Disclaimer: les personnages ne m'appartiennent pas et sont la propriété exclusive de Gene Roddenberry et de Parmount.

Je ne retire aucun bénéfice financier de cette fiction!



« Prérogative »




Partie 2 : « Contre toute logique »


« Captain’s log, stardate 3112.6 : Nous sommes en orbite autour de Century 23. L’entreprise accueille, à son bord, des ambassadeurs des planètes faisant partie de la Fédération des Planètes unies. Une réunion en vue d’un pacte sur la sécurité pour les peuples proches du territoire klingon. »

Kirk éteignit son ordinateur, d’un air pensif et finit par se lever de son bureau. Il lissa, distraitement, son uniforme d’apparat et eut un soupir d’ennui.
Le capitaine James Tiberius Kirk détestait la burucratie, les formalités et les diplômates. Sauf, un certain ambassadeur vulcain dont le jeune homme rêvait de devenir le gendre…
A ce doux fantasme, Jim se rembrunit et des souvenirs de sa déconvenue, avec son Premier Officier, lui revinrent à l’esprit. Ainsi que la difficulté à assurer une relation professionnelle, les jours suivants.
La porte de ses quartiers s’ouvrit pour laisser apparaitre Spock, en tenue de cérémonie, et Mac Coy.
Le docteur avait une moue grognonne et cela fit sourire James qui avait de la peine à dissimuler son amertume face à un Spock magnifique.


« -Eh, bien ! Fit Kirk, d’un ton léger et gouailleur. Je vois que vous appréciez, autant que moi, les mondanités ! »

Mac Coy grogna, morose :

« -J’ai hâte que cette rencontre se termine ! Retrouver ma tranquillité, quel pied ! Quand je pense qu’il va falloir faire des « ronds » de jambes à ces messieurs et ménager leurs susceptibilité ! »

Avant que Jim, se détendant et un sourire aux lèvres, ne put répliquer, Spock intervint, son sourcil droit se haussant :

« -Je ne vois pas l’utilité de faire des « ronds » de jambes à cette réunion, docteur Mac Coy. C’est illogique de songer que cet exercise physique pusse permettre une quelconque avancée… »

Le médecin roula des yeux et exaspéré, il marmonna :

« -Dieu ! Votre précieux esprit logique interprête tout à la lettre ! Vous ne pouvez pas, juste un instant, délaisser votre sacrosainte logique mathématique, « oreilles pointues » ! »

Spock allait donner sa version mais Kirk, voyant approcher leurs éternelles joutes verbales, se décida à y mettre fin :

« -Gentlemen, n’oubliez pas que nos invités nous attendent ! »

Mac Coy maugréa, mécontent et Spock reprit son attitude sereine et professionnelle. Les trois amis se dirigèrent vers la salle de réception.
Le capitaine, un peu en tête, du groupe. Ne souhaitant pas la proximité de son Premier Officier.


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James, usant de son charme, discutait avec un couple d’ambassadeur de Tellurite et riait, de temps à autre, des petits anecdotes que lui contait la jeune Telluritienne.
Son regard, malgré lui, se porta sur Spock et une jeune femme vulcaine. Cette dernière, jolie et intelligente, était venue avec Sarek et Amanda. Elle possédait un solide bagage scientifique et une conversation intéressante.
D’où la complicité évidente et indéniable entre Spock et elle. Kirk tâcha de masquer une jalousie mordante et de chasser des pensées soupçonneuses à l’égard des deux jeunes Vulcains, en buvant son verre.
Il tenta, désespéremment, de se concentrer sur la plaisanterie de son interlocuteur mais en vain. Ses yeux revenaient, sans cesse, sur Spock et la jeune scientifique et son estomac se noua lorsqu’il entrevit la fascination sur le visage, si d’ordinaire, inexpressif de Spock.
Une boule dans la gorge, l’air sombre, Kirk dévisagea le couple. Le cœur au bord des lèvres et son monde s’écroulant.


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La jeune scientifique n’eut qu’un bref sourire quand Spock lui proposa de visiter le vaisseau et la passerelle.
Ayant étudier les us et coutumes des humains, elle n’était pas déroutée par les signaux, subtiles, de son compatriote et possédant un esprit ouvert et plus tolérant que les autres Vulcains, elle n’en fut pas offusquée. Amusée, plutôt…

« -Non, Spock. Refusa-t-elle, nuançant son ton de respect et d’un peu de distance. Je ne peux accepter votre offre. Ce serait déloyal et malhonnête de ma part de profiter d’une faiblesse de votre part : Vous n’êtes pas en état de concevoir , logiquement, ce qui est bon pour vous. »

Les deux sourcils de Spock se soulevèrent, indiquant une indéniable stupéfaction. L’officier scientifique inclina, légèrement de la tête. Preuve d’une grande perplexité chez lui.

« -Je n’ai aucun problème pour analyser, d’une manière concise et efficace, mon état d’esprit. Informa-t-il, sereinement. Puis, à ma connaissance, mes services, ces 2.6 jours, à bord de l’Enterprise, n’ont souffert d’ aucunes incomptétences. Donc, il est inexact de dire que je suis incapable de réfléchir. »

La jeune Vulcaine secoua la tête, imperceptiblement et sourit, doucement :

« -J’ai, pourtant au cours de notre conversation, relevé plusieurs données erronées sur la végétation de Century 23. Je ne les ai pas soulignées car j’ai préféré vous étudier. Il en résulte que vous êtes dans un état émotionnel de confusion. Puis, je décline votre invitation car votre capitaine ne me laisse pas d’autre option que le refus. »

Clairement amusée, elle montra Kirk qui les observait, l’air toujours sombre et une lueur tourmentée dans son regard noisette.
Spock remarqua, enfin, le jeune humain et son regard d’ambre se fixa sur Kirk. Celui-ci rougit et marmonnant de vagues excuses au couple d’ambassadeur, quitta la salle de réception.

« -L’honnêteté est salutaire. Annonça la jeune Vulcaine, en portant son attention à Spock. L’honnêteté envers soi-même, en particulier. Allez soulager votre capitaine de sa souffrance. »

L’encouragement de sa jeune compatriote étonna Spock qui voulut la questionner. Mais la jeune scientifique devança sa question :

« -Amanda est un bon professeur. L’amour n’est pas logique. »

Un soulagement certain détendit les traits de Spock qui, paisiblement, prit la direction de la sortie.


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Kirk, réfugié dans son lit, contemplait le plafond de sa chambre. Il était honteux de son comportement et il essayait de le justifier par tous les moyens.
Mais son esprit revenait toujours à la vision du jeune couple formé par Spock et la jeune scientifique. Le jeune homme ne put s’empêcher d’éprouver de l’envie et le désir d’être un Vulcain pour pouvoir être aussi proche de son Premier Officier.
Le glissement de sa porte fit redresser Kirk de sa couchette et une silhouette, familière et longiligne, s’avança vers le capitaine.

Kirk, incrédule, reconnut son Premier Officier et avant qu’il ne put demander comment celui-ci avait pénétré chez lui, une bouche avide et chaude se posèrent sur ses lèvres.
Une langue s’octroya, d’office, le passage entre ses dents et s’empara celle de Kirk qui gémit, dérouté et un peu perdu. Une main vint caresser sa nuque et James, frissonnant de désir et de plaisir, répondit au baiser avec un enthousiasme éperdu.
Une félicité, immense, déferla en l’humain et des larmes de bonheur s’amassèrent , au bord, de ses jolis yeux noisettes.

« -Attendez, Spock. Demanda Kirk, haletant et cherchant à le repousser d’une main. Il faut que je respire ! Je ne suis pas contre cet empressement…Au contraire. Mais expliquez-moi. Je ne comprends pas ce revirement… »

Mais Spock, peu enclin au bavardage, émit un grognement de protestation et attira, étroitement, James contre lui.

« -Attention. Fit James, dans un souffle. Je vais manquer d’oxygène… Mais vous me faîtes mal ! Spock ! »

Sous l’ébahissement de Kirk, Spock eut un geste inimaginable : Son bras remonta vers la base du cou et pinça vigoureusement.
Se sentant partir, Kirk adressa un regard d’incompréhension et de douleur à son officier scientifique et ami de longue date.
Il s’écroula dans les bras de ce dernier et dans une lumière aveuglante, disparut du vaisseau.




A suivre...