Disclaimer: les personnages ne m'appartiennent pas et sont la propriété exclusive de Gene Roddenberry et de Parmount.

Je ne retire aucun bénéfice financier de cette fiction!



« Prérogative »


Partie 3


« Starship’log : Lieutenant Commander Spock au rapport pour capitaine James T. Kirk. En orbite autour de Century 24, avec à bord des ambassadeurs de la Fédération des Planètes Unies, Enterprise a perdu son capitaine.
Le capitaine Kirk a disparu, au vu de la vidéo enregistrée par l’ordinateur de bord, enlevé par un individu me ressemblant de façon indiscutable.
Moi-même, ainsi que le navigateur Zulu et le lieutenant commander Scotty, nous avons recherché la trace du capitaine sur le planète. Sans résultat pour le moment. »

Spock, étranger aux émotions de panique et d’angoisse des membres de la passerelle, lisait les rapports des officiers d’ingénierie et nulle trace de stress ne troublait son visage impassible.
Mac Coy, anxieux pour son ami James, avait une envie furieuse de secouer l’officier scientifique et d’exiger des méthodes plus efficaces. Mais le médecin en chef se retint car étant l’un des rares privilégiés à avoir visionné la vidéo, il savait que sous le masque de pierre du Vulcain, il devait y avoir une tempête de sentiments.
Sentiments que Spock maintenait sous contrôle, Dieu seul savait comment ! Assumer le commandement de l’Enterprise, gérer les questions des ambassadeurs et leurs sécurités et les recherches pour Jim ne constituaient pas une chose enviable et Mac Coy plaignait Spock.

Soudain, Uhura se détourna de sa console et lança, perplexe :

« -Monsieur Spock, je reçois un signal de communication. Elle provient de la planète ! »

Spock, entendant cela, adressa un regard de reproche à Chekov qui secoua la tête, embarrassé :

« -J’ignore, monsieur Spock, comment la communication ait pu m’échapper ! Mais je suis sûr d’avoir scanné toute la surface de cette planète ! »

Spock ne fit plus attention à Chekov et donna l’ordre de mettre la communication sur écran. Son souffle, imperceptiblement, se bloqua un instant. La nervosité dut se lire sur ses traits car aussitôt, Mac Coy vint se placer à ses côtés, avec un sourire de sympathie.
Le Vulcain, s’apercevant de cet état de fait, n’objecta rien à la présence de Mac Coy mais se reprit. Son visage redevint aussi calme que la surface d’un lac.
Scotty, Zulu, Uhura, Chekov et ainsi que les autres membres de la passerelle, portèrent leur regard instinctivement sur l’écran. Devinant que cela concernait leur capitaine.

Un murmure d’horreur, d’inquiêtude et d’indignation émergea de presque toutes les lèvres :
James, le torse nu, les poignets attachés par des liens de corde, à moitié inconscient, était suspendu à une poutre.
A ses côtés, se tenait un homme. Un Vulcain précisément. Un sosie de Spock.


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Spock, gardant son sang-froid, détailla le cachot où était emprisonné son ami et fit un signe discret à Chekov qui, immédiatement, se mit à localiser la source de l’appel.
Mais ce geste n’avait pas échappé au mystérieux kidnappeur qui eut un sourire machiavélique et réjouie :

« -Non, Spock, vous ne parviendrez pas à sauver votre précieux capitaine. Voyez-vous, mon très cher Vulcain, j’avais dans l’intention de vous tuer, vous. Vous souvenez-vous de Montélia 3, monsieur Spock ? Le préjudice que vous avez porté à notre cause ? »

Disant ses mots incompréhensibles aux yeux du reste des membres de l’équipage, l’individu fit claquer un étrange fouet entre ses mains.
Kirk, au sifflement émis par le fouet, remua et murmura, faiblement :

« -Non ! Vous n’êtes pas Spock ! Vous ne me briserez pas ! Vous…N’êtes…Pas …Spock ! Spock ne me ferait pas de mal ! »

Une émotion, inconnue et intense, faillit submerger le Vulcain en entendant les paroles de James, son capitaine et ami. La confiance de l’humain toucha Spock plus qu’il ne voulut l’admettre et pour la première fois de sa vie, une pulsion de meurtre naquit en lui.
Menaçant toute raison en son esprit si discipliné.

« -Cessez de vous rebeller, Jim ! Susurra le faux Spock, en effleurant le dos de Kirk avec la manche du fouet. Acceptez que je puisse changer, Jim. Je peux être un menteur, vous le savez. Vous en avez eu la preuve pour Pike et Thalos IV. J’en ai assez de votre sentimentalité et de vos émotions. Vous les humains, vous êtes insupportables avec vos sensibleries et vos comportements illogiques ! Acceptez, Jim et vous ne souffrirez plus. »

Ce fut prononcé d’une voix doucereuse et mielleuse. Mais Jim refusa, se révoltant contre l’évidence et cracha, les yeux à demi-clos :

« -Vous ne pouvez pas être lui. Vous n’êtes pas lui. Vous n’êtes qu’un ursupateur, une créature sans identité et incapable d’assumer ses actes ! »

Le fouet claqua, implacable et Kirk hurla, perdant conscience. Des larmes de pitié jaillirent sur les joues du lieutenant Uhura qui se retint de sangloter.
Mac Coy, fou de rage, serra des poings pendant que Scotty, blême de rage, semblait prêt à sauter sur l’écran.

« -Enlever et torturer le capitaine Kirk constituent des faits illogiques. Commença Spock, dont seule la lueur sombre, dans ses yeux d’ambre, indiquait sa colère. Indubitablement, vous ressentez une rancune envers moi. Pourquoi ne pas vous en prendre à moi et ne pas relâcher le capitaine ? Ce serait plus logique et plus adéquat comme solution. Je me propose de prendre la place du capitaine.»

Mais le ravisseur, d’un air triomphant et sadique, secoua la tête. Il eut un sourire sinistre, avant de déclarer :

« -Non, monsieur Spock. Vous ne m’aurez pas avec votre logique. Vous supprimer serez trop doux. Non. Je veux que vous endurez la souffrance de voir un être, que vous chérissez le plus aus monde, se faire torturer. »

Avec une joie féroce, il appliqua une barre rougie sur les yeux de Jim qui se mit à hurler, hurler !
Sur cette dernière image, l’écran s’éteignit.


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La salle de téléportation appela la passerelle, totalement alarmée et prise au dépourvue.

« -Monsieur Spock ! Fit un des deux ingénieurs, d’un ton pressant et urgent. On vient de nous téléporter une personne ! Mon dieu, c’est le capitaine Kirk ! »

Spock ordonna, rapidement, d’amener le capitaine à l’infirmerie et suivi par Mac Coy, il pénétra dans le turbolift.
Silencieux comme à son habitude mais l’inquiêtude transparaissant dans son regard.
Le médecin vit la rigidité des poings du Vulcain, la pâleur et la sombre détermination sur les traits de celui-ci et frissonna devant l’aura menaçante de Spock.




A suivre...