter de façon si tendre comme s'il était une fleur fragile et délicate le dégoûtait.

"Et je ne le ferai pas, mais je veux te laisser quelque chose pour te permettre de reconsidérer ma pro—"

Heureusement l'interphone en-dehors de la pièce sonna et la main du commodore s'éloigna. L'expression tendre de son visage fut instantanément remplacée par de l'irritation alors qu'il lissait sa tunique et quittait la pièce, s'assurant de bien fermer la porte à clé une fois à l'extérieur.

Curieux, Kirk se laissa glisser du lit et s'approcha des portes coulissantes pour y coller son oreille.

"Commodore, nous demandons la permission de scanner la station."

En entendant la voix monotone de son coéquipier, le cœur de Kirk manqua un battement et il sourit. Sa disparition avait déjà été remarquée et Spock était à sa recherche.

"Permission accordée, Commandant. Nous avons également localisé le principal suspect, mais nous n'avons pas eu de résultats satisfaisants. "

Le capitaine nota sans surprise la fausse note d'excuses que le commodore employa et serra les dents. Il n'y avait donc pas moyen qu'un scan de la station amène l'Entreprise à le retrouver. Mais comment était-ce possible ? Kirk jeta un coup d'œil à son avant-bras, se rappelant du transponder que McCoy lui avait implanté il y avait de cela trois mois. Il appuya légèrement à cet endroit, satisfait de savoir qu'il était toujours là. Hum… peut-être que le commodore n'en avait pas connaissance ?

"Merci, monsieur, pour votre coopération. Nous vous recontacterons aussi souvent que possible. "

"Bonne chance, Mr. Spock. Si vous avez besoin de plus de temps, n'hésitez pas à me contacter et je m'arrangerai avec la flotte pour que l'Entreprise puisse rester plus longtemps dans la station. Le Capitaine Kirk doit être retrouvé. "

Kirk voulu crier depuis l'autre côté de la porte. Mais après y avoir réfléchit plus sérieusement, il réalisa que ce ne serait pas seulement désespéré mais que ça pourrait également rendre son emprisonnement encore moins agréable qu'il ne l'était déjà. S'écartant de la porte à la fin de la conversation, Kirk espéra profondément que le commodore, dans sa hâte de l'enlever, n'avait pas pensé à la présence de son transponder.

A suivre ...