Disclaimer: les personnages ne m'appartiennent pas et sont la propriété exclusive de Gene Roddenberry et de Parmount.

Je ne retire aucun bénéfice financier de cette fiction!



« Prérogative »


Partie 4

Jim, le visage pâle et inconscient, était allongé sur le lit de l’infirmerie de l’Enterprise. Spock, à ses côtés, écoutait les explications du docteur Mac Coy et semblait réticent à quitter le chevet de son capitaine pour rejoindre la passerelle.

« -Les nerfs optiques sont en voie de régénération. Fit Leonard, en scrutant, avec soin, les traits de l’impassible Vulcain. Jim devrait bientôt recouvrir la vue et ses autres blessures sont sur le point d’être guéries. Aucunes séquelles physiques ne sont à craindre. »

Rassuré sur l’état de Kirk, Spock promena un regard, en apparence sans émotion et finit par lever un sourcil, ordonnant :

« -Informez-moi dès que le capitaine se réveillera. Je me dois de superviser le retour des ambassadeurs et de recouper les données concernant l’individu ayant kidnappé le capitaine. »

Après ces instructions, le Vulcain allait partir lorsque Mac Coy, explosant de rage, lui barra le passage.

« -Oh, non ! Espèce de gobelin aux oreilles pointues ! S’écria le docteur, en ancrant bien ses yeux pleins de colère à ceux, inexpressifs, de Spock. Vous n’allez pas vous en tirer comme ça ! Je ne sais pas ce qui s’est passé entre vous deux et je m’en fiche ! Mais vous ne vous défilerez pas, Spock ! Jim a besoin de vous, plus que jamais en ces instants, et vous vous devez, avant tout, à votre ami ! Alors, vous n’irez nulle part sinon, je vous botte les fesses, tout Vulcain que vous êtes ! »

Sous la menace prochaine d’avoir les fesses « bottées » par le docteur en chef de l’Enterprise, Spock n’eut que son éternel haussement de sourcil et mit ses mains derrière son dos.

« -Docteur, je comprends que votre raisonnement soit altéré par l’angoisse… »Commença le Vulcain mais il ne put terminer sa phrase.

Mac Coy devint totalement furibond et foudroyant Spock de ses yeux assombris, il hurla :

« -Non ! Vous ne m’aurez pas avec vos baratins sur les émotions ! Pour une fois, je vous demande de mettre votre logique de côté et de faire surgir votre moitié humaine ! Agissez selon votre cœur quand il s’agit de Jim ! Bon sang, il faut être aveugle pour ne pas voir l’affection qui vous unit ! De toute façon, il vous faudra passer sur mon corps si vous voulez sortir d’ici ! »

Appuyant sur la dernière phrase, Mac Coy attrapa une chaise et s’y installa, avec un regard de défi à l’encontre de Spock.
Celui-ci dut admettre qu’effectivement, qu’à moins de devoir « brutaliser » le docteur, il lui était dans l’impossiblité de quitter l’infirmerie.

Soupirant profondément, il abdiqua.


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« -Bon, docteur. Concéda Spock, en se reportant son attention sur le capitaine. Qu’attendez-vous de moi ? Car je suppose que l’état de Jim vous préoccupe. Sinon, vous n’auriez pas autant insisté pour requérir ma présence nullement indispensable… »

Mac Coy se retira de sa chaise et s’avançant vers le « sang vert », le plus têtu de la galaxie, il murmura :

« -Je suis heureux que vous ayez, enfin, saisi mes intentions. Cela fait trois jours que Jim n’a toujours pas recouvert la conscience. Pourtant, rien n’indique un traumatisme crânien ou une cause médicale logique. Le tricordeur n’a rien révélé d’irréversible. J’ai refait les tests trois fois de suite pour en être sûr. Jim, pour une raison que j’ignore, ne peut pas sortir de son coma. »

Les explications fournies par Leonard vinrent à bout de la légendaire froideur vulcaine et ce fut, avec une appréhension visible dans ses yeux d’ambre, que le Vulcain arriva à la déduction évidente de la requête, non formulée, du docteur.

Ce dernier, toute colère l’ayant quitté, eut une lueur de compassion pour Spock dont il connaissait la répulsion d’entrer dans l’intimité d’autrui. Sans y être autorisé.

« -Je sais,Spock. Fit Mac Coy, radouci. Je sais que vous n’aimez pas pénétrer dans l’esprit des personnes sans invitation, d’autant plus, quand il s’agit de l’esprit de Jim. Mais il le faut, Spock. Vous seul pouvez le ramener. »

La voix de Mac Coy s’était faite presque suppliante et le docteur n’était plus certain de la réponse de Spock qui, la mine concentrée et réfléchie, manifestait une indéniable réticence à accomplir la technique vulcaine de « fusion d’esprit ».

Avec une douceur et une tendresse inhabituelles dans ses yeux, Spock se décida, prenant une profonde inspiration :

« -Allons-y. Si cela permet de sauver Jim…Le capitaine. »

Mac Coy nota, avec un sourire entendu et attendri, la tentative maladroite de Spock de rester formel vis-à-vis de Kirk.


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Spock, lentement et précautionneusement, posa ses doigts sur le visage de Kirk et exerçant une infime pression sur la peau de l’humain, il prononça la formule rituelle :

« -Votre esprit dans le mien…Mon esprit dans le vôtre. »

Fermant les yeux, la respiration se ralentissant, le Vulcain s’immobilisa au-dessus du visage du capitaine et ses traits devinrent la personnification d’une statue.
Mac Coy sut que le processus était commencé à la sérénité des deux hommes. Il espérait que Spock parviendrait à percer le mystère du coma de son capitaine et ami.
Tendu mais confiant, le docteur observait la scène mais des gouttes de sueur sur le front du Vulcain l’alertèrent aussitôt.
Subitement, Spock fut projeté en arrière et valdingua contre le mur de l’infirmerie. Assez violemment. 

« -Il m’a repoussé ! » Indiqua le Vulcain, en se redressant et avec une stupéfaction non dissimulée.


A suivre...