Disclaimer : L'univers de Star Trek et ses personnages ne sont pas ma propriété, je ne tire aucune rémunération de leur emprunt...


Hello :)


Merci pour toutes vos reviews (et, dézoulée, je suis un peu à court de temps pour y répondre aujourd'hui :'x), voici le premier OS promis, j'espère qu'il vous plaira !


Bonne lecture ;)



A l'aube d'une renaissance



« Journal personnel de l'officier en second Spock. Date stellaire 7514.6


L'esprit ayant affecté l'Amiral Kirk s'est révélé être une copie de l'original que nous avons découvert sur l'astéroïde. Bien que nous n'ayons pu recevoir aucune information de sa part et de celle du clone, le Docteur McCoy et moi-même en sommes arrivés à la conclusion que nos premières suppositions étaient les bonnes. L'entité nommée Artifax tente de créer en la personne de l'Amiral un hôte pour l'essence de son esprit. La décision ayant été prise avec l'accord de Jim, je vais tenter de libérer son corps de ce parasite. »


Le vulcain referma le fichier sur lequel il travaillait et quitta sa cabine d'un pas décidé.


C'était là l'une des nombreuses entrées de son journal personnel depuis leur rencontre avec l'astéroïde DP5312. Quarante-huit heures plus tôt, on pouvait y lire un autre passage représentatif des évènements étant survenus depuis cette rencontre.


« Jim a été confiné en infirmerie par le Docteur McCoy. Sa masse corporelle se réduisant d'heure en heure et l'éclat écarlate dans ses yeux ont convaincu le Docteur McCoy qu'il était impensable de le laisser plus longtemps parmi les autres membres de l'équipage. Nous avons écarté la possibilité d'une possession par l'entité pensante mais silencieuse présente sur DP5312. Jim affirme se sentir entièrement lui-même et les relevés électro-encéphalogrammes ne décèlent aucune anomalie. La possibilité d'une fusion mentale n'a cependant pas était écartée par Jim et moi-même. Notre dernière fusion a eu lieu durant mon temps une nouvelle fusion dans ces circonstances me semble inappropriée. Il serait de plus peu avisé d'entamer une quelconque action avant que le Docteur McCoy ait achevé ses analyses bactériologiques et virales. »


Mais tout avait vraiment commencé septante-deux heures auparavant, lorsque Spock n'avait eu que les premières informations de la mission à inscrire dans ce journal.


« L'Enterprise suit actuellement l'astéroïde DP5312 afin que des études plus approfondies puissent être menée en son centre. Il y a onze heures et trente-six minutes, Jim et son équipe ont en effet découvert une structure ayant son propre écosystème à deux-cent-quarante-huit mètres sous sa surface. Ce lieu est le domaine de l'entité l'Artifax, être de pur esprit, hébergée dans une matrice végétale. Bien que réfractaire à tout contact, elle a autorisé l'Amiral à laisser des membres de son équipage étudier sa demeure Artifax ne souhaite cependant pas communiquer davantage avec nous. Jim semble néanmoins préoccupé par quelque chose depuis son retour. Et cela semble cette fois différent de sa volonté à vouloir assouplir mes boucliers mentaux et accroître ma réceptivité à ses contacts physiques. Peut-être comprendrai-je de quoi il s'agit lorsque je me retrouverai face à Artifax. »


Les téléportations sur l'astéroïde étaient interdites depuis quarante-six heures, Artifax ayant refusé de changer ses plans même sous le discours à peine voilé de menace du Docteur McCoy. « Ce corps sera mien » avait été sa seule réponse. Aucun autre membre de l'équipage n'avait été infecté et ils ne savaient pas si détruire la matrice serait suffisant à libérer Jim.


Si la fusion mentale ne donnait aucun résultat, il tenterait de s'introduire dans l'esprit d'Artifax. Jim ne lui donnerait certainement pas son aval mais il était aussi de son devoir d'officier supérieur de prendre ce genre de décision.


Cependant, ils n'en étaient pas encore là et le plus logique était qu'il se concentre sur la tâche actuelle. Une tâche dont il ignorait tout de l'étendue.


- Ah, Spock, vous êtes là ! s'exclama McCoy alors qu'il entrait dans l'infirmerie.


- Comment se porte l'Amiral ?


Le médecin laissa une expression de profonde insatisfaction se marquer sur ses traits.


- Bien. Du moins, c'est que je pourrais dire s'il n'était pas si maigre, avec une peau aussi lisse et blanche que la coque de ce vaisseau et que ses yeux ne brillaient pas comme des feux de signalisation spatiaux !


- Docteur-


- Il sera content de vous voir, le coupa-t-il sur un ton soudain plus las. Je crois que son état commence à l'inquiéter. Et si vous voulez mon avis, il était temps, grogna-t-il finalement en se détournant.


Le vulcain le suivit en silence.


L'Amiral – Jim ne lui avait pas montré cette inquiétude, alors qu'une heure plus tôt seulement ils tenaient encore conseil dans l'infirmerie.


Ou peut-être l'avait-il fait.


Non pas dans ses paroles ou son sourire mais par des gestes ou des regards. Il était très probable qu'il y soit aujourd'hui moins attentif qu'avant sa formation pour le Kholinar. Depuis cet accord qui avaient été passé entre lui et Jim, il déplorait cet état de fait. Il ne pouvait saisir totalement les attentes de son ami et y songeait souvent durant ses périodes de méditation.


Cela ne faisait que quelques semaines, il était trop tôt pour qu'il trouve une réponse complète et acceptable à chacune de ses questions. Passer d'une très profonde amitié à une relation non-platonique était quelque chose qu'il n'avait jamais vraiment envisagé et qu'il trouvait pourtant étrangement approprié à leur situation. Mais qu'il ne puisse percevoir ces émotions que Jim avait toujours était si habile à cacher à la majorité de son équipage le troublait. C'était cette mission qui lui avait permis de réaliser cela. Il avait longtemps été capable de percevoir ces brèves hésitations, cette colère ou cette tristesse dans les moments difficiles et il ne semblait à présent plus capable que de déceler les plus forts de ces sentiments.


Cela était l'une des nouvelles barrières qui existaient entre eux et qu'il devait s'efforcer de briser. Car c'était plus que de la curiosité – vulcaine et humaine – qui l'avait poussé à accepter ce compromis. C'était une émotion, un réel sentiment qu'il ne parvenait pas encore à saisir totalement et qu'il se refusait de définir sur base de standards préexistants. Bien qu'il n'y trouve pas d'explication logique satisfaisante, il lui paraissait essentiel qu'il puisse parvenir à lui donner son propre sens s'il voulait rester loyal et honnête envers Jim.


Le vulcain s'approcha du lit de son supérieur l'amiral lui sourit.


Il ne la voyait pas cette inquiétude dont parlait l'officier médical. Peut-être était-ce dû à sa présence. L'idée n'était pas plaisante mais il continuait parfois à se demander s'il n'avait pas commis d'erreur durant le rituel, si involontairement il n'avait pas pris un certain ascendant sur son ami.


- Je suis prêt Spock.


Le vulcain se plaça face à lui, ne parvenant toujours pas à percevoir plus que sa confiance et son calme habituel. Etre étudié par ces yeux rouge était un peu étrange tant il était habitué aux iris noisette cependant c'était toujours bien Jim qu'il avait devant lui, cet homme dont l'amitié avait tant d'importance qu'il était devenu son T'hy'la.


Il plaça en douceur ses doigts contre son visage, le vit fermer les yeux et se concentra sur son objectif.


- Votre esprit dans mon esprit, mon esprit dans le vôtre.


La résistance due à la force de l'esprit de Jim était toujours là mais ce lien d'amitié qu'ils partageaient facilitait son action. Il s'empêcha toutefois de se laisser distraire par lui et sa chaleur particulière pour plonger plus profondément dans sa conscience. La tentation de vérifier si l'humain n'avait pas d'éventuelles séquelles du rituel était présente d'autant plus qu'il semblait que Jim, inconsciemment, cherchait à l'attirer vers d'autres domaines de sa pensée.


Le vulcain se focalisa davantage sur son but.


Un intrus, quelque chose d'étranger dans son âme, une conscience capable de produire ces transformations sur son corps.


Il put sentir son cadet se tendre physiquement. Expérimentalement, Spock s'approcha à nouveau de leur lien pour effacer l'inquiétude qu'il pouvait à présent ressentir. Il n'était pas dans ses intentions de lire ses sentiments dans un tel moment alors il s'éloigna à nouveau en ignorant la légère détresse qui poussait l'esprit de son cadet à tenter de le retenir.


L'essence de l'entité. Maintenant, il pouvait la voir. Ce n'était pas une part de sa conscience, il n'y avait rien de pensant. Pour la définir en des termes humains, il aurait pu la comparer à une graine qui avait germé dans l'esprit de Jim jusqu'à commencer à fusionner avec lui.


Supprimer ce parasite allait prendre un certain temps.


Jim ouvrit les yeux, sentit un poids sur sa poitrine et sourit légèrement en se rendant compte que les fins cheveux noirs chatouillaient son nez. Il se sentait mieux, et à vrai dire assez confortable avec le corps chaud reposant contre lui et la respiration régulière contre son oreille, même s'il avait l'impression d'être aussi épuisé que s'il n'avait pas dormi durant trois jours.


Le corps de Spock fut soudain éloigné de lui par deux paires de bras.


- Ce satané elfe au sang vert en a encore trop fait, marmonna Bones alors qu'il arrivait enfin dans son champ de vision. Mais il semble au moins que ça n'ait pas été inutile, sourit-il en croisant son regard.


- Plus d'yeux rouges ? questionna l'amiral en connaissant déjà la réponse.


- Et votre peau reprend sa teinte naturelle, affirma le médecin d'un ton satisfait. Votre taux de globules rouges est en augmentation constante et vous pourriez même avoir regagné vos quelques kilos perdus dans les douze heures.


- Et comment va Spock ?


Bones fit une légère moue mécontente mais posa néanmoins un regard assez doux sur le vulcain maintenant allongé sur un lit à côté du sien.


- A bout de force mais, le connaissant, ça ne durera pas. Vous pouvez vraiment le remercier cette fois, je ne sais pas du tout en quoi vous vous seriez transformé sans lui.


- Je n'y manquerai pas, assura Jim en couvant peut-être un instant de trop le vulcain du regard.


Il se reprit cependant et se tourna vers son officier médical.


- Mais je crois que nous devrions d'abord régler ce problème avec Artifax et son astéroïde.


« Journal personnel de l'officier en second Spock.


Une quarantaine permanente a été instaurée pour l'astéroïde DP5312 et tout contact avec l'entité Artifax est proscrit pour les membres de la Fédération des planètes. L'Amiral a entièrement récupéré de son expérience et nous sommes à présent en route pour notre prochaine mission. Notre prochaine halte n'ayant pas lieu avant deux virgule trois jours, il serait déraisonnable d'attendre davantage pour faire part de certaines de mes incertitudes à Jim. »


L'expression de l'amiral était trop neutre pour qu'il puisse y lier une quelconque émotion. Son silence prouvait cependant que sa demande était davantage qu'une simple formalité à ses yeux.


- Vous avez donc des doutes ? dit finalement l'humain.


- Je garde en effet quelques incertitudes quant à l'état actuel de votre subconscient, répondit-il sobrement.


Son cadet l'observa quelques secondes de plus et puis sourit.


- Très bien, je suis tout à vous Monsieur Spock.


Il n'était pas encore très accoutumé à ce ton séducteur qu'il employait maintenant parfois en s'adressant à lui mais se contenta pourtant de hausser légèrement un sourcil ce qui fit s'élargir quelque peu le sourire de Jim.


Le vulcain ne fit pas non plus de commentaire lorsque son ami l'invita à s'asseoir face à lui, sur le bord de son lit, pour procéder à la fusion mentale. Sans la moindre hésitation il ferma les yeux et attendit.


Spock ne se souvenait pas l'avoir un jour vu lui accorder une si totale confiance lorsqu'il s'agissait de son esprit. Les sentiments de son commandant envers lui avaient bien changé, il ne pouvait plus douter de cela. Il était cependant temps de s'assurer que cela n'avait pas eu lieu contre la volonté de l'homme.


Le vulcain prononça les mots rituels et rejoint son esprit.


Il ne sut masquer totalement sa surprise en réalisant à quel point son esprit se montrait accueillant. Il devait bien sûr tenir compte du fait que leurs précédentes fusions avaient toutes eu lieu dans des situations où peu de choix leur était donné.


Cette connaissance ne fut néanmoins pas suffisante pour le préparer à la force avec laquelle Jim l'attirait à lui. C'était purement inconscient de la part de l'humain mais très révélateur.


La probabilité qu'il s'agisse là d'une création artificielle était indubitablement faible.


Il put sentir un léger écho de satisfaction dans l'esprit de l'amiral à cette pensée même s'il avait visiblement choisi de ne par interférer avec sa recherche et de se contenter d'être un observateur pour ce qui était à sa portée.


Spock commença son exploration, évitant aussi soigneusement que possible les parties conscientes de son esprit afin de se concentrer uniquement sur son but. En dépit de sa formation, maintenant que l'esprit de Jim était libéré de toute inquiétude à propos de son vaisseau et de son équipage, il lui semblait… difficile de ne pas s'attarder sur le nombre inattendu de pensées qui se rapportaient à lui entourées de cette énergie si particulière qui émanait toujours de lui.


Il ne pouvait pas nier qu'il reconnaissait le principal sentiment que Jim y liait comme une très profonde affection. Une affection dont d'infimes parties l'avaient toujours atteint à travers leur lien et qu'il avait fini par accueillir avec contentement. Une affection qu'il éprouvait également pour l'humain. Une émotion si intense qu'il considéra presque sa démarche actuelle comme inutile.


Il arriva finalement à l'endroit qu'il avait voulu atteindre et choisit toutefois de terminer ce pour quoi il était là. Il se mit à analyser méthodiquement certaines connexions qui liaient la conscience de l'homme à son inconscient.


Sa notion du temps était sensiblement affectée lorsqu'il pratiquait une fusion mentale mais le vulcain estima que cela avait duré approximativement huit minutes lorsqu'il éloigna ses mains du visage de l'amiral.


Le regard de son ami resta flou durant un bref instant puis se posa sur lui, interrogateur.


- Vous êtes en parfaite possession de vos moyens, ni Artifax ni moi-même n'avons laissé trace de notre passage dans votre esprit.


Son compagnon fronça très légèrement les sourcils puis sourit. Jim se pencha vers lui le vulcain se leva mais il retint son bras pour qu'il se rasseye sur son lit, ce qu'il fit docilement.


- Il me semble, Spock, que chaque fois que j'essaie de me rapprocher de vous, vous faîtes un pas en arrière, déclara l'homme calmement en l'étudiant avec attention. Pourriez-vous me dire pourquoi ? Y a-t-il des coutumes vulcaines en cause ? Ou peut-être avez-vous réfléchi davantage et pensez que l'idée n'était peut-être pas si bonne ?


Était-ce de cette manière qu'il se comportait ? S'éloignant à chaque tentative de Jim ? Il n'avait pas eu conscience de faire cela. Cela ne lui était pas apparu clairement au cours des dernières semaines. Il s'était davantage questionné sur les sentiments de Jim et la similarité possible de leurs émotions. Il devait sans doute être exact qu'il avait négligé cet aspect physique qui était si cher aux humains.


- Il n'était pas dans mes intentions de vous causer la moindre détresse émotionnelle. J'ai ignoré certains de vos besoins et il me semble juste de vous présenter mes excuses pour cela.


L'amiral parût surpris par sa déclaration puis un certain dépit sembla se glisser dans son expression.


- Vous n'avez aucune raison de vous excuser, Spock. Vous ne l'aviez pas remarqué, n'est-ce pas ? soupira-t-il. Non, visiblement non, continua-t-il en effleurant sa frange de ses doigts. Vous êtes parfois capable de me comprendre si facilement que j'oublie à certains moments les différences qu'il existe entre nous.


Le vulcain restait silencieux alors que la main tiède caressait sa joue et qu'il semblait absorbé par sa contemplation.


Lorsqu'il avait embrassé l'humain, il l'avait fait sur une impulsion et il n'avait pas honte le penser. Plus jeune, il avait dû se forcer à les contrôler tant elles paraissaient sauvages et indignes d'un vulcain. Mais, avec James Kirk, lorsqu'il agissait en fonction de son instinct, son comportement était accepté voire même bienvenu. Il avait pensé avoir enfoui très profondément cette part de lui avec sa formation pour le Kholinar. S'il agissait de manière plus imprudente, ce n'était plus que lorsque le lui dictait la logique. Et pourtant, sans que cela n'affecte vraiment son contrôle, c'était une impulsion qui l'avait poussé à embrasser Jim, relevant son défi, cherchant à le satisfaire tout en répondant à sa taquinerie.


Une impulsion qui avait même rendu son geste un peu plus sérieux qu'il n'en avait eu l'intention. Il en avait obtenu une certaine satisfaction, s'était même laissé tenter par effleurer un très bref instant son esprit.


Ce n'était donc que logique qu'il ressente de l'appréhension alors que Jim se penchait vers lui pour exprimer d'une façon nettement plus directe l'affection et le désir qu'il éprouvait pour lui.


Le premier contact fût presque hésitant, comme-ci Jim craignait de le voir s'éloigner tandis qu'il se concentrait lui-même pour amenuiser ses barrières mentales, à un point tel qu'il ne l'avait plus fait depuis son départ de Vulcain. La sensation de ses lèvres tendres contre les siennes était plus étonnante encore que la première fois.


Il ignorait beaucoup des coutumes concernant les unions vulcaines, il s'agissait d'une chose très privée pour son peuple, mais il songea à cet instant, entouré par sensations et émotions diffuses, qu'il pourrait peut-être lui aussi un jour jouir de partager ce genre de lien qu'il avait parfois fini par croire qu'il lui était interdit de connaître. Car l'hésitation de l'humain ne dura qu'un bref moment et Jim l'embrassa avec passion et besoin, l'attirant contre lui, enserrant sa taille de ses bras.


Le naturel avec lequel il lui répondit fascina Spock un instant, surpris par l'intensité des émotions qui le traversèrent. Les siennes et celles de son compagnons. Le simple contact de leur peau semblait pour l'heure suffisant à cela.


Et c'était très satisfaisant.


L'amitié de Jim était une chose inestimable. Il en était tout autant du sentiment qu'il éveillait en lui à présent. Un sentiment que les humains définissaient par un mot qu'ils employaient souvent avec beaucoup de désinvolture. Un sentiment qui donnait une nouvelle importance à sa présence, son odeur – cannelle et vanille, son étreinte et les battements rapides de son cœur. Un sentiment qu'il n'accepterait pas de nier qu'il l'avait ressenti maintenant qu'il pouvait enfin le définir avec plus de précision.


Spock approfondit davantage le baiser, grisé et pas un instant effrayé par le vague écho du Pon Farr qui résonnait en lui rien de tout ceci ne se produisait contre sa volonté.


Jim mit finalement un terme au baiser le premier, le souffle court, et il s'empêcha de le retenir ou de protester. Son cadet laissa son front reposer contre le sien, l'observa un instant, souriant, puis ferma les yeux.


- Je commençais à me demander si vous me laisseriez l'occasion de vous embrasser avant que nous quittions l'Enterprise, murmura-t-il avec un léger rire dans la voix.


L'amiral laissa son front glisser vers son épaule et se tut quelques instants, laissant sa respiration ralentir. Enfin, il parla contre sa poitrine.


- Je sais que les rumeurs allaient bon train mais c'est maintenant officiel. Dans deux semaines, nous sommes attendus sur Terre pour prendre de nouvelles affectations, laissa-t-il échapper sans totalement masquer la tristesse dans sa voix.


Le vulcain voulut s'écarter mais Jim l'en empêcha.


- Juste quelques minutes de plus, si ça ne vous dérange pas, Spock. Oui, juste… juste quelques minutes.


Il accepta silencieusement et se permit même de l'étreindre légèrement.


Cette seconde perte de son vaisseau n'allait pas être facile pour Jim mais, cette fois, il serait là. Et, aux côtés de Jim, la Terre lui semblait – à l'instar de l'Enterprise – être aujourd'hui un futur foyer acceptable.


Fin


A très bientôt pour le one-shot suivant ;)