Heart Melt

by Jackb


Summary

Kirk et Spock apprennent à se connaitre, à se découvrir, à s'aimer, jusqu'à ne devenir qu'un

et parce que leur destin commun n'à que faire des changements de ligne de temps. Un

parcoure semé d'embûche, de peur, de doute et de sentiment fort.


Notes

J'ai posté tout les chapitres de cette fanfic d'un seul coup, car je l'avais déjà posté sur un

autre site dédié aux fanfictions. Je n'avais donc aucune raison de posté avec un temps

d'attente.

Bonne Lecture ;)


Chapter 1

Voilà plusieurs mois que l'USS Enterprise, le meilleur vaisseau de Starfleet, était parti en mission

pour cinq ans. Plusieurs mois que Kirk profitait de l'avis expert de son premier officier, pour

n'importe quelle mission.

Le vulcain lui avait déjà sauvé la vie pas moins de quatre fois, mais il en avait fait autant grâce à

ses compétence ou bien sa chance insolente.

McCoy pestait contre sa faculté à se mettre dans les pires ennuis, mais Kirk répétait toujours

qu'avec le meilleur équipage qu'il soit donné d’avoir sur un bâtiment, il ne pouvait que s'en sortir.

Ce qui avait le don de faire lever les yeux au ciel au médecin, mais qu'importe ?

Tant qu'il n'était pas mort, on n’avait pas à lui faire de reproches.

Et actuellement, ils avaient une mission plutôt simple à réaliser.

- « Spock, quand arrivons-nous à la Nouvelle Vulcain ? » Demanda Jim à son premier officier.

- « D'ici seize minutes. » Répondit le Vulcain.

- « Bien. »

Il appuya sur l'intercom.

- « Passerelle à salle des machines, Scotty ? »

« Oui capitaine ? »

- « Comment va notre chère Enterprise ? »

« Très bien, capitaine. »

- « Peut-on tenir la vitesse en facteur 8 durant plusieurs jours ? »

« Combien de jours ? »

- « Deux. »

« Oui, mais il faudra repasser facteur 6 pour au moins une vingtaine d'heures, sinon, on risque la

surchauffe avec les travaux en cours.

- « D'accord Scotty. Monsieur Spock, on devrait arriver à Hydros 4 dans combien de temps, si l'on

doit passer une journée en facteur 6 ? »

- « Trois jours et 16 heures capitaine, mais en gardant une vitesse en facteur 7 constante, au lieu de

la vitesse en facteur 8, nous arriverions huit heures plus tôt. »

- « Bien, merci. »

- « Capitaine, nous approchons de la planète. » Annonça Sulu.

- « Uhura, ouvrez une communication avec la Nouvelle Vulcain. »

- « Bien capitaine, fréquence ouverte. »

- « Bonjour. Ici James Kirk, de l'USS Enterprise. Demandons la permission de nous placer en

orbite autour de la planète. »

- « Vous avez l'autorisation, USS Enterprise. Monsieur Spock vous attend pour la téléportation. »

La communication coupa.

« La froideur des vulcains », pensa Jim.

- « Bien, Sulu, placez nous en orbite. »

Il appuya ensuite sur l'intercom.

- « McCoy, en salle de téléportation. »

« J'y vais Jim. »

- « Spock ! » Fit le blond en se levant de son fauteuil, incitant le vulcain à le suivre. « Je me suis toujours demandé si ce n'était pas perturbant pour vous, de vous voir vous-même ? »

Demanda Jim.

- « Ça ne me pose pas plus de problèmes que ça. »

- « Ah oui ? Vous en êtes sûr ? » Ricana le blond.

Spock leva un sourcil, ne comprenant pas cette plaisanterie humaine. Ils arrivèrent enfin dans la

salle de téléportation où Bones les attendait déjà. Un officier était devant la console. Celui-ci

indiqua qu'il avait les données pour la téléportation et qu'il attendait les ordres pour activer le

transfert.

- « Energie, Lieutenant ! »

Les quatre membres d'équipage virent les particules se rematérialiser en Spock Prime qui

s'empressa, une fois remis en place, de descendre de la passerelle de téléportation pour venir saluer

le Capitaine, le médecin en chef du bord... Et bien évidement son homologue.

- « Alors, monsieur Spock, prêt pour un voyage spatial ? » Taquina Kirk

- « Ce n'est en effet pas désagréable de retourner dans l'espace. » Répondit le Vulcain.

Ils commencèrent à marcher dans les couloirs de l'Enterprise.

- « Je dois retourner sur la passerelle, Spock euh notre... »

- « J'ai compris. »

- « Oui, vous conduira à ses quartiers enfin qui... »

- « J'imagine que je connais déjà le chemin. Ne vous dérangez pas pour moi. » Coupa Spock

Prime, voyant les piètres tentatives de Kirk pour gérer la situation.

Il commença à se retourner pour prendre place dans ses quartiers... Ou plutôt, ses anciens

quartiers, qui appartenaient plutôt au Spock de cette ligne de temps.

- « Bon, très bien ! » Finit Kirk en se dirigeant vers la passerelle, suivi du docteur et de son

premier officier.

- « Capitaine ? Pourquoi l’avez-vous placé dans mes quartiers ? »

- « Pourquoi je vous ai placé dans vos quartiers, Spock ? Ça parait évident.

- « Épargnez-moi vos blagues stupides d'humain. » Répondit froidement le Vulcain.

- « Vous le savez bien, on est en train de faire des travaux dans toutes les cabines. Celles qui sont

réservées aux invités sont toutes fermées et actuellement inutilisables. Spock... Enfin pas vous,

mais... »

Spock leva les yeux au ciel pour dire qu'il avait compris.

- « Étant un Vulcain, j'allais pas le mettre dans une pièce froide en plein travaux quand même.

Vous vous mettriez vous-même dans une pièce froide, alors que vos appartements ressemblent à

un sauna ?

- « Non, mais... Et Moi, où vais-je dormir ? »

- « Bin, dans vos quartiers, avec l'autre Spock. Vous pouvez bien supporter trois jours de

cohabitation avec vous-même non ? Ou alors, vous n'avez qu'à loger chez Uhura. »

- « Pourquoi irais-je dans les appartements d'Uhura ? »

- « Vous n’êtes pas ensemble ? » Siffla Bones.

- « Je ne vois pas en quoi cela justifierait ma présence dans ses appartements. »

Spock accéléra sa démarche pour devancer les deux humains : ces deux-là se regardaient, les yeux

malicieux.

- « Je crois que ... » Commença Leonard.

- « Je plains Uhura. » Finit Kirk.

Les deux hommes se mirent presque à s’esclaffer dans le couloir, sachant très bien que le vulcain n'était pas encore assez loin d'eux pour ne pas les entendre glousser.

Spock soupira intérieurement : les attitudes humaines l'exaspéraient au plus au point, et même si

cette exaspération était une émotion plutôt humaine, c'était probablement la seule chose qu'il se

permettait vraiment... Après tout, c'était justifié.

Combien de fois avait-il entendu des remarques, des réflexions sur sa froideur, combien de fois lui

avait-on demandé de quelle espèce il était ? Pourquoi est-ce qu'il avait le sang vert ? Est-ce que

c'était vrai que les Vulcains étaient végétariens ? Pourquoi ? Et est-ce qu'il faisait vraiment chaud

sur l'ancienne Vulcain, la température allant rarement en dessous de 20°C l’hiver pour les jours les

plus froids ?

Sachant que ça lui rappelait inlassablement que sa planète était morte et que son peuple –

désormais considéré comme une espèce en voie de disparition – était obligé d'habiter sur une

nouvelle planète, une nouvelle Vulcain qui restait malgré tout sensiblement différente à l'ancienne.

Sûrement que des détails pour les autres espèces... Mais les Vulcains aimaient les détails, et même

s'ils appréciaient l'offre de la Fédération des Planètes Unies pour cette nouvelle planète, cette

nouvelle Vulcain qu'on leur avait donnée à coloniser ne faisait pour l'instant que leur rappeler la

triste vérité.

Il n'avait aussi personne sur ce vaisseau avec qui il pouvait se confier sans crainte.

Uhura ne le comprenait pas : elle lui reprochait d'être trop Vulcain, trop froid, peu liant, pas drôle,

lourd avec sa logique, et il se demandait parfois ce qu'elle pouvait bien aimer chez lui.

Elle essayait de le changer, mais il restait un sang vert, et n'avait pas spécialement envie de se plier

à tout. Elle ne l'acceptait pas comme il était. Habiter avec elle l'aurait épuisé, ou lui aurait donné

envie de devenir sourd, ce qui était assez illogique.

Pourtant, il y avait bien des quartiers sur le vaisseau pour les couples, et Kirk avait même proposé

de leur garder le plus grand... Mais mieux valait qu'ils fassent chambre à part, pour l'instant.

Mais il y avait bien sur le vaisseau, maintenant, quelqu'un avec qui il pouvait parler de Vulcain à

Vulcain. Parler avec un double de soi-même. Dire que ça ne le perturbait pas était mentir : en fait,

il n'arrivait pas à définir ce qu'il ressentait en se voyant lui-même, plus vieux, plus liant, plus

humain, plus sage, plus...

Il ne savait quoi.

De plus, quel était le protocole dans ce cas ? Comment fallait-il se comporter ? Comme si c'était

quelqu'un d'autre ? Comme il était réellement ? Pouvait-il parler ouvertement ? Qu'on le veuille ou

non, ce n'était pas simple, et la logique peinait à fournir une réponse :

Pas sûr qu'on ait un jour écrit un « Manuel de Règles et de Savoir-Vivre à l’usage des gens en

relation avec leur propre double. »

Définitivement, il se sentait bien, seul, sur l'Enterprise... Et pourtant, cette jolie dame contenait

423 Hommes. Seul, comme il l'avait toujours été dans sa vie, même pendant son enfance. Il

regrettait maintenant de ne pas avoir un peu plus cédé aux caprices humains de sa mère, parce qu'il

voulait avoir l'image du parfait Vulcain... Même si, intérieurement, ce n'était pas encore au point.Il se souvenait d’un soir où elle l'avait pris par surprise et l'avait serré dans ses bras, avant de

déposer un baiser sur sa joue. Il refusait toujours tout contact, mais cette fois-ci, elle l'avait eu. Il

l'avait rejetée en répliquant que c'était illogique, mais en réalité, il avait adoré la sensation, et s'il se

l'était permis, il en aurait demandé un à chaque anniversaire.

Mais un vulcain refoule, enfouit, cache, alors c'est ce qu'il avait fait. Il restait tout de même loin

d'être un vulcain parfait, et en venait même à se dégoûter parfois. Chose que peu de personnes

dans l'univers savaient, c'était que les vulcains ont bien des émotions : il suffisait de voir les

Romuliens pour s'en rendre compte, sous-branche des vulcains n'ayant pas accepté les préceptes

de Surak, et voyez aujourd'hui leur passion et leur colère.

Mais les vulcains se différenciaient d'eux par leur faculté à contrôler les émotions, à les enfermer si

profondément en soi, qu'au fil des générations, c'était devenu de plus en plus facile, naturel...

Mais pour lui, ça avait été difficile, et il se battait encore avec lui-même.

- « Ock ! Pock ! Spock ! »

Le Vulcain leva la tête de sa console et regarda son interlocuteur : Kirk.

- « C'est l'heure de notre repas, tout est en ordre, vous n'avez pas fini avec le scruteur ? Il y a un

ennui ? » Demanda le capitaine.

Spock avait été si absorbé par ses pensées qu'il en avait oublié son travail. Il se gifla mentalement

pour cette défaillance, mais en même temps, il n'y avait rien à signaler et presque rien à faire...

L'ennui était vite venu et les pensées avaient comblé le vide. Il se redressa fièrement.

- « Non, tout est en ordre ! »

- « Alors, vous venez ? Moi, je suis pressé, ils ont mis quelques nouveaux plats au synthétiseur j'ai

hâte de voir ce qu'il y a. » Saliva presque le maillot jaune.

Spock le suivit. McCoy était déjà en train de manger son plat et salua brièvement son ami d'un

coup de tête tout en mâchant un bout de viande. Le Vulcain hésita à peine sur le choix de son

menu : il n'y avait pas grand-chose pour les végétariens, alors le choix était vite fait.

Il s'amusa cependant à voir Kirk interroger l'ordinateur pour avoir les nouveaux plats, et se choisir

finalement un steak grillé accompagné de sa purée de fruits et légumes Tholien, du riz à la sauce

Andorienne pour pimenter le tout. Il s'installa en se pourléchant les lèvres devant son plat.

Spock Prime arriva peu après et fut invité à leur table une fois qu'il eut pris son plateau. Pendant le

repas , le jeune Vulcain n'osait pas vraiment parler : non, définitivement, il n'arrivait pas à savoir

quelle était cette étrange impression qu'il avait en se trouvant à proximité de son double.

- « Dites-moi, les Vulcains ne mangent vraiment jamais de viande ? » Demanda McCoy, qui

depuis une dizaine de minutes, harcelait Spock Prime de questions pour en savoir plus sur les

Vulcains -vu que, selon lui, leur Spock ne daignait dire que le minimum.

- « Oui, aucun Vulcain ne mange de viande, enfin sauf en certaines circonstances : il m'est par

exemple arrivé une fois d'en manger. »

L'assistance se tourna vers lui, et plus particulièrement le jeune Spock, qui le regardait d'un œil

presque étrange, bien que cela ne le paraissait pas réellement.

- « Ah oui ? Sourit Kirk. Et alors c'était comment ? »

- « Pas mauvais, même je dirais plutôt bon. Mais j’étais dans un contexte particulier aussi, sinon

rien ne m'aurait poussé à manger de la viande. »

Le jeune Spock resta silencieux : Spock Prime semblait bien plus à l'aise avec tout le monde que

lui-même ne l'était, et dans un sens, il se sentait gêné par rapport à ça. La gêne, encore une

émotion humaine, se gifla-t-il intérieurement. Définitivement, il avait de plus en plus de mal à se contrôler.

Il avait déjà vécu beaucoup de choses qui l'avaient bouleversé émotionnellement... Comment ses

barrières mentales pouvaient-elles être aussi faibles ? Il n'oubliait jamais de faire ses méditations,

pourtant.

- « Je n'ai pas très bien compris ce que vous deviez faire sur Hydros 4. » Demanda Jim.

- « Je dois régler le conflit entre les dix-huit camps de cette planète, et plus particulièrement entre

les Kiros et les Hirip, qui provoquent la plupart des altercations. »

- « Ça a l'air compliqué, comme situation. » Releva McCoy.

- « Pas tant que ça. »

Le repas se termina, et chacun se dirigea vers ses occupations. Avant de reprendre un quart de

travail, Spock suivit Kirk, et ils furent bien vite rattrapés par Spock Prime.

- « Jim, me feriez-vous le plaisir d'une partie d'échecs ce soir ? »

- « Vous jouez aux échecs ? » S'étonna Kirk.

- « Oui ! »

- « Alors, ce sera avec plaisir. »

Le vieux Spock les devança, affichant ce qui semblait être un mince sourire sur ses lèvres.

Continuant leur chemin, le duo ne parla pas pendant une ou deux minutes avant que Spock ne

brise le silence.

- « Vous jouez aux échecs ? »

- « Oui, j'ai appris à jouer à Starfleet Académie, avec mon colocataire de dortoir. »

- « Je ne savais pas. »

- « Je vous apprendrai à jouer, si vous voulez ! » Rigola Kirk en donnant une petite tape sur

l'omoplate du Vulcain avant de le devancer, le laissant seul dans le couloir.

- « Mais... Je sais jouer. » Finit Spock pour lui-même.


La journée s'était passée paisiblement, ils voyageaient vraiment dans un coin tranquille de l'espace,

et ça en devenait presque ennuyeux... Mais au moins, ça permettait la vérification complète des

systèmes, la réparation des appareils et circuits corrompus, et l'amélioration du vaisseau.

Beaucoup d'officiers en profitaient aussi pour lire les derniers rapports de Starfleet : l'équipage de

l'Enterprise se devait de rester informé des dernières nouveautés.

Spock avait terminé son dernier quart, et en avait profité pour retourner dans ses quartiers. Il

apprécia la chaleur en entrant dans la pièce : le vaisseau lui semblait toujours trop froid, même s’il

s'y était habitué. Il s'assit à son bureau, prêt à poursuivre la lecture des rapports scientifiques et

d'ingénierie de Starfleet...

Mais fut finalement tenté par sa lyre Vulcaine. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas joué.

Il apprécia immédiatement le son de son instrument. Uhura aurait voulu le voir ce soir, mais il

avait refusé : il n'avait pas la tête à ça, à l'entendre parler de tout et n'importe quoi, à l'inciter à faire

des choses qu'il n'avait pas envie de faire, et à lui faire des avances qu'il trouvait plus que

gênantes.

De leur côté, Spock Prime et Jim jouaient aux échecs. Cela faisait déjà quelques temps pour Kirk,

qui se retrouvait à placer ses pièces à des endroits pas du tout stratégiques, mais sa nullité ne

semblait pas déranger le Vulcain.

Ils en profitèrent pour parler. D'abord, Spock Prime répondit à Jim sur les questions qu'il posait de

son père : non seulement il ne l'avait pas connu, mais en plus, celui qui était venu remplacer la

figure paternelle lorsqu'il était à Starfleet, s'était fait assassiner par Khan.Puis les discussions dévièrent inévitablement sur le sujet Spock. Jim relevait la nette différence

entre les deux versions du Vulcain : l'un était froid, presque inatteignable, alors que l'autre était

ouvert et confiant.

- « C'est normal, j'ai plus d'expérience, Jim. Laissez-lui du temps. »

- « Je sais bien, mais c'est frustrant. J'ai du mal à le comprendre, parfois. »

- « Il a aussi du mal à vous comprendre, et ça aussi, ça doit le frustrer. »

- « Oui j'imagine... Enfin, c'est Spock... C'est un peu difficile de lui attribuer de la frustration. »

Fit Jim, ne percutant pas vraiment sur le moment.

- « Vu que je vous le dis, je pense qu'on peut l'affirmer. »

- « Ah bah, oui c'est vrai. »

Kirk leva les yeux au ciel, comprenant son erreur, et s’excusa auprès du double de son premier

officier.

Plusieurs parties suivirent, et il fut bien tard quand, enfin, la fatigue emporta les deux hommes.

Spock Prime quitta les appartements du Capitaine et se dirigea vers les quartiers qu'il allait partager

avec son double... Il trouvait ça amusant.

Il le trouva déjà couché, mais pas encore endormi. Il le rejoignit bien vite et s'allongea à ses côtés.

Le lit était assez grand pour deux, plus petit qu'un lit double, mais plus grand qu'un lit simple.

C’est Jim qui avait insisté pour lui mettre ce lit « au cas où avec Uhura », avait-il dit.

Qu'importe. Le jeune Spock se retourna sur le côté gauche afin de faire face à son double. Ils se

regardèrent un instant, sans parler. Il y avait quelque chose d'étrange... D'étrange, oui, mais pas

dérangeant. Le jeune Spock ferma les yeux et finit par s'endormir.


Chapter 2


- « Monsieur Sulu, passez en distorsion facteur 6, nous allons laisser les moteurs se reposer un

peu. »

- « Bien Capitaine. »

- « Capitaine ? » Appela le Vulcain.

- « Oui, monsieur Spock ? Un problème ? »

- « Je ne comprends pas pourquoi vous avez choisi la façon la plus lente d'aller jusqu'à Hydros 4.

C'est une mission urgente. »

- « On ne retarde notre arrivée que de quelques heures. »

- « Mais pourquoi ? »

- « Pour permettre à l'autre Spock de rester un peu plus longtemps sur l'Enterprise. »

- « Je ne comprends pas ! »

- « Hé bien, mettez-vous à sa place : il a l'occasion de retourner sur le vaisseau sur lequel il a

travaillé avant, et sur lequel il doit avoir beaucoup de souvenirs, même si c'était dans un autre

temps. Ça doit être agréable pour lui d'être ici, même juste en tant que passager. C'est juste pour

prolonger son voyage de quelques heures. »

- « Je ne comprends toujours pas ! »

- « C'est pas grave. Dites-vous que c'est pour lui donner plus de temps pour se préparer. »

- « A mon avis, il était déjà prêt avant de monter à bord. »

- « Oui, bin dans ce cas, dites-vous que c'est un caprice du Capitaine, je le trouve sympa. Ça vous

va, Monsieur Spock ? »

- « Ah ! »

Spock retourna à sa console. Oui, définitivement, il était gêné. C'était ridicule d'être jaloux de

l'autre Spock, mais il ne pouvait s'en empêcher. Lui-même éprouvait une certaine fascination pour

lui, mais se trouvait bien fade à côté.

C'était stupide de se comparer... Et puis de toute façon, c'était lui, le Spock de cet Enterprise ! Son

viel homologue avait déjà fait sont temps dans un autre temps.

Qu'importe, ses pensées ne mènerait à rien. Il se reconcentra sur sa console.



Spock Prime avait rejoint Jim. Non pas dans ses quartiers, cette fois, mais dans la salle de repos

des quartiers des officiers, qui faisait office de pièces de détente. Ils commencèrent leur partie sous

les regards intéressés des Yeomans que McCoy aimait souvent appeler les Bloody-Shirts - bien

que dans le lot, il n’y ait pas que des officiers tactiques.

Quelques paris virent le jour au cours de la partie qui se révélait serrée. Jim semblait avoir retrouvé

quelques-unes de ses stratégies, néanmoins, le vieux Spock ne semblait pas se laisser démonter par

la nouvelle assurance du capitaine, et affichait un air confiant.

Finalement, Spock Prime l'emporta, et Jim demanda immédiatement une revanche que le vulcain

lui accorda avec plaisir.

Le jeune Spock passait justement dans le couloir : il se dirigeait vers les quartiers d'Uhura pour

passer la soirée avec elle. Il ne manqua pas de jeter un coup d’œil dans la salle de repos qui

semblait un peu agitée.

Il savait par expérience que les humains aimaient parfois faire ce qu'ils appelaient des

« conneries », et parfois, ces conneries s'éloignait du règlement général du vaisseau, ou s'éloignait sur le plan moral de ce qui était juste et digne.

Il avait déjà dû ramener à l'ordre plusieurs officiers et enseignes, qui avaient fait des « blagues »

dignes de gosses turbulents et stupides.

C'est donc de façon légitime qu'il vérifia que tout se passait bien, et surtout, dans les limites du

règlement intérieur du vaisseau. Son cœur s'accéléra un instant : il n'y avait aucun problème, en

réalité. Juste Jim et lui plus vieux en train de jouer aux échecs et animant la faible foule.

Il n'aurait su dire si c'était le sourire de plaisir de son capitaine ou les rires des Bloody-Shirts qui

semblaient se plaire autour du duo, qui le gênait, mais il était incontestablement dérangé par cette

scène qui se déroulait devant ses yeux. Avec lui et sans lui.

Il s'en détourna rapidement : il n'avait rien à faire ici, et rester plus longtemps aurait davantage

aiguisé sa jalousie.

Jalousie...

Il avait beau ne pas vouloir ressentir d'émotions, la jalousie l'avait toujours habité. Dès son

enfance, il était jaloux des autres, parce que eux étaient entièrement vulcains, parce qu'ils avaient

des amis, des gens avec qui discuter le midi lors du repas...

Plus tard, il avait été jaloux des humains, qui avaient une facilité déconcertante à gérer leurs

émotions pendant que lui les étouffait.

Et aujourd'hui, jaloux de lui-même. Jaloux, parce que lui n’attirait pas autant l'attention que son

double, parce qu'il ne captivait pas son capitaine et ne le faisait pas sourire, parce que finalement

on le regardait de façon étrange, essayant de comprendre ce qu'il pouvait bien se passer dans sa

tête.

Au final, rien n'avait changé. Il avait toujours été seul et en décalé. Enfant, comment aurait-il pu

maîtriser toutes ses émotions ? À l’Académie, comment aurait-il pu abandonner tout le travail qu'il

avait fourni en étant plus jeune ? Et Aujourd'hui, comment pourrait-il faire ressortir un peu

d'émotivité, alors qu’il était trop habitué à les dissimuler ?

Son père lui avait dit de choisir et suivre la voie qu'il jugerait la meilleure, mais comment pouvait-il

savoir quel était le meilleur chemin à suivre ?

Il s'approcha des quartiers d'Uhura, espérant intérieurement qu'elle le laisserait tranquille ce soir-là,

afin qu'ils passent une soirée paisible...

La porte s'ouvrit, et il pénétra dans la pièce de sa compagne. Elle l'attendait habillée d'un petit

short et d'un haut léger, ayant abandonné son uniforme pour la soirée. Elle le salua et vint se poster

devant lui.

- « Tu ne m'embrasses pas ? » Demanda-t-elle d'un air mutin.

Osant à peine se détendre, Spock saisit doucement la main d'Uhura et commença à caresser avec

délicatesse ses phalanges, faisant glisser ses doigts sur la peau douce. Mais la brune écarta

rapidement et brusquement sa main pour entourer son cou de ses deux bras et l'embrasser sur les

lèvres.

- « Je suis contente que tu sois là ! » Sourit-elle.

Elle se retourna pour aller leur chercher deux verres. Spock ne montra pas sa déception, mais

intérieurement, le brusque rejet de Nyota lui déplaisait. Elle ne comprenait pas que pour lui, ce

baiser vulcain était agréable. C'était un peu comme si on vous donnait une claque, quand elle

s'écartait comme ça. Quand elle lui demandait de l'embrasser, c'était à ce baiser vulcain qu'il pensait, mais elle voulait tellement faire de lui un humain, qu'elle ne comprenait pas que pour lui, c'était un acte de tendresse, ce qu'il venait de faire.

Il saisit le verre qu'elle lui tendit et en but quelque gorgées. Le liquide lui piqua la gorge, c'était de

l'alcool, et Uhura semblait avoir oublié que les vulcains n'étaient pas sensibles à ce genre de

boisson.

Qu'importe, ils s’installèrent sur un canapé, et la jeune femme vint se blottir contre lui, ce qui le

dérangea un peu bien qu'il n'en fit pas la remarque. Ils parlèrent un peu de tout et de rien. Elle se

rapprochait de plus en plus de lui, et essayait tant bien que mal, ce que lui jugeait comme une

tactique de drague.

Probablement dans le but d’attiser son excitation, notamment sexuelle, ce qu'elle n'avait jamais

réussi à faire depuis qu'ils étaient ensemble. Il savait que son manque d'attrait pour le sexe la frustrait, mais c'était comme ça, il n'en avait pas envie.

Et les méthodes qu'elle mettait en place étaient loin d'être fructueuses : elle essayait de l'exciter

d'une façon qui aurait excité n'importe quel homme ou presque... Mais elle oubliait encore une

fois que lui était vulcain, et que ça ne marchait pas sur lui.

Il se dégagea à plusieurs reprises de son emprise.

- « Je ne te plais pas ? » Demanda Uhura.

- « Je n'ai pas dit ça ! »

- « Pourtant tu t'écartes ! »

- « Je n'ai pas envie de ça, Nyota. »

- « Mais tu n'en as jamais envie, c'est qu'il y a quelque chose qui cloche. »

- « Non, tout est absolument normal. »

- « Mais moi, je n'aime pas ça, tu ne fais aucun effort ! »

- « Bon, je ferais mieux de partir. »

- « QUOI ! Spock, reviens. »

Le vulcain sortit des quartiers, mais il eut le temps d'entendre le « RAAAH qu'est-ce qu'il

m'énerve » à-travers la porte.

Finalement, la soirée ne s'était pas bien passée, il avait perdu son temps et ça l'avait mis sur les

nerfs, cette pseudo engueulade. Il retourna à ses quartiers et y trouva Spock Prime.

- « Vous avez passé une bonne soirée ? » Demanda le plus vieux.

- « Non. Mais vous, j'imagine que vous vous êtes bien amusé ! » Fit le jeune Spock d'un ton un

peu cassant.

Spock Prime ne répondit pas. Il avait tout de suite senti l'énervement de son homologue, bien que

ce dernier l'ait parfaitement dissimulé sous le masque froid de la logique et du contrôle psychique.

Mais voilà, ils étaient identique, ou quasiment identique et il n'était pas bien compliquer de deviner

ce qui se passait dans la tête du plus jeune. Lui, à cette époque, était beaucoup moins émotif,

cependant le jeune Spock avait vécu assez de choses fâcheuses pour le rendre davantage émotif.

La mort de sa mère, la destruction de sa planète, la mort de Jim, chose très traumatisante, mais qui

heureusement n'avait pas duré trop longtemps. Lorsque ça leur était arrivé, lui et son Jim étaient

plus vieux, ils avaient plus vécu et leur amitié était plus profonde que celle que Spock et Jim

avaient aujourd'hui. Ils avaient eu quelque chose en plus, le soutient mutuel, les nombreuses

missions couronnées de succès au point que l'équipage en devienne mythique, ils avaient braver la

mort avec une chance insolente.Le duo actuel en ferait probablement autant, ils avaient d'ailleurs déjà commencer à écrire leur histoire, mais les épreuves arrivaient trop rapidement, telle des tempêtes, si bien que leur jeune lien s'en retrouvait perturbé dans sa construction.


Spock Prime s'approcha vivement du plus jeune et le fit reculer jusqu'au mur avant de poser

rapidement ses doigts pour une fusion mentale. Il fallait qu'il règle quelques petites chose.

Cela surprit Spock, qui resta interloqué un moment, se demandant s'il était possible de faire une

fusion mental avec soit même.

La réponse devait être non, il ne vit aucun souvenir : personne ne voyait ses propres souvenirs. Il

se sentit juste submergé par plusieurs émotions qui se mélangeaient de façon peu homogène.

Sa colère diminuait progressivement, se remplaçant par un sentiment de bien-être et de calme, il se

sentit apaisé.

Il regardait l'autre Spock, qui maintenait toujours ses doigts sur son visage et sa tempe. Leurs

regards se croisèrent, ils plongèrent dans l’iris brune de l’un et l’autre. Leurs respirations se

calèrent à un rythme régulier et identique, jusqu'à ce que plusieurs vagues d'émotions viennent

submerger le jeune Spock.

Elles ressortaient de ses entrailles et glissaient en lui à mesure que l'autre Spock les provoquaient.

Sa respiration se fit plus bruyante et saccadée alors qu'il ressentait tout ce qu'il avait enfoui en lui.

D'abord, colère, peine, peur, haine, souffrance, rage, dégoût, mépris, frustration, jalousie,

exaspération, agressivité, chagrin. Puis progressivement, joie, bonheur, optimisme, fierté, désir,

tendresse, affection, satisfaction, amusement, admiration, compassion... Et enfin, amour.

Ses lèvres tremblèrent : il vivait trop d'émotions en si peu de temps, son cœur se tordit, mais enfin

il ne se sentait plus seul. Il se laissa aller à ce nettoyage émotionnel, à ce partage avec lui-même.

Brusquement, sa main vint saisir le vêtement de son homologue. Il le serra dans ses doigts et sentit

presque la chaleur de l'autre corps contre lui. Spock Prime libéra ses doigts et se retourna, laissant

le plus jeune se remettre de ce qu'il venait de vivre.

Trop d'émotions refoulées, ça secouait. Ça lui donna envie de pleurer, mais il n'en fit rien. Sa

respiration finit par s’apaiser. Cette fusion mentale avec soi-même, entre eux, leur avaient fait

partager des émotions, mais de façon si naturelle et avec une telle facilité, que cela en devenait

surnaturel.

En un rien de temps, tout s'était remis en place dans son esprit, tout ce qui était juste et la normalité

qu'il ressentit le soulagea grandement. Il n'avait jamais ressenti pareil apaisement émotionnel, car il

était toujours en guerre avec lui-même. Spock Prime, lui, avait trouvé l'équilibre et lui avait permis

de ressentir cet équilibre.

Il savait que ça allait s'effriter, mais il ne devrait pas s’arrêter de chercher avant de trouver lui-

même cet équilibre. Il s'écroula au sol, se laissant glisser contre le mur. Il avait l'impression d'être

dans une bulle hors du temps. Toutes ses émotions vivaient en lui en cet instant, et même si elles

étaient équilibrées dans un état de neutralité, il ressentait chacune d'elles de façon distincte.

La haine et l'amour par exemple, qui étaient les plus fortes. Cela lui ramena plusieurs souvenirs

douloureux. La haine qu'il avait pour Khan d'avoir presque détruit l'Enterprise, d'avoir tué Jim, et

l'amour qu'il avait pour tous ceux se trouvant sur le vaisseau et plus particulièrement pour Kirk,

l'humain qui le fascinait le plus.

Il revoyait la scène de sa mort avec une profonde tristesse, qui se confondait en même temps avec la joie qu'il avait ressentie quand il avait su qu'il y avait une chance de le sauver et quand il l'avait

vu réveillé et bien vivant. Il n'avait plus aucun contrôle sur ce qu'il ressentait, maintenant. C'était

presque trop dur à supporter.

Spock Prime était déjà allongé dans le lit.

- « Cesse donc de trembler, et viens te coucher. » L’incita-t-il.

Le jeune Spock se reprit et se changea rapidement avant de venir se glisser sous les draps. Encore

une fois, il faisait face à son double, encore bouleversé par ce qu'il venait de ressentir et qu'il

ressentait encore.

C'était comme si tout ce qu’il y avait de vulcain en lui avait foutu le camp, laissant un chaos

d'émotions. Spock Prime approcha sa main une nouvelle fois vers lui et entra encore en fusion

mentale. Mais cette fois-ci, les émotions du jeune Spock s'atténuèrent.

La peur qu'il avait eue, pensant qu'il allait rester comme ça, submergé par ses émotions, fut

balayée quand il reprit peu à peu ce contrôle dont il était si fier. Il remercia intérieurement Spock

Prime de tout ce qu'il faisait.

Quand les doigts chauds le quittèrent, il ne put s’empêcher de venir à leur rencontre avec sa propre

main. Les deux mains se frôlèrent et, comme s'il s'était brûlé, le jeune Spock recula la sienne et la

posa sur son oreiller.

Il baissa les yeux : il ne savait plus ce qu'il faisait.

Mais les doigts chauds de Spock Prime vinrent délibérément le frôler encore une fois, alors, il ne

résista pas, et commença à glisser ses doigts sur la peau de son homologue.

Tout d'abord maladroite, l'action de leurs mains prit bien vite un rythme doux et délicat, se

caressant les phalanges et les articulations, glissant et s’entremêlant.

C'était une sensation unique, simple, subtile. Ils se sentaient bien, détendus et apaisés. Cet échange

atypique se revélait être une expérience intense que personne d'autre qu'eux ne connaissaient à se

jour, et ça avait quelque chose d'excitant, même si les deux vulcains n'y firent pas attention.

Le sommeil gagna progressivement le plus jeune Spock et, relâchant un instant son attention sur la

main de l'autre Spock, il glissa tranquillement son corps et sa tête contre celui de Spock Prime.

Aucun des deux ne trouvait cette situation dérangeante : c'était comme s'ils dormaient avec eux-

mêmes, et cela leur semblaient tout-à-fait naturel. Les deux Spocks s'endormirent ainsi, blottis l'un

contre l'autre, les mains liées…


Chapter 3


La journée du lendemain s'était passée tranquillement, l'Enterprise approchait de plus en plus de sa

destination. Spock Prime s'était invité sur la passerelle, et se promenait paisiblement, sans déranger

personne, se gorgeant des souvenirs que cela faisait remonter en lui.

Alors qu’il allait partir, Jim sauta de son fauteuil et l’arrêta avant qu'il ne pénètre dans le turbolift.

- « Monsieur Spock ! Une partie d'échecs, ce soir ? » Demanda-t-il.

- « Hum, non, Jim. »

- « Ah ! »

- « Mais tu devrais peut-être demander à Spock. » Fit-il en jetant un regard vers son homologue.

Il l’avait vu vaguement regarder dans leur direction.

- « Je ne suis pas sûr que ça lui plairait. En plus, je suis même pas sûr qu'il sache jouer aux

échecs. »

Spock prime releva un sourcil.

- « Jim ! Ça lui fera plaisir, et puis, il sait jouer aux échecs. Moi, je sais bien y jouer, il est logique

de penser qu'il le sache aussi. »

- « Ah oui, je n'y avais pas pensé. »

- « Et puis, avec qui d'autre joueras-tu aux échecs, quand je serai parti ? » Ricana presque Spock

Prime.

Il se détourna, laissant Kirk réfléchir un instant. Le Spock et le Kirk de cette ligne de temps

semblaient avoir un peu plus de difficultés à se trouver, que lui et son Kirk en avait eues. Leur

donner un petit coup de main ne serait pas du luxe.

Jim, de son coté, réfléchit un instant. Aller demander à son Spock froid et fermé de jouer aux

échecs avec lui, lui semblait plus difficile que d'affronter une bande d'Andorien en duel. Il frotta

ses mains, un peu gêné, puis décida de se lancer. Il s'approcha de son premier officier et

l'interpella.

- « Monsieur Spock. »

Le vulcain releva les yeux vers son capitaine.

- « Oui, Capitaine ? »

- « Une partie d'échecs, ce soir, dans mes quartiers, ça vous dirait ? » Demanda-t-il tout en

regardant ailleurs.

Spock sembla réfléchir un instant.

- « Je veux bien ! 20 heures, ça vous convient ? »

- « 20 heures ? »

- « L'heure à laquelle je viens. »

- « Oh, oui parfait. » Rigola nerveusement Jim. « Ne me faites pas faux bond Spock. » Dit-il en

lui donnant une tape sur l'épaule avant de se réinstaller dans son fauteuil.


C'est à 20h tapantes que Spock fit savoir sa présence devant les quartiers de son Capitaine. Il

entendit un vague « entrez » crié de l'autre côté, avant que la porte ne s'ouvre. Il pénétra dans la

pièce qu'il avait eue peu de fois l'occasion de voir.

Comme toutes les cabines de l'Enterprise, elle était assez impersonnelle. Plus grande que celles de

tous les autres officiers -à l’exception peut-être des cabines double. Quelques photographies

servaient de décoration, ainsi que divers objets et autres souvenirs extraterrestres, montraient que la pièce était habitée.

La chambre se trouvant plus en retrait semblait un peu plus personnalisée, mais restait assez sobre.

Il avait toujours imaginé cette pièce avec bien plus de vie qu'elle n'en avait en réalité. Il trouvait

qu'elle ne représentait pas bien l'image de Kirk. C'était sûrement dû au peu de temps qu'il y

passait.

Jim l'accueillit. Il avait les cheveux mouillés, et il sentait la menthe. Spock remarqua qu'il n'était

pas vraiment à l'aise en sa présence et, de toute évidence, lui non plus.

- « Oh, Spock, vous êtes déjà là ?

- « Il est 20 heures, Capitaine. »

- « Jim ! Appelez-moi Jim quand nous sommes ici. J'ai envie d'oublier mon statut de capitaine

pour quelques heures. »

- « C'est une idée bien illogique : étant le Capitaine de ce vaisseau, vous ne pouvez pas laisser vos

fonctions comme il vous chante, Capit... Jim. »

- « C'est une façon de parler, Spock. Je ne laisse pas mes fonctions, c'est juste que j'ai envie de

redevenir l'homme plutôt que le capitaine. Laisser mon uniforme sur une chaise et me détendre un

peu tant, qu'il n'y a pas de problème. Vous par contre, vous n'avez pas laissé votre uniforme.

D'ailleurs, je ne vous ai jamais vu habillé de façon plus civile. Vous n'avez pas parfois envie de

retrouver des vêtements plus confortables ou plus... Personnels ? »

- « Il serait inconvenant de me promener dans les couloirs vêtu autrement qu’en uniforme. »

- « Ok, ok, j'ai compris ! Bon, j'enfile un truc plus confortable, et on se la commence, cette partie

d'échecs ? »

- « J'installe le plateau. »

Quelques minutes plus tard, Jim se retrouvait avec un short lui descendant au milieu du genou et

un tee-shirt rouge au col en V. Ses pieds étaient nus, et Spock ne put s’empêcher de constater que

cette tenue n'était pas vraiment réglementaire, mais ne dit rien : après tout, chaque homme avait le

droit de s'accorder des moments de détente.

Il fut surpris quand Jim lui lança une chemise noire. Il le fixa sans comprendre la logique de ce

geste.

- « Vu que vous n'avez pas amené une tenue pour vous détendre, je vous prête une chemise. »

- « Merci, Capi... Jim, mais... Sans façon. »

- « Non, non, non, je vous ai dit que je voulais me détendre, et voir votre uniforme va rendre cette

tâche plus difficile. Enfilez cette chemise : vous aussi, vous êtes au repos. »

Spock prit ça presque pour un ordre et consentit donc à enlever son maillot bleu, ne gardant que le

dessous noir de l'uniforme réglementaire, et commença à enfiler la chemise sous le regard de son

capitaine.

- « Non, non, non, pas comme ça. » Protesta Kirk.

Spock arrêta son mouvement et vit Kirk s'approcher de lui.

- « Comme ça ! » Fit Jim. « Levez les bras. »

Le vulcain, sans trop comprendre, leva légèrement les bras, mais n'eut pas le temps de protester

que déjà son haut noir était tiré et passait sur sa tête, le décoiffant un peu au passage. Jim n'avait eu

aucun scrupule à le déshabiller. Il vit son vêtement se faire vulgairement jeter dans un coin de la

pièce.

Il releva la tête.

- « Qu'est-ce-que vous faites ? » Demanda-t-il, intrigué et gêné de se retrouver ainsi torse nu

devant son capitaine.

Même Uhura avait dû se battre pour le forcer à se mettre torse nu et ça faisait déjà presque deux

ans qu'ils étaient ensembles...- « Oh, je ne savais pas que vous aviez des poils sur le torse. » Sourit Jim.

Il s'approcha dangereusement du Vulcain et, sans même prévenir, caressa quelques un des poils

noirs sur le torse de son premier officier. Spock se recula immédiatement après avoir sursauté au

contact et à la sensation des doigts de Jim sur lui, et s'habilla en vitesse.

Heureusement Jim ne semblait pas avoir remarqué son trouble.

- « Pile ou face ? »

- « Pardon ? »

- « Bon, face pour moi. »

Il jeta une petite médaille en l'air.

Elle retomba du côté des écritures, ce qui correspondait à pile.

- « Ah ! Perdu. Spock, vous avez les blancs. »

Les deux hommes s'installèrent et commencèrent à jouer. Jim fut terrassé rapidement par le

Vulcain, mais demanda la revanche presque aussitôt. Ils discutèrent vaguement. Depuis une

dizaine de minutes, ils commentaient les aptitudes de quelques officiers.

Au final, même dans un cadre propice à la détente, les préoccupations du vaisseau revenaient bien

vite à la charge. Jim décida donc de l'orienter vers un sujet qui serait plus amusant pour lui, mais

qui, il le savait, n'allait pas forcement plaire à son premier officier.

- « Et alors entre Uhura et vous, comment ça se passe ? »

Spock leva la tête tout en déplaçant une pièce sur l'échiquier.

- « Je ne pense pas que ce soit un sujet de discussion très approprié. »

- « Au contraire Spock, il est normal de parler de ça entre hommes. »

- « Entre humains, vous voulez dire. » Siffla le vulcain.

- « Non, non, pas forcément entre humains. Entre hommes, entre mâles... » Répondit Jim.

Il déplaça son cavalier et prit une pièces de Spock.

- « Je ne vois pas de logique dans ce comportement. »

- « Hé bien, ça permet de se confier, de demander des conseils au besoin, d'y voir plus clair dans

certaines situations -parce que les femmes sont parfois très compliquées-, de partager ses

expériences, parfois de se vanter aussi. » Finit Kirk en rigolant.

- « Ce ne serait pas un intérêt malsain, pour pouvoir vous moquer par-derrière ensuite ? »

- « Malsain ? Quoi ? Non ! Où tu vas chercher tout ça ? C'est juste un comportement de société

normal, je ne te demande pas de me raconter toute ta relation de long en large. »

- « Ah ! Et le tutoiement ? »

- « Plus propice aux confidences. »

Spock déplaça encore une pièce sur l'échiquier. Cette petite discussion lui avait fait perdre sa

stratégie et il se retrouvait presque en mauvaise posture. Il n'osa pas non plus commencer la

conversation et Jim dût l'inviter à le faire.

- « Alors, ça se passe bien entre vous ? »

- « Ça dépend du sens de « bien » ! » Fit Spock. « Que veut dire bien dans ce genre de

discussions ? »

- « Euh et bien, ça veut dire en gros qu'il n'y a pas de problèmes, ou des problèmes minimes qui ne

nuisent pas à la relation. Donc, logiquement, si la réponse est qu'il y a pas de problèmes, soit tu te

lances sur les problèmes minimes, soit tu parles de quelques situations plaisantes pour toi. Si, au

contraire, il y a des problèmes, eh bien, tu en parles. C'est à peu près comme ça que ça

fonctionne. »

- « Et quel est le degré des problèmes considérés comme minimes ? »

- « Quoi ? Mais on s'en fiche de ça, Spock. Raconte juste comment ça se passe. » Fit Jim d'un ton

exaspéré et vif.Il commençait à montrer que les questions de Spock posait n'avait pas vraiment lieu d'être posées.

- « Euh, eh bien, avec Uhura, en ce moment... »

Il jeta un bref regard à Jim qui l'incita à continuer sur sa lancée.

- « Je ne dirais pas que notre relation est parfaite. »

- « Ah bon ? Pourquoi ? » Demanda Jim en essayant d'habituer le Vulcain à cette situation afin

qu'il s'ouvre plus naturellement.

- « On ne se comprend pas très bien, en fait, et on ne recherche pas forcement la même chose. »

Jim acquiesça et montra de l’intérêt pour la discussions. Il se retint aussi de sourire, car il faut dire

que c'était assez drôle de voir le Vulcain se confier sur un tel sujet. Spock aurait pu interpréter ce

sourire comme une moquerie, ce qu'il voulait éviter.

- « Sur quels plans vous ne vous comprenez pas ? »

- « Un peu tous les plans. »

- « Comment ça ? »

- « Euh, eh bien... »

- « Sur le plan sexuel ? »

Spock parut gêné aux yeux de Kirk : c'était son regard qui le trahissait.

- « Tu peux parler sans crainte, rien de ce qui est dit ici ne sort d'ici. »

Spock sembla capituler.

- « Nous les vulcains, ne sommes pas très physiques ou tactiles, Uhura ne le comprend pas. »

- « Oh, je vois. »

- « Je comprends bien son besoin, mais elle est trop pressée, elle ne me laisse pas le temps de m’y

habituer, du coup, je refuse, et elle s'énerve. »

- « Hum hum. Mais pourtant, tu es humain aussi, donc, dans un sens, ça devrait fonctionner... »

- « Est-ce-que j'ai l'air humain ? » Siffla Spock.

- « Bon, je retire ce que j'ai dit. Tu as essayé de lui expliquer ? »

- « Elle ne veut voir en moi que « l'humain ». » Dit-il sur un ton presque méprisant.

- « Hum, tu ne veux pas qu'elle te touche... Mais si c'est toi qui la touchait, ça réglerait un peu le

problème, peut être... » Suggéra Kirk. « Échec et mat ! »

Spock releva un sourcil et observa le plateau, sans daigner dire un mot sur la suggestion que venait

de faire son Capitaine, et qui se révélait ne pas être stupide, bien que ça ne lui plaisait pas des

masses : ça pourrait constituer les efforts qu'elle lui demandait.

Presque machinalement, Spock accepta sa défaite et remit les pièces en place pour une nouvelle

partie, sans même demander si Jim voulais en faire une troisième : c'était évident.

- « Moi, j'envie ta situation, votre relation n'est pas toute rose, mais au moins tu peux en avoir une,

de relation. »

- « Quelqu'un en vue ? » Demanda lentement Spock, comme s'il vérifiait en prononçant sa phrase

que c'était bien ce qu'il fallait demander.

- « Oui, il y a tellement de jolies filles sur ce vaisseau. En ce moment, je m’intéresse beaucoup à

cette jeune Janice. »

- « Oui, je vois. »

- « Mais bon, un Capitaine ne peut pas entretenir de relation avec un membre de son équipage. Je

dois avouer que ça en devient parfois assez pesant. Se coucher seul, se lever seul et ne pas avoir

de droit aux pensées quelques peu... Lubriques/ludique. »

Spock leva le regard et lui en jeta un froid, mais Jim ne le remarqua pas, trop occuper à regarder

l'échiquier.

- « L'autre jour, il y a ce jeune enseigne, Paul Carellos, qui m'a ouvertement fait des avances, que

j'ai dû refuser bien entendu, mais c'est un peu frustrant. »

- « Mais c'est un homme, pourquoi vous aurait-il fait des avances ? »

- « Eh bien, parce qu'il est homosexuel. »

- « Mais vous vous ne l'êtes pas ! »

- « Je suis bisexuel, Spock. »

- « Ah ! »

- « Quoi, vous êtes homophobe ? »

- « J'imagine ... Que non. Je ne m'y attendais pas, c'est tout. »

- « Je n'expose pas ce détail à tout-va, et puis, ma préférence reste aux femmes. D'ailleurs, je me

demande : il y a des homosexuels, parmi les Vulcains ? »

- « Non. »

- « Vraiment aucun ? »

- « Pas à ma connaissance. »

- « Pourtant, il doit bien y en avoir quelques-uns. »

- « Je ne pense pas. Nous fonctionnons de manière logique, les fonctions reproductives n'ont pas

d'utilité entre deux hommes ou deux femmes, puisque c'est impossible de se reproduire, il n'y a

donc aucune logique à choisir un partenaire de son sexe. »

- « Oui, oui, je sais bien que deux hommes ou deux femmes ne peuvent pas se reproduire, mais

quand je parle d'homosexualité, je parle aussi de l'amour qu'il y a entre deux personnes. Peut-être

que certains Vulcains aiment une personne du même sexe, mais ne passent pas à l'acte. »

- « L'amour est une émotion, les... »

- « Oui, je sais, les vulcains n'ont pas d'émotions. Mais quand même, l'homosexualité est

commune a beaucoup d'espèces, si ce n'est pas pour dire toutes, ça m’étonne que les vulcains ne

comptent même pas quelque cas. »

Les deux hommes se turent un moment, puis Spock reprit la parole d'un ton lent et presque

hésitant.

- « Dans notre société, si je devais rapprocher un comportement à l'homosexualité, je dirais qu'il

réside principalement dans le lien entre deux T'hy'la. »

- « T'hy'la ? »

- « C'est un mot que l'on utilise quand on est très proche de quelqu'un, c'est un lien durable et très

fort qui peut exister entre deux personnes. Tous les Vulcains n'ont pas de T'hy'la, ce n'est pas

facile à trouver, et le partenaire principal, ou de vie, n'est pas obligatoirement le T'hy'la. Le lien

peut se former entre deux personnes de même sexe, ou bien sûr de sexe opposé. Il n'y a pas

vraiment de mot précis chez les humains pour traduire ce mot, ça veut dire à la fois, frère, ami,

amant... »

- « Ah d'accord, je ne savais pas tout ça. Tu l'as trouvé, toi ? Ta ou ton T'hy'la ? »

- « Non ! »

- « Ah ! »

- « Échec et mat. »

- « Arf, ça fait deux à un, pour toi. Je veux ma revanche, mais une autre fois : je commence à

fatiguer, là... »

- « D'accord. » Fit Spock tout en rangeant le jeu.

- « N'oublie pas ton uniforme ! »

- « Non, bonne nuit, Capitaine. » Fit le Vulcain.

- « Jim ! » Rectifia le blond.

- « Jim ! » Se corrigea le Vulcain.

- « Bonne nuit, Spock. »

Spock rentra tranquillement dans ses quartiers.

Il remarqua sur le chemin qu'il avait gardé la chemise que Jim lui avait prêtée. Chez son capitaine,

il ne l'avait pas remarqué : mais elle avait son odeur imprégnée dans les fibres. Et Spock se mit à

penser que cette odeur n'était pas si désagréable...Il se reprit vivement et remercia l'heure tardive, pour n'avoir croisé que trois personnes dans les couloirs. Il avait sommeil, et cette soirée l'avait assez perturbé, dans le sens où c'était la première fois qu'il confiait ses problèmes à quelqu'un, et qu'on se confiait à lui par la suite. Et ce n'était pas si désagréable, bien qu'horriblement gênant.

Mais pour une fois, il n'avait pas été en décalé, et cela le conforta dans l'idée que cette soirée était à

la fois très intéressante et plaisante. Il repensa vaguement à l’allusion de la bisexualité de Kirk, ça

l'avait étonné, il ne l'avait jamais vu plus que comme un homme à femmes...

Il fallait croire qu'il s'était trompé.

Il arriva dans ses quartiers et entreprit de se changer, déposant la chemise de Kirk près de son lit,

avant de s'installer sous ses draps. Immédiatement, il vint se blottir contre l'autre Spock, qui

l'accepta sans même y penser.

Leurs mains se lièrent comme la veille.

- « Pose ta question. » Fit Spock Prime, sentant l'interrogation chez son double.

- « Avez-vous trouvé votre T'hy'la ? » Demanda d'une voix basse le jeune Spock.

- « Oui. » Répondit le plus vieux après un moment de surprise.

- « Qui est-ce ? »

- « Tu le découvriras par toi-même. »

Spock se serra davantage contre lui-même et s'endormit paisiblement, profitant de l'apaisement

dans son esprit et dans son corps. Tant pis s'il n'avait pas les réponses, il les découvrirait lui-même.


Spock Prime était arrivé sans encombre sur Hydros 4, après de brefs adieux et quelques

remerciements. L'Enterprise était maintenant prêt à partir vers de nouvelles missions.

Quittant la salle de téléportation, Spock et Jim avançaient dans les couloirs afin de rejoindre la

passerelle.

- « Dites-moi, Capitaine, quand sa mission sera terminée, est-ce qu'on se chargera du retour de

Spock sur la Nouvelle Vulcain ? »

- « Pourquoi vous me demandez ça ? »

- « Simple curiosité. » Suggéra Spock.

- « Eh bien, je ne sais pas, peut-être, pourquoi ? Il vous manque déjà ? Je croyais que vous ne

l'appréciiez pas trop. »

- « Je n'ai jamais dit ou pensé ça. » Répondit Spock.

- « Ah bon. »

- « Je me disais juste que ce serait sympathique de notre part, de lui offrir une autre chance de

remonter à bord de l'Enterprise. »

- « Héhé, finalement, vous vous entendez bien entre vous. »

- « Difficile de ne pas s'entendre avec soi même. » Répliqua Spock.

- « Hé bien Spock, j'en ferais la demande, mais il est possible que l'on soit déjà occupés à une

mission, lorsqu'il aura terminé la sienne. »

- « Oui, il y a des chances. »

- « Au fait, ça ne vous a pas trop dérangé que je le mette dans vos quartiers ? » Demanda Jim.

- « Non. »

- « Il vous a appris des trucs intéressants ? Il vous a parlé de ses missions ? »

- « Non, rien de tout ça. Mais j'ai expérimenté des choses auxquelles probablement aucun vulcain

ne s'est essayé avant. » Fit-il presque fièrement bien qu'à voix basse.

- « Quel genre de choses ? » L'interrogea Jim, intrigué.

- « Rien de bien intéressant pour vous, Capitaine. » Ils entrèrent sur la passerelle, ce qui ne permit pas à Kirk d'insister sur cette nouvelle expérience qu'avait fait le vulcain. Mais si Spock lui disait que ce n'était pas si intéressant que ça, c'est que ça devait être vrai.


Chapter 4


Sur les conseils de Jim, Spock avait décidé de faire des efforts pour Nyota. Ils avaient prévu une

soirée ensemble assez sympathique, et il s'était promis d'être plus tactile avec la jeune femme,

avant de penser à ce dont lui, en tant que Vulcain, avait besoin.

C'est donc en fin de journée qu'il rejoignit sa compagne dans ses appartements, et la soirée se

passa parfaitement bien. Il tint sa résolution, ce qui sembla plaire à Uhura. Il consentit même à

dormir avec elle, chose qu'il n'acceptait que rarement.

Tous les deux allongés sous les draps et blottis très légèrement l'un contre l'autre, Spock se lança

enfin à demander quelque chose.

- « Nyota, est-ce que tu veux bien que j'entre en fusion mentale avec toi ? »

La fusion mentale n'était pas toujours agréable, surtout pour ceux qui n'étaient pas initiés à cette

pratique. L'ouverture d’esprit que cela demandait pouvait être douloureuse, enfin, plus désagréable

que douloureuse pour les esprits peu ouverts, et c'est pour cette raison qu'ils n'en faisaient pas

souvent.

Elle accepta de se prêter au jeu, et Spock fut soulagé intérieurement qu'elle n'ait pas dit non, parce

que « les humains ne font pas ça ». Tout en reposant confortablement sa tête sur l’oreiller, il

approcha sa main et positionna ses doigts.

Une légère pression lui permit de pénétrer l'esprit de sa compagne. Il put ainsi ressentir ce qu'elle

ressentait, de la passion et de la béatitude, ses envies : elle avait envie de chocolat et de le toucher.

Rentrant plus profondément, il put voir quelques souvenirs.

Elle, elle ressentait aussi ce qu'il ressentait, mais pas davantage. Elle s'étonna donc quand elle

sentit un trouble.

- « Spock ? » Appela-t-elle timidement.

Spock ne répondit pas : il était tombé sur un souvenir qu'il aurait préféré ne pas voir. Il aurait

préféré apprendre de quoi il en retournait d'une autre façon.

En ayant vu suffisamment, il brisa la fusion mentale et se leva en vitesse sans dire un mot, Uhura

se redressa brusquement.

- « Qu'est-ce qui ne va pas ? » Demanda-t-elle.

Mais il ne répondit pas non plus et sortit de l'appartement sans rien dire, ni même jeter un regard

en arrière.

Uhura voulut le poursuivre, mais se ravisa finalement. Si ce qu'elle pensait était vrai, alors elle ne

pouvait pas vraiment lui en vouloir. Néanmoins, elle était triste... La soirée qui avait pourtant si

bien commencé était gâchée...


Spock entrait dans les appartements de Jim : ils avaient prévu de jouer aux échecs pour se

détendre. Jim lui fit savoir qu'il en avait pour deux minutes dans la salle de bains, et qu'il la lui

laisserait après pour se changer.

Car oui, cela faisait quelques fois déjà que Spock se changeait dans la salle de bains de son

Capitaine, avant de jouer aux échecs. Il sortit un pull qui lui venait de vulcain d'un tiroir de Jim

car, oui, à force d'emprunter, les chemises, tee-shirts, pulls du blond, ce dernier l'avait incité à

laisser un ou deux vêtements directement sur place.C'était assez incongru, mais pratique.

Cela faisait deux jours que Spock avait subitement quitté les appartements d'Uhura. Deux jours

que le couple ne se parlait plus en-dehors du travail. Jim, très observateur, l'avait remarqué et avait

décidé de tirer les vers du nez à Spock -dixit une vieille expression terrienne.

Spock entra dans la salle de bains : il se vit dans le miroir, et il n'aimait pas son reflet. Il était sur les

nerfs, il se sentait trahi et ça ne lui plaisait absolument pas. Les souvenir d’Uhura avait révélé une

aventure qu'elle avait eue avec d'autres hommes –deux, en fait-, alors qu'ils étaient supposés être

ensemble à ce moment-là.

Son couple connaissait des difficultés, mais il n'avait jamais cru qu'Uhura serait capable de le

tromper. Maintenant, il ne savait pas trop ce qu'il devait faire... Jim, lui, serait sûrement de bon

conseil, bien qu'avouer être cocu n'était pas génial-génial.

Il s'installa sur une chaise face à l'échiquier et Jim commença la partie. Ce n'est qu'au bout d'une

ou deux minutes que Jim posa la question qui lui brûlait les lèvres.

- « Comment ça se passe, entre toi et Uhura ? »

Spock leva les yeux vers lui.

- « Mal ! »

- « Raconte. » Invita Kirk qui savait que ça se passait mal.

Spock prit une bouffée d'air puis se lança : si Jim devait se moquer de lui, eh bien tant pis.

- « Elle m'a trompé. » Dit-il simplement tout en déplaçant sa tour.

- « Elle t'a trompé ? Avec qui ? » S’étonna Jim qui ne s’attendait pas vraiment à ça.

- « Je sais pas, je le connais pas, et dans un sens, ça n'a pas d'importance. » Dit-il d'un ton sec et

cassant. « Je n'aurais pas dû dire ça, c'est gênant. »

- « Roh, Spock, c'est pas un drame. Beaucoup de mecs se font cocufier, comme beaucoup de filles

se font cocufier. On m'a trompé plusieurs fois, c'est un peu une expérience que tout le monde

subit. Mais du coup, vous n'êtes plus ensemble ? » Fit Jim, désolé.

- « Si. »

- « Tu lui pardonnes ? »

- « Non ! Mais je ne sais pas trop quoi faire, maintenant. Quand je l'ai appris, je suis parti sans rien

dire, et maintenant je ne vois pas comment procéder. »

Jim sourit et Spock fronça les sourcils.

- « Bin, ça dépend. Si tu veux toujours sortir avec elle malgré ça, il faut que tu lui parles, que vous

vous expliquiez, sinon, il faut que tu mettes fin à la relation, si tu peux pas lui pardonner. »

- « Non je ne peux pas, je peux le comprendre, mais je ne peux plus lui faire confiance,

maintenant. »

- « C'est quel genre d'adultère qu'elle a fait ? » Demanda Jim.

- « Comment ça ? »

- « Eh bien, elle t'a trompé avec un mec juste un soir, ou alors, c'est quelqu'un qu'elle voit

régulièrement ? »

- « Je crois que c'était juste de passage. Mais je ne vois pas en quoi c'est important de savoir ça. »

- « Eh bien, si c'est juste de passage, c'est que ça devait surtout être pour satisfaire un besoin,

sexuel j'imagine, mais ça ne veut pas dire qu'elle ne t'aime pas ou qu'elle profite de toi. Alors que

si c'était quelqu'un qu'elle voyait régulièrement, là tu peux plus penser le contraire, et du coup ta

réaction pourrait être différente. Dans le premier cas, il est plus facile de passer l'éponge. »

- « ... »

- « Tu ne veux pas passer l'éponge ? »

- « Non ! » Répondit le brun du tac au tac. « Nous les Vulcains, sommes très fidèles, et l'infidélité

est une chose que l'on n’apprécie pas du tout, tolérée quand c'est dit à l'avance. »

- « Dans ce cas, il faut que tu la quittes. Mais fais ça proprement, je n'aimerais pas qu'il y ait des

retours sur le plan professionnel, j'aimerais vous garder tous les deux sur la passerelle, si

possible... »

- « Logique. »

Ils restèrent silencieux un moment, avant que Kirk ne reprenne la parole.

- « Bon, tu sais quoi ? Tu vas y aller maintenant, et régler cette histoire tout de suite. »

- « Quoi ? »

- « Allez go, Spock, un peu de courage. »

- « Mais nous n’avons pas terminé notre partie. »

- « Au diable les échecs, faut que tu règles ton problème maintenant. Tu vas la voir, tu lui dis que

tu la quittes, et puis tu reviens, et on la termine cette partie. »

- « Mais j'ai besoin de réfléchir à ce que je vais lui dire. »

Kirk se leva, força le vulcain à faire de même et le poussa vers la porte en lui expliquant deux ou

trois trucs.

- « Tu lui dis que tu sais qu'elle t'a trompé, et que toi, ça ne te convient pas, et que tu ne veux plus

continuer avec elle. Tu ne t'assieds pas, sinon tu ne pourras pas repartir. Reste clair, précis et bref.

Si elle pleure, c'est pas grave. Dis-lui aussi que tu ne lui en veux pas.

- « Mais ce serait mentir. »

- « Crois-moi, Spock, dis ça ! »

Spock resta perplexe.

- « Allez courage ! »

Jim lui donna une tape sur l'épaule avec un regard à la fois encourageant et compatissant. Puis, n’y

résistant pas, il le prit dans ses bras pour l'encourager un peu plus.

- « Jim, je ne vois pas l’intérêt de cette étreinte. » Fit-il en se contractant sous le contact.

- « Tais-toi donc un peu, Sunshine ! Et je t’attends pour terminer la partie d'échecs. »

- « Sunshine ? » S'étonna le vulcain.

- « Oui, je trouve que c'est un surnom qui te va bien, c'est mignon, c'est pour ça. Et ça fait un

contraste avec ton air toujours glacial. »

Sans attendre une réponse, il le bouscula dans le couloir, et la porte se referma. Spock n'avait donc

plus trop le choix : il allait devoir régler le problème avec Uhura maintenant.

De son côté, Jim ricanait dans son coin. Cette situation le faisait rire, il était désolé pour Spock,

mais en même temps content de ce qui lui arrivait, c'était un peu une vengeance pour toutes les

fois où il lui avait pris la tête.

Il était content car il allait aussi se retrouver célibataire. Dans un sens, il n'avait jamais apprécié

qu'Uhura et lui soient en couple, et désormais, c'était fini. Il s'en voulut un instant de n'avoir pas

insisté pour que Spock pardonne à Uhura, mais tant pis, il préférait l'autre situation.

Il se rendit compte qu'il parlait déjà de leur relation au passé, alors que tout n'était pas encore

finalisé. En fait, Jim aurait très bien pu passer pour un salaud dans cette histoire, mais qu'importe.

Il essaya de se calmer un peu : son corps et son esprit était emplis de sentiments contradictoires et

du coup, c’était un peu le foutoir. Il avait de la peine pour Spock et Uhura, il était content de ne

plus être le seul célibataire dans son duo entre lui et Spock.

Il se trouvait infect pour avoir peut-être un peu précipité la rupture, mais pour la même raison, il

avait l'impression d'être un génie. Il n'avait jamais compris ce que le couple faisait ensemble. Au-

delà de ça, il ressentait une pure satisfaction. Spock était de nouveau sur le marché, et il pourrait s'amuser de ça. Mais quelque chose le perturbait : il avait beaucoup apprécié l'étreinte avec le vulcain.

Il ne savait pas ce qui lui était passé par la tête pour qu'il se lance à l'enlacer, mais ça ne lui avait

pas déplu de sentir le corps de Spock contre lui. Un corps dur et ferme, mais pourtant agréable, et

la chaleur qui s'en était dégagée et qui avait parcouru sa peau, même à travers les vêtements, était

une sensation vraiment... Intéressante.

Jim était bisexuel, tout de même principalement attiré par les femmes, mais il se demanda un

instant si sa satisfaction n'était pas due au fait qu'il aurait apprécié avoir Spock pour lui. Il balaya

rapidement cette idée. De toute façon, c'était impossible.

Tout en attendant que le sang vert revienne jouer aux échecs avec lui, il appela Bones et s'amusa à

tout lui raconter à travers l’interphone, ayant tous les deux la flemme de se déplacer pour se voir

en face-à-face. Le docteur ne manqua pas de faire quelques répliques cinglantes et sa voix reflétait

un ton assez satisfait de la situation.

De toute façon, l'annonce de la fin de la relation entre Uhura et Spock ne serait probablement pas

un secret, mais les raisons très probablement, et il pourrait s'amuser à le charrier en touchant pile-

poil au bon endroit tout en ayant l'air de ne rien savoir, et ça, le docteur appréciait grandement.


Uhura avait fait rentrer Spock. Elle semblait peinée, mais ne dit rien de plus que le nom du

vulcain. Ce dernier expliqua la situation, ce qu'il avait appris et qu'il ne pouvait pas accepter de

rester avec elle en sachant ça. Il lui dit aussi qu'il ne lui en voulait pas, qu'il comprenait, mais que

désormais, il préférait avoir une relation uniquement professionnelle avec elle. Elle l'écouta sans

rien dire jusqu'à ce qu'il finisse.

Elle se mit à pleurer, et Spock ne put s’empêcher d'avoir un pincement au cœur. Elle s'excusa et il

fit demi-tour, mais elle le retint par le bras.

- « Pardonne-moi, Spock. »

- « Je t'ai déjà pardonné. »

- « Reste avec moi. »

- « Non, je ne peux pas, c'est fini. »

- « Spock, s'il-te-plait, j'ai fait une erreur, n'est-il pas normal de faire des erreurs ? Donne-moi une

autre chance, je t'aime. »

- « Les vulcains ne tolèrent pas l'infidélité. »

- « Mais tu es humain, aussi. »

Spock se retourna brusquement. Il se dirigea vers la table ou trônait une pique à cheveux qu'il

savait très piquant et se piqua le bout du doigt qui saigna rapidement et forma une petite boule de

sang.

- « De quelle couleur est mon sang, Nyota ? »

- « Vert. »

Il tourna la tête des deux côtés.

- « Mes oreilles, comment sont-elles? »

- « Pointues. »

- « Alors que les tienne sont rondes. » Poursuivit-il. « Comment sont mes sourcils ? »

- « Pointus. »

- « Je suis un vulcain, Nyota. Tu l'as oublié ou tu ne veux pas le voir, mais je suis un vulcain, pas

un humain. Ne pas vouloir voir ça est peut-être pire comme erreur que de m'avoir trompé. »Il se dirigea vers la porte.

- « Je ne t'en veux pas, mais je ne peux, ni ne veux continuer avec toi. »

Il sortit et la porte se referma derrière lui. Il ne se sentait pas très bien après avoir fait ça, mais

qu'importe, il porta son masque froid jusqu'à revenir à la cabine de son capitaine. Ce dernier

l'accueillit avec un sourire.

- « Alors, Spock ? Comment ça s’est passé ? »

- « Je n'ai rien à dire sur le sujet. » Fit-il tout en s'asseyant dans un fauteuil.

- « Mais c'est terminé ? »

- « Oui. »

Jim se retourna vers une petite table et saisit deux verres d'un alcool ambré, tirant plus sur le doré

que le marron, et en tendit un au vulcain.

- « Qu'est-ce que c'est ? »

- « Du pineau, un alcool terrien. »

- « Les vulcains ne sont pas sensibles aux effets de l'alcool. »

- « Je sais, mais les humains, si ! »

- « Je ne suis pas humain. » Siffla Spock.

- « Mais je ne parlais pas de toi ! Je parlais de moi, et comme je ne veux pas boire seul, je te force

à boire avec moi, même si pour toi ce n'est rien de plus que du jus raisin. On m'avait offert une

bouteille avant de partir, je ne l'avais pas encore ouverte, c'est pour les occasions spéciales. »

- « Oh ! » Se ravisa Spock.

- « Bon allez trinquons au célibat ! » Rigola Kirk tout en cognant son verre à celui de son ami.

- « Je ne pense pas que trinquer parce qu'on est célibataire soit très... »

- « Taisez-vous, Spock ! » Ricana Kirk reprenant le vouvoiement, tout en avalant son verre par

petites gorgées, profitant du goût.


Cela faisait une semaine que Spock et Uhura n'étaient plus ensemble, et au final, ça ne se passait

pas si mal sur le plan professionnel. En fait, presque rien n'avait changé, et seuls ceux qui étaient

au courant remarquaient les petits détails prouvant que la relation était terminée.

Spock était resté fidèle à lui-même, et Uhura avait suffisamment de conscience professionnelle

pour que ça ne joue pas.

L'Enterprise explorait une planète proche de la zone neutre Klingonne, Xeros IX, réputée pour

son climat complètement détraqué. Ils devaient faire des analyses sur le terrain afin de déterminer

ce qui provoquait ces changements de temps et de saisons aussi rapides tout en veillant à ne pas

rencontrer les autochtones et déroger à la directive première.

Ce qui se révélait être légèrement délicat, car ceux-ci occupaient les zones les plus stables et il

fallait quand même les étudier. Deux équipes furent donc formées, l'une dirigée par Spock, qui

s'occuperait de la zone stable, et l'autre par Kirk, en charge des zones moins stables.

Il en avait été décidé ainsi, car Kirk avait tendance à s'attirer des ennuis et se débrouillait toujours

pour croiser un autochtone.

Tous en salle de téléportation, l'équipe de Spock fut téléportée en premier, suivie de celle de Kirk.

Uhura lui indiqua un climat chaud, puis un climat glacial, puis un climat sec, ce juste en deux

minutes.

Les deux équipes se débrouillèrent au mieux pour récolter un maximum de données. Deux heures plus tard, Uhura essayait d'appeler Kirk, mais son communicateur subissait beaucoup

d'interférences, avec tous ces changements de temps. Elle réussit enfin à l'avoir.

- « Capitaine ! On a un problème, des Klingons se sont aventurés hors de la zone neutre, ils

s'approchent de la planète. »

- « Faites-nous remonter, et l'équipe de Spock aussi. »

Kirk déboula sur la passerelle, suivi de près par le Vulcain.

- « Où sont-ils, Sulu ? »

- « Ils seront sur nous dans deux minutes. Deux vaisseaux. »

- « Armez les torpilles et préparez les phasers, levez les boucliers au maximum. On va leur dire

bonjour. »

- « Capitaine, s'il lèvent leurs boucliers, ils seront invisibles pour nous. » Fit Spock.

- « Dans ce cas, trouvez-moi un moyen de savoir où sont leur vaisseaux, Spock.

- « Ils ont levé leurs boucliers, Capitaine. » Indiqua Chekov. « On ne les voit plus sur les

détecteurs. Selon leur vitesse et leur trajectoire, ils devraient être en face de nous, mais ils ont pu

changer leur position. »

- « Uhura, ouvrez les fréquences. »

- « Oui Capitaine, fréquence ouverte. »

- « Ici James Kirk, capitaine de l'U.S.S. Enterprise. Vaisseaux Klingons, vous vous êtes aventurés

hors de la zone neutre, veuillez faire demi-tour immédiatement. Vous n'avez rien à faire sur le

territoire de la Fédération. »

Un Klingon apparut sur l'écran principal.

- « Nos affaires ne vous concernent pas ! C'est une bonne journée pour mourir, Kirk, vous et votre

équipage ne ferez pas long feu. »

- « Communication coupée, Capitaine. »

- « Capitaine ! » Appela Spock. « Ils sont prêts à nous attaquer, mais pour tirer, ils devront lever

leurs boucliers occulteurs.

- « Vous avez découvert un moyen de les trouver malgré l’occultation ? »

- « Non. »

- « Bon, en gros, on va devoir attendre qu'ils nous attaquent. »

- « Capitaine ! L'un des vaisseaux Klingon s'est désocculté, il est derrière nous. »

- « Il nous tire dessus. »

Plusieurs salves s'écrasèrent sur les boucliers de L'Enterprise. Kirk ordonna rapidement de

répondre avec les phasers, le temps que l'Enterprise se mette plus en face de l'ennemi afin de tirer

les torpilles.

- « Rapport des dégâts, Spock. »

- « Déflecteurs réduits de 12%, dégâts mineurs sur le pont 6. »

- « Ils sont de nouveau occultés, Capitaine... Rectification : le second vaisseau se désocculte. »

- « Lancez les torpilles, monsieur Sulu ! »

- « Oui capitaine, torpilles envoyées. »

- « Spock ! »

- « Ils n'ont subi aucun dégât, capitaine ! Ils ont des boucliers. »

- « Quoi ? Mais ils sont désoccultés ! »

- « J'ai peut-être trouvé une faille, lancez d'autres torpilles. »

- « Exécution, monsieur Sulu ! De tous les postes ! »

- « Attaque lancée, Capitaine. »

- « Baisse des déflecteurs de 20% supplémentaires, suite à leur seconde attaque. Aucun dégât de

leur côté. » Fit Spock, toujours penché sur sa console. « Dégât majeur sur le pont 8 et mineurs sur

les ponts 9 et 11. »

- « Et leur faille, Spock ? »Le vulcain ne répondit pas.

- « Le second vaisseau se désocculte et nous vise. »

- « Scotty ! » Appela férocement Kirk depuis l'intercom. « Il nous faut plus d'énergie sur les

boucliers ! »

- « Tout de suite, capitaine. »

- « Ils nous tirent encore dessus. »

- « Déflecteur à 40%. »

- « Spock ! Leur faille ! »

- « Je n'y suis pas encore capitaine ! »

- « SPOCK ! »

Le vulcain se leva rapidement et se retourna.

- « Visez et tirez simultanément, sous leur vaisseaux, sur l'articulation de l'aile droite et sur le bout

de l'aile gauche. Lancer une torpille sur eux juste après. »

- « Quoi ? » Grogna Kirk, sidéré par cette tactique relativement inefficace.

D'autres tirs s'écrasèrent sur l'Enterprise et secouèrent vivement la passerelle.

Spock se précipita vers le poste de combat et poussa sans ménagement son occupant pour mettre à

exécution sa tactique. Dès que les torpilles atteignirent leurs cibles, les deux vaisseaux explosèrent.

- « Libérez-nous de l'explosion, monsieur Sulu ! »

L'Enterprise se déplaça rapidement afin de ne pas subir le retour de l'explosion.

Une fois en sécurité, Kirk appuya sur l'intercom général.

- « Notre vaisseaux est maintenant hors de danger, rapport des dégâts, envoyez-les au premier

officier. Uhura, contactez la Fédération et faites-leur un rapport de ce qui s'est passé. Bones ! » Fit-

il après avoir appuyé sur le bouton de l'intercom de l'infirmerie.

Sans même qu'il n'ait à le demander, son médecin lui répondit.

- « Jim il y a une vingtaine de blessés, mais ils ne sont pas dans un état critique, aucun mort à

signaler. »

- « Parfait. »

Il se leva finalement et alla tapoter de manière rassurante les épaules de Sulu et Chekov avant de

se retourner vers Spock.

- « Leurs boucliers n'avaient pas un équilibre suffisant pour tenir. » Fit le vulcain.

- « Bravo, Monsieur Spock, vous nous avez sortis de cette mauvaise passe. J'ai du mal à

comprendre : quand même, normalement, les vaisseaux klingons n'ont pas de boucliers quand ils

sont desoccultés. »

- « Apparemment, il s’agissait d’un nouveau modèle, un prototype à l’évidence pas encore au

point. En fait, beaucoup de zones dans leurs boucliers souffrent de failles. »

- « Certes, mais ce n'est pas vraiment du genre des Klingons de se protéger ainsi. Enfin bon, on a

fini tout ce qu'on avait à faire dans cette zone. Monsieur Sulu, nous allons maintenant sur Klep. »

- « Oui Capitaine, prêt à passer en distorsion. »

- « Distorsion ! »


Chapter 5


Quatre mois étaient passés depuis la rupture entre Spock et Uhura, et l'Enterprise continuait à

fonctionner au meilleur de sa forme.

La date stellaire était aujourd'hui de 3283,6.

Ce matin-là, lors de son premier quart de travail, Kirk n'avait pas vu Spock sur la passerelle. Il

avait d'abord pensé que Bones l'avait traîné à l'infirmerie pour lui faire passer un examen, mais

après vérification, ce n’était pas le cas.

Peut-être qu'il était en train d'étudier les derniers rapports de Starfleet, c’était sûrement ça, car

depuis le temps, Spock n'avait jamais été en retard une seul fois, pas même d'une minute, pas

même d'une seconde, si on avait demandé au numéro un.

Bon, qu'importe, se dit-il. Ce n'était pas bien grave, mais bizarrement, ça le dérangeait un peu : il

avait un mauvais pressentiment, surtout que Spock était du genre à prévenir, ce qu’il n’avait pas

fait.

Il appuya sur un bouton afin d'accéder à l'ordinateur et de lui demander de localiser Spock, mais

avant même qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, Pointu entrait déjà sur la passerelle et se dirigeait

vers son poste sans daigner dire un mot.

Kirk se tourna vers lui et l'observa alors qu’il commençait son travail. Il aurait pu laisser passer ce

petit incident qui ne se révélait être qu'une simple demi-heure de retard, mais ce comportement si

différent de son attitude habituelle l’empêcha de la fermer et de laisser couler.

Il s'avança donc et se posta près de son premier officier.

- « Hé bien, monsieur Spock, c'est assez inhabituel de vous voir arriver en retard. » Ricana Kirk

sur le ton de la taquinerie.

- « En effet, peut-être parce que c'est la première fois que je suis en retard. » Siffla Spock d'un ton

un peu trop froid.

- « Une explication ? » Se défendit le blond.

- « Y a-t-il vraiment besoin d'une explication ? Je ne pense pas que ce soit indispensable,

maintenant je suis là, il ne s'est rien passé de particulier qui aurait requis ma présence, si j’avais été

là une demi-heure plus tôt, ça n'aurait rien changé. »

- « Une demi-heure et six minutes. » Rectifia Kirk, se surprenant lui-même de sa précision et

encore plus de corriger Spock pour un tel motif. « Soit, maintenant, vous êtes là, c'est le plus

important. »

Kirk retourna s'asseoir sur son fauteuil sans insister davantage.

Ce n'est qu'à la fin du second quart de travail, et après avoir un peu cogité tout en lisant les

rapports de l'Enterprise, que Kirk se décida à envoyer Spock à l'infirmerie : après tout, c'était

logique de s’inquiéter d'un Vulcain illogique, car même si il n'avait qu'un exemple, ça lui semblait

suffisant pour l'envoyer faire un tour chez monsieur grognon.

Spock avait demandé pourquoi, bien évidement lui ne voyait pas la logique dans cet ordre qui, de

son point de vue, était à la fois inutile et constituait une perte de temps non négligeable, si bien que

Kirk se conforta dans l'idée de l'y envoyer. Quoi, c'était juste un examen de routine, rien de bien

particulier, rien qui mérite un rejet, surtout quand, de toute évidence, le rapport médical

n’annoncerait aucun problème. Spock sortit, et Kirk ne résista pas à l'envie de prévenir McCoy qu'il lui envoyait le Vulcain pour un examen médical. Bones l'appela une heure plus tard pour savoir exactement quand Spock était censé venir à l'infirmerie.

- « Merde, j'ai dû régler trois fois la table d'examen pour le gobelin, mais ce n'est pas mon seul

patient, et il y en avait toujours un pour passer avant lui, et il n'est toujours pas venu. C'est pas

comme si je n'avais que ça à faire Jim. »

- « Oui, bon, normalement, il était censé venir immédiatement te voir. Je le préviens, dis-moi

quand il arrive. Kirk terminé. »

Jim appuya sur le bouton de l'intercom.

- « Spock, vous êtes prié de vous rendre immédiatement à la section médicale. »

Quand Spock entendit le message, il était déjà dans ses quartiers à jouer de sa lyre, il serra les

dents avant de se lever et de balancer un peu trop violemment son instrument sur son lit. Pourquoi

le forçait-on à faire quelque chose dont il ne voyait pas l'utilité et dont, en plus, il n'avait pas

envie ? Voir McCoy n'était absolument pas son désir le plus profond, mais un ordre était un ordre,

il se devait d'obéir.

C'est donc d'un pas sauvage qu'il se dirigea vers sa porte, non sans faire tomber volontairement

une poterie Vulcaine, qui se cassa sur le sol. L'espace d'un instant, entendre l'objet se briser sur le

sol le soulagea, mais il se reprit bien vite : ce n'était pas logique, ni convenable de ressentir un

soulagement. Il resta quelques secondes devant sa porte afin de reprendre un masque froid et

contrôlé, puis se dirigea vivement vers l'infirmerie en espérant que cela passe rapidement afin qu'il

puisse retourner dans ses quartiers.


Kirk observait tranquillement la planète sur laquelle il tournait en orbite : elle était jolie, vue de

loin, il aurait aimé y poser le pied, mais malheureusement elle était moins joyeuse vu d'en bas. La

température atteignait les 800°C, et ça, ce n'était que pour les zones froides.

Mais la couleur brune-orangée de la planète lui rappelait vaguement les plaines de l'Iowa brûlées

par le soleil aux heures les plus chaudes de l'été. Personne n'aurait pu y trouver une telle

ressemblance, mais vu qu'il n'avait rien de plus à faire que de regarder les officiers scientifiques

analyser la planète, il avait largement le temps de laisser son esprit divaguer.

Il aimait l'Enterprise, mais trouvait cette jolie dame parfois un peu trop froide et impersonnelle à

son goût.

Il fut sorti de ses pensées par un appel.

- « Infirmerie à Passerelle, Jim ! »

- « Bones ! »

- « Il faut que tu viennes voir, abandonne tout ce que tu fais en ce moment, et viens vite. »

- « Ne t'en fais, pas j'étais pas spécialement surbooké. » Plaisanta Jim pour détendre le ton un peu

trop stressé de son ami.

Lorsqu'il entra dans l'infirmerie, Leonard le tira presque immédiatement dans son petit bureau de

médecin-chef, là où généralement il n'allait que pour boire un coup.

- « Qu'est-ce-qui se passe ? Une épidémie de puce Andorienne ? » Plaisanta Jim.

- « Non c'est à propos de Spock. »

- « Il y a un problème ? »

- « Tu as bien fait de me l'envoyer, son état est... Grave, Jim. »

- « Grave ? Comment ça ? Explique-toi ! »

- « Tout son métabolisme est déréglé. Lui qui n'a jamais de problème, et qui est sûrement le seul

membre de l'équipage où je pourrais faire un copier-coller d'un vieux rapport à chaque nouvel

examen, là, c'est comme si tout partait en cacahuète. »- « C'est-à-dire ? »

- « Toutes ses hormones, toutes ses fonctions vitales sont anormales, et varient à certains moments

à des extrêmes sans aucune raison. J'ai fait tous les tests possibles, et je ne trouve aucune cause,

c'est incompréhensible. »

- « Tu lui as donné des calmants ? »

- « J’ai essayé, mais il a refusé et est parti assez rapidement. Il était d'une agressivité peu

commune. »

- « Ça vas peut être se calmer, attendons un peu, je vais le mettre au repos. »

- « Tu ne comprends pas : si ça ne se calme pas, il pourrait en mourir ! Il faut trouver une autre

solution qu'un simple repos, je doute que ça suffise. Je lui ai dit de revenir régulièrement à

l'infirmerie pour que je fasse d'autres examens, mais il ne semble pas disposé à obéir. J'aurais

besoin de ton aide sur ce coup.

- « Tu l'as, bien évidement. »

Mourir ? Spock, mourir ? C’est aberrant, comme idée, songea Jim.


Quand il pensait qu'il passerait à coté de cette « chose » honteuse, juste grâce à son patrimoine

humain, il s'était fourré le doigt dans l’œil, et bien profond. Il s'était toujours rassuré sur ce point-là

sans pour autant y faire vraiment attention, mais à bien y regarder, ce qu'il espérait n'était pas

logique.

Le Vulcain qu'il était avait trop souvent écrasé sa part humaine, elle était dominante.

Regarder d'un point de vue génétique prouvait cela, il était Vulcain, toute sa biologie était

Vulcaine, et seules quelques traces d'éléments humains parcouraient ses veines, mais son sang

restait du vert le plus clair et le plus chaud.

Voilà 7 années qu'il était mature, c'était désormais le temps du Pon Farr, le temps des

rapprochements. Quelle blague, ça ne faisait que lui rappeler amèrement la destruction de sa

planète, et donc par conséquent la mort de sa promise, T'Pring.

Qu'est-ce qu'il devait faire ? Il ne pouvait plus choisir Uhura, étant donné qu'ils n'étaient plus

ensemble, et même sans ce petit problème, il ne l'aurait pas choisie. Comment pourrait-il vivre

toute sa vie avec une femme qui ne le comprenait pas et qui l'avait trahi ?

Mais la fierté qu'il éprouvait à être un sang vert n'allait peut être pas durer éternellement : s'il ne

calmait pas sa fièvre du sang, c’en serait finit de lui. Plus que quelques jours, et pas l'ombre d'une

idée pour se sauver la mise. « Il n'y a de la logique nulle part. » pensa-t-il.

Il s'assit sur son lit et commença à méditer : toute cette histoire lui prenait la tête, et son corps

brûlait, il fallait qu'il se calme pour ne pas éveiller plus de soupçons.


Spock faisait des efforts, des efforts pour ne pas craquer devant tout le monde, devant les rapports

incomplets qu'on lui amenait, devant les gloussements de quelques Bloody-Shirts alors qu'il allait à

l'infirmerie se faire examiner une fois de plus par McCoy.

Devant ce dernier qui insistait un peu trop à son goût pour avoir une explication de son état

physique, avec en prime ses inquiétudes quant à ce que son état pouvait engendrer. Il essayait tant

bien que mal de ne pas craquer devant le regard triste et inquiet de son Capitaine et ami, qui le scrutait un peu trop souvent.

Bon sang, il n'en pouvait plus, il avait envie de hurler et de casser des trucs, il avait envie que la

lave qui coulait dans ses veines se refroidisse avant que le volcan n'explose. Il n'était pas un

surhomme, et gérer autant de choses en même temps devenait de plus en plus difficile.

Quand son quart fut enfin terminé, il se leva prestement afin de sortir de la passerelle et du champ

de vision de son capitaine. Ce dernier profita de l'occasion pour rejoindre Spock dans le turbolift

avant qu'il ne ferme ses portes.

- « Une partie d'échecs, Spock ? Ce soir dans mes quartiers ? »

- « Non, foutez moi un peu la paix ! ... Capitaine. »

Il sortit prestement dans le couloir sans se retourner et bouscula presque une Enseigne qui passait

par là.

Jim ne le poursuivit pas, trop surprit par ses propos. Spock semblait suffisamment sur les nerfs, et

il n'avait pas envie de faire éclater son état aux yeux de tout le monde. Il irait plus tard s'en

charger. Il irait plus tard demander des explications à Spock.

Il remonta sur la passerelle et s'installa dans son fauteuil avant d'inviter Bones à s'y rendre.

- « Merde, Jim, je suis occupé, là. »

- « À dans dix minutes. » Fit Kirk en fermant la communication.

Le médecin finit par arriver. Et Jim lui demanda des nouvelles du Vulcain, comment évoluait son

problème et s'il avait trouvé une solution. Normalement, ce genre de discussions devait être mené

en privé, mais ils parlaient bas, et il y avait peu de monde sur le pont principal.

McCoy lui fit donc une analyse précise du Vulcain et de son état, et rien ne semblait s'arranger.

Au contraire, cela s'aggravait dangereusement. Et après avoir fait plusieurs analyses, Bones en

avait conclu grâce à l'avancement du problème que cela faisait déjà plusieurs jours qu'il était dans

un tel état, environ trois ou quatre, et il n'avait pas encore trouvé de solution acceptable. Il avait

réussi à modifier un calmant, mais cela ne ferait qu’augmenter de quelques heures l’espérance de

vie de Spock.

Rien de bien concret.

McCoy insista pour retourner à son travail et Jim acquiesça.

Le Capitaine commença alors à réfléchir de manière approfondie. Comment avait-il fait pour ne

pas voir l'état du vulcain plus tôt ? Merde, Spock était son ami, il aurait dû voir un changement dès

le départ, et ce n'était que quatre jours après qu'il avait eu connaissance de son problème. Quel

piètre ami il faisait.

Spock était en danger, et il n'y avait rien à faire. En fait, si : il était intimement persuadé que le

vulcain savait ce qu'il avait, lui faire cracher le morceau ferait peut-être avancer les choses. Le

temps était une chose qu'il n'avait pas, et attendre que Spock se calme un peu serait vain.

Il laissa donc la passerelle à Sulu et, après avoir convoqué son ami dans ses quartiers, se leva

prestement pour les rejoindre au plus vite.

Quand il arriva, Spock se tenait devant la porte, l'air plus qu'énervé, et Jim ne put qu’espérer ne

pas avoir à utiliser la manière forte sur lui. Il avait toujours tenu en admiration la force de Spock,

mais n'avait jamais voulu l'affronter, et encore moins aujourd'hui, où il paraissait plus menaçant.

Il ouvrit sa porte et invita le vulcain à pénétrer dans ses quartiers.

- « Bon, Spock, je ne vais pas y aller par quatre chemins ! Je sais que vous savez ce que vous

avez, et je veux savoir ce qui se passe. »

- « Je n'ai rien à vous dire. » Fit Spock en serrant les dents.

- « Bon sang, Spock, d'après Bones, vous êtes en danger de mort, peu importe ce que ça peut être,

vous ne pouvez pas vous taire. »

- « Je vous le redis, je n'ai rien à vous dire. CA-PI-TAI-NE ! » Grogna Spock, les bras croisés.

- « SPOCK ! Vous voulez crever, c'est ça ? Ça vous amuse ? Moi pas ! Vous avez été nommé

premier officier en second de la flotte entière de Starfleet, vous êtes un élément plus qu'important

au bon fonctionnement de l'Enterprise, et vous êtes mon ami. Si je dois assister à la mort de cet

ami, j'estime avoir le droit de savoir pourquoi je risque de le perdre. Oseriez-vous désobéir à un

ordre, Spock ? Alors, considérez cela comme un ordre, bien que je n’apprécie pas de faire ça, je

vous ordonne de me dire ce qui se passe ! » Hurla-t-il presque.

Spock tournait en rond dans la pièce, comme un lion en cage, attendant avant de répondre.

- « Non ! »

Jim s'approcha de lui et lui saisit les bras afin de le secouer un peu.

- « Répondez ! »

Le capitaine vit passer une lueur de mépris dans les yeux du vulcain et, avant de l'avoir pleinement

réalisé, il se prenait un coup sur la joue droite, coup assez violent pour l'envoyer à terre.

Spock hurla un « NE ME TOUCHEZ PAS ! » qui lui glaça le sang. Il se releva rapidement afin

de faire face au vulcain, mais celui-ci lui tournait maintenant le dos, serrant son uniforme entre ses

doigts et parlant avec beaucoup de difficulté.

- « Je ne souhaite pas en parler. »

- « C'est un ordre Spock ! » Grogna Kirk.

Spock céda.

- « Les Vulcains mâles, subissent tous les sept ans un rituel. »

- « Un rituel ? Quel genre de rituel ? »

- « C'est très intime comme rituel, nous n’en parlons pour ainsi dire jamais. Un vulcain comprend

ça, mais dans tous les cas, cela reste une chose honteuse pour nous. »

-« Par intime, vous voulez dire d'ordre sexuel ? »

Spock baissa la tête pour confirmer l'hypothèse.

- « Tout les sept ans à-partir du moment où il est mature, un vulcain rentre dans ce qu'on appelle le

Pon Farr. Il faut qu'il retourne sur sa planète, afin d'y retrouver sa compagne, ou pour y mourir s'il

échoue.

- « Le Pon Faar ? »

- « On peut traduire cela par fièvre du sang. Cela s'impose à nous, nous domine, nous ôte contrôle

et dignité. L'instinct prend le dessus sur la dignité. »

- « Pourquoi ne pas m'avoir prévenu plus tôt ?J'aurais pu vous amener sur la Nouvelle Vulcain ! »

- « Ça n'aurait servi à rien. Celle avec qui je devais réaliser le rituel est morte lors de la destruction

de ma planète. Il n'y a aucune solution, je n'en vois pas.

- « Y a-t-il d'autres moyens de stopper cette fièvre ? »

- « L'accouplement et un combat à mort, la méditation permet seulement de soulager un peu la

souffrance, mais je n'ai pas connaissance de vulcains ayant réussi à arrêter les effets du Pon Farr

par la simple méditation. Et ce sont les seules solutions. »

- « Pourquoi ne pas me l'avoir dit plus tôt ? Nous sommes amis, non ? »

- « Ce n'est pas le genre de sujet facile à aborder, c'est trop personnel. »

- « Bon, je vais essayer de trouver une solution avec McCoy. »

- « Non ! Pas McCoy, je ne veux pas qu'il sache, c'est trop honteux. »

- « Ce n'est pas honteux, c'est naturel, et puis McCoy est lié par le secret professionnel, sans lui, je

doute qu'on trouve une solution, vous avez envie de mourir ? »

- « Non ! Et pourtant, je pense que je n'y résisterai pas. »

- « Bon, en attendant je vous consigne dans vos quartiers. Tâchez de vous reposer et de réfléchir à

une solution, comme par exemple, trouver une autre partenaire... »

- « Ce n'est pas si simple ! » Grogna Spock.

- « Bon, bon, dans vos quartiers, Spock. Et votre état n’a rien de honteux, on va trouver une

solution, on ne va pas vous laissez mourir. »


Chapter 6


Spock et Jim s'étaient quittés, et le capitaine était immédiatement parti vers l'infirmerie après avoir

ordonné à Uhura de rentrer en contact d'urgence avec la nouvelle Vulcain, et de demander Spock :

il avait terminé sa mission depuis un mois, d'après ce qu'on lui avait dit.

Il expliqua la situation à son ami, qui ne manqua pas de pester contre oreilles pointues pour son

irresponsabilité. Néanmoins, il améliora le calmant spécial pour Spock. Selon ce dernier, il faisait

le même effet que quelques méditations, ce qui n'était pas top, mais mieux que rien.

Au final, une journée de plus passa sans qu'une solution concrète ne voie le jour.

En réalité, il y avait une solution : trouver une partenaire, mais Spock refusait en bloc, et un

combat à mort était proscrit pour des raisons plus qu'évidentes.

Jim était dans ses quartiers, en train de se reposer, allongé sur son lit : il réfléchissait à Spock et à

ce que l'Enterprise serait sans lui. Cela le déprimait : il n'avait pas du tout envie que cela se termine

de manière aussi sinistre, alors qu'il avait juste à « tirer un coup » pour se tirer d'affaire.

Il ne comprenait pas pourquoi Spock refusait de choisir une autre compagne. Uhura s'était même

proposée, mais il avait refusé, et ne voulait pas expliquer pourquoi.

Il se frotta les yeux et retourna finalement sur la passerelle.

Plusieurs heures passèrent avant qu'Uhura ne l'interpelle.

- « Capitaine ! On a enfin la connexion avec la nouvelle Vulcain. » Annonça-t-elle.

- « Dans la salle de conférence, dites à McCoy de venir. » Fit le blond en sortant de la passerelle

d'un pas rapide, suivi un peu plus tard par Uhura qui se souciait toujours de son ami, malgré qu’ils

ne soient plus ensemble.

Bones les rejoignit peu après, et Kirk lança la connexion écran. Spock Prime était là, se

demandant pourquoi on avait encore besoin de son aide. Si lui et son Enterprise avait eus le droit à

ça, ça aurait arrangé pas mal de choses...

Mais l'Enterprise n'était pas censé être un équipage d’assistés. Alors, quoi qu'ils demandent, il ne

répondrait pas. Il resta néanmoins courtois : revoir les membres d'équipage était toujours plaisant

quand même, en dépit du fait qu’il venait d’une autre ligne temporelle.

« Bonjour, Jim. » Fit-il d'une voix neutre.

- « Bonjour Spock. Désolé de vous appeler, mais là, on est dans une situation relativement

complexe. On a besoin de votre aide. »

- « À quel propos ? Au fait, mon homologue n'est pas là ? »

- « C'est justement à son propos que nous voudrions vous parler. »

- « Il est entré en Pon Farr. » Termina McCoy de son fameux ton énervé et sarcastique.

- « Oh, je vois ! » Répondit Spock Prime, reconsidérant un instant ce qu'il avait pensé plus tôt.

- « J'imagine que vous aussi, vous avez dû y faire face. Comment l'avez-vous passé ? » Demanda le blond.

- « Ma planète n'était pas détruite, j'ai pu y retourner. Ce qui n'est pas le cas actuellement. Vous

avez pensé venir sur la nouvelle Vulcain ? »

- « Oui, mais on est trop loin pour le temps qu'il reste. »

- « Combien de temps ? »

- « Je dirais au mieux deux jours. » Répondit McCoy.

Spock Prime sembla réfléchir un instant.

- « C'est court ! Il y a deux façons de calmer la fièvre du sang : l'accouplement ou un combat à

mort. Étant donné que le combat à mort n'est pas possible ici, il va falloir lui trouver une

partenaire. Mais je dois vous prévenir, Le Pon Farr est de base assez violent, et dans les derniers

jours, c'est pire.

- « J'ai pensé tenir ce rôle, même si on est plus ensemble, mais il refuse. » Fit Uhura.

Spock Prime releva un sourcil.

- « C'est parce que l'accouplement entraîne la formation d'un lien entre les partenaires. Un vulcain

n'as pas forcément envie de choisir n'importe qui. Normalement, le problème ne se pose pas, le

partenaire étant choisi à 7 ans. »

- « Je ne suis pas n'importe qui. » Coupa la brune, vexée.

- « Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, mais un vulcain choisira toujours un partenaire avec qui il a

une chance de relation stable et intéressante. Ce qui n'était apparemment pas le cas entre vous. Au-

delà de ça, un vulcain choisira un partenaire en fonction du lien qu'ils partagent. »

- « Mais on avait commencé à créer un lien. »

- « J'imagine, oui ! Les liens chez les Vulcains ont un ordre hiérarchique, bien qu'en général on

n’en crée qu'un seul. Son premier lien était avec T'Pring, mais il a été brisé quand elle est morte

avec la planète. Il a donc été remplacé par un second lien qui, logiquement, doit être celui qu’il

tissait avec vous, au vu de ce que vous me dites. Cependant, même si c'était le cas, ça ne signifie

forcément pas qu'il aurait accepté. Son attention à votre égard aurait juste été renforcée, mais vu

que ça ne semble pas être le cas, c'est qu'il a dû créer un lien avec une autre personne avant

vous. »

- « Une autre personne, mais qui ? » Grogna le docteur mécontent de toute cette histoire.

- « Ça je ne sais pas, mais c'est la seule explication logique. »

- « Mais pourquoi il ne nous dit pas qui ? Il en va de sa vie, quand même ! » Protesta Jim.

- « Peut-être qu'il... » Spock Prime s’arrêta dans sa phrase et sembla réfléchir un instant avant de

continuer sa phrase. « Peut-être ne sait-il pas avec qui il a tissé ce lien. »

- « Comment ça se pourrait ? » Siffla Bones. « Je croyais que les Vulcains avaient une très bonne

mémoire, infaillible, même. »

- « C'est le cas. J'ai ma petite idée de qui il pourrait s’agir, mais j'aimerais en parler avec Jim...

Seul-à-seul. »

- « Pourquoi juste avec Jim ? » Protesta le médecin.

- « Bones ! » Incita Jim. « On n’a pas le temps de tergiverser sur ce genre de questions. »

- « Oui, bon, de toute façon, je suis médecin, pas marieur. » Grommela-t-il en suivant Uhura vers

la sortie.

- « Alors, c'est qui ? » Demanda Jim, extrêmement curieux de savoir qui pourrait sauver la vie de

son ami et de son premier officier.

- « Vous, Jim. » Répondit Spock de manière presque compatissante.

- « Pardon ? »

- « Je m'explique. Lorsque Vulcain a été détruite, le lien qu'il avait avec sa promise s'est brisé, et

peu après, vous êtes venu me voir. »

- « Je n'ai pas créé de lien avec Spock, à-moins qu'un lien ne se crée simplement en touchant une

personne, alors n'importe qui se lierait à lui rien qu’en le bousculant. »

- « Non, pas avec le Spock actuel, mais avec moi. Lorsque j'ai opéré une fusion mentale avec vous, Jim, le lien a dû se créer de lui-même : avec le Jim de ma ligne temporelle, j'avais un lien très

fort. Lorsque je suis passé dans votre esprit, et vous dans le mien, le lien s'est tissé tout

naturellement, il aura suffi que vous et Spock ayez été en contact alors qu'il était fragilisé

émotionnellement, pour vraiment mettre le lien en place. »

- « Quoi ?! Nan, attendez, ça voudrait dire que j'ai un lien avec vous, pas avec Spock, enfin pas

avec le Spock qui est sur le vaisseau Enterprise, là, maintenant. C'est un peu tiré par les cheveux,

votre affaire... »

- « Et pourtant logique : nous sommes identiques, le lien ne discerne donc aucune différence entre

nous deux. C'est la seule explication, à moins qu'il ne se soit lié à quelqu'un d'autre, mais dans ce

cas, il aurait cherché à la retrouver. »

- « Oui, mais si cette personne est sur une planète, il n'aurait pas pu la retrouver. »

- « Il vous aurait demandé de changer le cap, et si vous aviez refusé, il aurait même pu détourner

l'Enterprise. »

- « Ça sent le vécu, ça ! »

- « Quoi qu'il en soit, je suis désolé, Jim. Je ne pensais pas que c'était possible, mais il faut croire

que si. »

- « Attendez ! Et je dois faire quoi, moi, maintenant ? »

- « Essayez de lui expliquer la situation, au moins. Sur ce, désolé, et bon courage. Mais faites

attention tout de même : un Vulcain ne peut contrôler la fièvre du sang, ça s'impose à lui et le

domine, la logique n'existe plus. »

- « D'accord ! » Fit Jim avant de saluer le Vulcain pour lui dire au revoir.

Spock Prime coupa la connexion, laissant un Jim abasourdi. Il n'arrivait plus à réfléchir, car

réfléchir reviendrait à admettre que la seule solution pour sauver Spock serait de...

« Non, non, non, ne pas y penser, ne pas y penser... » Tentait-il de se convaincre avec difficulté,

sachant très bien au fond de lui de quoi il retournait.

Près d'un quart d'heure plus tard, Mccoy rentra dans la salle de conférence.

- « Alors ? » Demanda-t-il à Jim, espérant qu'il y ait enfin une solution.

- « Bones ! » Lâcha-t-il d'un ton qui ne laissait pas place au doute.

Pas un mot de plus n'était nécessaire pour que le docteur comprenne.

- « Merde ! »


Kirk s'était retiré dans ses quartiers : il avait besoin de réfléchir, besoin de trouver une solution.

Enfin, la solution, il l'avait, mais il y avait un sérieux problème : il était désormais la seule chance

de Spock de rester en vie.

Ils étaient liés par un lien qui avait remplacé celui formé avec T'Pring, il ne pouvait donc pas

espérer trouver quelqu'un d'autre qui accepterait de jouer ce rôle.

« Qui voudrait jouer ce rôle de toute façon... » pensa-t-il.

Il y avait bien Uhura, voire Chapel, étant donné que McCoy lui avait fait savoir qu'il était attiré par

Spock, mais de toute façon, il était là, et passait donc directement en première position dans les

choix possibles.

Ils étaient également trop loin de la nouvelle Vulcain sur laquelle ils auraient pu se rendre et peut-

être brisé le lien entre eux : le peuple de Spock l'aurait aidé. Mais maintenant, il était trop tard.

Spock était sur la fin de son Pon Farr, et s'il n'était pas soulagé bientôt, il mourrait.

Est-ce qu'il pouvait laisser mourir Spock ? Est-ce qu'il était prêt à se sacrifier pour lui ?

Se sacrifier ? Il n'allait pas mourir, juste baiser. Kirk sourit : définitivement, il rajouterait une espèce à son tableau de chasse. Mais en tant que Capitaine du vaisseau, il n'avait le droit à aucune relation avec ses officiers, ce serait donc unefaute dans le règlement de Starfleet.

Mais laisser quelqu'un mourir pour une simple histoire de règlement n'était pas son genre, et il

l'avait déjà prouvé.

Mais avec Spock ?

Il se leva : il fallait qu'il arrête de réfléchir et qu'il agisse, qu'il fasse quelque chose ! Spock

souffrait de sa fièvre du sang, et lui restait là, à tergiverser sur des questions qui n'avaient pas lieu

d'être. Il était un homme d'action, la réflexion, c'était pour Spock.

D'un pas rapide, il se dirigea vers les appartements de son numéro un : il était tard, et il ne croisa

pas grand monde dans les couloirs. Il ne prit pas non plus la peine de prévenir McCoy : il l'aurait

fait davantage réfléchir.

Il appuya sur un bouton situé sur une petite console à-côté de la porte de Spock afin de l'ouvrir,

mais l'ordinateur refusa. Kirk sourit : en tant que Capitaine il avait le droit d'entrer où il voulait. Il

appuya à nouveau sur un bouton et prononça.

- « Capitaine James T Kirk, code d'autorisation Alpha Alpha 468002.

- « Accès autorisé. » Répondit l'ordinateur en ouvrant la porte.

Kirk entra dans l'antre chaud de son premier officier. Deux lumières basses rouges éclairaient la

pièce faiblement, mais il put tout de même voir le désordre de l'appartement : plusieurs objets

jonchaient le sol, et une poterie cassée menaçait les pieds nus.

Il s'approcha d'un pas lent vers le lit où reposait le Vulcain : il semblait dormir, mais la respiration

accélérée et haletante de Spock lui fit savoir qu'il était bien éveillé, mais approximativement calme.

Spock Prime l'avait mis en garde, mais finalement ça semblait aller. Il allait lui expliquer la

situation et le pousser à choisir la bonne solution...

Autrement dit : Lui.

- « Spock ! »

Spock bougea un peu sa jambe. Et Kirk s'approcha du lit jusqu'à secouer un peu le vulcain. Ce

dernier sentit son feu intérieur s’intensifier, ses sens devinrent encore plus fous. Oh non, pourquoi

Jim l'avait-il touché ? Il n'en pouvait plus, il brûlait, il avait besoin de se soulager, et cette main, oh,

cette divine main, elle le provoquait impudemment, le faisant reculer dans ses dernières limites et

ses derniers retranchements, il devait résister...

Résister ? Pourquoi résister ?

Avant même que Kirk n'ait eu le temps de commencer son explication de la situation, le Vulcain

avait déjà sauté sur lui et avait plaqué violemment sa main contre sa bouche. Même dans la

pénombre, Jim pouvait voir les yeux sombres de Spock couverts d'un voile blanc presque vitreux,

et le blanc de ses yeux verdissaient, injectés de sang, par la fatigue et l'éreintement.

Jim le trouvait presque effrayant dans sa force, son attitude et son apparence.

Spock le jeta rapidement sur le lit, ce qui surprit le capitaine qui ne s'attendait clairement pas à une

telle réaction. Il commença à paniquer en voyant Spock monter sur lui, l'immobilisant. Il essaya

néanmoins de se débattre, mais c'était sans compter la force Vulcaine de son numéro un. Il lui

saisit les deux bras pour les bloquer au-dessus de sa tête, resserrant sa prise quand il sentit que sa

proie essayait de se libérer.J im avait mal, Spock utilisait bien trop sa force. Il essaya de se dégager, mais le Vulcain resserra sa prise encore et encore, jusqu'à ce qu'il entende un bruit de craquement suivi d'une grande douleur.

Son os, Spock venait juste de briser un de ses os...

Il retint un grognement de souffrance : ça y est, il comprenait ce que les deux Spock avaient voulu

dire : pas de logique, pas de contrôle, juste une bête dominée par ses instincts.

Il se calma un peu, afin de ne pas attiser davantage les foudres de son ami et provoquer un combat

qui se finirait par la mort de l'un d'eux. Ses membres furent libérés, mais à-peine eut-il le temps de

souffler que déjà, il sentait qu'on lui arrachait son uniforme, ainsi que son pantalon.

Là, Jim prit vraiment peur et commença à se débattre plus violemment, essayant d'appeler le

Vulcain pour qu'il se calme, qu'il se maîtrise un minimum, qu'il ne cherche pas à se satisfaire de

cette façon, une façon qui ressemblait plus à un viol qu'autre chose, alors que Jim était d'accord de

toute façon pour soulager la fièvre sanguine de son ami.

Le souffle de Spock était bruyant, il ressemblait à celui d'un animal, d'une bête affamée et

souffrante.

Il sentit deux mains sur ses hanches le tirant fermement pour être plus proche du corps chaud du

dominant, et sans crier gare, Spock le pénétra. La douleur qui le déchira traversa toute son échine

dans un violent frison de douleur.

Une larme perla au coin de son œil, et il eut envie de hurler, mais il n'en fit rien, essayant tant bien

que mal de supporter et de respirer : il avait déjà eu des expériences homosexuelles. Très peu,

certes, mais il avait toujours fait attention aux règles de sécurité, et surtout, il n'avait jamais été

soumis.

C'était donc sa première fois, et il la vivait dans la douleur.

À-peine quelques secondes plus tard, Spock bougeait déjà ses hanches, il les bougeait de façon

rapide et par coups secs. Jim voulut se débattre et commença à frapper le Vulcain pour qu'il le

laisse tranquille un moment, qu'il le laisse souffler et s'habituer, mais plaqué dans un lit en pleine

position de soumission, il n'y avait pas grand-chose à faire.

Il stoppa ses tentatives quand il sentit une main lui serrer le cou : il s'en souvenait, de cette main

qui avait déjà essayé de le tuer. Là, c'était plus pour le tenir tranquille, mais ça restait très

désagréable.

Ses reins brûlaient, et dans la douleur, il pouvait entendre son ami grogner, haleter.

Quand enfin, il daigna lui lâcher le cou, ce fut pour se saisir de ses hanches afin d'entamer un

rythme encore plus rapide. Le sexe imposant et dur de Spock le pénétrait sans retenue, le violait,

lui prenait son âme, le brisait.

Mais ce nouveau mouvement lui fit ressentir autre chose que de la douleur : du plaisir aussi, un

plaisir dur, un plaisir douloureux, mais du plaisir quand-même.

Maigre consolation.

Spock se retira un instant, et Kirk en profita pour se libérer de l'emprise du sang vert, se faufilant

entre ses doigts. Il faillit s'écrouler une fois les deux pieds posés au sol, mais continua à avancer

vers la sortie.

Sa bonne résolution, il ne l'avait pas oubliée, mais la douleur était trop grande pour ne pas avoir envie d'y échapper quelques instants... Mais c'était sans compter sur Spock, qui le plaqua au mur

et le pénétra une nouvelle fois. Jim gémit à ce moment-là : il crut qu'il allait tomber, tant ses jambes

étaient faibles au point de ne plus tenir, mais il resta quand même debout, à subir la folie et la

puissance sexuelle de son ami.

Deux mains se glissèrent jusqu'à ses cuisses pour le forcer à les écarter davantage, serrant

allègrement les doigts sur la chair tendre, le forçant en même temps à s'empaler plus sur le sexe

dressé. Les coups de reins se firent plus lents et plus doux, mais pas encore assez pour Jim. Il cessa

pourtant de se battre : il était venu pour soulager Spock, après tout, alors, autant rester tranquille le

temps que ça passe.

Il sentit les doigts brûlants remonter le long de son corps, le souffle chaud sur son cou, les lèvres

humides contre sa peau, le son du désir et de la bestialité remplissaient ses oreilles. Les doigts

remontèrent jusqu'à son visage et se posèrent de façon à entrer en fusion mentale : c'est ce que Jim

comprit quand une intense chaleur traversa ses sens et son corps de l’intérieur, quand un désir fou

et impérieux le pénétra.

Il sentait la lave couler dans ses veines... Est-ce que c'était ses veines ?

Il ressentait aussi de la peine, de la colère, du désir, de la frustration, de la satisfaction grandissante,

de la tristesse, de l'amour... Une folie pour ses sens. Il ne sentait presque plus la douleur dans ses

reins maintenant, tout était trop mélangé, tout était trop fort, trop intense...

La douceur emplit cependant son esprit. Au bout d'un moment, il vit quelques images qu'il ne

reconnut pas, des sons, des voix, et de la musique... Il se sentait bien.

Puis il revint à la réalité : il sentit de nouveau la douleur, mais elle semblait perdue dans son corps,

il n'aurait pas su dire où il avait mal. Il sentit qu'il était allongé sur quelque chose de dur... Le sol,

peut-être ?

Le temps lui sembla à la fois incroyablement court et incroyablement long, une mélodie demeurait

dans sa tête, restant de sa fusion mentale avec Spock, des images en défilaient encore, des sons,

des voix, des sensations, mais il n'arrivait pas à les saisir, à les analyser, et il ne savait pas si cela

venait de lui ou de Spock.

Il se sentait bien et il se sentait mal, il avait chaud... Trop chaud...

Si chaud que ça le brûlait.

Il sentit alors que son corps reposait sur quelque chose de plus moelleux, de plus doux et

confortable, et toujours cette chaleur : ça y est, il savait maintenant d'où elle venait.

Plus de son visage, mais de ses doigts, de ses mains, elle glissait par les mains et remontait dans

ses bras jusqu'à son cœur : il pouvait la sentir, cette main brûlante qui lui faisait sentir tout ça en lui

caressant les phalanges. Il sentait les lèvres humides sur sa nuque. Spock raclait parfois ses dents

sur sa peau, il devait avoir envie de le mordre, pensa Jim, mais il n'en faisait cependant rien.

Il entendait le claquement de ses fesses contre les cuisses de Spock qui continuait à le prendre avec

force, le faisant se cambrer. Mais ce qu'il voulait, lui, maintenant, c'était embrasser ces lèvres

humides et ardentes, ce qu'il fit sans se priver une fois qu'il eut réussi à se retourner.

Elles étaient si douces, si bonnes à goûter... Et cette langue semblait être le nectar qui lui

manquait. Il sentit alors la jouissance parcourir ses cellules et le faire vibrer.

Kirk et Spock jouirent en même temps, et quand la force de l'orgasme acheva de les parcourir, ils

s'écroulèrent en sueur sur le lit, l'un sur l'autre. Kirk fut soulagé : ce devait être terminé, il allait pouvoir souffler, reprendre ses esprits et voir Spock faire de même...

Mais il s'était trompé, le vulcain n'avait pas encore terminé. Il sentit le sexe palpitant le pénétrer à

nouveau, et il ne put retenir quelques larmes de douleur. Il n'arrivait pas à détendre ses muscles, et

chaque coup de reins constituait une torture de plus.

Il pria pour que ça s’arrête, mais jamais son vœu ne fut exaucé, pas une seconde son corps n’eut

du repos dans cette tempête de sexe où le vulcain ne semblait pas faiblir.

Au bout d'un moment, il perdit la notion du temps, resserra ses bras sur lui et ferma les yeux en

espérant que ça s’arrête... Puis il les rouvrit et il vit flou : de petits points virevoltaient devant ses

yeux.

Il ne se sentait pas bien : tout son corps brûlait de douleur sous les va-et-vient incessants de Spock,

alors il se laissa tomber dans les filets de l'inconscience…


Chapter 7


« Mais qu'ai-je fait ? Mais qu'ai-je fait ? » Se lamentait Spock dans sa salle de bains, n'osant même

pas se regarder dans le miroir.

Ce matin, il s'était levé poisseux, humide, et surtout, étalé ni plus ni moins sur son capitaine, nu et

dans le même état que lui. Plus de trace de sa fièvre du sang, le Pon Farr avait été accompli...

Ce qui ne signifiait qu'une chose : il avait couché avec Jim, avec son capitaine, il n'avait

simplement pas pu se retenir. En entendant cette voix, il avait eu peur qu'elle lui dise qu'on

l'abandonnait, qu'il n'était pas assez important...

Et voilà qu'il avait violé son capitaine, qu'il l'avait forcé à faire ces choses avec lui... Comment

avait-il put faire une chose pareil ?

Il s'était redressé rapidement échappant à cette peau qu'il avait contre lui, à ce corps, à cet homme.

Il y avait quelque chose de dégouttant, il ressentait du dégoût. C'était lui, il se dégoûtait. Il s'était

frotté les yeux, grognant alors que son corps balayait les dernières traces du Pon Faar, avant de se

diriger en vitesse dans la salle de bain, sans même prendre le temps de voir si son capitaine allait

bien, il ne pouvait pas, il ne pouvait pas le regarder, ni le toucher, il n'en avait pas le droit, il se

sentait tellement coupable.

Il se glissa dans sa douche et s'accroupit avant de faire glisser l'eau sur son corps, ses mains

recouvrant son visage et sa honte. Il avait froid, l'eau était gelée pour lui, mais il méritait bien cette

punition.

« Mais bon sang, qu'ai-je fait ? ».


Le premier quart avait commencé, et pourtant, Kirk n'était pas sur la passerelle. C'était lui qui

démarrait le premier quart, le premier officier ne venait qu'au deuxième et terminait par contre un

quart plus tard, son absence était donc normale...

Mais où était donc le capitaine ?

Chekov, qui commençait aussi au premier quart, appela McCoy pour lui signifier l'absence de Jim.

Bones grommela allègrement, mais fit savoir qu'il s'en occupait. D'un pas rapide, il se dirigea vers

la cabine du capitaine. Sans même prendre le temps de sonner, il ouvrit la porte avec son pass de

médecin du bord, le seul droit de passage presque identique à celui du capitaine qui lui octroyait

notamment le droit d'ouvrir la porte du capitaine en cas d’urgence médicale.

Il ne trouva personne dans la chambre.

Il se souvint alors de la situation de Spock et de Jim. Ayant un lien avec Spock, Jim était le

candidat logique à la résolution du Pon Farr du Vulcain. Il se dirigea donc vers les appartements

du premier officier, ne sachant pas trop à quoi s'attendre, et avec le même passe-droit, pénétra dans

l'antre étouffante.

Il remarqua bien vite le désordre de la pièce et l'odeur âcre de la sueur et du sperme. Quand il

aperçut son Capitaine affalé sur le lit et endormi, il ne lui en fallut pas plus pour comprendre ce qui

s'était passé. Il sauta au chevet de son ami et commença à l'examiner.

Il n'était pas juste endormi : il était inconscient, et ses bras étaient couverts de bleus, surtout l'un

d'eux, glorifié d'une énorme tache noire. Il observa le reste du corps brièvement...d'eux, glorifié d'une énorme tache noire. Il observa le reste du corps brièvement...

Puis souleva un morceau de drap, où plusieurs marques de sang coloraient le blanc du tissu. Cela

lui suffisait amplement pour s’imaginer ce que ça avait du être. Il appela tout de suite ses infirmiers

les plus discrets ainsi que Chapel : il fallait qu'il examine Jim mieux que ça et qu'il le soigne.

Il prit le temps néanmoins de lui remettre son sous-vêtement...

Avant de se rendre compte qu'il n'avait pas vu le Vulcain.

Il n'eut pas le temps de réfléchir davantage que déjà, il conduisait son capitaine et ami à

l'infirmerie. Oh, Spock paierait, mais plus tard...


Spock reçut un appel de la passerelle : Chekov lui demandait s'il pouvait y venir. Les pensées du

vulcain se réorganisèrent en vitesse. Jim aurait dû commencer le quart ce matin-là, mais étant

probablement toujours allongé dans son lit, il n'avait pas pu s'y rendre.

Il jeta un bref regard vers sa chambre et son lit, mais ne vit personne. Il demanda alors à Chekov si

Jim était sur la passerelle, et le jeune russe lui répondit que McCoy était en train de l'examiner à

l'infirmerie pour une intoxication alimentaire.

Spock comprit immédiatement ce qui s'était passé. Et pour une fois, il remercia intérieurement la

discrétion du Docteur, même s’il avait sûrement menti davantage pour protéger Jim que lui.

Cette excuse n'aurait d'ailleurs jamais été valable en tant normal, on ne pouvait pas tomber malade

avec la nourriture des synthétiseur, mais Jim était connue pour ses réactions vive à certain produit

ou élément qui convenait pourtant à tout le monde. En témoignait le retinax V qu'il n'avait jamais

put prendre, ou encore le fait qu'il est toujours un effet secondaire pour les vaccins ou une bonne

partie des médicaments. Ce qui en soit rendait la tache de Bones plus difficile quand il devait le

soigner. Aussi cette excuse bidon était valable pour Jim, bien que ridicule.

Il indiqua qu'il arrivait d'ici une dizaine de minutes, s'habilla en vitesse et rangea très vaguement

son appartement avant de se rendre sur la passerelle. Il avait retrouvé son calme et son visage froid

très Vulcains qu'il avait perdus pendant sa fièvre.

Il demanda un bref rapport de la situation actuelle, et alla directement à sa console après avoir

ordonné à Sulu de prendre une direction bien précise vers une planète du système qu'ils étaient en

train d'explorer.

McCoy, quant à lui, grommelait et pestait contre oreilles pointues. Il avait placé Jim dans la seule

véritable chambre de son infirmerie, pour plus de discrétion. C'était aussi parce que c'était le coin

le plus confortable, car rarement utilisé.

Il avait réussi à réveiller son ami, mais lui avait immédiatement donné un sédatif pour le faire

dormir, afin qu'il n'ait pas plus honte de son état. Il avait demandé à ce qu'on le laisse seul afin

d'ausculter Jim.

Même s'il savait que les trois membres qu'il avait sollicités pour emporter Jim avaient très

probablement compris ce qui s'était passé, ou au moins avaient des théories proche de la vérité, il

n'avait pas envie de faire plus de témoins, donnant plus de preuves pouvant incriminer Spock et

compromettant l'image de Jim auprès de son équipage.

Il ne savait pas non plus ce que Jim réservait pour Spock, mais s'il devait donner des preuves

contre Spock, son témoignage serait suffisant. En attendant, il avait surtout envie de soigner

convenablement son ami.Son corps était tendu et avait subi beaucoup de tensions. Un de ses bras était cassé en deux endroits, il avait de nombreux hématomes sur le corps, et notamment des traces de doigts sur le cou. À part cela, rien de bien grave, excepté les déchirures au niveau de son intimité, qui expliquaient le sang sur les draps.

Rien que pour ça il avait envie d'étrangler de vulcain qui n'avait même pas pensé à prendre un peu

de précautions, et avait sûrement fait vivre à Kirk un enfer.

Après avoir appliqué tous les soins, il laissa son ami dormir quelques heures et se réveiller

naturellement. Il vint alors à son chevet et passa son tricordeur médical autour de lui, Kirk le

poussa de sa main bien vite, dérangé.

- « Comment tu te sens, Jim ? »

- « Ça va, j'ai un peu mal... Enfin. Comment va Spock ? »

- « Tu demandes comment va Spock, après ce que cette espèce de gobelin t'a fait ? Il t’a grillé les

circuits, ou quoi ? »

- « Bones ! Ne t'énerve pas, je vais bien. »

- « Bien ? Mon cul, oui ! Il t'a sacrément abîmé. »

- « Oui, bon, il va bien ? » Insista Kirk.

- « Oh sûrement, je ne l'ai pas vu de la journée. Il est depuis ce matin sur la passerelle et je ne crois

pas qu'il y ait eu de problème. Il n'est pas venu me voir, donc j'imagine que ça va. »

Kirk se reposa sur le matelas et laissa Bones terminer de l'ausculter. Puis, jugeant qu'il avait assez

dormi, essaya de se lever en dépit des contre-indications de son médecin. Mais une douleur aiguë

lui vrilla les reins, et il plia les genoux sous la douleur avant d'arriver à se redresser avec difficulté.

- « Tes lombaires ont beaucoup pris, alors reste assis ! » Ordonna Bones.

- « Il faudrait peut-être que je retourne sur la passerelle. » Grogna Kirk.

- « Avec une intoxication alimentaire, j'imagine qu'on ne t'en voudra pas, si tu n'y vas que

demain ! »

- « Intoxication alimentaire ? Tu n'aurais pas pu trouver mieux ? »

- « Si, mais ça t'appendra à ne pas me prévenir, alors que ta vie est en jeu. »

- « Ma vie n'était pas en jeu, Bones. »

- « Ah oui ? Il t'a pourtant cassé le bras, et les marques sur ton cou sont assez significatives. »

- « Mouais. »

- « Qu'est-ce-que tu comptes faire, maintenant ? »

- « Comment ça ? »

- « Eh bien, tu le transfères ? Tu le mets aux arrêts ? »

- « Hein ? Rien de tout ça, j'ai l'intention de le garder comme premier officier. »

Bones leva un sourcil surpris.

- « Tu comptes ne rien faire ? »

- « Non. J'étais consentant, et même si, logiquement, je n'ai pas le droit d'avoir de relations, avec

mes officiers, c'était juste une fois. Spock est tiré d'affaire, on oublie tout ça. »

- « Fais ce que tu veux, moi je te suis, même si j'estime que tu devrais au moins le punir pour ce

qu'il a fait. »

- « J'y réfléchirai. » Dit Jim seulement pour la forme et surtout faire taire son ami.

- « Bon, tu veux absolument retourner sur la passerelle ? »

- « Bien sûr. » Sourit Kirk.

Bones attrapa un hypospray et lui envoya une dose de médicaments dans le cou, ce qui fit

grimacer le capitaine.

- « C'est un relaxant doublé d'un antidouleur, ça t'évitera de marcher en canard dans les couloirs.

Je te laisse aller sur la passerelle, mais je t'interdis de courir n'importe où sur le vaisseau. Tu restes

calme, et tu essaie de te reposer. »- « Merci, Bones. » Jim se leva et commença à se diriger vers le couloir.

- « Et envoie-moi ce satané Vulcain ! »


- « Cap... Capitaine sur la passerelle. » Fit Chekov en voyant arriver Kirk.

Spock libéra le fauteuil et retourna vers sa console, passant juste à côté de son capitaine. Il l'évita

un peu et n'osa même pas le saluer.

Kirk ne s'en formalisa pas et s'assit paisiblement sur le fauteuil de commande déjà chaud et

confortable. Il avait toujours un peu mal aux reins, mais ne laissa rien paraître avant que la journée

ne soit terminée. Il ordonna à Spock de se rendre dans la section médicale pour passer un examen.

Et celui-ci y alla sans broncher.

Il rentra dans ses quartiers et s'installa à son bureau : il avait quelques papiers dont il devait

s'occuper. Quand il eut terminé, il passa aux avis de transfert : il en avait quatre, cette fois-ci, ça

arrivait régulièrement, quelques changements de personnel...

Il fut néanmoins surprit quand il vit le sceau de son premier officier.

De son côté, Spock avait affaire au regard dur et incendiaire de Bones, qui lui en voulait de s'en

être pris à son ami. Néanmoins, ils ne communiquèrent pas, pas même un mot. McCoy jugea que

Spock allait désormais bien, qu'il avait retrouvé pratiquement toute sa forme.

En partant, il ne résista pas à envoyer une pique au Vulcain.

- « Vous auriez quand-même pu lui rendre visite, ou à défaut demander de ses nouvelles, espèce

de bâtard aux oreilles pointues, ça aurait été respectueux, après ce qu'il a fait pour vous. »

Spock ne releva pas la remarque et partit de l'infirmerie.

C'est dans les couloirs qu'il entendit un appel de la part de Kirk lui demandant de se rendre dans

ses quartiers. Il s'y dirigea d'un pas morne, prêt à recevoir la sentence.

Quand il entra dans la pièce qu'il connaissait maintenant assez bien, il vit son capitaine assis sur

son fauteuil, les bras croisés et les sourcils froncés. Spock attendit que Jim parle, ce qu'il fit après

quelques secondes en attrapant sauvagement une feuille de couleur verte.

- « Qu'est-ce-que c'est ? » Demanda-t-il durement.

- « Ma lettre de démission, Capitaine. » Répondit Spock en baissant les yeux et en se reculant d'un

pas pour tenter d'épargner à son capitaine davantage sa présence.

- « Je refuse ! »

- « Il est tout-à-fait logique que vous décidiez de me mettre aux arrêts, et je m’y soumets sans la

moindre résistance. »

- « Aux arrêts ? Pourquoi je vous mettrais aux arrêts ? » Fit Kirk, étonné.

- « Pour ce que j'ai fait... Ce que je vous ai fait. C'est impardonnable, et il est logique et normal

que vous ne souhaitiez plus ma présence à bord de l'Enterprise. Je me soumettrai à la sanction que

vous me donnerez pour mon crime. »

- « Je n'ai pas l'intention de vous destituer de vos fonctions, d'ordonner votre transfert, de vous

mettre aux arrêts, ou de vous infliger une punition. Prenez cette feuille et brûlez-la : je ne veux

plus jamais voir ce papier sur mon bureau, est-ce clair ? »

- « Pardon ? Je ne comprends pas ! Après ce que je vous ai fait ! »

- « Mais voyons Spock, vous n'avez rien fait. » Ricana Kirk.

Spock fronça les sourcils.

- « Cessez ce jeu stupide, vous savez très bien de quoi je parle. Je vous ai violé ! »

- « Non, justement, on ne parle pas de la même chose. »Le froncement de sourcils de Spock fut sa réponse.

- « Vous ne m'avez pas violé ! J’étais consentant. Au pire, si cela est signalé à Starfleet, on

pourrait se prendre un blâme, mais rien de plus. »

- « Vous déformez la réalité objective des faits. Je ne peux rester plus longtemps, si vous

considérez déjà mon viol comme un acte tout autre. »

- « Je vous interdis de quitter l'Enterprise pour un motif aussi débile ! »

- « Je démissionne de mon poste d'officier scientifique et d'officier en second, c'est mon droit. »

- « SPOCK ! Vous voulez tant que ça une punition pour ce que vous avez fait ? Mais vous n'avez

rien fait ! »

Jim s'approcha vivement de Spock et lui envoya son poing dans la figure. Surpris, le vulcain

recula et faillit tomber, mais se redressa et baissa la tête, prêt à prendre un autre coup. Il n'avait pas

vraiment eu mal, le coup n'était pas très fort.

- « Ça, c'est pour m'avoir fait votre demande de démission. Si vous voulez vraiment une punition,

considérez que rester sur l'Enterprise est votre punition. »

Kirk l'attrapa par le col et s'approcha de son visage pour essayer de faire entendre raison au

vulcain.

Celui-ci frôla la peau de Jim : il ressentit tout de suite quelque chose d'étrange, et une fraîcheur

qu'il connaissait déjà. Il rejeta violemment la main de son capitaine qui fut un peu surprit, mais ne

laissa pas pour autant à Spock le loisir de s'échapper, le plaquant au mur et l'encadrant de ses bras.

Spock s'écrasa contre le mur pour éviter tout contact physique.

Depuis quelques secondes déjà, il n'arrivait plus à réfléchir, Jim se tenait devant lui et cet humain

envoûtait son esprit.

- « Je vais vous dire un truc, Spock ! Alors écoutez-moi bien avec, vos oreilles pointues qui, si je

me souviens bien, sont assez fines : j'ai appris que j'avais un lien avec vous, alors j'ai décidé, en

sachant ce que je faisais, de vous soulager de votre problème. Quand je suis entré dans vos

appartements hier, vous ne m'avez pas laissé le temps de vous expliquer. Si par hasard, il y avait

eu un autre moyen de vous sauver la vie, j'aurais tout fait pour le mettre en œuvre. Même si seul

un combat à mort aurait permis de vous soulager, je me serais porté volontaire pour être votre

adversaire sans la moindre hésitation. Je l'ai fait, parce que je suis votre ami, je ne vous demande

rien en retour que d'oublier cette nuit, ou de la considérer au mieux comme étant un service rendu

par un ami. Bones m'a fait savoir que votre état de santé n'était plus préoccupant, et j'en étais

soulagé. J'aimerais maintenant que tout revienne à la normale. »

Spock avait écouté en silence.

- « Qui vous a dit que j'étais lié à vous ? Je l’ignorais moi-même ! »

- « Spock Prime. Apparemment, lorsqu'il est entré en fusion mentale avec moi, un lien s'est tissé,

remplaçant celui de votre promise, quand vous m'avez étranglé sur la passerelle, sous le coup des

émotions, le lien s’est transmis à vous, bien avant que vous ne tissiez un lien avec Uhura. En gros

Spock Prime à récréé avec moi le lien qu'il avait avec le Kirk de sa ligne temporelle. »

- « Étrange, mais possible. Néanmoins, je doute que vous ayez fait ce choix en pleine conscience

des risques que vous encouriez, et je pense que l'autre Spock ne vous a pas vraiment expliqué ce

que l'accomplissement d'un Pon Farr signifiait pour un vulcain. »

Jim s'était un peu reculé et avait croisé les bras, il avait bien vu que Spock avait été touché par ses

paroles, mais apparemment, il y avait encore un truc qui clochait.

- « Quoi encore ? Allez, expliquez-vous, Spock !

- « Le Pon Farr est loin de n'être qu'un moment de folie chez les vulcains. » Spock soupira. « C'est

une sorte de mariage, on est fiancé à 7 ans et au moment du premier Pon Farr, le lien qui unissait

les deux personnes se développe et grandit. »

- « Oh ! Mais on en avait déjà un, de lien, avant, alors qu'est-ce-que ça change ? »Spock ne répondit pas. Il s'approcha du blond, sans vraiment avoir conscience de ce qu'il faisait...

Il tendit la main jusqu'à son cou pour y déposer les doigts, dégageant un peu le col. Il caressa

brièvement les marques apparentes qu'il avait laissées la veille. Se rendant compte de son geste et

du regard à la fois perplexe et inquiet de son capitaine, il dégagea sa main comme s'il s'était brûlé.

- « N'est-ce pas logique d'oublier cette histoire, et de retrouver une relation normale qui nous

permettrait à tous les deux d'être à l'aise, et surtout, de rester sur l'Enterprise ? N'est-il pas logique

de choisir ce qui pourrait protéger au mieux nos intérêts ? Je reste votre ami. » Fit Kirk, essayant

de convaincre le vulcain.

- « Il est incertain que nous puissions faire une telle chose. »

Il le fixa dans les yeux.

- « Essayons, Spock, essayons ! »

Jim se perdait progressivement dans les iris de Spock, ses derniers mots, il les avait prononcés sans

véritablement le vouloir. Tout son esprit se perdit, il n'y avait plus de raison, juste de l’instinct, cet

instinct qui lui brûlait les lèvres.

Il se sentait affreusement bien...

Son corps se rapprocha davantage de celui de Spock. Il savait une chose, c'était son instinct qui le

lui murmurait.

- « Vous ne démissionnerez pas ! Vous ne pouvez pas ! »

Il ne savait pas pourquoi il disait ça, mais il savait que c'était la vérité, comment l'avait-il su ? Il y

avait ce « truc », il le ressentait, Spock serait incapable de partir, pour la simple et bonne raison

que lui et Kirk étaient désormais plus que de simples amis. Et pourtant, aucun des deux ne le

réalisait pleinement.

Le capitaine s'approcha du vulcain, qui ne recula pas en sentant son corps se faire presser par un

autre. Toujours les yeux dans les yeux, leurs visages se rapprochaient, leur lèvres étaient proche,

trop proche elles se frôlèrent doucement, délicatement, n'osant succomber. Spock sursauta

légèrement et se dégagea doucement. Ce léger échange les fit réagir et finalement, Spock sortit de

la pièce sans se retourner.

- « Oui, essayons ! » Fit-il à voix basse.


Chapter 8


Dire que tout était redevenu normal aurait été une pure erreur. Kirk et Spock restaient courtois

entre eux, mais s'évitaient la plupart du temps. Les autres membres de l'équipage l'avaient un peu

remarqué, mais personne ne faisait vraiment le rapprochement, à l’exception bien évidement de

McCoy et d'Uhura.

Qu'importe, sur le plan professionnel, rien n'avait vraiment changé. Spock avait largement assez

de conscience professionnelle et de contrôle et Kirk en tant que Capitaine ne pouvait de toute

façon pas laisser ses problèmes personnels prendre le pas sur ses responsabilités.

Le vulcain avait difficilement accepté de rester sur l'Enterprise, Kirk lui ayant bien fait comprendre

que s'il voulait partir il allait devoir lui donner des raisons plus qu’excellentes, et surtout, qui ne

concernait pas le petit incident qui s'était passé.

Spock s'y était plié.

- « Quand arriverons-nous à la base stellaire 34, monsieur Sulu ? »

- « D'ici une heure, Capitaine. » Répondit le pilote.

L'Enterprise devait se rendre sur cette base stellaire afin de récupérer un chargement de grains et le

livrer ensuite d'urgence sur une planète voisine, Jimiris. Logiquement, les vaisseaux de la

Fédération ne se voyaient pas souvent confier ce genre de mission, ils n'étaient pas des livreurs

après tout.

Or, en raison des nombreux pirates dans la zone, cela faisait déjà de nombreuses fois que les

chargements étaient interceptés, et la planète en avait largement besoin. Mais juste avant de livrer,

ils devaient s’arrêter sur la planète Alcan afin de signer un accord avec les autochtones pour

l'exploitation de leur Dilithium.

Le vaisseau s'arrima, et une fois les civilités remplies, le transfert des grains commença. Il fallut

une bonne journée pour tout passer, à-cause des différents protocoles et analyse préalable à faire.

Kirk avait donc permis à ses hommes de se détendre sur la base, ne laissant que l'équipage

minimum sur le vaisseau.

Lui aussi allait en profiter pour se détendre, et faire ce qu'il ne pouvait pas faire sur le vaisseau : à

savoir, se trouver une compagne. C'est en marchant vers le bar d'un air distrait qu'il bouscula une

jeune demoiselle.

- « Oh, veuillez m'excuser, mademoiselle. J'avais l'esprit ailleurs, et je ne sais pas comment j'ai fait

pour rater une beauté telle que vous. » Fit-il avec un sourire des plus doux et chaleureux, tout en

aidant la jeune femme à se lever.

- « Ne vous en faites pas, je suis tête en l'air, et je ne regarde jamais devant moi. » Rigola-t-elle.

- « Je m’appelle James Kirk. »

- « Et moi, Liana Jones. »

- « Enchanté. Si je vous offre un verre, vous me pardonnerez ma maladresse ? »

- « Peut-être bien. » Fit-elle avec un sourire mutin.


Kirk n'avait jamais eu de problème pour draguer, de problème pour plaire et encore moins pour

conclure, chez lui c'était naturel. Il avait toujours pu avoir ce qu'il voulait, s'il s'en donnait les

moyens.

Il était doué, il avait ça dans le sang, et n'avait jamais eu le moindre problème, jusqu'à ce jour-là...

- « Tu n'as pas réussi à bander ? » Demanda pour la troisième fois McCoy, qui passait un engin

médical autour de Jim afin de récolter des données.- « Je t'ai dit que non ! » Grogna Kirk

- « Excuse-moi, mais c'est le genre de chose plutôt rare venant de toi. Tu étais stressé ? »

- « Moi, stressé ? Tu te fiches de moi ? »

- « C'est peut-être les missions que l'on a en cours qui t’inquiètent. »

- « Franchement, Bones, on a déjà eu pire, et je n'ai jamais eu ce genre de problèmes. »

- « Elle n'était pas assez jolie ? Non, c'est vrai, tu n'as que des pures beautés à tes bras. »

Poursuivit McCoy après avoir vu le regard de Jim qui lui faisait bien comprendre que c'était une

question stupide.

- « Je te dis pas la honte, je me suis fait jeter ! »

- « J'imagine. » Ricana le docteur. « Tu es peut-être devenu impuissant ! »

- « Déconne pas ! » Siffla le capitaine.

- « Mais non, je rigole, il n'y a rien d'anormal dans tes relevés. Ton problème, il vient de là ! »

Expliqua-t-il tout en se tapotant la tête.

- « Je ne vois pas ce qui pourrait clocher. »

McCoy s'assit devant son ami après avoir sorti une petite bouteille d'alcool.

- « Tu n'as jamais eu de problèmes, avant ? »

- « Non. »

- « Tu sais, ça arrive. »

- « Pas à moi. »

- « Non, bien sûr, pas au grand capitaine Kirk, c'est vrai que ce n'est pas un humain comme tout le

monde. » S'exaspéra Bones. « Est-ce-que c'était la première fois que tu couchais avec quelqu'un

depuis ce qui s'est passé avec Spock, il y a quelques mois ? »

Kirk rougit un peu.

- « Pourquoi tu demandes ça ? »

- « Réponds. »

- « Oui, mais j'ai déjà eu des relations homosexuelles, et ça ne m'a jamais posé problème. »

- « Tu étais en dessous ? »

Kirk fronça les sourcils.

- « Non ! » Fit-il d'une voix hésitante.

- « C'est peut-être ça, alors. »

- « Ça quoi ? Je ne suis pas un soumis, Bones ! »

- « T'énerve pas, je dis juste qu'avoir été celui qui reçoit, ça a peut-être changé un truc. »

- « Qu'est-ce-que je devrais faire alors ? »

- « Tester à nouveau avec un mec en tant que dominant. Tu ne veux pas le voir comme ça, mais ce

que tu as vécu, c'est un viol, et inconsciemment ça t'a touché. »

- « Mouais, je ne suis pas vraiment convaincu par ta théorie. »

- « Pense ce que tu veux. Tu te masturbes, sinon ? »

- « Oui. »

- « Et il n'y a pas de problème ? »

- « Non. »

- « Et à quoi tu penses ? »

- « Je ne sais pas trop. »

- « Comme si j'allais croire ça. Tu veux surtout ne pas me le dire. Mais la prochaine fois, fais

attention, ce à quoi tu penses en... »

- « Capitaine ! Nous approchons de la planète Alcan, il faut que vous veniez sur la passerelle. »

Coupa le premier officier depuis l’interphone.

- « Bon, on continuera cette discussion plus tard, Bones ! »

- « D'accord ! »

Cet appel tombait à merveille, il n'avait pas envie d'avouer à Bones que ses pensées érotiques

étaient agrémenté de cheveux noir et d'oreilles pointues il ne se l'avouait déjà pas à lui même, il n'allait pas raconter ça à Bones. Il rejoignit la passerelle et salua le chef des autochtones. Ils allaient

pouvoir se téléporter sur la planète d'ici une vingtaine de minutes.

- « Capitaine, je détecte un puissant orage ionique dans cette zone. Je vous recommande d'être

prudent, les charges ioniques peuvent dérégler nos appareils, je recommande de ne pas rester trop

longtemps dans le secteur. De plus, la planète Jimiris attend notre chargement de grains. »

- « J'en prends note, Monsieur Spock. »

- « Je demande la permission de me rendre sur la planète afin d'effectuer des relevés sur l'orage

Ionique. »

- « Vous pouvez le faire depuis l'Enterprise, pourtant. »

- « Oui, mais je ne me fie pas totalement à nos instruments, l'atmosphère de la planète protégera les

appareils des dérèglements techniques. Entre outre, les orages ioniques sont rares et nous avons

encore peu de données sur ces phénomènes, j'aimerais être sûr que nos relevés sont exacts avant

de les envoyer à Starfleet pour qu'ils les analysent. »

- « Soit, je vous laisse y aller. »

- « Merci, Capitaine ! »

- « Monsieur Sulu, vous avez les commandes. »


Jim et une petite équipe s'étaient rendus sur la planète afin de gérer les négociations. Et Kirk fut

bien surpris quand le chef des Alcans lui demanda, puisqu'il avait les moyens de les forcer à

accepter, s'ils allaient s'en servir. C'était évident que non.

Ils n'étaient pas des barbares, non plus. Si accord devait être passé, ce serait de gré pour les deux

camps, et non par un quelconque tour de force.

Jim entendit gronder : l'orage ionique sévissait depuis déjà pas mal de temps et ne semblait pas se

calmer. Spock était descendu à quelques kilomètres de là où lui était, seul, car la montagne où on

l'avait déposé possédait un faible taux d'oxygène, et un humain aurait eu plus de mal à y respirer

qu'un vulcain.

Après une bonne heure de négociations infructueuses, le capitaine ordonna à ce qu'on les remonte.

Il n'avait pas très envie de rester trop proche de l'orage, et les Alcans ne changeraient pas d'avis.

La téléportation réussi à les remonter.

- « Spock est rentré ? »

- « Non, il n’avait pas encore répondu. Je m’apprête à le remonter. » Fit le Bloody-Shirt préposé

au téléporteur.

La téléportation ne marcha pas immédiatement.

- « Il y a un problème avec le téléporteur ? » Siffla Kirk, inquiet de ne pas voir son premier officier

se rematérialiser.

- « Oui, mais je suis en train de le récupérer ! Attendez... »

- « Dépêchez-vous ! »

Quand la rematérialisation fut terminée, c'est d'un air choqué que tout le monde regarda le Spock

qui venait d’apparaître et qui semblait, lui aussi, se demander ce qu'il faisait là. Personne n'osa

décrocher un mot, et ce fut que McCoy en entrant dans la pièce qui leur rendit vie.

- « Jim, ah te voilà. Tiens, Spock, vous avez une barbe, maintenant ? »

- « Bones. » Fit Kirk d'une voix basse.

Le Spock Mirror s'approcha d'eux d'un pas sûr.

- « Je peux savoir ce qui se passe, ici ? » Grogna-t-il. « C'est quoi, ces accoutrements ridicules ? »

- « Spock ? » Fit Kirk.

- « Je suppose que vous avez déjà détruit les Alcans, Capitaine. L'Empire va pouvoir se servir du

Dilithium. »- « Détruire les Alcans, Spock ? Mais vous êtes fou, et pourquoi vous parlez d'Empire ? Nous ne sommes pas un Empire, mais une Fédération. » Siffla McCoy.

- « De toute évidence, Bones, le Spock devant nous ne vient pas de chez nous. »

Spock Mirror plissa des yeux et passa d'un pas vif derrière la console de téléportation,

commençant à analyser la téléportation qui venait de se dérouler tout en parlant.

- « Vous ne comptez pas supprimer les Alcans ? » Demanda-t-il.

- « Non, nous ne fonctionnons pas comme ça ici. » Grogna Kirk.

- « Alors, comment comptez-vous obtenir le Dilithium de la planète ? »

- « Par des négociations. »

- « Et de votre côté, ça a marché ? »

- « Non. »

- « Et vous n'allez pas détruire les Alcans ? »

- « Non ! Nous ne sommes pas des barbares. »

Spock Mirror leva les yeux vers Jim.

- « Moi non plus ! Néanmoins, notre Empire aura ce Dilithium. Hum, il y a eu une surcharge

ionique lors de la téléportation, cette surcharge à ouvert une porte entre deux univers. »

- « Et où est notre Spock, alors ? Dans votre Empire ? »

- « C'est l'hypothèse la plus logique : si je suis ici, il est là-bas. »

Sans plus tergiverser sur la question, il sortit dans le couloir, et plusieurs Bloody-Shirts se

retournèrent sur lui. D'un pas vif, il se dirigea vers la passerelle.

- « Spock ? Vous avez une barbe, maintenant ? » Demanda Chekov en le voyant arriver, ce qui

provoqua un retournement de tête général.

- « Monsieur Sulu, pointez les phasers et les torpilles sur les villes Alcannes ! »

- « Pardon ? »

- « Ne discutez pas ! Vous qui, d'habitude, aimez beaucoup détruire, vous allez pouvoir vous

amuser. Visez et tirez de façon à ce qu’aucun Alcan ne survive. »

- « Ne suivez pas cet ordre, Sulu ! » Grogna Jim en arrivant à sa suite.

Phaser au poing, il n'hésita pas une seule seconde à tirer sur Spock. Ce dernier tomba sur le coup

paralysant de l'arme, mais se releva rapidement, pas encore paralysé.

- « Vous n’êtes pas chez vous, je vous interdis de donner des ordres à mes officiers. »

Il tira encore, et cette fois-ci, il s'écroula.

- « Que se passe-t-il, Capitaine ? » Demanda Chekov de son accent Russe.

- « Je n'ai jamais aimé détruire ! » Siffla Sulu qui ne comprenait pas.

- « Il y a eu un problème avec le téléporteur, ce Spock vient d'un univers parallèle au nôtre. »

- « Quoi ? »

- « Sécurité, venez sur la passerelle et emmenez Spock en cellule. »

- « Spock en cellule ? » Répondit le lieutenant de la sécurité d'une voix étonnée.

- « Vous comprendrez en le voyant de vos yeux. »

La sécurité arriva et emmena Spock Mirror jusqu'en cellule.

Kirk convoqua presque immédiatement une réunion d'urgence afin de trouver une solution à ce

malheureux échange. Après plusieurs heures de recherches, Scotty était parvenu à formuler une

théorie, mais encore fallait-il la mettre en application, ce qui était assez délicat.

Il allait lui falloir pas moins d’une journée pour mettre le dispositif en place et régler le téléporteur

afin de faire retourner Spock Mirror d'où il venait et récupérer leur Spock.


Spock Mirror s'était réveillé, et avait immédiatement demandé à voir le Capitaine. Kirk arriva quelque temps après, suivi de McCoy.

- « Vous allez bien me laisser sortir tout de même, Capitaine ! »

- « Je ne pense pas ! »

- « Pourquoi pas ? »

- « Vous êtes dangereux ! »

- « J'essayais simplement de remettre les choses en ordre en vous obtenant le dilithium, je ne suis

pas dangereux. »

- « On ne peut pas vous croire. » Siffla McCoy.

- « Vous avez besoin de moi, les surcharges ioniques ne sont pas faciles à maîtriser. »

- « On se débrouillera très bien sans vous, vous n'êtes pas indispensable. »

- « Et mon double non plus ? » Kirk fronça les sourcils.

- « évidement que oui, mais lui quand je lui laisse l'Enterprise je sais qu'il ne vas pas aller détruire

et massacrer un peuple pacifique. »

- « Et si vous ne réussissiez pas ? Je resterais dans cet univers, et l'autre Spock dans mon

univers. »

- « On ne peut pas vous relâcher ! Ici, on ne fonctionne pas dans la violence ou avec la force.

Nous ne l'utilisons qu'en cas de nécessité. »

- « Avoir du Dilithium est une nécessité, et pourtant, avec vos méthodes, vous n'en bénéficierez

pas. Quelle heure est-il ? »

- « 10 heures 30. » Répondit Kirk.

- « D'après mes calculs, il reste 8 heures et 12 minutes avant que l'ouverture entre les deux univers

ne se referme. Donc, dans 8 heures et 11 minutes maintenant, vous ne pourrez plus récupérer votre

Spock. »

Kirk regarda McCoy, c'est vrai, ils n'avaient pas tellement le choix, on pouvait supposer que les

capacité des deux Spock était identique et elles étaient plus que nécessaire dans le cas présent, car

après tout Spock était le meilleurs officier scientifique du vaisseau, ou du moins l'un des meilleurs,

autant mettre toute les chance de leur coté.

- « Ne tentez pas de coups fourrés, ou vous resterez à croupir ici le temps qu'on vous renvoie. »

- « À la bonne heure. »

Kirk désactiva le champ de force qui retenait Spock Mirror enfermé. Celui-ci sortit en vitesse tout

en jetant un regard insistant à Jim.

- « Bon, ne perdons pas de temps, je n'ai pas spécialement envie de rester avec des fillettes. »

Le trio se dirigea vers la salle où Scotty travaillait à son dispositif, et Spock Mirror l'aida à le

constituer beaucoup plus rapidement que lui ne l'aurait pu.

- « Maintenant, il faut mettre une dose très précise d'énergie. » Fit-il.

- « Oh ça, ça ne devrait pas poser de problèmes. »

- « Quand je dis très précise, je veux dire très précise : 0,01% d'énergie en plus, et ça ne

fonctionnera pas. Il vous reste 6 heures et 8 minutes pour envoyer la puissance nécessaire au

téléporteur. Exécution, monsieur Scott. »

L’Écossais regarda son capitaine, n'ayant pas envie d’obéir directement à ce Spock.

- « Bon courage Scotty, je vous fait confiance. »


Ils étaient désormais sur la passerelle, Spock Mirror était devant sa console, mais semblait plus être

en train de chercher des informations et de se renseigner sur ce monde que de travailler. La tension

dans la pièce était palpable. Tout le monde se rappelait de ce qui s'était passé un peu plus tôt, et ce

n'était pas rassurant. Ce Spock-là était effrayant et les gardes postés sur la passerelle rajoutaient à

la crainte collective.

Y avait-il vraiment un univers aussi noir, aussi mauvais, où leurs homologues s'adonnaient à des

activités plus sombres ? C'était effrayant, surtout quand on savait que leur Spock y était actuellement.

Kirk tourna d'ailleurs la tête pour le regarder, et presque au même moment, Spock Mirror tourna la

sienne et planta ses yeux dans les siens. Kirk se retourna vivement : Bon Dieu, oui, il était

effrayant. Il se demanda un instant comment était son double : était-il impitoyable ?

Il décida que le meilleur moyen d'avoir une réponse était encore de demander. Bravant sa crainte

comme il savait si bien le faire, il s'approcha de ce Spock barbu qui effrayait son équipage.

Déjà, le voir discuter avec lui leur redonnerait sûrement confiance ou abaisserais un minimum leur

crainte.

- « Racontez-moi un peu comment est votre monde. » Demanda Kirk en s'adossant contre un mur

juste à côté de la console de Spock, l'un des rares endroits où il y en avait un.

- « Je crois que la question à laquelle vous voulez vraiment que je réponde est : comment est le

Kirk de mon monde ? » Répondit le barbu en levant les yeux.

Kirk fronça les sourcils, comment avait-il fait pour comprendre ?

- « Très bien, alors, comment est mon double ? »

- « Impitoyable, et le meilleur Capitaine de l'Empire. »

- « Impitoyable ? »

- « Il a toujours su anéantir ses ennemis, les écraser sans même les toucher. Je n'ai pas encore

trouvé comment. Il est celui qui a fait couler le plus de sang et il est en passe de devenir l'homme

qui est resté le plus longtemps capitaine. »

Kirk tiqua : dans un autre univers, était-il vraiment aussi horrible ?

- « Pour en parler ainsi c'est que vous vous êtes déjà retrouver du mauvais coté pas vrai ? »

- « Non, je suis de son coté, bien que ce que vous dites n'est pas tout à fait faux, mais disons que

c'est sur un autre terrain. »

- « C'est-à-dire ? »

Spock se leva et ricana à son oreille, ce qui glaça le sang de Kirk.


Kirk était retourné dans ses quartiers : il avait besoin de souffler, juste quelques minutes.

Dans un peu plus d'une heure, si Scotty n'avait pas réussi à fournir au téléporteur une puissance

d'énergie très précise, le retour de Spock, son Spock, serait compromis, et il devrait rester avec

l'autre, le Spock barbu et agressif.

Kirk avait noté beaucoup de ressemblances entre ces deux vulcains, mais le caractère changeait un

peu. Ce Spock là était beaucoup plus dominant et sauvage, il avait moins de contrôle, comparé à

leur sang vert.

Kirk soupira : il avait peur, peur de perdre son vulcain, son ami... Il n'avait pas envie de garder cet

autre Spock avec lui, bien que ses capacités professionnel n'avaient rien à envier à leur version du

vulcain. Il voulait voir son Spock.

« Son »

Il ne lui appartenait pas, mais c'était le sien, c'était son vulcain.

Quelqu'un entra dans ses quartiers. Il se retourna, fatigué, et croisa le regard de Spock Mirror qui

affichait un fin sourire, du moins un sourire chez les vulcains.

- « Capitaine ! »

- « Que faites-vous là ? Vous n'avez rien à faire dans mes quartiers, partez. »Spock Mirror s'approcha rapidement de lui, ce qui surprit le blond.

- « Pourquoi me chasser ? J'ai bien vu vos regards sur moi. »

- « Mes regards ? Je ne vois pas de quoi vous parlez. »

- « Si, vous savez. »

Spock Mirror se rapprocha dangereusement de lui. Il était collé à son bureau, et le vulcain n'hésita

pas à glisser une de ses jambes entre les siennes avant de collé son corps au sien.

- « Qu'est-ce-que vous faites ? » Grogna Kirk pris au dépourvu.

- « Oh je vois, vous et votre Spock n'avez pas encore franchi le cap ? Je pensais que vous aviez

compris tout à l'heure, le terrain sur lequel mon capitaine m'a fait chuter. »

Il se pencha et chuchota à l'oreille de Kirk.

- « Il a pris mon corps, et je suis siens sans pouvoir me révolter. »

Jim ne put dire le moindre mot alors que les lèvres de Spock Mirror ne se posèrent sur son cou, lui

coupant toute réplique, qui auraient put sortir, au milieu de sa gorge. Les mains fermes et

puissantes vinrent s'aventurer dans son dos. Kirk fut surpris, mais le contact n'était pas si

désagréable : ses lèvres humides et chaudes qui lui caressaient la peau, l'embrasant.

Les mains réveillaient en lui un désir pur, la cuisse qui pressait son entrejambe le faisait plier,

affolait ses sens, et savoir que Spock pouvait deviner son érection naissante l'excitait encore plus.

Leurs corps collés l'un à l'autre dégageaient une chaleur nouvelle.

Kirk ne faisait que fondre entre les mains expertes de ce Spock, il essayait de se dégager, mais en

vain, il succombait à ce plaisir qu'il n'avait pas connu depuis longtemps. Il sentit qu'on lui mordait

un peu la mâchoire, la barbe lui chatouillait le menton, bien vite, une langue vint capturer la sienne

sans qu'il puisse protester. Mais voulait-il vraiment résister ?

Il regretta quand il entendit un gémissement s'échapper de ses lèvres. Une main glissa jusqu'à ses

fesses et descendit jusqu'à sa cuisse.

La sensation lui fit ouvrir un peu les jambes, et bien vite, Spock Mirror s’y pressa, bougeant son

bassin pour opérer un frottement entre leurs deux sexes déjà excités.

- « Rester sur cet Enterprise ne me déplairait pas tant que ça, un capitaine docile et à dresser est

vraiment appréciable, je pourrais me venger des fois où il se défoulait sur moi. »

- « Pourquoi mon double serait aussi agressif avec vous ? »

- « Il a une profonde colère juste là. »

Il pointa le cœur de Kirk.

- « Et là. » Cette fois-ci, il pointa le ventre. « Il veut se venger de ne pas avoir eu de père je

suppose, voilà pourquoi il aime jouer avec moi, je suis plus fort que lui, mais il me domine. »

- « Alors, pourquoi vous ne vous vous défendez pas, si vous n'aimez pas ? »

- « ... »

- « Vous l'aimez en fait, c'est pour ça que vous vous laissez faire ! Vous jouez sa pute parce qu'à

défaut de vous donner autre chose, vous avez ce privilège. » Grogna le capitaine.

- « Ne soyez pas ridicule. Il est juste le chef que j'ai envie de suivre. »

- « Foutaises ! »

- « Et alors ? De toute façon, je vais rester ici, et faire de vous ma chienne, comme il l'a fait avec

moi, je vais m'amuser et enfin pouvoir dominer. »

En entendant cela, Jim leva le poing et envoya une violente droite dans le nez de Spock Mirror qui

recula avant de s'écrouler en arrière. Son corps avait beau être identique, son esprit était bien

différent de celui de son Spock.

- « Vous repartirez sur votre Enterprise. Si vous tenez tant que ça à faire de lui votre chienne. »

Dit-il avec dégoût. « Faites-le, vous êtes plus fort que lui. »

- « Facile à dire, il me tuerait ! »- « Nooon. Pourquoi n'a-t-il pas cherché quelqu'un d'autre ? C'est vrai, après tout, vous les vulcains, vous êtes barbants ! Vous pensez vraiment que dans un monde pareil, il se serait cassé la tête à garder quelqu'un d'aussi chiant qu'un vulcain, intimement ? J'imagine qu'il se fiche de votre solidité face à son agressivité, je ne pense pas qu'il s'inquiéterait beaucoup s'il venait à blesser quelqu'un. »

- « Où voulez-vous en venir ? »

- « Il ne vous tuera pas, parce qu'il tient à vous, alors vous allez rentrer dans votre putain d'univers

et faire ce que vous voulez avec lui, mais pas avec moi ! Ce n'est pas parce que j'ai le même visage

que je suis identique à lui, ce n'est pas moi que vous aimez, c'est lui. »

- « Comment pouvez-vous en être aussi sûr ? »

- « Je le sens, c'est tout. »

- « Et vous alors ? Vous flambez pour mon double, et pourtant, vous n'avez pas encore cédé,

j'aimerais bien savoir pourquoi. »

- « Nous n'avons pas ce genre de relation. »

- « Foutaises. Vous vous retenez, je parie que si vous pouviez, vous le plaqueriez sur sa console et

le prendriez. »

Kirk rougit, combien de fois les avaient-ils imaginer faire la bête à deux dos dans le fauteuil de

capitaine ? C'était un scénario qu'il adorait, qu'il trouvait excitant à souhait. Jim se demanda si le

duo de l'autre univers ne l'avais pas déjà fait.

- « Non. » Mentit-il.

- « Vous n'osez simplement pas l'admettre. Ça viendra. »

« Capitaine, j'ai réussi à envoyer la puissance exacte nécessaire dans le téléporteur, il reste une

demi-heure, je conseille à monsieur Spock de se rendre immédiatement en salle de téléportation. »

Signala Scotty depuis l'interphone.

- « Allons-y, vous allez pouvoir rentrer chez vous et draguer votre Kirk autant que vous le

souhaitez. »

- « Si je peux avoir un conseil à vous donner, laissez-vous aller ! »

Les deux hommes repartirent en salle de téléportation, et Spock Mirror se mit en place.

- « Prêt à téléporter ! »

- « Capitaine ! Je prendrai en considération vos mots. »

Le blond ne répondit pas et activa le téléporteur.


Quand enfin Spock, leur Spock, se rematérialisa après deux bonnes minutes, Kirk fut l'homme le

plus soulagé du monde. Il sauta dans ses bras et l'enlaça. Le vulcain se tendit au contact, tandis

que Kirk ressentait une profonde chaleur en lui.

Cet élan de tendresse était un peu déplacé, mais tant pis, de toute façon il n’y avait pas grand

monde dans la salle.

- « Spock ! Vous revoilà enfin ! Vous allez bien ? »

- « Je vais bien. »

- « Mon œil, vous avez vu les bleus que vous vous traînez ? » Grogna McCoy.

- « Que vous est-il arrivé ? »

- « J'ai dû me battre pour prendre les commandes de l'Enterprise, et je dois avouer que ce n'était

pas simple, dans un monde où la force règne et où, logiquement, on accède à un poste supérieur

en tuant celui qui tient le poste convoité. »

- « Vous m'avez tué ? Enfin, vous avez tué l'autre Kirk ? »

- « Ne soyez pas ridicule, Capitaine ! J'ai utilisé d'autres méthodes, tout simplement. »

Les deux hommes levèrent un sourcil perplexe, mais finalement, le sujet fut clos, et ils passèrent à

autre chose.- « Quand je pense qu'ils vont détruire les Alcans pour leur Dilithium... »

- « Je ne pense pas : j'ai réussi à signer un accord avec les Alcans de leur monde pour

l'exploitation de leur Dilithium. »

- « Comment vous avez fait ça ? »

- « Leur terre était infestée, ils n'allaient plus pouvoir se nourrir sans être empoisonnés, je leur ai

proposé le grain contre le Dilithium. »

- « Mais attendez, le grain, c'était pour la planète Jimiris ! » Siffla McCoy.

- « Oui, mais ils avaient décidé de le garder pour eux, pour le vendre au plus offrant. C'était une

bien meilleure utilisation. »

- « Soit. Bon, venez jusqu'à l'infirmerie, que je vous examine. »

- « J'imagine qu'ils vont finir par changer ! Vous avez facilité le travail de l'autre Spock. » Ricana

Kirk tout en s'attirant un regard perplexe de la part de son premier officier.


Chapter 9


Spock n'avait pas eu plus que quelques égratignures et quelques bosses, mais McCoy l'avait

néanmoins envoyé se reposer dans ses quartiers pour au moins une douzaine d'heures. Il fallait

qu'il dorme et qu'il soit au calme. Le Vulcain n'avait pas sommeil, mais consentit quand même à

obéir à l'ordre, McCoy aurait largement été capable de lui donner un somnifère alors qu'il était

encore debout.

Il voulait retourner à son poste, il lui semblait qu'il avait déjà trop déserté sa place sur la passerelle,

mais Jim ne l'aurait jamais laissé y aller, et n'aurait pas osé mettre en doute les paroles de son

meilleur ami et médecin de bord. Qu'importe, ses quartiers chauds allaient lui faire du bien.

Kirk, quant à lui, retourna tranquillement sur la passerelle et ordonna de mettre le cap sur Jimiris.

De toute façon, les Alcans ne voulaient pas signer l’accord pour le Dilithium, rester plus

longtemps aurait été inutile.

L'Enterprise se mit donc en route. La livraison du grain était urgente, et mieux valait ne pas

attendre encore trop longtemps. Il tourna sur son fauteuil pour observer toute la passerelle et

s’arrêta un instant sur le poste de son premier officier, occupé par un autre officier actuellement. Il

avait cruellement envie d'avoir le vulcain à ses côtés.

L'avoir derrière lui avait quelque chose de rassurant et après les événements qui venaient de se

dérouler, l'envie d'être sûr que tout était en place le démangeait.

Les souvenirs lui revinrent en mémoire, souvenirs très peu lointain, certes, mais ce qui s'était passé

quelques heures avant l’obsédait, il sentait encore les lèvres et le corps de Spock Mirror contre lui,

l'excitation qu'il avait ressentie, un vrai délice...

Sans un minimum de contrôle, il se serait perdu sur cette peau chaude, elle l'aurait emporté comme

un courant vif et puissant... Mais pourquoi ?

Pourquoi avait-il ressenti un tel besoin de le toucher, un tel besoin d'être touché par ses mains

brûlantes ? Pourquoi son esprit ne pouvait-il pas s’arrêter de penser au Vulcain ?

Il n'avait plus que ça en tête, même actuellement, alors que son numéro un n'était pas sur la

passerelle, il avait l'impression de le voir partout. Était-ce parce qu'il avait failli le perdre, lui, son

vulcain ?

« Son vulcain... »

Spock ne lui appartenait pas...

« Pas encore... » Murmura une voix au fond de lui qu'il étouffa bien vite.

Non, non, non. Il était James T Kirk, capitaine de l'U.S.S. Enterprise, il avait des responsabilités,

des devoirs, des ordres, des obligations, des règles à respecter...

... Et une putain d'érection !

Il croisa les jambes et baissa son haut.

« Bon, allez, calme-toi Jim ! Tu es en plein travail ! C'est pas le moment » Gronda-t-il en lui. Tout

d'un coup il se sentait avoir chaud. Quelques gouttes de sueur commençaient à perler sur son

corps, son cœur s'accéléra. Il sembla entendre murmurer à son oreille les paroles de Spock

Mirror...« Laissez-vous aller ! »

Non, non, il ne devait pas...

Il se mordit la lèvre.

- « Tu vas bien, Jim ? »

Le blond sursauta vivement avant de croiser le regard de son ami Leonard, déjà en train de passer

ses instruments autour de lui pour l'examiner. Ça aurait pu paraître suspect, mais il faisait ça à un

peu tout le monde quand il en avait envie pendant ses vadrouilles dans les couloirs.

C'était devenu un réflexe d'examiner les gens au pif. La plupart du temps, les jeunes enseignes en

étaient effrayés.

- « Bones ! Qu'est-ce-que tu fais là ?

- « Petite visite de la passerelle. Je suis aussi venu te donner les rapports concernant les cas les plus

préoccupant sur le vaisseau, et ce que je recommande comme soins, donc en gros, tu les signes et

tu me les rends. » Ordonna t-il presque.

- « Ah oui, donne. Il y a des cas graves ? »

- « Il y en a deux en dépression profonde, je leur ai conseillé de quitter le vaisseau et de préférer

une vie sur la terre ferme plutôt que dans l'espace. Tu devrais voir leurs lettres de démission d'ici

quelques jours... Au fait, Jim... » Fit Bones en se penchant vers l'oreille de son capitaine, parlant

si bas que même un vulcain à un mètre aurait eu du mal à entendre. « À quoi ou à qui tu pensais

pour être dans cet état ? »

- « Que quoi ? »

- « Tu as des tensions, Jim, il faut que tu les libères. Ordre du médecin. »

- « Bones ! » Grogna-t-il sans réel conviction, plutôt gêner de savoir que son meilleurs ami savait

qu'il avait une érection.

Mais le médecin était déjà parti. Jim se reprit et se calma. Il fallait qu'il arrête de penser à Spock,

puisque c'était lui qui provoquait des réactions chez lui. Quand il put finalement quitter la

passerelle, il se dirigea directement vers l'infirmerie pour demander quelque chose qui pourrait le

détendre à McCoy.

Ce que ce dernier lui refusa, lui intimant d'utiliser d'autres méthodes. Jim décida alors d'aller se

soulager dans ses appartements : son érection n'était pas revenue, mais menaçait de s’éveiller à la

moindre pensée lubrique. McCoy avait raison, il fallait qu'il relâche les tensions.

Tout en marchant dans les couloirs, il s'approchait de ses quartiers, ce n'était plus très loin, mais

tout son contrôle se perdit quand il vit arriver le vulcain de l'autre côté du couloir. D'un coup, la

chaleur se propagea en lui, ses joues devinrent rouges et son souffle s'accéléra.

L'étreinte qu'il avait partagée plus tôt avec son premier officier lui revint en mémoire et le

provoqua avec intensité. Il sentait chaque centimètre de peau qu'il avait touché. Un frisson

parcourut son échine et remonta le long de sa colonne, le faisant trembler d'envie.

Il avait beau être le capitaine, il était avant tout un humain avec des désirs, et là, il n'avait pas envie

de se limiter.

Il pénétra dans ses appartements sans jeter un regard de plus à Spock : il ne voulait pas se trahir,

non plus.

Il s'affala contre sa porte : qu'est-ce qui clochait chez lui, pour qu'il soit autant attiré par son

premier officier ? Rien que dans ses quartiers, il ne pouvait pas s’empêcher de s'imaginer le

prendre sauvagement contre le bureau... Lui écarter les cuisses et pénétrer sa chair tendre sur son

lit...L'entendre grogner, gémir et implorer à chaque coup qu'il donnerait... Il voulait sentir ses mains se crisper dans son dos pendant qu'il essayerait désespérément de contrôler son plaisir...

« Tu dérailles, mon pauvre Jim » Gronda-t-il.

Mais son érection devenait de plus en plus douloureuse, et il dut la libérer de sa prison de tissu

pour ne pas avoir trop mal.

Il commença à se caresser : ça lui faisait tellement de bien... Il ferma les yeux tout en se mordant

la lèvre pour ne pas gémir trop fort. Mais il n'aurait pas dû fermer les yeux : il se voyait maintenant

en train de baiser Spock sur la passerelle, de le voir le chevaucher dans son fauteuil de capitaine. Il

se voyait le plaquer sur la console de commande, le soulever et de le voir se cambrer à chacun de

ses coups de reins.

« Oh, merde, Spock, vous êtes trop sexy pour votre bien ! » Murmura-t-il.

Le liquide chaud lui coula dans la main. Le souffle saccadé, il reprit ses esprits : non mais, qu'est-

ce qu'il était en train de faire ? Il s'était masturber en pensant consciemment à Spock, d'habitude il

faisait tout pour penser à autre chose, mais là.

« Bon allez vite, une douche, et je sors d'ici ».

Jim prit une douche froide, voire glacée au début. Il avait honte de s'être masturbé en pensant à

Spock... Et le pire, c'est qu'il pourrait recommencer dans la seconde. Il se rhabilla en vitesse et

commença à déambuler dans les couloirs : marcher lui avait toujours permis de se vider la tête.

- « CAPITAINE ! »

Jim se retourna vivement et s'approcha de son ingénieur en chef.

- « Oui, Scotty ? »

- « Un poker, ce soir, ça vous dit ? »

- « Il y aura qui ? »

- « Moi, Pavel, Hikaru, McCoy, Uhura, Janice, Carole, vous si vous acceptez... Et Spock. »

- « Spock, il va vraiment venir ? »

- « Oh ça, c'est grâce au docteur, il a réussi à le convaincre. Je ne sais pas comment. »

- « Je vois... Eh bien, ça sera une soirée sympathique, j'accepte. »

- « Parfait, à tout à l'heure, alors. »


- « Qu'est-ce qu'il fiche se foutu vulcain, j'aimerais bien savoir pourquoi il est en retard ! » Grogna

McCoy tout en avalant dans la foulée une gorgé de whisky.

- « Je sais pas, qu'est-ce qu'on fait, on commence sans lui ? » Demanda Pavel.

- « On devrait l'attendre encore un peu. » Fit Nyota, tapotant la table du bout des ongles.

- « Hé, j'ai une idée. » S'excita Scotty.

- « Envoie. » Invita Sulu.

- « Et si on faisait un strip poker ? »

- « On n’est plus à l’académie, Scotty ! » Ricana McCoy.

- « Euh, je ne suis pas sûre de vouloir. » S'inquiéta Janice.

- « Moi, je suis ok ! Je trouve ça amusant. » Sourit Carole.

- « Enfin une femme sensée. » Lança distraitement Chekov. »

L'assistance s'esclaffa.

- « Uhura, tu es ok ? »

- « Si on n’enlève pas le soutien-gorge pour les filles, je suis ok. »

- « Quoi ? C'est pas du jeu, vous n'allez avoir à enlever aucun vêtement, au mieux trois, il en faut

au moins 5 ! »

- « Bon, ok pour le soutien-gorge, s'il compte pour deux tours. » Négocia la brune.

- « Ok. »

- « Les autres ? »- « Ok. » Répondirent-il en cœur.

- « Janice ? »

- « Bin, je sais pas trop. »

Uhura se pencha vers elle et lui murmura à l'oreille : la brune connaissait l’attirance de la blonde

pour Sulu, alors cette soirée pourrait mettre en valeur ses atouts pour ensuite avoir le Japonais dans

sa poche.

- « Je suis d'accord. »

- « Parfait ! »

- « Ouais, il y a juste à attendre monsieur coupe au bol. » Siffla Bones à nouveau.

- « Cesse donc de te plaindre. » Ricana Jim.

- « Ah, le voilà ! »

Spock entra dans la pièce.

Il s'assit à côté de McCoy et de Carole, face à Nyota et Jim. Sulu étant à côté de McCoy et de

Scotty assis près de Nyota, Chekov à coté de Carole et Janice, elle, logiquement à coté de Jim.

- « Une petite explication pour ce retard ? » Ne manqua pas de titiller le docteur tout en lui jetant

un regard en coin.

- « Je finissais mes rapports. »

- « Bon, on la commence, cette partie ? »

- « Spock est le bouton, je commence la petite blinde à 5. » Fit McCoy.

- « Grosse blinde à 10. » Poursuivit Sulu.

Spock distribua deux cartes à chaque joueur.

- « Je suis. » Fit Scotty.

Nyota, Jim et Janice firent de même.

- « Je me couche. » Annonça Pavel.

- « Déjà ? Je croyais que les Russes étaient joueurs. »

Le Russe se contenta de lever les épaules.

Carole, Spock suivirent aussi, et McCoy compléta sa mise avec un jeton de 5. Spock mit en place

le Flop. Il leva les sourcils en découvrant les cartes : il avait déjà une bonne main.

- « Dites-moi, Spock, vous avez déjà joué au Poker ? »

- « Non, c'est la première fois. »

- « On le voit bien, vous n'avez pas placé de carte cachée sous la première du Flop. » Grogna

McCoy, heureux de voir le vulcain en difficulté.

- « C'est pas grave, placez la carte du paquet qui suit à cette place. » Fit Jim.

Spock s’exécuta.

Pendant le nouveau tour de mise, Scotty et Janice se couchèrent, et Spock plaça deux nouvelles

cartes dans le Flop, dont une en face cachée. Les mises montèrent à 40.

Au dernier tour, il ne restait plus que Spock, Jim et Nyota. La mise grimpa jusqu'à 150, et Jim

s'était déjà couché entre temps. Nyota misa encore, et cette fois, Spock se coucha.

« Si elle mise encore, c'est qu'elle a vraiment une bonne combinaison » Pensa-t-il.

- « Allez, montrez-moi vos cartes. » Grogna McCoy.

- « Oh, putain, vous vous êtes couché alors que vous aviez un Flush ? Vous êtes fou ! » S’excita

Chekov.

- « Haha, Nyota n'avait qu'une paire. » Ricana Jim.

- « Je ne comprends pas ! Si vous n'aviez qu'une paire, pourquoi avez-vous risqué autant, alors

que c'est une combinaison des plus basses ? »

- « J'ai bluffé, Spock. Vous pensiez vraiment que j'aurais pu avoir un Royal ? C'est trop rare. »

- « Elle vous a bien eu, sur ce coup ! » Siffla Sulu.

- « Elle vous a presque entièrement plumé. » Ricana Pavel.

- « Bon allez, on recommence ! McCoy, tu prends le bouton. » Ordonna Jim d'un ton gentillet.

- « Petite blinde à 10. » Fit Sulu.

- « Grosse blinde à 20. » Poursuivit Scotty.

McCoy distribua deux cartes à tout le monde. Les tours de mise passèrent, et au final, Spock perdit

tous ses jetons.

- « Vous ne savez pas bluffer, c'est dingue, on lit en vous comme dans un livre ouvert ! » Ricana

Carole à l'intention du vulcain. Celui-ci lui jeta un regard noir, du moins un regard noir de

Vulcain.

- « Bon allez Spock, on va commencer doux avec vous, parce que vous êtes le premier à perdre

tous vos jetons : dites bye-bye à vous chaussures et vos chaussettes. » Rigola Sulu.

- « Pardon ? »

- « On fait un Strip Poker, Spock : dès qu'un joueur perd tous ses jetons, il doit enlever un

vêtement, choisi par les autres joueurs. » Expliqua Scotty.

- « Je n'étais pas au courant. » Protesta-t-il.

- « Eh bien maintenant, vous l'êtes. » Fit Leonard tout en jouant avec un de ses jetons.

- « Désolé je ne me déshabillerai pas. »

- « Ce que vous êtes pudique ! » Grogna McCoy.

- « Je ne comprends pas bien l’intérêt de ce jeu. »

- « C'est parce que c'est amusant, et si on ne veut pas se déshabiller, alors on ne doit pas perdre, ça

met une pression en plus. » Expliqua Uhura.

- « Je pense que je vais arrêter ce jeu maintenant. » Expliqua Spock tout en faisant mine de se

lever.

- « Je ne savais pas les Vulcains si froussards. Vous abandonnez déjà, je vous pensais plus

batailleur que ça. » Railla le médecin de bord.

Spock le regarda durement.

- « Oh allez, Spock, jouez le jeu ! Faites un effort, ce ne sont que vos chaussures et vos

chaussettes. » Incita le capitaine.

Spock fut bien obligé de s’exécuter. Il se leva et défit ses bottes qu'il rangea alignées un peu plus

loin. Ses chaussettes les suivirent, mais cette fois-ci, il les glissa en boule dans ses chaussures. Jim

ne put s’empêcher de s'amuser de ce comportement double. Le vulcain qu'il était imposait que ses

chaussures soient parfaitement alignées.

« Si on mesurait, il n'y aurait pas un millimètre qui dépasserais » Pensa-t-il.

Et son côté humain associé au fait qu'il devait être rapide, lui avait fait mettre ses chaussettes en

boule, ce qu'aucun vulcain n'aurait probablement fait.

Il se rassit, et on lui redonna des jetons d'une valeur totale de 200. Les parties s’enchaînèrent, et

Spock ne fut pas le seul à devoir se déshabiller : il n'était pas le plus nul.

Mais assez pour que Kirk réagisse plus vivement, plus physiquement surtout. Lorsque le vulcain

enleva son maillot bleu, il crut défaillir et se mordit la lèvre. Il n'avait qu'une envie : être les mains

de Spock pour le déshabiller, qu'il n'y ait personne pour qu'il soit libre de lui sauter dessus. Son

esprit était parti dans ses songes, et il ne faisait plus trop attention à la partie, à ses cartes, à ses

jetons...

Mccoy le remarqua, et après un moment de surprise, il comprit puis se débrouilla pour donner un

coup de pied sous la table à son ami. Avec un tel regard, on aurait dit un animal prêt à se jeter sur

sa proie, il était de son devoir de remettre son capitaine sur une pente moins dangereuse.

Le blond sursauta un peu, coupé dans sa contemplation. Il fixa son ami qui lui jetait un regard

signifiant « Ne fais pas n'importe quoi ! Reprends-toi ! ». Kirk sembla reprendre conscience et baissa les yeux, avant qu'il ne perde lui-même tous ses jetons.

Jim dut enlever son sous-pull noir et inconsciemment, déjà émoustillé, il l'enleva de manière

lascive, se cambrant naturellement alors qu'il étendait les bras au-dessus de sa tête pour retirer le

vêtement, exposant son corps dans une posture assez sensuelle.

D'ailleurs, Carole ne manqua pas de mater, elle se mordit les lèvres : oui, son capitaine pouvait être

assez sexy, et il était vraiment bien bâti. Pourtant, jamais son regard ne lui fut rendu. Lorsque Jim

eut fini de se déshabiller, il jeta son haut derrière lui avant de fixer le vulcain. Leurs yeux se

rencontrèrent, et pendant quelques secondes, ils s'observèrent... Avant que Spock ne détourne le

regard.

Ses mains frémirent, tremblèrent : pourquoi Kirk faisait ça ? Pourquoi jouait-il ainsi avec son corps

en le dévoilant ?

Il se souvenait de ses mains sur son corps, il se souvenait de la fermeté et de la douceur de la peau

lorsqu'il l'avait fait sien... Un gémissement lui revint en tête, ce qui lui provoqua un léger spasme.

Il ferma un instant les yeux pour se reprendre, mais des flashes lui traversèrent l'esprit. Il rouvrit les

yeux pour arrêter ce flot et but une gorgée de thé.

De son côté, Kirk ne détournait pas le regard. Il baissa juste les yeux pour observer le corps que le

sous-pull noir moulait délicatement, dévoilant déjà les muscles finement dessinés du vulcain. Il

crut craquer quand il vit les tétons de Spock se durcir sous le froid. Il ne faisait pas froid pour un

humain, il faisait même chaud, mais pour un vulcain, la température devait être encore de 10

degrés trop bas.

Mccoy remarqua le petit manège de son meilleur ami : Uhura, trop perdue dans sa propre

contemplation de Spock - ou dans sa partie ? - n'avait pas compris à-propos de son Capitaine.

Mais lui avait percuté, et il lui fallait surveiller Jim attentivement.

Uhura n'était pas la seule à dévorer le vulcain du regard. Heureusement personne n'avait vraiment

remarqué encore, pas même Spock lui-même, enfin... Il ne savait pas trop.

Les parties suivantes s’enchaînèrent, et irrémédiablement, Spock perdit encore une fois. Comme

pour Jim précédemment, il allait devoir se retrouver torse nu. Chose dont il n'avait pas vraiment

envie, mais Kirk s'émoustilla rien qu'à cette idée.

Voir les autres hommes davantage à poil ne l'avait en rien attiré, du moins ne l'avait pas attiré de la

même façon. Entre hommes, se comparer était naturel, c'était là que son attirance allait pour les

autres, mais pour Spock, son attirance était clairement sexuelle.

Il le dévora des yeux, chaque parcelle de la peau qu'il découvrait faisait monter une tension dans

son bas ventre. Cette peau légèrement verte, ses poils noirs qui se dressaient fièrement sur son

torse et qu'il avait déjà vus... Poils qu'il avait envie d’emmêler entre ses doigts... Doigts qu'il

avaient envie de passer sur les deux petits bouts de chair frissonnants de couleur à moitié vert et

marron dans un mélange juste assez clair...

Bon Dieu, il avait tellement envie de les croquer, d'y passer sa langue, de les sucer, de les

tourmenter afin de faire crier de plaisir leur propriétaire, il voulait les faire rouler entre ses dents

avant de les presser avec sa langue, il voulait d’ailleurs glisser celle-ci sur le corps chaud, pâle et

tressaillant de son premier officier.

Son envie de dégager cartes et jetons de la table de jeu pour s'adonner à un jeu plus intéressant

avec le vulcain devenait de plus en plus forte. Tout le reste était flou, il n'y avait plus que Spock, et

sa douloureuse érection qu'il avait envie de soulager en se frottant sur ce corps.Et cette bouche... Ses lèvres charnues que le vulcain humidifiait avant de prendre une gorgée de

thé, cette langue qui récupérait de temps de temps les gouttes glissant sur la tasse... Ça lui donnait

des envies... Comme celle de sentir la langue chaude sur sa verge, de l'enfoncer dans cette cavité

brûlante et de littéralement prendre son second, pénétrer sa bouche... Comme il aimerait le faire...

Bien plus bas.

Il voulait sentir les vibrations de ses gémissements qui feraient se dresser ses poils pubiens, il

voulait éjaculer dans sa bouche et le voir recevoir sa semence avec envie, l'avaler... Oh oui... Il

voulait voir cette pomme d'Adam bouger, alors qu'il avalerait le lait qu'il lui avait offert...

- « Jim, Jim, c'est à toi de miser ? Tu joues ou pas ? » Demanda Carole.

Il tourna la tête vers elle et remarqua qu'elle n'avait plus de soutien-gorge. Apparemment, elle avait

perdu, et il n'avait même pas percuté à quel moment de la partie c'était arrivé. Il s'était perdu dans

ses songes, et ses pupilles étaient bien dilatées.

Ça, Carole l'avait remarqué. Apparemment, son capitaine n'était pas indifférent à elle, et ça lui

plaisait. D'ailleurs, elle n'hésitait pas à en jouer : elle avait retourné sa chaise et s'était mise à

genoux. Ceux-ci, légèrement écartés, laissait la possibilité à son string de mouler ses formes

comme il fallait.

Elle se cambrait tout en faisant ressortir ses fesses qui n'attendaient que d'être flattées. Et elle se

penchait de façon à ce que sa poitrine ferme et ronde soit exposée aux yeux de tout le monde.

Mais on sentait bien qu'elle avait envie de le séduire, lui plus que les autres hommes dans la salle :

après tout, Jim avait de quoi donner envie.

Le blond lui fit un doux sourire, mais rien de plus : Carole était belle, elle était sexy, c'était

indéniable, et un seul coup d’œil sur les autres hommes lui avait fait comprendre qu'ils n'étaient

pas indifférents. Mais même s'il avait une brûlante érection dans le pantalon, ce n'était pas grâce à

elle. Et bien qu'elle soit magnifique, ce n'était pas son corps qui le faisait réagir.

Il joua tout en se mordillant la lèvre pour éviter de gémir une fois qu'il eut reposé les yeux sur son

premier officier : celui-ci tapotait des doigts sur les cartes alors qu'il réfléchissait à des statistiques,

sachant très bien qu'il pourrait se faire avoir par le bluff... Ses yeux n'osaient, depuis longtemps,

plus vraiment regarder les gens, gênés de cette nudité si peu vulcaine...

Mais Kirk trouvait cette attitude sexy, enfin... Très excitante. Il se tortilla sur sa chaise :

heureusement, la table cachait son petit problème, et même ceux à côté de lui -soit uniquement

Uhura, à-présent, Janice étant partie- n'avaient rien vu. Mais il ne savait pas ce qui le retenait de

sauter sur son second, maintenant.

Mccoy lui, avait tout vu, avait tout compris, et trouvait la situation de plus en plus dangereuse. Jim

était obnubilé, il ne l'avait jamais vu réagir avec une telle intensité. Aussi se leva-t-il et vint jusqu'à

lui pour lui murmurer quelques mots à l’oreille.

- « Hé oh, pas de messes basses, les gars. On ne triche pas. » Grogna Scotty.

Mccoy l'ignora. Une fois qu'il eut terminé son speech à son capitaine il retourna à sa place.

Il avait quasiment réussi à le calmer, à la fois en lui faisant peur, mais aussi en l'aidant à penser à

autre chose pour faire passer son érection. Et Jim avait réagi comme il l'attendait : après tout, le

docteur le connaissait trop bien.

Les parties se suivirent encore et Spock fut le suivant -encore une fois- à devoir se déshabiller.

- « Bon bin, cette fois-ci, c'est le pantalon que vous devez tomber. » Ricana Chekov.

- « Suis-je vraiment obligé ? » Protesta le Vulcain dont les joues étaient devenues un peu plus

colorées.

- « C'est le jeu, mon vieux ! » Ricana Scotty. Spock grommela.

- « Si vous ne voulez pas vous déshabiller, on vous donne un gage. » S'amusa Chekov.

- « Oh très bien je choisis le gage. »

- « Les gages sont d'ordre sexuel. » Poursuit Sulu. « Vous êtes sûr ? »

- « Fort bien. » Grogna-t-il. « Vous les humains, avez vraiment de curieux jeux. »

Il se leva rapidement, n'ayant aucune envie qu'on lui donne un gage sexuel à faire devant tout le

monde.

Connaissant bien l'imagination que pouvaient avoir les humains, il n'avait aucunement l’envie de

tester. Ses mains descendirent jusqu'à son pantalon, et il commença à défaire les boutons, un par

un... Il défit les quatre...

Jim savait qu'il devait se contrôler, les paroles de Leonard avaient été justes, et il ne pouvait pas

baisser sa garde, mais bon Dieu, il avait tellement envie de voir Spock presque nu ! Il ne pouvait

détacher ses yeux de ses mains, comme à peu près tout le monde : voir un vulcain se déshabiller,

c'était trop rare pour rater ça. Spock sentait les regards sur lui, et ça le gênait plus que tout. Sa

respiration s'accéléra, mais il s’exécuta quand même.

Son pantalon glissa le long de ses jambes.

Jim n'en perdit pas une miette : les cuisses de Spock étaient musclées et fines, si bien taillées, ses

mollets tout aussi puissants... Quant à ses fesses...

... Elles étaient musculeuses, un peu fermes et rondes, mais surtout, elles semblaient moelleuses. Il

avait une chute de reins magnifique, et ses hanches dessinaient des creux d’une esthétique parfaite

sur la fin du bassin et le début de la cuisse, de façon pas trop prononcée, mais néanmoins, tout

comme ses abdominaux, légèrement apparents.

Un corps clairement et indéniablement harmonieux...

Spock commença ensuite à plier son pantalon comme il l'avait fait pour ses deux hauts, mais

Mccoy, agacé, le lui arracha des mains pour le balancer en arrière. Le propriétaire lui jeta un

regard froid et perplexe, mais finalement se rassit. On lui redonna des jetons et la partie continua.

- « Vous n'avez pas de sexe ? » Demanda innocemment Chekov à Spock.

Ce dernier manqua de s'étrangler avec son thé en entendant ça et McCoy partit dans un fou rire,

suivi bien vite des autres qui ne pouvaient s’empêcher de pouffer sous cette question stupide.

- « Pardon ? »

- « Bin oui, c'est une question légitime : on est tous les deux en slip, mais moi, on voit que j'ai un

sexe, et vous on dirait pas. »

McCoy s'esclaffa encore plus. Spock détourna les yeux, exaspéré par une telle question et

profondément gêné : parler de sexe pour un vulcain, ce n'était pas vraiment facile, même si c'était

au niveau anatomique. Néanmoins, il se convainquit de répondre de façon logique et surtout

évasivement.

- « Les vulcains ont une anatomie différente de celle des humains. Avant de poser des questions

stupides, réfléchissez ! Toutes les espèces ne sont pas bâties comme les humains. » Cracha-t-il

presque.

Le silence revint doucement et la partie reprit, les joueurs oubliant ce petit incident de parcours.


Chapter 10


Tout ça, c'était trop pour Jim, et sous les conseils que son confident lui avait murmurés à l'oreille, il

préféra quitter la partie. Tout le monde protesta, mais il rétorqua qu'il était le capitaine et qu'il

faisait ce qu'il voulait, les quittant avec un sourire, et Carole fut légèrement déçue.

Mccoy suivit bien vite le mouvement et poursuivit le blond après avoir renfilé ses vêtements. Une

fois qu'il eut rejoint son Capitaine, il l'invita à boire un dernier verre dans son infirmerie.


Malgré les deux départs, le groupe restant poursuivit la partie. Spock ne savait pas trop pourquoi

Kirk était parti, mais le regard qu'il lui avait jeté avait ramené dans sa tête les flashes du Pon Farr.

- « Spock, vous savez que vous jouez votre slip, là. »

Cette phrase ramena le vulcain à la réalité.

Là, c'était Scotty qui parlait. Il voyait le vulcain miser dangereusement, et si jamais il perdait, il

devrait enlever son sous-vêtement et, en gros, se retrouver entièrement à poil. Plusieurs parties

s'étaient poursuivies sans que qui que ce soit ne perde tous ses jetons. Néanmoins, trois des

joueurs n'en avaient presque plus, la partie était serrée.

- « Pardon ? »

- « Bin oui, c'est le jeu. Une fois que vous avez perdu 5 fois tous vos jetons, vous vous retrouvez

complètement nu, et vous ne pouvez plus jouer. » Expliqua Sulu.

- « Quoi ? »

- « Bin oui, c'est logique ! »

- « Mais Carole n’a pas eu à se mettre entièrement nue, avant de perdre son droit de jouer. Donc,

je ne devrais déjà plus avoir le droit de jouer, mais vu que vous ne m'avez pas arrêté, je pensais

que maintenant, je jouais sans risque. »

Uhura ricana.

- « Les règles sont les règles, mais elle sont un peu différentes pour les filles. »

Spock haussa un sourcil puis se leva pour réenfiler en vitesse son pantalon avant de remettre son

haut.

- « Je pense avoir encore moins saisi comment les humains peuvent s'amuser à ce genre de jeu, et

encore moins en quoi ils peuvent s'amuser à voir des gens se déshabiller. »

Il partit en vitesse de la salle.

- « Ça devait être trop exotique pour lui. » Ricana Chekov, s'attirant le regard noir de la brune.

- « Bon, je pense que continuer la partie maintenant ne serait plus vraiment intéressant, on s'est

déjà bien amusés. » Fit Sulu tout en remettant ses chaussettes puis ses chaussures.

Tout le monde le suivit, se souhaitant ensuite la bonne nuit, leurs pudeur retrouvées, bien qu'aucun

joueur ne semblait gêné par ces quelques heures de relâchement et d'amusement légèrement

« limite », voire plus que limite, si on considérait le règlement de Starfleet.

Ils redevenaient des collègues avec les mêmes limites qu’auparavant, même le jeune Chekov se

pliait à cet accord commun, malgré son jeune âge. Ce qui s'était passé dans cette pièce resterait

dans cette pièce. Sauf peut-être pour Carole qui, puisqu'elle n'avait pas pu avoir le Capitaine dans

son lit, allait essayer de se trouver un autre partenaire.


Kirk faisait tourner le liquide rouge vif dans son verre tout en humant l’arôme.

- « Alors comme ça, tu es attiré par Spock ? Je t'ai vu le regarder, si j'étais pas intervenu, tu lui

aurais sauté dessus avant la fin de la partie. »

- « Leonard, je ne sais pas quoi faire. » Marmonna-t-il sans lever les yeux de son verre.

Lorsque Jim utilisait son prénom, c'était toujours sérieux.

- « Merde, Jim, qu'est-ce-que tu fous ? C'est ton premier officier ! C'est Spock, quoi ! »

- « Qu'est-ce-que tu veux que j'y fasse, c'est comme ça. »

- « C'est peut-être juste de passage. »

- « Je ne sais pas. »

- « Tu sais ce que tu vas devoir faire, si ce n'est pas juste une passade ? »

- « Je ne virerai pas Spock pour ça. »

- « Alors je serais dans l'obligation de faire un rapport à Starfleet. »

Cette fois-ci, Jim leva les yeux.

- « Tu ferais ça ? Pourquoi ? » Grogna le capitaine.

Mais le médecin ne se laissa pas démonter.

- « Parce que c'est dangereux. »

- « C'est pas dangereux ! »

McCoy claqua ses deux mains sur la table.

- « Putain Jim, si, c'est dangereux, et tu sais très bien pourquoi, tous les capitaines le savent : avoir

une relation avec un membre de l'équipage est interdit à la fois pour éviter la manipulation du

partenaire ou l'abus de pouvoir. C'est dangereux, parce qu'un ennemi pourrait utiliser ça contre toi,

t'utiliser pour avoir le vaisseau, t'utiliser contre Starfleet. C'est aussi pour éviter le favoritisme et la

surprotection ! »

- « Alors qu'est-ce que je devrais faire, hein ! Tu as un remède toi, à ça ? » Grogna Kirk en

réponse.

- « Déjà, j'aimerais comprendre. »

- « Bin moi aussi ! » Jim vociféra quasiment sa dernière réplique.

Le silence régna pendant quelques minutes entre les deux hommes.

- « Tu sais, un jour, il s'était confié à moi... Il existe chez les vulcains un mot spécial pour désigner

les âmes-sœurs. C'est T'hy'la, c'est un lien très fort parait-il. Quand il m'en avait parlé, j'avais juste

trouvé ça intéressant. Aujourd'hui, plus j'y pense, plus j'aimerais être le sien, de T'hy'la.

- « Arf, Jim... » Bones se pinça le nez entre le pouce et l’index, puis se frotta les yeux avant de se

relever.

Jim but son verre cul sec et de rage le balança sur un mur. Le verre se brisa sous le choc, Bones ne

s'en formalisa pas, voir même s'en fichu totalement, bien que ça démontrait l'état intérieur de Kirk.

- « En tant qu'ami, tu me dirais quoi ? »

- « Jim, c'est compliqué. Est-ce-que tu es sûr que Spock est celui qu'il te faut ? Rien que pour cette

raison, je te dirais de faire attention. »

- « C'est bon, j'ai compris. »

Il se leva vivement et commença à sortir mais fut retenu par McCoy.

- « Cependant, je ne peux que t'encourager dans une relation qui pourrait te permettre d'être moins

seul. En tant que médecin de bord et membre de Starfleet, je te déconseille d'essayer quelque

chose de mauvais et dangereux. Néanmoins, en tant que médecin aussi, je ne veux pas que tu

fasses une dépression parce que tu te sens seul, et que tu dois taire tes sentiments. Jim, tu sais que

je ne ferai pas un rapport à Starfleet ! Écoute, de mon point de vue en tant que médecin, le risque

le plus proche est celui de la dépression, et il est donc le premier à traiter. Néanmoins, je te

surveillerai étroitement, et si je vois que tu déconnes, compte sur moi pour te remettre sur le

chemin. »

Jim se tourna vers Leonard.

- « Allez viens là, gamin ! » Ricana McCoy tout en tendant les bras pour enlacer son ami.

- « Merci, Bones ! »

- « Mais si ce diable ose te faire du mal, j'irai en faire de la chair à pâté. »

Jim ricana de ces mots puis quitta son meilleur ami. C'est fou le nombre de fois où il avait compté

sur lui. Il était toujours là, et il espérait le garder encore longtemps.


Spock était rentré dans ses appartements : il réfléchissait à comment on pouvait s'amuser avec ce

style de jeu. Comment les humains pouvaient-ils faire ça aussi facilement ? C'en était presque

hallucinant.

Il s'était prêté au jeu pour voir, pour apprendre, pour découvrir et s'insérer un peu mieux dans ce

vaisseau rempli d'humains grouillants et brailleurs, bien loin du calme des Vulcains. Comment les

humains pouvaient-ils faire des choses aussi gênantes ?

Qu'importe.

Il remit en place une poterie vulcaine avant de commencer à enlever ses chaussures. Quelqu'un

sonna à sa porte.

- « Capitaine ? Il y a un problème ?

- « Spock ! Je peux entrer ? »

Spock se déplaça sur le côté et laissa passer son Capitaine. Jim ne voulait pas être ici, mais il ne

pouvait s'en empêcher : l'alcool dans son sang lui enlevait le contrôle de ses pensées qui déviaient

encore une fois sur Spock depuis qu'il était rentré dans ses quartiers.

Un instant, il en était même venu à jalouser McCoy, car lui pouvait le toucher lorsqu'il lui faisait

passer un examen médical, pour dire, son cas était grave. Il fallait qu'il se soigne et quelle

meilleure façon de se soigner que d'aller trouver l'objet de ses désirs ?

Non, Jim ne voulais pas être là, il ne voulait pas faire quelque chose de répréhensible, mais ce

besoin, cette envie... Comment pouvait-il ne pas succomber ? C’était un homme, un humain, il

avait besoin de contact, de chaleur... Il avait besoin de Spock... Plus qu'en simple premier

officier... Plus qu'en simple ami...

« Laissez-vous allez ! » Entendit-il dans son oreille.

Les paroles de Spock Mirror, encore et toujours au mauvais moment.

Il s'approcha doucement du vulcain qui recula un peu, toujours légèrement bouleversé par les

souvenir érotique qui lui était revenue en tête, mais s’arrêta quand il se sentit proche du mur. Jim

l'encadra de ses bras.

- « Capitaine ? » S'interrogea Spock, plus que surpris de ce comportement.

- « Si vous saviez ! »

Sans même laisser à Spock le temps de dire quoi que ce soit, son corps se pressa contre celui du

vulcain, et ses lèvres vinrent se poser sur son cou, savourant la peau un peu acide de Spock. Les

lèvres et les dents commencèrent à entamer cette peau vierge, avant que sa langue ne vienne

remonter jusqu'à la mâchoire, caressant la veine palpitante de Spock.

Elle glissa un peu derrière le lobe de l'oreille, mais préféra parcourir l'os de la mâchoire,

empêchant en même temps le vulcain de s’échapper. Il caressa les lèvres pulpeuses de son ami

avant de les capturer dans un baiser intense. À ce moment-là, ses mains restées calmes

s'aventurèrent sur le corps chaud du brun. Bon sang, il en avait eu envie toute la soirée, c'était

comme trouver une bouteille d'eau après avoir marché cinq heures dans le désert.

Il se pressa un peu plus contre lui et frotta son érection douloureuse. Il était maintenant en train de

malaxer les fesses de Spock, descendant un peu, juste à la pliure les cuisses et la chair ferme du fessier.

Spock, lui, sentait toute l'excitation de Jim. C’était assez impressionnant et étrange, il était surpris

et avait un peu peur : que devait-il faire ?

Il n'en avait aucune idée.

La logique le poussait à rejeter Jim et en même temps à accepter ce qui se produisait. Il sursauta

quand il sentit l'érection de Jim contre son bassin et ses mains baladeuses le toucher là où personne

ne l'avait encore touché. Pourquoi Jim était-il en train de l'embrasser ?

Spock poussa brusquement son capitaine pour se dégager de lui et de cette étreinte totalement

incongrue.

- « Capitaine ? Qu'est-ce-que vous faites ? »

- « Spock ! Ne me rejetez pas ! »

- « Pourquoi faites-vous ça ? Est-ce la continuité de votre stupide jeu de ce soir ? N’en avez-vous

pas eu assez ? » Demanda Spock, perplexe, essayant de comprendre cette attitude.

- « Au contraire ! J'en ai eu trop, et maintenant j'ai besoin de plus. »

Jim, ne se préoccupant pas plus du rejet de Spock, entreprit un mouvement pour se coller de

nouveau à lui. Il le plaqua au mur cette fois-ci plus violemment, et passa rapidement ses mains sur

le torse de son premier officier. Ce dernier rentra le ventre par réflexe et se tortilla pour se dégager

sans le pouvoir réellement.

- « Capitaine ! Ji... Jim ! Arrêtez ça, je ne veux pas ! »

Mais le blond n'eut pour réponse que de se presser un peu plus contre lui, lui écartant maintenant

les jambes de façon beaucoup plus abrupte et le soulevant légèrement pour frotter l'entrejambe de

Spock contre sa cuisse. Le vulcain eut un mouvement de recul à ce contact : une décharge

électrique venait de le parcourir, et une sensation délicieuse naissait doucement en lui.

Son esprit fut encore assailli d'images, il se voyait lui-même quand il avait écarté les cuisses de son

capitaine pour le pénétrer encore plus profondément, son corps se souvenait de la sensation, se

souvenait du plaisir...

Du plaisir ?

Lors de son Pon Farr, il n'avait pas analysé ce qu'il ressentait, et s'en souvenait donc très peu, mais

aujourd'hui tout semblait lui revenir en mémoire, comme si on avait ouvert une boite dans son

esprit, comme si son corps abandonnait son amnésie.

Non il ne voulait pas ressentir ça, il ne voulait pas de ce qui était en train de se passer.

- « Vous vous vengez de ce que je vous ai fait ? »

Jim, en entendant cela, s’arrêta net et se dégagea légèrement de Spock pour relever la tête et

croiser le regard ébène de son numéro un.

- « Pardon ? »

- « Vous vous vengez à cause du Pon Farr ? »

- « C'est ce que vous croyez ? »

- « Je ne vois pas d'autre explication logique à votre comportement. »

- « Alors, revoyez votre logique. » Fit Kirk d'un ton calme.

Tout en parlant, il s'était dégagé de Spock, qui avait immédiatement repris une position correcte. À

la fin de sa phrase, il sortit des quartiers du vulcain. Sa phrase lui avait fait l'effet d'une douche

froide, plus froide encore que la glace d'Andor.

Lui ? Vouloir se venger ?Ce n'était pas ça du tout, Spock n'avait rien compris, ou rien voulut comprendre. Il ne lui en voudrait jamais d'avoir eu besoin d'aide pour quelque chose, même pour ce genre de chose, et jamais il n'aurait cherché à se venger. Alors, pourquoi Spock croyait-il cela ?

Ses sentiments étaient-ils à ce point incompris ?

Il voulait Spock, pas abuser de lui !

Il retourna dans ses quartiers. Qu'est-ce que ça pouvait être difficile, parfois, d'être capitaine d'un

vaisseau, d'être amoureux de son premier officier, d'être un humain illogique et incompris. C'était

usant.

De son côté, Spock regarda Jim partir, puis réajusta ses vêtements. Il réfléchit rapidement puis

trouva une conclusion acceptable. Il fallait maintenant qu'il arrête de se voiler la face : sa relation

avec Jim était profondément changée.

Il avait facilement cédé la dernière fois, parce qu'après tout il aimait l'Enterprise, il aimait vivre ce

genre d'aventures, mais ce n'était plus possible. Il fallait qu'il quitte l'Enterprise avant que ça ne

dégénère davantage.


L'Enterprise devait à-présent se rendre sur Draylon afin d'observer les progrès des Drayliens et

surtout pour rencontrer l’éminent Professeur Taros Yun, travaillant sur l'amélioration des systèmes

d'armement et tactiques. Il avait promis de fournir à la Fédération ses améliorations, et bien que la

Fédération glorifiait davantage l'exploration et la découverte que la guerre, les querelles entre les

Klingons et les Romuliens ne permettaient en aucun cas de se relâcher.

C'était donc une mission relativement importante, mais qui ne devait pas poser plus de problèmes

que ça. C'est pourquoi Spock décida de profiter de cette occasion pour demander un congé.

Depuis la soirée Poker, Jim avait fait comme si de rien n'était, il ne s'était ni excusé, et n'avait plus

retenté quoi que ce soit. Après en avoir parlé à Bones, celui-ci l'avait menacé de faire un rapport à

Starfleet ; même s'ils savaient tous deux que ça pouvait dans certains cas lui coûter sa place de

Capitaine.

Ainsi, Jim préférait se tenir tranquille. Il évitait simplement un peu plus son second et était devenu

un peu sec avec lui, ce qui au fond ne déplaisait pas au vulcain. Ce dernier n'avait pas cherché

plus loin. L'humain était un être illogique, essayer de le comprendre serait une perte de temps. Et

lui, eh bien, il avait médité. Beaucoup, pour effacer, pour oublier...

Il s'était donc contenté de suivre l'attitude de son capitaine, mais n'avait néanmoins pas oublié son

projet de quitter l'Enterprise. Jim pouvait recommencer à tout moment, et pour lui, il valait mieux

partir.

Il demanda donc son congé sur la nouvelle Vulcain ou Vulcain 2 comme on avait fini par

l'appeler. L'Enterprise devait, pour se rendre sur Draylon, passer non loin de la planète, seule une

bifurcation de trajectoire de quatre heures était nécessaire pour l’y déposé.

Kirk accéda bien évidement à sa requête : Spock n'avait jamais pris de congé, il était donc légitime

de lui autoriser celui-ci, surtout quand la mission en cours ne requérait pas de façon absolu la

présence du vulcain.

- « Monsieur Sulu, mettez le cap sur Vulcain 2. »

- « C'est fait. » Répondit le Japonais.Quelques heures plus tard, Spock fut téléporté sur la planète chaude. L'Enterprise repartit alors

pour Draylon avec un Jim déjà triste de devoir se séparer de son second.


- « Spock, que fais-tu ici ? » Demanda son père le voyant arriver.

Spock l’avait rejoint dans le nouveau bureau qui lui avait été attribué pour son statut

d'ambassadeur.

- « J'ai décidé de venir et de rester ici. » Répondit-il tout simplement.

- « Peut-on savoir pourquoi ? »

Spock se retourna pour faire face à la personne qui venait de parler. Il ne s'agissait de personne

d'autre que de T'Pau.

Il s'approcha d'elle et la salua, son père se rapprocha d'eux.

- « Toi qui défendais si bien ton choix de rester dans Starfleet, je me demande ce qui t'a poussé à

changer d'avis. » Continua-t-elle.

- « Les humains sont trop illogiques ! » Fut sa seul réponse. « Si vous voulez bien m'excuser. »

Spock sortit de la pièce, il était simplement passé annoncer sa présence, mais maintenant qu'il avait

décidé de rester, il lui fallait trouver un endroit où habiter, et un travail, entre autres. Il n'avait pas

réfléchit à ce qu'il devait dire pour justifier son choix, mais qu'importe, on n’irait pas lui reprocher

de revenir parmi les siens.

T'Pau s'approcha de Sarek.

- « À mon avis, ce n'est pas que pour cette raison que ton fils est revenu, Sarek ! »


Trois jours étaient passés. Spock avait pu se trouver un endroit où loger assez rapidement. Après

tout, il était assez connu parmi les Vulcains autant pour sa demi humanité que ses exploits au sein

de la Fédération. Sarek lui avait fait savoir que l'Académie des Sciences, qui avait été reformée,

acceptait de lui offrir un travail. Il devait donc s'y rendre afin de rencontrer son supérieur et de

commencer à travailler.

Il monta les escaliers menant vers les locaux de l'Académie des Sciences de Vulcain 2. Ils avaient

été bâtis directement dans la roche, ce qui apportait quelque avantage, mais surtout un

inconvénient négligeable, c'est que la roche coupait les communications inter-spatiales.

Négligeable, car de toute façon, l'Académie n'avait pas besoin d'établir ce genre de connexions.

Et au besoin, un poste était prévu à cet effet sur le haut de la montagne.

Il s'avança dans les couloirs, ayant revêtu une tenue typiquement vulcaine, après avoir fait tomber

son uniforme bleu, un pantalon sombre et des demi-bottes, principalement cachées par un long

vêtement souple, gris anthracite, un sous-pull noir remontant jusqu'à la moitié de sa gorge.

Il était assez élégant dans ces habits, même si pour un vulcain, cela n'avait pas vraiment

d'importance.

Après avoir monté quelques escaliers en plus, il entra dans le bureau de celui qui serait son

nouveau supérieur. Il fut surprit de voir de qui il s’agissait.

- « Spock ! »

- « Je ne voyais pas l’intérêt d'attendre plus longtemps. »

- « Certes ! À ce que je vois, finalement, vous n'avez toujours pas trouvé votre place dans cet

univers, vu que vous changez encore d'orientation. Sachez une chose, je ne tolérerai pas votre

instabilité, alors tâchez de régler ce problème. »Spock serra les dents : son nouveau supérieur n'était autre que Sirik, l'une des brutes de son enfance qui l'avait cherché et insulté pour tester son émotivité. Plus vieux que lui, il avait néanmoins obtenu son entrée à l’Académie des Sciences de Vulcain plus tard que lui -bien que lui ait refusé d'y entrer-.

La seule chose qu'espérait maintenant Spock, était qu'il ne cherche pas à le titiller comme il avait

pu le faire dans son enfance, mais d'après ce qu'il venait de voir, ce n'était pas gagné. Spock

s'approcha d'un pas, sûr de lui, et montra une assurance presque insolente.

- « Je ne suis en rien instable. Il est logique pour un être vivant d'évoluer. Stagner est au contraire

contre-productif. En outre, je suis là pour travailler, pas pour avoir une discussion sur ma soi-

disant instabilité, ou sur l’évolution d’un être vivant. »

- « Bien, je vois que vous n'avez pas perdu de votre répartie ! »

Sirik se retourna et saisit une pile de dossiers qu'il tendit à Spock.

- « Vous vous chargerez des cours de Sciences Spatiales pour la sections B. Lorsque vous ne

serez pas en cours, vous serez l'un de mes assistants. Mon laboratoire est en salle 34. Une chance

que vous soyez en avance, vous donnerez votre premier cours d'ici un quart d'heure, salle 8. »

Spock acquiesça et sortit déposer les dossiers sur le tout petit bureau réservé aux assistants.

Par manque de place, tous les assistants se retrouvaient dans la même pièce, presque collés les uns

aux autres pour travailler. C'était loin de son fauteuil confortable d'officier scientifique de

l'Enterprise, mais il ne devait plus penser à ça, il ne devait plus penser à Kirk et encore moins

regretter sa décision de le quitter.

«Non » Se corrigea-t-il « De regretter d'avoir quitté l'Enterprise ».

Il retint un soupir et n'eut pas le temps de regarder le contenu des dossiers. Il devait se rendre à son

premier cours. Dans un sens, ça ne le dérangeait pas, il avait déjà eu à tenir ce rôle lorsqu'il était à

l'Académie de Starfleet.

Tout en marchant dans le couloir, il se promit d'être le meilleur vulcain possible, afin qu'on ne lui

reproche rien et encore moins qu'on lui dise que les humains avaient déteint sur lui.

Il entra dans la salle d'un pas sec et désinvolte, et fit face aux quelques jeunes qui se levèrent en le

voyant arriver. Il n'était pas plus d'une dizaine : forcément avec la destruction de la planète, il

restait peu de vulcains et, par extension, peu de jeunes vulcains.

Il commença son cour en improvisant, comme il n'avait rien préparé, mais cela sembla fonctionner.

Au bout de deux heures, il envoya ses élèves dans la salle des consoles pour un entraînement

intensif de connaissances, puis il rejoignit le laboratoire de Sirik où trois autres assistants

travaillaient déjà avec lui.

« Peut-être que j'arriverai à m’y faire » Songea-t-il.


Une dizaine de jours était passée, Spock s'intégrait plutôt bien dans la communauté et fournissait

un travail exemplaire, même meilleur que les « vrais vulcains » comme aimait souvent le préciser

Sirik. Ce jour-là, c'était un jour de repos pour lui, T’Pau l’avait invité : officiellement, elle voulait

s’enquérir de son avis sur un sujet houleux au sein de la Fédération.

Mais en réalité, la vieille vulcaine avait une idée toute autre en tête, et ce n'est qu'à la fin de leur

conversation qu'elle se lança.

- « Spock, avant de partir, rappelle-moi ton âge. » Demanda-t-elle.

Spock fut surpris de la demande, mais répondit quand même.

- « 32 ans. »

- « Donc, tu devrais bientôt faire face au Pon Farr ? As-tu réfléchi à cela ? » Sa question sous entendait qu'il ait réfléchi à choisir une femme. Ce qui l’étonna : les vulcains

n'avaient pas pour habitude de parler de ce sujet, et encore moins de commencer une discussion

tournant autour. Mais il comprit pourquoi elle lui demandait cela : les vulcains ne devenaient

matures que vers 24 ou 25 ans, et le premier Pon Farr de leur cycle commençait naturellement 7

ans plus tard.

Il était donc dans la tranche d’âge « critique ». En outre, il savait qu'elle n'aurait jamais abordé le

sujet, si l'espèce n'avait pas été en danger. Néanmoins, il ne répondit pas.

- « Tu y as déjà fait face. » Fit-elle plus sur le ton de l'affirmation que de la question.

Spock acquiesça.

- « Comment l’as-tu passé ? Est-ce la raison pour laquelle tu as quitté les humains ? »

- « Oui ! »

- « Spock ! » Gronda-t-elle de sa voix profonde.

Il la regarda, et elle lui fit signe de s’agenouiller, ce que fit Spock. Le plus jeune vulcain releva le

visage, préparant son esprit : il le savait, la seule chose logique était qu'elle voie, et même s'il

n'avait pas spécialement envie de ça, bien qu’il savait qu'elle allait respecter certaine barrière et

rester en surface... Il ne pouvait pas désobéir.

La Vulcaine posa donc ses doigts sur son visage et entra en fusion mentale avec lui. Une fois

terminé, elle rompit le contact, et Spock risqua un regard vers elle avant de baisser la tête.


Kirk était arrivé sur Draylon et avait rencontré le professeur Taros Yun. Ses travaux avaient très

bien avancé, il avait mis au point un nouveau type d'arme, des mines spatiales. Les mines lancées

dans l'espace pouvaient être dirigées vers une cible en particulier et exploser à son contact, ou au

contact de boucliers.

L'avantage résidait à la fois dans la puissance offensive, mais aussi le peu d'énergie que cela

demandait pour les lancer et les diriger. Ce qui, en cas de problème technique majeur lors d'un

combat, de dégâts trop importants, ou de défaillance totale des armes, permettait quand même de

se défendre et d'attaquer.

Kirk reçut la permission de Starfleet de faire installer ce dispositif afin de le tester, ce qui

impliquait l'immobilisation de l'Enterprise durant une semaine. Kirk offrit donc à ses officiers une

permission sur la planète après autorisation du gouverment. Lui aussi s’octroya un peu de repos.

Assis dans un bar, il sirotait son second verre de la soirée, ne profitant même pas de la vue des

jolies femmes qui dansaient derrière lui. La couleur marron-doré de son verre était bien plus

intéressante. Le liquide n'était pas spécialement bon, voire plutôt mauvais pour ses papilles

humaines, mais la couleur lui rappelait les yeux de Spock.

Il lui manquait atrocement, mais il allait revenir prochainement : une fois qu’ils auraient terminé

leur mission sur cette planète, ils retourneraient le chercher. Néanmoins, il ne pouvait pas

s’empêcher de déprimer.

- « Hé bien, tu en fais une de ces têtes, Jim ! » Taquina Bones, qui venait de le trouver et de

s’asseoir à côté de lui.

- « Non, pas spécialement... » Marmonna le capitaine.

- « Tu rigoles ? Ça fait deux semaines que t’es dépité. Tu le caches bien pour l'équipage, mais je te

connais mieux qu'eux. Pourquoi tu ne profites pas de cette permission pour te détendre ? Pense à

Scotty qui est en train de surveiller les installations, et amuse-toi aussi pour lui. Regarde toutes ces

jolies filles...

- « Ça ne m'intéresse pas ! »

- « Tu penses toujours à Spock ? Ça ne t'est pas passé ? »

- « Je dois avoir un problème, Bones. »

Jim se tourna vers lui.

- « Je n'ai plus de désir pour qui que ce soit d'autre, je n'ai plus envie de me retrouver dans d’autres

bras que les siens, et il me manque. »

Il rigola nerveusement.

- « Je dois être tordu ! J'imagine que tu vas finir par me démettre de mon commandement pour

folie ! »

McCoy soupira.

- « L'amour n'est pas pour moi un motif valable pour démettre quelqu'un de son poste. Tu

continues à faire ton boulot de façon habituelle, mais pour combien de temps ? Ton état mental

dépérit ! »

- « Et alors ? Qu'est-ce-que je peux faire ? »

- « Tu pourrais lui en parler, lui avouer tes sentiments quand tu le reverras, pour clarifier les choses

et te libérer de ce poids. »

- « Tu rigoles ? Il ne comprendrait pas, déjà, il a cru que je me vengeais. Non, non, ça ne servirait

à rien. »

- « Et alors, tu comptes faire quoi ? »

- « Continuer à refouler, je ne peux faire que ça. »

- « Et finir par tomber malade, surtout. Allez, dans deux jours, on repart, et il nous en faudra 10

pour le retrouver. »

- « Ouais ! »

Jim avala son verre cul sec et regarda son ami avec un doux sourire.


Chapter 11


- « Te lier avec un humain, un mâle, en plus ! On peut savoir à quoi tu pensais ? » Fit T'pau.

- « Ce n'est pas comme si je l'avais voulu. » Siffla-t-il pour se défendre.

- « Bon, je pense que ce n'est pas irréversible. A mon avis, on peut encore briser le lien qui s'est

formé entre vous. »

Spock releva les yeux, le regard dur : briser son lien avec Jim ? Il n'y avait jamais pensé.

- « Ça n'a pas été tenté depuis longtemps. » Fit-il.

- « Oui, mais il est logique d'essayer de le briser. Tu ne peux pas choisir un humain, et encore

moins un homme, comme partenaire ! Quand Kirk repassera ici pour une mission, on s'en

chargera. »

La conversation fut close, et Spock retourna à ses activités. Son père fut informé et préconisa lui

aussi de briser le lien entre son fils et Kirk. Spock n'était cependant pas vraiment content que l'on

se mêle de sa vie et de sa sexualité. Néanmoins, l'argument « protection de l'espèce » pesait lourd

dans la balance : il ne pouvait pas être égoïste, il fallait qu'il aide son peuple à se relever, peu

importe le prix qu'il devrait payer pour cela.

Pourtant, quelque chose clochait...


Cela faisait maintenant près d'un mois qu'il s'était installé sur Vulcain 2. Spock s'était bien intégré

dans le système. Les cours qu'il donnait n'étaient pas très fatigants, et travailler en tant qu’assistant

de Sirik était assez ennuyeux, mais restait un travail convenable. Il savait que Kirk devrait bientôt

repasser par la planète, et il pourrait alors lui proposer de briser leur lien.

Assis devant une expérience, il soupira : il n'avait pas envie de briser le lien. Même si c'était la

chose la plus logique, ça sonnait faux à ses yeux. La voix de Sirik rompit ses pensées :

- « Spock ! Vous avez les calculs que je vous ai demandés ? »

- « Oui, et vos données de base sont fausses. Si vous les conservez, vous ne pourrez jamais mettre

en place un bouclier équilibré. Voici mon rapport avec les calculs que vous m'avez demandés, et

mes recherches sur la solution. »

- « Mes données de base ne sont pas fausses. » Répliqua Sirik sans prendre le rapport.

Spock lui tendit davantage son travail, et il fut forcé de le prendre. Il se rassit et continua son

travail tout en ignorant son supérieur. Sirik était un idiot qui n’arrêtait pas de faire des erreurs dans

son travail, il passait plus son temps à les corriger qu'autre chose.


L'Enterprise s'était placée en orbite autour de Vulcain 2. Kirk y était descendu avec McCoy,

Spock ne répondant pas à son communicateur : il l’avait laissé dans une boite chez lui. Il leur

fallait donc trouver le vulcain, à-présent. Bones pesta en voyant les autres vulcains : leur logique

l'avait toujours horripilé. La souplesse, chez eux, ça n'existait pas, et il avait la rigueur en horreur.

Qu'importe ? De toute façon, ils n'étaient pas là pour s’éterniser.

- « Tu as le communicateur modifié ? » Demanda Jim à son ami.

- « Oui, tiens le voilà... Je ne comprends pas pourquoi tu as tenu à en modifier un. »

- « J'ai un mauvais pressentiment. »

Il se tut quand il vit une Vulcaine venir vers eux. Elle les accueillit et les guida vers l'Académie

des Sciences où devait logiquement se trouver Spock.

- « Aimable comme une porte de prison, mais efficace. » Siffla McCoy.

- « Tais-toi un peu ! » Grogna Jim.

Il arrêta un Vulcain qui était en train de marcher.

- « Bonjour, je suis James Kirk. Nous cherchons Spock... Savez-vous où nous pourrions le

trouver ? » Demanda-t-il franchement.

- « Bonjour, je suis Sirik. Si vous cherchez Spock, il est dans mon labo. »

- « Quelles recherches mène-t-il ? » Demanda Leonard.

- « C'est mon assistant. » Répondit froidement le vulcain.

- « Votre assis... » Kirk se racla la gorge. « Où se trouve votre labo ? »

- « Salle 34, je vais vous y conduire. »

- « Je vous remercie. »

Ils avancèrent rapidement jusqu'à une porte portant le numéro 34. Ils entrèrent, et Kirk sentit son

cœur se gonfler en voyant son premier officier -même de dos. Il était seul dans le labo, mais même

entre mille, il l'aurait reconnu.

- « Spock ! » Appela-t-il en s'approchant.

Le vulcain sursauta presque en entendant la voix familière de son capitaine. Il se tourna en se

levant pour faire face au blond.

Il savait qu'il viendrait, mais il pensait que ce serait dans un peu plus longtemps, il ne se sentait pas

préparer à lui dire non, mais il devait le faire.

- « Capitaine ? »

- « Vous allez bien ? On est venus vous chercher ! » Sourit-il.

- « Je ne rentre pas avec vous sur l'Enterprise. »

- « Pardon ? »

- « Je démissionne. »

Kirk sentit son cœur se broyer dans sa poitrine : ça faisait si mal... Spock le quittait définitivement,

il ne voulait plus rentrer sur l'Enterprise, il l'abandonnait... Jim en aurait pleuré, s'il l’avait pu.

- « Qu'est-ce que vous racontez ? » Grogna McCoy. « On est venus vous cherchez, il n'y a pas de

raison que vous restiez ici. »

Spock se rassit froidement et continua son travail.

- « Vous pouvez partir, rien ne vous retient ici. »

Jim était mortifié. Il faisait chaud, mais il avait atrocement froid. Il sortit le communicateur modifié

de sa poche et le posa à-côté de Spock, son instinct avait vu juste.

- « Si vous changez d'avis... » Dit-il, presque abattu.

Voyant que la discussion était close et que Jim ne réagissait pas, attendant une autre réponse que

Spock ne lui donnerait pas, McCoy l'attrapa par le bras et l’entraîna vers la sortie. Il pouvait

imaginer ce que Kirk avait ressenti après les quelques mots qu'ils s'étaient échangés. Depuis qu'ils

avaient laissé le Vulcain, Jim s'était morfondu de tristesse, et seulement quelques jours avant

d'arriver, il avait repris du poil de la bête.

La pensée de revoir Spock lui avait redonné un moral de fer, qui n'avait pas résisté à la lance de

glace de Spock.

Sirik les suivit.

- « Vous êtes venus le chercher en vain. Il est maintenant l'un de mes assistants. J'ai toujours

trouvé qu'il était instable, cette humanité en lui n'a rien de bon. J'ai hésité à le prendre. »

Ces mots, sortis de la bouche d'un vulcain, étaient assez inhabituels, sauf quand on admettait le fait

qu'il pense réellement cela. En l’entendant, Jim réagit vivement.

- « Il n'est pas l’un de vos assistants ! Il est mon premier officier, et je compte bien le reprendre à

mes côtés ! Il est le meilleur officier que j'aie rencontré, je ne vous permets pas de le dénigrer sans

le connaître ! »

- « Oh, mais je le connais. Lui et ses excès de rage, quand nous étions enfants... Votre

raisonnement n'a pas de logique : il vous a dit qu'il démissionnait, donc, vous n'avez plus de prise

sur lui. Je vous conseille de retourner sur votre Enterprise et de reprendre vos missions, c'est plus

logique que de rester ici et d'empester nos locaux... » (1)

- « Vous oubliez qu'il l’a appelé Capitaine, ce qui veut dire qu'il le considère toujours comme son

supérieur, donc rien n'est perdu. » Siffla McCoy. « En outre, il me semblait que les vulcains était

tolérants, mais j'ai rarement entendu des propos aussi racistes ! »

- « Je ramènerai Spock avec moi. » Grogna Kirk.

Les deux hommes se retournèrent et partirent, en colère. Ils sortirent du bâtiment et Kirk appela

immédiatement Uhura.

- « Oui, Capitaine ? »

- « Pouvez-vous vérifier l'état de service de Spock ? »

- « Oui, tout de suite... Une petite minute : son statut est celui de permissionnaire dans nos

fichiers, pourquoi demandez-vous cette information ? »

- « Il n’y a rien sur une éventuelle démission ? »

- « Une démission ? Non, rien... »

- « Une demande en ce sens a-t-elle été posée ? »

- « Attendez, je vérifie... Non, il n'y a rien... »

- « D'accord, merci ! »

- « Capitaine ? »

- « Kirk terminé ! »

Jim coupa son communicateur.

- « Bones ! » Couina-t-il. « Il faut trouver une solution. »

- « Capitaine Kirk ? »


Le duo était tombé sur Sarek, le père de Spock. Le Vulcain les avait invités dans son bureau,

voulant s'entretenir avec le blond. Kirk sentait son sang qui bouillonnait : il voulait agir, attraper

Spock et le ramener de force sur le vaisseau, s'il le fallait... Mais il ne pouvait refuser à

l’ambassadeur une entrevue.

Ils étaient tous les trois entrés dans le bureau spacieux et sobre du vulcain. Jim s'était assis en face

de lui, et Bones restait debout, un peu à l'écart.

Sarek lui demanda de laisser son fils sur la planète et de ne pas chercher à le récupérer. Kirk

protesta vivement : il n'était pas question qu'il laisse Spock. C'est alors que Sarek lui expliqua alors

la nature de leur lien, et des problèmes à la fois moraux et raciaux que cela engendrait : les

vulcains ne pouvaient plus se permettre de faire ce que bon leur semblaient, ils devaient désormais

agir pour le bien de la race, et Spock ne faisait pas exception.

Il lui proposa alors une méthode pour briser le lien, lui expliqua les risques, et Mccoy intervint afin

d'en savoir plus.

- « Écoutez, Spock est un vulcain, il a besoin d'être parmi les siens, réfléchissez à ma proposition :

une fois que vous aurez brisé le lien, vous comprendrez. Les sentiments d'amitié qui vous animent

disparaîtront. Vous n'aurez pas de peine à le laisser ici. »

- « J'ai besoin de réfléchir ! » Indiqua le capitaine bouleversé par cette révélation.

- « C'est tout-à-fait naturel. Venez me trouvez quand vous aurez accepté. » Dit-il d'une telle façon

qu'en réalité, il y avait pas de place pour la réflexion.B ones et Kirk sortirent du bureau et ne parlèrent pas : Kirk avait besoin de réfléchir. Si ça setrouve, ses sentiments pour Spock n’étaient dûs qu’au lien qu'ils partageaient ? Il n'y voyait absolument pas clair et si tout ce qu'il avait ressentit pour le vulcain, jusqu'à l'amitié avait été biaisé ? Il ne savait pas, ça ne sonnait pas dans sa tête, rien ne sonnait, il se sentait tellement abattu que son instinct ne réagissait plus et son mental l'avait abandonné depuis longtemps.

Un lien banal et faible, lui avait dit Sarek, mais qui avait apparemment suffit à provoquer tout ça

en lui... C’était un peu gros. En bref, il restait perplexe, mais il ne voulait plus souffrir.

\

- « Hé bien, Spock, il faut croire que votre capitaine tient vraiment à vous reprendre avec lui. »

- « Et alors ? »

- « Les humains n'aiment pas beaucoup les vulcains, en général : ils nous trouvent trop logiques. Il

faut croire que vous n'avez pas fait cet effet-là. »

- « Qu'est-ce-que vous sous-entendez ? »

- « Que pour qu'il vous apprécie autant, vous n'avez sûrement pas dû donner l'image que vous

auriez dû donner en tant que Vulcain. »

Spock se leva : cela faisait 18 fois que Sirik sous-entendait qu'il n'était pas un véritable vulcain, et

il commençait à en avoir assez.

- « Si mon Capitaine semble m’apprécier, c'est simplement que nous avons su être suffisamment

souples, chacun de notre côté, pour se comprendre en dépit de nos différences raciales. Votre

propos n'a donc pas de base stable. Les relations inter-espèces ne sont pas toutes mauvaises. Si

vous voulez bien m’excuser... »

Spock sortit rapidement et n'entendit pas la dernière phrase de son supérieur. Il commençait à se

faire tard, et il rentrait tranquillement chez lui.

Une fois arrivé, il se posa un instant avant de se diriger vers la boite qui contenait ses anciennes

affaires... Son uniforme et son communicateur... En le voyant, il sortit celui que lui avait donné

Kirk.

Il n'avait pas été facile de dire non à son capitaine, de lui dire qu'il partait... Surtout qu'il n'en avait

pas envie...

Envie ? Émotion humaine, encore, mais c'était comme ça : il préférait les aventures sur

l'Enterprise, il se sentait mieux parmi ces humains qui ne le comprenaient pas, que parmi les siens

qui ne l'acceptaient pas vraiment. Il s'était senti vraiment utile sur le vaisseau, alors

qu'actuellement, il s'ennuyait...

Mais peu importait, il ne pouvait pas retourner sur l'Enterprise. Il faudrait aussi qu'il parle à Kirk

du moyen pour briser le lien. Il y avait peu de risques, mais la cassure pouvait être douloureuse.

Il caressa son uniforme : en fait, il souffrait de cette situation... Puis il regarda son pad, la lettre de

démission qu'il devait envoyé depuis près d'un mois, il ne l'avait toujours pas fait, en faite il avait

oublier. C'était étrange, depuis le Pon Faar il en avait garder un exemplaire, près à l'envoyé dés

qu'il le faudrait, mais en arrivant sur la planète il n'y avait pas penser une seule seconde, il avait

oublié, c'était étrange, parce qu'il n'oubliait jamais rien en général.

Il allait appuyé sur le bouton pour envoyer le formulaire, puis se ravisa. Il le ferait quand le lien

serait couper ça vaudrait mieux. Il éteignit le pad et partit se coucher.


Bones et Kirk étaient retournés sur l'Enterprise. Kirk avait besoin de réfléchir, besoin de remettre toutes ses idées en place : qu'est-ce-que ça pouvait être compliqué... Gérer ses émotions, ses sentiments, savoir ce qui était vrai et faux ?

Un véritable casse-tête. Il ne pouvait même pas se fier à son atout majeur : son instinct,

potentiellement influencé par le lien... Instinct qui lui criait d’ailleurs d'aller récupérer Spock quoi

qu'il en coûte. Et pour ça il devait remercier son ami Bones qui l'avait revigorer un peu.

Puis le médecin lui avait conseillé de se détendre et de se reposer : trop de bouleversements

émotionnels fatiguaient et faussaient les décisions, c'était bien connu. Mais Kirk n’y arrivait pas : il

se rappelait de la froideur de Spock. Vulcain était synonyme de chaud, en surface, à première vue,

mais si on bousculait cette idée juste un peu, on tombait sur la froideur incarnée. Le corps était

chaud, la planète était chaude, mais l'esprit, glacial.

Finalement, Kirk arriva à s'endormir un peu, et lorsqu'il se réveilla quelques heures plus tard, les

yeux brûlants et secs, la bouche pâteuse, il comprit :

Spock n'avait pas de sentiments pour lui. Le Pon Farr n'avait été qu'un moment instinctif, quand le

corps, pour survivre, reprend le dessus sur l'esprit. Il ne voyait rien d'autre en lui que le Capitaine,

l'ami éventuellement... Rien de plus. Ses dernières actions l'avaient poussé à quitter l'Enterprise.

C'était lui qui avait tout gâché, il l'avait fait fuir, il n'avait pas le droit de le pourchasser, de le

retenir de partir, de le ramener avec lui. C'était la décision de Spock, et il fallait qu'il la respecte.

Il ne devait plus penser à lui, à son égoïsme et sa passion, il devait penser au bien-être de Spock, et

Spock avait besoin des siens, il avait besoin de leur logique et de leur froideur, plutôt que le

l'émotivité humaine.

Il avait pris sa décision.

Il regarda l'heure : il était tôt, mais ça importait peu. Il alla trouver son ami pour lui faire part de sa

décision et lui demander de l'accompagner sur Vulcain.


Sarek arrivait à peine à son bureau quand il vit les deux humains près de sa porte. Il s'approcha

d'un pas léger et salua brièvement le capitaine et le docteur, avant de leur faire signe d'entrer.

- « J'accepte votre proposition. »

- « Bien, vous êtes quelqu'un de sage, Kirk. Venez, suivez-moi, le rituel ne se passera pas ici. »

- « Ne devrions-nous pas prévenir Spock ? » Demanda Mccoy.

- « Ce n'est pas nécessaire. »

- « Comment ça ? » Intervint Kirk.

- « Il a déjà donné son accord pour briser le lien, et sa présence n'est pas indispensable au rituel. »

- « Attendez... Vous avez dit que c'est pour briser le lien entre leur deux esprits, et Spock n'a pas

besoin d'être présent ? » S'interrogea vivement Bones.

- « Non, du moment qu'on détruit le lien de l'esprit le plus faible, cela n'as pas d'importance qu'il

soit présent ou non, le résultat sera le même. »

- « L'esprit le plus faible ? » S'indigna le docteur.

- « Les humains n'ont pas de grandes capacités télépathiques, je dirais même aucune, bien que

vous pouvez recevoir, vous ne pouvez pas donner, si on ne crée pas un passage pour vous. »

Expliqua Sarek de façon froide et directe. « Vos capacité psychique sont simplement différente et

moins développées, ne voyez pas dans mes propos un jugement de valeur, mais juste l'énoncé d'un

fait, votre race est ainsi. »

Le reste du chemin se fit presque dans le silence. Bones auscultait discrètement son Capitaine, et il

avait noté une nette accélération de ses pulsations cardiaques.Ils arrivèrent après une vingtaine de minutes de marche en face d'un petit temple bâti sur le haut d'une petite colline. T'pau, qui avait été prévenue, les attendait. Elle présenta un siège à Kirk etcelui-ci s'installa, se laissant faire.

Bones resta en retrait et observait la scène. Bien que la relation entre Kirk et Spock l'inquiète un

peu, il n'était pas contre... Il n'avait jamais été contre, il avait juste voulu inciter la prudence à son

ami, mais le voir abandonner était douloureux : ce n'était pas Jim, Jim n'aurait pas baissé les bras si

facilement.

Mais il fallait croire que pour une fois, Kirk n'avait pas les épaules pour porter le poids qu'il avait

en lui. Après tout, le coureur de jupons était-il seulement prêt à officialiser une relation sur le long

terme, avec un homme qui plus est ?

Jim n'avait jamais vraiment eu de relation longue, il ne connaissait pas bien cela, et bien d’autres

détails auraient pu l'amener vers la conclusion à laquelle il faisait désormais face... Mais il ne

pouvait s’empêcher de douter sur le fait que Jim lâche si facilement pour une fausse raison, pas

quand il l'avait vu aussi dépité durant le mois où Spock n'avait pas été là, pas quand il l'entendait

parler de lui avec passion... Mais il pouvait néanmoins comprendre l'envie de Kirk de ne plus

souffrir, c'était légitime.

T'Pau plaça ses deux mains sur le crâne et le visage de Kirk, entrant en fusion mentale avec lui.

Une fusion que Kirk sentit comme étant particulière : il se sentit comme décortiqué par l'esprit de

la vielle vulcaine, une douleur lui envahissant progressivement le crâne puis le corps...

Mccoy, qui observait toujours les constantes de Kirk, vit bien sur ses capteur médicaux la tension

et la douleur que son ami était en train de ressentir, mais attendit deux minutes avant de

commencer à protester.

- « Vous ne lui avez pas dit que ça lui ferait mal ! »

Sarek lui jeta un regard sombre l'intimant de se taire, et Bones se ravisa avec mécontentement,

continuant d’observer son ami qui grimaçait désormais sous la douleur.

Plusieurs minutes suivirent. Kirk n'en pouvait plus, il avait l'impression qu'on lui arrachait le crâne,

qu'on lui brûlait le cerveau... Il avait mal... Si mal...

Sa vue commençait à se troubler, et il pouvait à-peine distinguer la couleur bleue de l'uniforme de

son ami. La douleur s'accentua encore : il avait maintenant du mal à respirer. Il avait envie de tout

arrêter, il y avait un truc qui n'allait vraiment pas dans ce rituel.

Finalement, il saisit avec rapidité et -presque- agressivité le bras de la Vulcaine pour dégager ses

doigts de sa tempe.

Voyant cela, Bones réagit et s'avança un peu plus vers Jim, prêt à l'aider, mais il fut coupé une

nouvelle fois par Sarek qui attrapa le bras de Kirk et le força à dégager sa prise, le tenant

fermement en place pour laisser le soin à T'Pau de faire son travail. Bones devenait de plus en plus

instable : l'état de Kirk empirait, et il avait désormais l'impression qu'on forçait Jim et qu'on le

retenait prisonnier.


Spock s'était levé afin d'aller à son travail ennuyeux. Il n'avait absolument pas envie de voir Sirik

ni ses autres assistants. Il aurait aimé revoir Jim, même si ce n'était plus possible. Son père était

venu le prévenir qu'il avait parlé à Kirk, qu'ils s'occupaient de lui et T'Pau du rituel. Spock avait

accepté, comprenant dans ce geste la simple envie de lui retirer un poids des épaules...

Il allait sortir, quand une violente douleur lui traversa les tempes. Il s'appuya contre un mur et papillonna des yeux pour reprendre ses esprits, mais la douleur s'accentua. Elle était désormais

telle qu'il s'écroula au sol en se tenant le crâne.

- « Non, non, non, NOOOOON, arrêtez ça, arrêtez, non ! » Gémit-il en grognant sous la douleur.

« CESSEZ ». Hurla-t-il.

Mais la douleur ne partait pas : il sentait qu'on lui enlevait quelque chose, qu'on tirait pour lui

arracher quelque chose qui ne devait pas l'être. Il trembla sous la violence de la douleur : il n'avait

jamais ressenti une telle souffrance, c'était tout bonnement insupportable... Il gémit encore sous la

torture. Il fallait que ça s’arrête, tout de suite, si ça continuait comme ça, ça allait le tuer.

Il se concentra et suivit la connexion entre son esprit et celui de la personne qui l'attaquait. Avec le

sien il sentit qu'ils étaient trois : celui de Kirk et celui de T'Pau, déduisit-il. Ils étaient en train

d'accomplir le rituel, mais quelque chose n'allait pas, et il fallait que ça s’arrête !

Il pénétra donc dans l'esprit de Kirk et essaya de repousser T'Pau, ce qui de toute évidence, et au

vu des circonstances, n'était pas simple. Il hurla encore et encore, grogna et gémit lorsque la

douleur atteignit un seuil critique.

- « NOOOOOOOOOOOOOOOON, ARRETE, NE TOUCHE PAS A ÇA. NON, NON,

NON, JE NE VEUX PAS QUE TU DETRUISE ÇA, TU NE PEUX PAS, TU NE PEUX PAS

DETRUIRE. » Hurla t-il de toutes ses forces autant dans son esprit que par ses cordes vocales.

Finalement, quelque chose lâcha...


- « Arrêtez ça, vous êtes en train de le tuer. » S'énerva vivement Bones en commençant à sauter

sur la Vulcaine.

Celle-ci brisa le contact avec Jim avant même que le docteur ne la fasse lâcher, et du coup, il se

précipita sur son ami qui s'écroulait de son fauteuil. Il le rattrapa et le reposa doucement sur le sol

en l'auscultant d'urgence.

Une fois que Sarek eut finit de voir si T'Pau allait bien, il s'accroupit devant Bones.

- « Comment va-t-il ? »

- « Très mal. Un peu plus, et il tombait dans le coma. Il est extrêmement tendu et stressé, et je peux

vous dire qu'il a vraiment souffert. Il faut croire que votre rituel n'est pas au point. » Siffla Mccoy.

« Je dois le ramener sur l'Enterprise. »

- « Faites donc. »

- « Enterprise ? Ici Mccoy, deux à téléporter directement à l'infirmerie. »

Les deux humains furent téléportés.


Spock arriva finalement à se relever. Il était épuisé, la douleur bien que moins forte le torturait

toujours. Il avait du mal à voir. Il dût s'aider des murs pour s'approcher de sa chambre et s'affala

dès qu'il put sur son lit, fermant les yeux et s'endormant... Il n'avait plus conscience de rien...

Juste qu'il fallait qu'il se repose...


Bones installa Kirk sur un lit : le blond s'était réveillé, mais ne semblait pas aller très bien, et Bones

prit soin de lui, lui donnant des calmants, des relaxants, des antidouleurs, puis le fit dormir. Il avait

largement besoin de sommeil afin de se sentir mieux.

Kirk le remercia, s'excusant, et Leonard en profita pour protester et placer une remarque sarcastique qui fit sourire son capitaine : bon sang, il s'était vraiment inquiété, quand Jim arrêterait-

il enfin le lui faire faire un sang d'encre ?!


Chapter 12


Le lendemain, Spock se réveilla un peu tôt en regardant l'heure : il crut avoir rêvé, mais après

vérification de la date, il comprit qu'il avait manqué un jour de travail. Il avait dormi près d'une

vingtaine d'heures de suite. Se préparant rapidement, il se rendit sans attendre plus longtemps

jusqu'à l'Academie Vulcaine. Sirik l'attendait, prêt à lui faire bien comprendre que son

comportement était inacceptable.

Mais Spock n'étais absolument pas d'humeur, il passa presque sans le regarder et reprit son travail

là où il l'avait laissé. Son supérieur s'approcha tout de même de lui, bien décidé à en découdre.

- « Eh bien, monsieur Spock ! On manque un jour de travail sans prévenir ? Ce n'est pas un

comportement très stable. »

- « J'avais des choses à faire. »

- « Quand bien même, je disais vrai lorsque je vous ai recruté. »

- « Vous ne m'avez pas recruté, vous avez accepté de profiter de mes capacités intellectuelles et de

mes connaissances qui semblent supérieures au vôtres. En un mois, j'ai déjà dû corriger près de 37

erreurs de votre part. »

Sirik ne broncha pas, mais Spock savait qu'il l'avait touché dans sa logique et ses capacités, peut-

être les seuls endroits susceptibles d’atteindre un vulcain.

- « À ce que j'ai vu depuis que vous êtes de retour parmi nous, les humains ont bien déteint sur

vous... On dirait presque que vous portez leur odeur infecte. »

Cette fois-ci, c'était Spock qui était touché. Il ne répondit pas et se contenta de ravaler la colère qui

naissait en lui. Depuis ce qui s'était passé la veille, il était devenu moins patient et un peu plus

impulsif. Néanmoins, se donner en spectacle n'était pas une bonne idée. Il reprit son travail,

laissant à Sirik le soin de bouger.


- « Bones, je suis en pleine forme ! »

- « Laisse-moi vérifier encore une fois, je ne veux pas te renvoyer sur la passerelle sans être sûr

que tout vas bien. »

- « Je vais bien. »

- « Ouais, bin hier, tu n'aurais pas dit ça ! Sérieux, tu te rends pas compte... »

- « Je suis vivant. »

- « OUI, EH BIEN MONSIEUR JE-SUIS-EN-PLEINE-FORME VA SE RALLONGER ET

CONTINUER A SE REPOSER ! » Grogna le docteur.

- « Je dérange ? »

C'était Scotty qui venait d'arriver.

- « Non, cet idiot a dormi presque trente-cinq heures, mais sinon, tout va bien. »

- « Salut Scotty ! » Fit Jim, consentant à se rallonger.

- « J'ai entendu dire que Monsieur Spock démissionnait... C'est vrai ? » Demanda-t-il.

- « Oui et Non. Il n'a toujours pas envoyé une lettre de démission, donc, ce n'est pas officiel,

même s'il a émis l'idée. »

- « D'accord. »

- « Pourquoi cette question ? »

- « Un ami sur un vaisseau cargo m'a envoyé des données sur un phénomène particulier... Je me

suis dit que ça pourrait l’intéresser, mais quand j'ai appris qu'il démissionnait, je me suis demandé

si je ne devais pas descendre pour lui donner les relevés avant qu'on ne reparte. Au fait, vous allez

mieux ? L'atmosphère de vulcain semble vraiment rude. »Jim jeta un coup d’œil à Mccoy.

- « Je vais bien. » Répondit-il. « D'ailleurs, je vais allez le chercher, moi, ce foutu vulcain, c'est

qu'on n’a pas que ça à faire. »

Il se leva rapidement et sortit malgré les protestations de Bones. Cette fois, il était bien décidé à

récupérer Spock et le ramener avec lui.

Il avait été fou de vouloir le laisser sur Vulcain 2 ! Comment avait-il pu se laisser convaincre ? Il

n'était pas question de l'y laisser. Il avait besoin de lui : même seulement en tant que premier

officier et officier scientifique, Spock était irremplaçable.

Marchant vers le téléporteur, il repensa à la voix qui avait hurlé dans son esprit : il ne l'avait pas

reconnue, mais il avait senti qu'on protégeait quelque chose d'important... C'était désormais à son

tour.

Il arriva sur la planète, prêt à en découdre. Il devait pour ça, avant d'aller voir Spock, parler avec

Sarek. Malheureusement, le Vulcain n'était pas disponible, et il se retrouva à attendre. Profitant

alors de l'occasion pour visiter un peu la ville... Pas très touristique, mais sympathique. Il y avait

encore beaucoup de constructions en cours, ce qui donnait un aspect un peu décharné aux lieux.


La journée était largement entamée, et Spock n'avait pas davantage bronché, ni donné de détail sur

le pourquoi de son absence. Il restait là, à bosser dans un calme presque dérangeant. Autant sur

l'Enterprise, le bruit était presque constant, autant ici, c'était très silencieux... Et il avait désormais

du mal à se concentrer sans le bourdonnement de vie alentour comme il y avait sur le vaisseau.

- « Spock, faites taire votre communicateur, il siffle depuis vingt minutes déjà. » Demanda Tedak,

un des assistants de Sirik.

Spock leva le regard vers le Vulcain.

- « Cela vous dérange ? »

- « Pas vous ? » Reprit T'Jip.

- « Non, l'Enterprise regorge de sons de ce genre, j'ai fini par m’y habituer. »

Il sortit néanmoins l'objet d'une de ses poches et l'observa un instant. Il avait décidé de le garder

sur lui en souvenir de Starfleet et de Jim...

Le dernier cadeau de Jim...

Le communicateur avait été modifié de façon à ce que la fréquence soit constamment ouverte avec

le vaisseau. Il ne pouvait pas l'éteindre donc, logiquement, on pouvait lui parler sans qu'il ne

puisse couper le contact. En revanche, il y avait un bouton lui permettant de répondre ou non.

L'objet sifflait comme s’il y avait des interférences. Spock pensa tout d'abord à une défaillance,

avant d'entrevoir une autre possibilité : peut-être que quelqu'un souhaitait-il lui parler...

Il se rappela alors que les locaux où il travaillait ne laissaient pas passer les communications : il

fallait passer par le relais sur le haut de la montagne.

Il se leva et alla chercher plus loin dans la salle une boite à outils et quelques autres engins, puis

commença bidouiller le communicateur : s'il sifflait, c'était soit qu'il dysfonctionnait, soit qu'on

essayait de lui parler en vain, puisque la communication ne passait pas plus que dans quelques

grésillements.


- « James Kirk ? Que faites-vous là, je vous croyais reparti. » Fit Sirik en s'approchant de Kirk qui venait d'entrer dans le bâtiment.

Il qui se dirigeait vers l'Est, partie réservée aux hauts postes vulcains.

- « Non, toujours pas. Je viens m'entretenir avec l'Ambassadeur Sarek. »

- « Pour quel motif ? » Demanda le Vulcain.

- « Ça ne vous regarde en rien. » Répondit froidement Kirk. « Déjà qu'il est difficile de vous

supporter, alors si en plus vous, commencer à vous mêler de ce qui ne vous regarde pas... »

Il coupa sa phrase avant de l'avoir finie et chercha autre chose à dire.

- « Je pensais que les vulcains n'étaient pas très curieux... Il faut croire que vous vous inspirez un

peu des humains, si vous commencez déjà à mal placer la vôtre... »

Sirik fronça les sourcils, et Kirk se détourna de lui avant qu'il n'ait pu répondre. Il était conscient

d'avoir été un peu agressif, mais cet idiot allait lui foutre la paix, maintenant.

- « J'espère que ce n'est pas pour récupérer le bâtard. »

Jim s'arrêta, puis se retourna doucement, ce vulcain était vicieux, il se retourna complètement et se

rapprocha de lui.

- « Pardon ? »

- « Le bâtard.. »

Kirk ne put retenir son poing de partir et donna un violent coup dans la mâchoire du vulcain, qui

s'écroula au sol la lèvre en sang.

- « Sachez qu'il est mal vu sur terre d'insulter l'ami de quelqu'un. Ne vous avisez plus jamais de

l'insulter ou vous aurez affaire à moi. »

- « Les vulcains son physiquement plus fort que les humains. » Fit le sang vert en se relevant.

- « Certes, mais nous on à la colère, la rage et la haine et croyez moi il ne faut pas se frotter à un

humain dans cet état, que vous soyez vulcain ou pas. L'instinct de protection de l'homme fait partie

de nos meilleurs arme. »

Jim attendit la réplique qui ne vint pas. S'il le fallait il se battrait la maintenant, il avait la rage et il

savait que quand il avait la rage, il cognait fort, plus fort qu'un vulcain. Voyant que celui devant

lui ne bronchait pas vraiment il partit.

Il se dirigea avec hâte jusqu'à trouver le père de Spock. Il lui demanda une entrevue en privé, que

le vulcain lui accorda, laissant les autres représentants du Conseil Vulcain avec qui il discutait.

- « Comment allez-vous Capitaine ? Vous vous êtes facilement remis du rituel ? » Demanda

l'ambassadeur.

- « Comme vous le voyez, je vais très bien. »

- « Puis-je vous demander si vous ressentez une différence, désormais ? »

Kirk nota les efforts de Sarek pour parler à la manière d'un humain : après tout, ayant été marié à

une femme humaine et ayant beaucoup œuvré pour les relations Vulcano-humaines, c'était normal

qu'il sache comment s'y prendre... Cependant, son ton restait du plus froid.

- « Je ne suis pas venu ici pour parler de ça. » Fit Kirk, très directement. « Je suis seulement venu

vous informer que je reprends Spock sur l'Enterprise. »

- « Vous avez pourtant accepté de le laisser ici, vous ne pouvez pas le forcer. »

- « Eh bien, je suis dans le regret de vous dire que si. Même si ce n'est pas dans mes habitudes ni

dans mes principes, de forcer quelqu'un à faire quelque chose. Je m’explique : Spock n'a pas remis

de lettre de démission. J'imagine que c'est depuis son retour sur Vulcain qu'il a décidé de

démissionner. Il a eu un mois pour envoyer à Starfleet -ou à moi- le formulaire de démission, mais

ne l'a pas fait. Il fait donc toujours partie de l'équipage de l'Enterprise. C'est un excellent officier

que je souhaite récupérer, et étant donné qu'il refuse de revenir, je suis en droit de le considérer

comme déserteur. Starfleet autorise les démissions, mais n'accepte pas les déserteurs. Sa décision

vient contrer un ordre direct de ma part, et c'est considéré comme une faute grave. J'ai

l'autorisation dans ce genre de cas de punir le fautif, généralement en dégradant l'officier... Mais

dans le cas de désertion, j'ai le droit de le pourchasser et l'emprisonner... »Kirk vit Sarek changer de pieds à ce discours. Il semblait perplexe pour un vulcain, et Kirk savait qu'il avait largement touché le père de Spock.

- « Que comptez-vous faire ? »

- « Je n'ai pas pour but d'utiliser ces moyens un peu triviaux, je vous expliquais juste que j'en ai la

possibilité. Spock fait toujours partie de mon équipage, et par conséquent, ce n'est pas ici qu'il doit

se trouver, mais sur ma passerelle ! Nous avons d'autres missions à accomplir, et rester ici plus

longtemps serait inutile. À moins que Spock ne me donne sa démission écrite quand j'irai le voir,

j'ai absolument tous les droits de le faire revenir, de gré ou de force, sur l'Enterprise. »

- « Spock a choisi de rester ici, pourquoi allez-vous contre sa décision ? Vous avez le droit de le

ramener de force sur votre vaisseau, mais vous n'êtes pas le seul à avoir des ressources. Etant

Vulcain, nous pouvons tout-à-fait exiger son retour parmi nous, même s'il est fait prisonnier, et

même si cela risque d’entamer les relations entre vulcains et humains. » Fit Sarek, montrant bien

qu'il n'était pas si intimidé par le discours de Kirk.

Lui aussi avait des cartes en main.

- « Spock est aussi humain. Si un procès est mené, nous avons autant de droit que vous de le

revendiquer. Vous n'êtes pas sans savoir que nous, les humains, accordons beaucoup plus de

soutien et d'importance à nos « métisses ». Les passions pourraient se réveiller. Ne vous trompez

pas sur mes intentions : je n'ai pas envie de faire de Spock un morceau de viande pour lequel on se

bat. Je suis prêt à accepter sa décision de partir, s'il sait me prouver que c'est nécessaire et que c'est

ce qu'il veut, ce qu'il désire. »

- « Les vulcains n'ont pas de désirs, Spock souhaite rester ici pour des raisons logiques, ne vous

trompez pas dans vos mots. »

- « Je ne me trompe pas. Mais très bien, qu'il me prouve logiquement que c'est la meilleure

décision pour lui, et je le laisserai partir. Il a eu un mois pour le faire, et ne l'a pas fait. S'il voulait

vraiment rester sur Vulcain 2, il aurait réglé les détails plus tôt, m'en aurait parlé plus tôt. Rien ne

prouve qu'il ait réellement envie de rester ici... Du moins, il ne fait rien pour le prouver. Et je ne

me trompe pas dans mes mots : Spock est à-moitié humain, il a donc des émotions, et par

conséquent, des envies. Que vous le vouliez ou non, c'est comme ça. Qu'il vienne et qu'il me

prouve que rester ici est mieux pour lui, qu'avoir un travail moins intéressant que sur l'Enterprise

va lui apporter quelques chose, qu'être mal accepté par les siens ne le dérange pas ou qu'il a besoin

de ça, ou je ne sais quels autres arguments. Mais pour quelqu'un qui a préféré Starfleet à

l'Academie Vulcaine, un tel retournement est surprenant. Qu'il ait préféré rester sur un vaisseau

spatial à parcourir l'espace et n’aider son peuple, qui venait presque d'être anéanti, que de manière

indirecte, c'est qu'il y a bien une raison. »

- « Eh bien, il faut croire que cette raison n'est désormais plus suffisante pour le faire rester. »

- « Non, moi, je crois plutôt qu'il a choisi ce chemin parce qu'il lui manquait un truc avec vous et

qu'il à trouver avec nous : les émotions. Il en a toujours eues, mais les a tellement refoulées

qu'aujourd'hui, je suis sûr qu'elles le tourmentent, et qu’il se répète en de vaines litanies qu'il est un

mauvais vulcain pour ressentir autant de choses. Alors, oui, s'il n'était QUE vulcain, il serait bien

mauvais ! Mais le fait est qu'il est aussi humain, et que c'est quelque chose de normal ! »


Spock avait compris que c'était une tentative de communication plutôt qu'un dysfonctionnement,

qui faisait siffler le communicateur, et il était maintenant en train d’étendre la portée des fréquences

afin qu'elles passent au-delà des roches. Sirik entra dans la pièce et s'approcha un peu de Spock.

- « J'ai vu votre capitaine, aujourd'hui, c'est fou ce que les humains peuvent être puérils. »

- « Ah oui ? » Répondit-il sans même jeter un regard à son interlocuteur.

- « J'espère qu'il n'est pas là pour causer des ennuis, c'est bien l'une des seules choses que savent

faire les humains. »

- « Pour quel motif venait-il ? »

- « Pour voir l'Ambassadeur, votre père. J'espère que ça n'a pas un rapport avec vous. Vous êtes

distrait, et votre travail s'en fait sentir. »

- « Je l’ignore. Kirk a parfaitement le droit de demander une entrevue à l'Ambassadeur, ce peut

être pour une mission, transmettre un message, le remercier... »

- « Qu'êtes-vous en train de faire ? »

- « J'accentue la portée de ce communicateur : apparemment, quelqu'un essaye d'entrer en contact

avec moi. »

- « Et les travaux que je vous ai donnés à faire ? »

- « Négligeable. Vous partez sur une fausse piste, ce qui constitue une perte de temps... Et je ne

souhaite pas perdre mon temps. »

- « Pardon ?! »

Spock ne répondit pas : il avait réussi à améliorer le communicateur et avait maintenant une

connexion avec le vaisseau. Le signal « message urgent » se répétait en boucle...

Il appuya sur le bouton pour lancer la communication.

- « Spock écoute ! » Dit-il sous le regard froid de Sirik.

- « Spock, Spock, c'est toi ? » S'affola Uhura.

- « Oui c'est moi, y a-t-il un problème ? »

- « Je n'arrive pas à joindre le Capitaine, ni à le localiser, son communicateur semble brouillé par

quelque chose. J'ai un message urgent à lui faire passer. »

- « Je sais où il est. Quel est le message ? »

Uhura hésita un instant avant de le lui dire.

- « Trois vaisseaux de guerre Romuliens s'approchent et attaquent les planètes de la Fédération.

Nous sommes les plus proches, il faut les intercepter et les arrêter de toute urgence, c'est un ordre

direct de Starfleet, il faut qu'on parte, maintenant ! »


- « Il est peut-être parti parce que justement, il avait trop d'émotions en lui, nous pouvons l'aider à

contrôler ses émotions... Que vous avez apparemment réussi à réveiller. »

- « Contrôler ? C'est plutôt refouler encore et encore. »

- « Le contrôle des émotions nous a permis de sauver notre société. C'est une méthode efficace,

qui permet une sérénité que vous, les humains, n’atteignez que tellement rarement que vous en

avez oublié les bienfaits. »

- « Peut-être, c'est vrai, mais les humains savent contrôler leur émotions, les gérer et vivre avec. Ce

n'est pas toujours aussi réussi que chez les vulcains, mais on fait avec. On ne peut pas faire comme

vous, et supprimer toute émotivité... Et Spock ne peut pas le faire. Il faut qu'il découvre ce que ça

fait de vivre en accord avec ses émotions, avec son cœur plutôt que son esprit. Après, il choisira...

Peut-être qu'il préférera être entièrement Vulcain. Mais si on ne lui laisse pas la possibilité de

connaître toute les portes qui s'ouvrent à lui, comment pourrait-il faire un choix objectif ? »

- « Il est vrai qu'il doit choisir la voie qui lui correspond le mieux, mais... »


- « Pourquoi avoir pris ce message ? Cela ne vous concerne plus désormais. L'Enterprise n'est plus

votre lieu de travail. Désormais, c'est moi votre chef, et non cet humain, Kirk. Alors reprenez le

travail et laissez-les se débrouiller. »

Spock était énervé. Sirik commençait vraiment à devenir lourd, il se prenait pour ce qu'il n'était

pas, et ça commençait à le gonfler.

Il pensait que ses émotions humaines disparaîtraient lorsqu'il était venu sur Vulcain 2, mais ce

n'était pas le cas, et tous les jours, il avait l'impression d'avoir un poids en plus sur les épaules.

Toujours devoir faire attention à ne pas montrer son émotivité naturelle, toujours devoir être fermé

et froid, entourés d'autres gens tout aussi glaciaux, il ne s'amusait en rien.Il en avait marre, il voulait retrouver la chaleur qu'il y avait sur l'Enterprise, bien qu'elle soit agaçante, elle lui semblait désormais préférable : il n'avait jamais eu à cacher sa nature sur le vaisseau, son émotivité était noyée par celle des humains, et il se sentait bien, pas forcément à100% à sa place, mais ça valait mieux que les critiques qu'il recevait sans cesse sur son humanité, son métissage...

Pourquoi le lui reprochait-on ? Ce n'était pas de sa faute s'il était à-moitié humain. Réfléchissant en

vitesse tout en écoutant Sirik d'une oreille distraite, il ne trouva pas de réelle réponse à sa question

qui n'était autre que : qu'est-ce qu'il devait faire, maintenant ?

Il décida alors que déjà la première chose à faire était de prévenir Kirk. Sur place il aviserait, il

ferait confiance à son instinct, car c'était la seul chose logique à faire désormais. Il se leva de façon

sèche et abrupte ce qui fit taire Sirik.

- « Comment pouvez-vous dire des choses pareilles, je devrais ignorer ce message d'urgence

simplement parce que ça ne me concerne plus ? On parle d'une attaque Romulienne sur l'espace

de la Fédération, dont cette planète fait partie, je vous rappelle. Prendriez-vous le risque de laisser

plus de temps aux Romuliens d'attaquer ? Et si jamais ils venaient ici et attaquaient cette planète ?

Vous y avez pensé ? Cessez donc votre égoïsme et réfléchissez un peu : ils n'ont pas de matière

rouge, cette fois-ci, mais trois vaisseaux de guerre peuvent causer des dégâts considérables ! »

Il poussa légèrement Sirik et sortit en toute hâte.


- « Sarek, avec tout le respect que je vous dois, ce sont aux humains de le guider sur le point des

émotions. On est largement mieux placés que vous pour ça. »

Il rigola tout en baissant les yeux vers le sol avant de les planter de nouveau dans ceux du Vulcain.

- « On se bat vraiment pour garder Spock de notre côté, mais on se trompe, il y a une chose que

j'ai comprise en allant à Starfleet, les hybrides... »

- « Sont les enfants de deux mondes. » Coupa Sarek.

- « C'est ça ! » Sourit Kirk. « Spock est le premier Humano-Vulcain. On pourrait presque dire

qu'il est une race à part entière à lui tout seul. Alors pourquoi ne le laissons-nous pas vivre de la

façon qui lui convient le mieux ? On a toujours voulu le rendre plus humain et vous plus

vulcain. »

- « Kirk, veuillez comprendre, pour les besoins de notre race, il faudrait qu'il reste ici. »

- « Et que feriez-vous de lui ? Honnêtement, vous valorisez votre race, mais aujourd'hui, vous

voulez la polluer avec Spock qui est un métisse. Attention : je ne dit pas ça pour critiquer Spock,

c’est juste que, si j'étais à votre place, je n'aimerais pas que le sang vulcain se disperse trop, se

dilue trop... »

- « Vous savez vraiment être persuasif... Si vous pensez vous reconvertir un jour, choisissez

diplomate. »

Kirk sourit et baissa la tête.

- « J'ai simplement envie de récupérer mon premier officier, vraiment. Sans lui, il manquerait

vraiment quelque chose à l'Enterprise, mais bien sûr, c'est lui qui choisira s'il veut revenir. »


Spock courait dans les couloirs, suivi de Sirik qui peinait à tenir son rythme. Il fallait qu'il se

dépêche de délivrer le message, peu lui importait désormais les regards des autres vulcains étonnés

de le voir parcourir les lieux à une vitesse folle. Plusieurs de ses étudiants le virent et le saluèrent,

mais il les ignora royalement.

Dévalant maintenant les escaliers, passant de une par une à trois par trois les marches pour aller plus vite. Quand Sirik arriva dans le hall, Spock était déjà en train de monter les escaliers de l'autre

aile afin de rejoindre le bureau de son père, sans plus de protocole une fois qu'il fut devant, il

ouvrit la porte.

- « Capitaine ! » Héla-t-il avec force.

Les deux autres personnes dans la pièce se tournèrent vers lui, perplexes de le voir débouler

comme ça.

- « Spock ! Que fais-tu ici ? » Demanda Sarek.

- « Spock ! » Se réjouit Kirk.

- « Capitaine, nous avons reçu un appel de Starfleet signalant la présence de trois oiseaux de

guerre Romuliens dans l'espace de la Fédération. On nous demande de les intercepter et les mettre

hors d’état de nuire. »

Sirik arriva enfin dans la pièce et Spock se tourna vers lui. Il savait maintenant ce qu'il devait

faire : sa place était aux côtés de Kirk. Toute l'adrénaline qui coulait dans ses veines à présent, il

ne pourrait pas s'en passer.

- « Comment as-tu su ? Pourquoi ne m’a-t-on pas prévenu en premier ? »

Spock souffla un bon coup pour reprendre son souffle.

- « Les communications ne passent pas ici, la roche empêche les ondes de passer. Mais le

communicateur modifié que vous m'avez donné était assez puissant pour capter une partie des

ondes. J'ai amplifié le signal, et j'ai pu avoir Uhura. »

Spock lui donna le communicateur, et Kirk appela son vaisseau, demandant s'il pouvait être

téléporté. La réponse fut affirmative. Spock s'approcha de Kirk, et ils se regardèrent, cherchant à

savoir si oui ou non, il y avait une ouverture. Est-ce que Spock voulait revenir ? Est-ce que Kirk

voulait qu'il revienne ?

Sarek resta en retrait, décidant d'accepter la décision de son fils, mais Sirik n'en fit pas de même.

- « Spock, vous n'allez quand même pas partir ? Vous travaillez ici, désormais, vous allez encore

changer ? C'est une décision illogique ! »

- « Je vous reprends Spock, Monsieur Sirik. »

- « Souhaitez-vous vraiment d'un officier aussi changeant ? » Demanda le vulcain.

- « Ça ne me dérange pas. Et puis, après tout, vous vous ne voulez pas de quelqu'un comme ça,

alors tout le monde est gagnant. »

Spock les regardait se battre pour lui. Il savait que Sirik perdrait un bon élément s'il le laissait

partir, mais voir Kirk aussi insolent dans ses réponses était réconfortant : oui, il voulait le

reprendre !

Jim reprit la communication avec son vaisseau.

- « Vous êtes prêts pour la téléportation ? »

- « On a votre signal, Capitaine. »

Kirk regarda Spock dans les yeux et lui sourit, alors, Spock se mit juste à ses côtés, le fixant aussi

dans les yeux.

- « Je vous avait dit que vous ne pourriez pas démissionner. » Spock ouvrit la bouche légèrement,

surprit et ses yeux pétillèrent légèrement à cette remarque.

- « Enterprise, deux à téléporter, énergie ! »

Spock rentrait, et même si les Romuliens attaquaient, c'était le plus important. Une fois en salle de

téléportation, Kirk se dirigea vers une console et appela son ingénieur en chef.

- « Scotty ? »

- « Oui, Capitaine ? »

- « Je veux que vous montiez sur la passerelle pour expliquer à Spock le nouveau système

d'armement. »

- « Tout de suite, Capitaine ! » Fit l'irlandais d'un ton joyeux.

- « Spock, allez vous changer, et venez sur la passerelle, vous êtes opérationnel ? »

- « Affirmatif ! »

Kirk sourit et donna une tape sur l'épaule de Spock : ils avaient des Romuliens à combattre, mais

ensemble, ils allaient gagner !


Chapter 13

Spock arriva sur la passerelle, s'avança immédiatement vers Scotty qui venait d'arriver et ignora le

reste de l'équipage. Il jeta néanmoins un regard à Jim et sentit son cœur se gonfler dans sa

poitrine : il était de retour.

L'irlandais lui expliqua le nouveau système d'armement : ils n'avaient pas encore pu le tester en

situation réelle, mais le dispositif fonctionnait très bien.

L'Enterprise filait maintenant à grande vitesse aux dernières coordonnées qu'on leur avait

communiquées. De là, il pourrait très probablement définir le trajet des vaisseaux Romuliens et

engager la poursuite. Tout l'équipage était tendu : trois vaisseaux ennemis, c'était vraiment

inquiétant, et ils ne pouvaient pas espérer des renforts rapidement.

Ils allaient devoir se débrouiller pour mettre en déroute les vaisseaux, même avec un aussi fort

désavantage...

Jim s'approcha de Spock alors qu'il effectuait quelques réglages sur sa console.

- « Je suis content de vous avoir à nouveau à notre bord, Spock. » Murmura-t-il.

Spock leva le regard vers lui, et Jim remarqua cette fine étincelle qu'il aimait voir dans les yeux

expressifs de son premier officier. Néanmoins, le brun ne répondit pas.

- « Je suis curieux... Qu'est-ce qui vous a finalement décidé à revenir ? »

Spock ne répondit pas tout de suite.

- « Peut être... Vous. »

- « Moi ? »

- « Vous êtes venu me chercher, -plusieurs fois même-, vous avez pris en compte ce que je

pouvais désirer. Je vous ai rejeté, mais vous avez continué à requérir mon retour sur l'Enterprise.

Aucun Vulcain ne ferait ça pour un autre. »

- « Quoi ? Je croyais que les vulcains étaient fidèles et loyaux ? »

- « Non, pas tant que ça... Un vulcain cherchera toujours à servir la société au mieux de ses

capacités, et à trouver la place qui lui correspond le mieux. Il n’y a pas de loyauté au sens où vous

l'entendez. Si je suis revenu sur l'Enterprise, c'est parce que c'est là que je pouvais servir le

mieux. »

Kirk tiqua sous cette dernière phrase, mais ne releva pas pour autant qu'il était déçu.

- « Pourtant, vous m'avez bien dit que les Vulcains étaient fidèles, non ? Ah non... C'est pour les

relations intimes que vous êtes fidèles, j'oubliais. Hum-hum... »

Kirk réfléchit un instant tout en bougeant la tête sans remarquer que Spock s'était figé, les yeux

tournés vers lui.

- « Bon, peu importe la raison pour laquelle vous êtes revenu. Je suis content, ça fait vide sans

vous, sur la passerelle. »

Kirk lui fit un beau sourire et lui donna une tape dans le dos avant de retourner s'asseoir sur sa

chaise de Capitaine, pour s'occuper des derniers détails pour se préparer avant la bataille. Oubliant

la froideur de Spock, il devait balayer ça de son cœur, Spock était de retour, c'était le plus

important et il devait ce contenter de ça.

Spock retourna à sa console et resta figé quelques secondes avant de continuer à régler les

machines de façon mécanique : il était perdu dans ses pensées.

Que venait de dire Kirk ?

Il avait du mal à admettre ce qu'il avait entendu. Parce qu'il était revenu pour lui, au fond de lui, il savait que l'une des raisons principales de son retour sur l'Enterprise... C'était Jim.

Pas seulement parce qu'il serait plus utile sur le vaisseau, pas seulement parce que Sirik était un

idiot, pas seulement parce qu'il ne se sentait pas chez lui sur Vulcain 2...

C'était pour Jim, parce qu'il était venu le chercher, parce qu'il avait semblé bouleversé par son

refus, parce qu'il avait senti son esprit quand on avait essayé de briser le lien entre eux, et parce

que finalement, il n'avait jamais abandonné. Et quand le blond était allé voir son père, il avait su

que c'était pour lui.

Comment pouvait-on dire non à un homme qui vous veut à ses côtés à ce point ?

Comment ne pas être fidèle à quelqu'un qui vous fait à ce point confiance ?

Oui la loyauté, oui il était loyal envers son Capitaine parce qu'après tout, ils avaient déjà vécu tant

d'aventures ensemble, et parce qu'il n'avait jamais été aussi proche de quelqu'un...

Il secoua légèrement la tête : ça voulait dire quoi, tout ça ?

La phrase que lui avait dit Kirk l'avait foudroyé : il était fidèle à Jim, mais les vulcains n'étaient

fidèles que dans leur relations intimes. On pouvait faire confiance à un vulcain, mais pas lui

demander de vous suivre indéfiniment... Excepté dans ce cas précis. Et il avait suivi Kirk sans

même se battre réellement.

Et puis en y réfléchissant, quel genre de lien entre eux n'aurait pas réussi à être détruit ?

Il tourna la tête pour observer de dos le blond. La conclusion, il la connaissait, il s'en doutait,

c'était la chose la plus logique, et pourtant il ne voulait pas la voir...

Il fronça les sourcils, passablement énervé et balaya sa réflexion : non il ne voulait pas connaître la

conclusion de tout ça, ça lui faisait peur.


L'Enterprise était enfin arrivé aux coordonnées que Starfleet leur avait envoyées. Bien

évidemment, il n'y avait plus de vaisseau Romulien, néanmoins, grâce aux sondes, ils purent

recueillir des traces de particule leur indiquant qu'ils étaient bien passés par-là. Cela leur permit

aussi de définir leur trajectoire qu'ils s'empressèrent de suivre.

En distorsion facteur 8, ils arrivèrent quelques heures plus tard, assez proches des vaisseaux

ennemis pour les voir sur leurs capteurs : ils étaient en train d'attaquer une planète. Kirk se

retrouva devant un lourd dilemme. Il devait protéger la planète qui se faisait tirer dessus sans

relâche...

Mais en attaquant les vaisseaux Romuliens, ceux-ci allaient s'en prendre à eux, et à trois contre un,

les possibilité de gagner étaient minces. Spock s'approcha de lui.

- « Vous devriez contacter le vaisseau le plus à gauche : il dirige cette opération. J'ai pu définir que

la majorité des communications sortantes proviennent de celui-ci. Il doit probablement donner ses

ordres aux autres. »

- « Vous pensez vraiment qu'il vont nous répondre ? »

- « Tirez sur le vaisseau-chef. »

- « Les trois vaisseaux se retourneront contre nous, nous ne pourrons pas soutenir une triple

attaque simultanée à pleine puissance. »

- « C'est un risque à prendre, nous ne pouvons pas les laisser décimer la population d'Argelius II. »

- « Très bien, exécution. Uhura, préparez-vous à contacter le vaisseau Romulien, Chekov, visez le

vaisseau, et tâchez de leur faire le plus de dégâts possibles. Sulu, passez en vitesse d'impulsion. »- « Levez les boucliers au maximum. » Compléta Spock.

- « Feu ! »

Une rafale de tirs vint frapper le vaisseau ennemi qui s’arrêta de tirer.

- « Uhura, maintenant ! »

Le visage du capitaine des Romuliens apparut sur écran.

- « Je suis le capitaine James Kirk de L'USS Enterprise. Vous avez violé l'espace de la Fédération

et commis des actes hostiles envers des planètes sous notre juridiction... »

- « Taisez-vous ! » Coupa le Romulien. « Qu'est-ce qu'un vaisseau seul peut bien nous faire ?

Vous pensez pouvoir nous soumettre et sauver votre petite planète ? Je pense plutôt que votre

tentative se rapproche du suicide. »

Kirk fit un petit pas sur le côté, et rien que dans ce geste, Spock comprit qu'il fallait libérer les

mines, ce qu'il fit immédiatement.

- « Nous ne laisserons pas vos actes impunis. Rendez-vous sur-le-champ, et il ne vous sera fait

aucun mal. »

- « C'est plutôt mon détachement qui risque de vous faire du mal... »

La communication fut coupée, et on pouvait déjà voir les trois vaisseaux se placer bien plus en

face de l'Enterprise.

- « Ils ont armé leur phasers et nous visent. »

- « Spock, il est temps de tester notre nouvelle arme, visez l'un des vaisseaux. Sulu, préparez-vous

à tirer les torpilles. »

- « On attaque le vaisseau à droite, monsieur Sulu, il se rapproche dangereusement de nous. Mines

prête à exploser. » Fit le vulcain

- « Feu. »

Une énorme explosion suivit et le vaisseau ennemi se transforma en une boule de feu gigantesque.

Se propageant à une vitesse folle, le retour de flammes atteignit bientôt l'Enterprise qui, malgré ses

boucliers, essuya beaucoup de dégâts.

- « Boucliers à 30%. » Signala Chekov.

- « Bon sang, il va falloir gérer les retours. » Grogna le capitaine tandis que sa lady tremblait.

- « Vous avez vu ce que ça a fait comme dégâts à leur vaisseau ? Elle est effrayante, cette arme. »

Poursuivit Sulu.

Les boucliers essuyèrent une rafale ennemie.

- « Rapport des dégâts ! »

- « Les dommages sont importants, torpilles inutilisables, dégâts sur la coque considérables. Un

pont est fermé, on rapporte déjà 12 décès. »

- « Spock, quelles sont nos possibilités ? »

- « Capitaine, notre vaisseau est sérieusement endommagé. Nous pouvons tenter une manœuvre

de retraite, en espérant qu’ils nous prennent en chasse jusqu’à ce que nous retrouvions les renforts

partis il y a... »

- « 10 minutes, Capitaine. » Compléta Uhura.

- « Mais j'estime les chances de réussite cette stratégie à 26,4%, et je n'ai pas encore calculé nos

chance de survie, approximativement entre 4 et 11,9%. »

- « Que vous êtes rassurant, Spock. » Railla le blond. « Quoi d'autre ? »

- « Une attaque frontale des deux vaisseaux serait toujours suicidaire, surtout dans notre état. On

ne peut établir de stratégie plus élaborée. On peut toujours s'autodétruire à proximité de leurs

vaisseaux. Si on enflamme le plasma avant l'explosion et que les deux vaisseaux sont assez

proches, on pourrait faire assez de dégâts pour les anéantir. »

Tout le monde se tourna vers le premier officier.

- « Il n'est pas question de s'autodétruire, Spock. Oubliez cette idée, l’autodestruction n'est pas encore une stratégie à prendre en compte dans nos calculs. »

- « J’émettais une simple possibilité. »

- « Non, on va réutiliser les mines. »

- « Nous ne résisterons pas à un nouveau retour, Capitaine. »

- « Ce n’est pas nous qui allons le prendre le retour... Mais leur vaisseau-chef. »

L'Enterprise prit une nouvelle rafale de tirs ennemis.

- « Boucliers à 10%, dégâts majeurs sur les ponts 3,4,5,8,12. »

- « Exécution ! Chekov, occupez les vaisseaux ennemis avec les phasers. Spock, préparez-vous à

faire exploser les mines quand vous jugerez les deux vaisseaux assez proches. Sulu, reculez

l'Enterprise à une distance de sécurité. Scotty, réparez-moi ces foutus boucliers. »

Tout le monde s’exécuta. Le second vaisseau explosa, envoyant un retour au vaisseau chef.

- « Capitaine, on nous contacte ! »

- « Sur écran. »

- « Hé bien, c'est une arme redoutable que vous avez là. » Grogna le Romulien tandis que

l'Enterprise tremblait sous un nouveau tir ennemi. « Mais vous ne pourrez plus les lancer

désormais. »

Chekov se retourna pour acquiescer, la piste de lancement des mines ayant été touchée et rendue

désormais inutilisable.

- « Pourquoi attaquer l'espace de la Fédération ? Vous voulez déclencher une guerre entre nous et

l'Empire Romulien ? Ce sont les ordres que vous avez reçus ? »

- « Nos motivations ne vous regardent pas. »

- « Rendez-vous immédiatement, où vous subirez le même sort que vos camarades. »

Le Romulien ennemi sembla réfléchir un instant.

- « Très bien, et si on faisait un peu de diplomatie ? Venez sur notre vaisseau... »

Le vaisseau ennemi abaissa ses armes et ses boucliers. Kirk appela une équipe de sécurité et se

leva.

- « Capitaine, votre décision est hautement risquée, nous ne pouvons leur faire confiance. »

- « J'en suis conscient, Spock. »

- « Ils risquent de se retourner contre nous : leur vaisseau est presque en aussi mauvais état que

l'Enterprise. Nous sommes techniquement de force égale. »

- « On y va quand même : si on infiltre leur vaisseau, cela peut nous donner un avantage. »

- « Je vous accompagne, alors. »

-« Très bien, Scotty, à vous les commandes. »

Ils s'armèrent, et une première équipe de sécurité fut envoyée avant eux, afin qu'elle confirme

l’absence d'activité hostile, puis Kirk et Spock se firent téléporter à bord. Ils furent accueillis par

un soldat qui les conduisit plus loin dans le vaisseau. Spock n'était pas rassuré, il sentait son

Capitaine tendu à côté de lui : évidement, ils étaient quand même dans un vaisseau ennemi.

Ils arrivèrent dans une salle, trois bloody-shirts les précédant...

Et le massacre commença.

Les Romuliens étaient nombreux et armés, ils n'hésitèrent pas à tirer. Les deux premiers hommes

tombèrent sous les tirs.

- « A COUVERT !!! » Hurla Kirk.

Roulant en arrière, il sortit bien vite de la salle, tuant rapidement un Romulien et s'en servant

comme d’un bouclier.

Spock le rejoignit, et la porte se referma derrière eux alors que les sangs verts déboulaient sur eux.

D'un coup de phaser, Jim détruit l'ouverture automatique de la porte, mais il savait que ça n'allait

pas durer longtemps. D'un commun accord ils se mirent à courir dans le vaisseau, tirant sur les soldats qui se présentaient à eux sans faire de distinction : leur survie était largement compromise.

Kirk essayait de contacter le vaisseau, tandis que Spock le couvrait, mais il y avait encore trop

d'ennemis pour y parvenir vraiment. Ils s’engouffrèrent alors dans un couloir, alors que leur cœur

et leur sang pulsaient dans leur poitrine, poursuivis par quatre Romuliens prêts à leur faire la peau.

Une fois au bout de ce couloir, Spock tourna à droite et Kirk à gauche. Pas le temps de faire demi-

tour, ils détalèrent chacun de leur côté.

Ça faisait maintenant 10 minutes que le Capitaine parcourait les couloirs du vaisseau ennemi. Il ne

savait trop comment, il avait réussi à semer ses poursuivants. Il s’arrêta un instant : avec ce coup

de sang, il avait désormais du mal à respirer.

« Je devrais écouter Spock plus souvent » Pensa-t-il.

Il ne fallait pas qu'il reste trop longtemps au même endroit.

Il continua donc à parcourir les couloirs, évitant les bruits de pas qui déboulaient dans certaines

branches, les cris et autres ordres aboyé dans sa direction. Entendant une équipe venir derrière lui,

il se remit à courir.

- « Il est là ! » Entendit-il.

- « Merde ! »

Il avait toujours un peu d'avance, mais trop peu pour s’arrêter. Il se demandait vraiment comment

il allait s'en sortir...

D'un coup sec, il fut saisi et soulevé. Il se débattit un instant, mais son adversaire était trop rapide

et fort pour lui, et il atterrit dans un conduit d’aération. Une main chaude se plaqua sur sa bouche

alors qu'il entendait qu'on remettait une grille. Il se rendit compte avec soulagement que c'était

Spock qui venait de le soulever.

Spock avait aussi le souffle court, mais tâchait de faire le moins de bruit possible en se forçant à

respirer à un rythme normal alors qu'il aurait eu besoin de bien plus d'air. Ils entendirent les soldats

Romuliens passer.

Enfin, Spock tourna les yeux vers lui, et de son autre main, il lui intima le silence avant de libérer

sa bouche.

- « Capitaine, vous n'êtes pas blessé ? »

- « Non, ça va... »

- « Je vous avais prévenu. Venir à bord de ce vaisseau était une faute stratégique. »

- « Vous n'allez quand même pas me faire la morale maintenant ? » Grogna-t-il.

- « Avez-vous réfléchi à un plan ? »

- « Contacter l’Enterprise, par exemple. »

- « J’ai déjà exploité cette option. Aucune réponse. »

- « Un brouilleur ? »

- « Selon toute probabilité, oui. Que pouvons-nous tenter? Une sortie présente un risque trop

élevé, au vu de leur nombre. »

- « Il faut trouver une salle de contrôle. »

- « Il me semble savoir par où aller pour cela... Suivez-moi. »

- « Attendez, on ne va quand même pas ramper dans ces conduits ? »

- « A moins que vous n’ayez une meilleure idée... »

- « Non. »

Spock commença à avancer dans l'étroit couloir suivi de son capitaine : si les plans du vaisseau

Romulien étaient comme il l'imaginait, ils devraient arriver à une salle de contrôle. C'était une

méthode des plus fastidieuses et inconfortables, mais s'ils restaient discrets, ils avaient peu chance

de se faire découvrir.

Mais Spock ne doutait pas une seconde de l’ouïe développée de ses cousins. Ils allaient devoir

redoubler de prudence... Ce qui n’était malheureusement pas le point fort de son Capitaine.Pourquoi avait-il fallu qu'ils viennent sur ce vaisseau ?

Quand ils s'étaient séparés, son sang n'avait fait qu'un tour : et si Kirk était tombé, s'il s'était fait

capturer ?

Son estomac c'était retourné rien qu'à cette pensée, et il savait très bien pourquoi.

Kirk, quant à lui, était soulagé de retrouver son premier officier : c'était une situation critique, mais

ensemble, ils s'étaient déjà sortis de situations aussi catastrophiques... Et, même si c’était quelque

peu décalé par-rapport à la situation, il profitait d’une vue « imprenable » sur le postérieur de

Spock en train de se mouvoir... Autant dire que cela lui plaisait...

Okay, ce n'était pas le moment de penser à ça... Mais Kirk était comme ça, il mélangeait tout.

Après tout, si un jour il avait imaginé se retrouver dans un endroit aussi étroit avec le premier

officier le plus sexy de la galaxie, il aurait ri. Ils avaient déjà parcouru quatre couloirs quand le

vulcain tourna sur la droite. Jim allait le suivre, quand Spock tourna la tête vivement.

- « J’ai commis une erreur d’orientation. Tournez à gauche, Capitaine. »

- « Quoi, mais vous, comment vous allez faire ? »

- « Je vais essayer de me tourner. Avancez, nous ne sommes plus très loin. »

Kirk regarda Spock se contorsionner dans tous les sens pour essayer de corriger sa trajectoire. Il se

dit qu'il avait une sacrée souplesse, en dépit du fait qu'il reste toujours aussi stoïque et inflexible en

général, dans sa façon de se tenir. Se décidant enfin à avancer sous le regard froid du vulcain, il

passa devant, rejoint un peu après par le sang vert qui s'en était sorti et qui se trouvait maintenant

derrière lui.

Dommage... Il ne pouvait plus profiter de la vue du fessier musclé qu'il avait avant...

- « Tournez à droite. » Indiqua Spock.

Des bruits de pas se firent entendre, et Spock paniqua un instant : ils faisaient bien trop de bruit.

Rapide, il vint plaquer sa main contre la bouche de Kirk qu'il sentait prêt à parler et n'avait

manifestement pas entendu les Romuliens.

Mais pour cela, il dût carrément lui monter dessus, se couchant sur son corps alors que sa main

restait ferme contre ses lèvres. Il sentit son capitaine sursauter, mais ne bougea pas pour autant,

essayant tant bien que mal d'immobiliser leur corps.

Kirk fut surpris de sentir Spock sur lui, tout comme sa main qui venait de se plaquer de nouveau

sur sa bouche. Spock avait probablement entendu quelque chose que lui-même avait manqué : il

faisait confiance à son premier officier pour prendre des bonnes décision, car oui, se faire aplatir

par un vulcain dans cette situation relevait forcement d'une décision logique et donc, d'une bonne

décision.

Même si, pas délicat pour un sou, Spock serrait bien trop sa main et commençait à lui faire mal.

De plus, son genoux osseux et pointu se plantait un peu trop fortement dans son mollet. Bon sang,

il détestait ça, la douleur dans son mollet commençait à lui prendre toute la jambe, alors que ça

faisait déjà une minute qu'ils étaient dans cette position.

A chaque fois qu'il essayait de bouger, Spock resserrait sa prise. Était-il à ce point stressé par la

situation ?

Ils entendaient encore des gens qui passaient en dessous d'eux : pas question de se mouvoir pour

le moment. Kirk déplaça l'une de ses mains, jusqu'à celle de Spock et planta ses ongles dans la

peau de son premier officier. Peut-être que lui faire mal allait lui faire comprendre que lui aussi lui

faisait mal. Spock, à ce geste, fronça les sourcils : bon sang, qu'est-ce que Kirk foutait ? Il voulait

se faire repérer, ou quoi ?Dans un tel endroit, quelqu’un tire en l'air, et leur sang s'écoulerait de leurs cadavres sur le sol du vaisseau Romulien sans qu'ils n'aient pu ne seraient-ce que se défendre. Il utilisa sa seconde main qu'il avait plaquée sur sa propre bouche pour éviter de faire trop de bruit, et stoppa la main de Jim qui, dans son attaque, donnait de petits coups sur la paroi.

Il enfouit donc sa tête dans le haut jaune or de Kirk afin de se retenir de faire trop de bruit avec son

souffle. Mais les quelques mouvements qu'ils avaient fait tous les deux avaient, semble-t-il, alerté

un garde : celui-ci s'était arrêté dans le couloir. Il écoutait attentivement, à la recherche d'un indice

sur la position de ses ennemis.

Spock pouvait entendre ses pas, lents et mesurés comme ceux d’un prédateur. Son cœur battait la

chamade, et il était presque sûr que le Romulien pouvait l'entendre... Il sentait la mort tourner

autour d'eux et... Limite, il n'avait pas peur pour lui-même... Mais pour Kirk.

Savoir qu'il allait peut-être mourir le rendait fou.

Kirk quant à lui, sentait le cœur de Spock s'affoler, et son souffle chaud traverser ses vêtements

pour s'échouer sur sa peau. Il frissonna. Finalement le garde partit.

Ils restèrent un moment dans cette position afin de s’assurer que d’autres soldats n’allaient pas

passer, mais rien... Alors, Spock se souleva un peu après avoir libéré son capitaine. Sans qu'ils

n'aient échangé un mot, ils reprirent leur route, mais furent interrompus par plusieurs secousses du

vaisseau, probablement dues à une attaque de l’Enterprise. Finalement, ils arrivèrent à destination.

La salle de contrôle était vide, et les deux hommes barricadèrent la porte rapidement.

- « Bon sang, Spock, vous m'avez tué le mollet avec votre genou... »

- « Et vous, vous avez failli nous faire tuer. »

- « Pourquoi vous vous inquiétez ? On s'en sort toujours vivants ! »

- « Dois-je préciser que vous êtes déjà mort une fois ? »

Kirk lui jeta un regard dur.

- « Bon qu'est-ce qu'on a ? »

- « D'après ce que je vois, nous avons la possibilité de désactiver leurs armes, et j’ai déjà effectué

l’interruption du brouillage d'ondes. »

- « Très bien. Kirk à Enterprise. »

- « Ici Scotty, Capitaine ! Vous allez bien ? »

- « Oui, Spock et moi sommes vivants. On nous a attaqués, les lignes étaient brouillées ».

- « On a vu ça : dès que vous êtes montés à bord, ils ont retourné leur veste. »

- « Est-ce que vous pouvez nous téléporter ? »

- « Impossible ! On essaye de les soumettre, mais nous craignons de vous toucher. »

- « On a senti les secousses, oui. Faites de votre mieux, Scotty, mais ne visez pas l'aile Ouest du

vaisseau, c'est là qu'on est. »

- « D'accord, on va essayer de trouver une solution... »

- « Comment va l'Enterprise ? »

- « Mal, et... Oh, ils ont désactivé leurs armes... »

- « Non, c'est Spock qui vient de le faire. Écoutez, si vous avez la possibilité de les détruire, même

si on est toujours à l'intérieur, faites-le.

- « Mais... »

- « C'est un ordre ! »

- « Très bien. »

Kirk coupa la communication.

- « Capitaine, ils savent que nous sommes ici, ils ne tarderont à venir nous chercher. »

- « On remonte dans les conduits ? »- « L’utilité de cette stratégie serait nulle. Si je me base sur les plans de leur vaisseau, je peux

affirmer que leur hangar à navettes se situe trop loin. Considérant le temps nécessaire pour

atteindre cette salle, j’estime qu’il nous en faudrait bien plus, c’est-à-dire bien trop, pour nous

rendre au hangar le plus proche. Et les risques de nous faire repérer sont accrus, étant donné que

les couloirs sont probablement plus fréquentés. »

- « Oh, et bien on attend qu'ils viennent nous chercher, alors. » Railla le capitaine.

Peu après ces mots, la porte s'ouvrit, et on bougea les faibles barricades qu'ils avaient constituées.

Une vingtaine de Romuliens armés les tenaient désormais en joue.

- « Débarrassez-les de leurs armes ! » Ordonna le chef en écartant la foule.

- « Ah, vous nous avez trouvés. » Plaisanta Kirk, faisant fièrement face à son ennemi.

- « Plaisanter dans un tel moment... Après tout, pourquoi pas ? Vous allez bientôt mourir, comme

nous tous... »

Ils furent guidés dans différents couloirs.

- « Vous allez vous autodétruire ! » Grogna Kirk.

- « Évidement, nous n'avions de toute façon pas prévu de rentrer chez nous, vous vous en doutez.

Mais on va d'abord se débarrasser de vous. »


Chapter 14


Ils furent conduit jusqu'à une salle où plusieurs Romulien et le capitaine du vaisseau était présent.

On pointa une arme sur eux.

- « Capitaine et si vous nous disiez les codes des boucliers de l'Enterprise ? On pourraient peut être

considérer de ne pas vous tuer. »

- « Hors de question ! » Grogna le blond.

- « Soit ! » Toute les armes furent pointé vers Spock. « Donnez nous les codes des boucliers de

l'Enterprise ou je tue votre premier officier. »

Kirk regarda son second. Oh non il ne voulais pas le voir mourir, mais il ne pouvait pas non plus

donner les codes de défense de l'Enterprise. Il était hors de question qu'il mette l'équipage plus en

danger que ça. Il détestait cette situation. Il regarda Spock et croisa son regard. Kirk réfléchie en

vitesse. Les Romuliens bluffait à coup sur, l'Enterprise et leur vaisseau étaient en mauvais état et il

leur fallait les codes. Menacer de tuer Spock pouvait être un moyen de pression, mais s'ils le

faisaient ils n'auraient alors plus rien pour le forcer à parler et ce n'est pas la torture qui allait les

aidé, car il fallait du temps pour faire craquer quelqu'un. Ils bluffaient, assurément.

- « Hors de question ! » Répéta t-il.

Le romulien baissa son arme. Kirk avait vu juste.

- « Très bien. »

L'arme fut pointé à nouveau sur lui. Et le romulien s'adressa à son second.

- « Donnez nous les codes de défense de l'Enterprise ou je tue votre capitaine ! »

Kirk se mit à rire. Très bien les Romuliens n'étaient pas très futé de toute évidence.

- « Pourquoi rigolez vous ?

- « Il ne peux pas vous donnez les codes. Il ne les connais pas. » Ceci était bien évidement un

mensonge, mais c'était à son tour de bluffer. « Seul les capitaines connaissent les codes de

défenses, autrement dit moi. Si vous me tuer vous ne pourrez jamais les avoir. »

- « Soit alors on va tuer votre second si vous ne nous les donnez pas. Et si vous refusez toujours

on trouvera un moyen de vous faire avouer. Je vous donne cinq secondes pour accepter mon offre

ou votre second mourra. »

Bon de toute évidence, il ne fallait pas provoquer un romulien inutilement, ce sang vert allait

vraiment le faire. Hors le but n'était pas que Spock meurt, pas de cette façon. Mais ils ne pouvaient

rien faire, ils étaient immobilisé.

Les secondes passèrent, le décompte aussi, puis bientôt le tire. Jim ressentit une intense peur dans

ses entrailles, mais au même moment une rafale de tire de l'Enterprise fit bouger le vaisseau et le

coup atterrit dans l'épaule du vulcain. Tout le monde tomba sous le choc de l'impact de l'attaque de

l'Enterprise et Jim vit en cela une occasion de s'enfuir, encore une fois, oui, mais chaque chance de

survivre un peu plus longtemps était bonne à prendre. Il prit une arme et tira sur plusieurs

romuliens jusqu'à arriver à Spock qu'il souleva sur son épaule avant de détaler aussi vite que le

poids de son second lui permettait. Il parcourra deux couloirs avant de s'enfoncer dans ce qu'il

semblait être un tube de Jefferrie comme il y en avait sur l'Enterprise. Il referma le conduit et

analysa rapidement l'état de Spock. Ça ne semblait pas si grave que ça. Il secoua son second et

celui-ci ouvrit les yeux sortant du choc qu'il avait reçu.

Cette fois-ci ce fut Kirk qui plaqua sa main sur la bouche du vulcain pour lui intimé le silence.

- « Bon, on est pas très loin de la passerelle, on va essayer de prendre les commandes du vaisseau.

Vous vous en sentez capable ? » Murmura le blond.

Spock grimaça légèrement toucha son épaule ensanglanté et finit par acquiescé quand il vit que çablessure saignait beaucoup bien qu'elle ne soit pas particulièrement grave.

De la même manière que dans les conduits d'aération, ils rampèrent, bien que cette fois-ci il y avait

plus d'espace. Ils sentirent plusieurs fois le vaisseau trembler sous les coups de l'Enterprise, mais

bien vite au final ils arrivèrent sur la passerelle. Kirk abattu les Romuliens présent.

- « Spock, piratez leur système et bloquez les portes, je ne veux pas de visiteur. Je vais essayé de

désactiver les armes d'ici. »

- « Très bien. » Répondit le vulcain qui voyait son stratégique capitaine se réveiller enfin.

Une fois que les modifications furent faites, Kirk voulu contacter l'Enterprise, hors les systèmes de

communication externe était en miette, tout comme les systèmes de pilotage. Bref ils ne pouvaient

rien faire et pourtant les tires continuaient à s'écraser sur la coque.

- « Spock, il faut trouver un moyen de les contacter. »

- « Rappelez vous, vous avez ordonné à ce qu'on détruise le vaisseau même si on s'y trouve

encore. »

Jim soupira. Bon il fallait qu'ils trouvent une solution et rapidement si possible. Avant qu'il n'ai pu

commencer à réfléchir, Kirk entendit une communication passer. Il s'y précipita, mais sa joie fut

balayé quand il vit que c'était le capitaine Romulien qui était passer par les communications interne

qui n'était vraisemblablement pas détruite.

- « Vous avez du vous en rendre compte capitaine, notre vaisseau est en ruine, vous allez mourir

avec nous. »

- « Vous changez souvent d'avis vous ! »

- « Si vous nous aviez donner les codes des boucliers de l'Enterprise nous aurons eut un avantage

sur le vaisseau, vous auriez été constituer prisonnier une fois qu'on aurait détruit votre vaisseau,

mais étant donné que vous avez choisit le suicide, nous revenons à notre premier plan,

l'autodestruction, en gros par votre mutisme vous tuer mon équipage et le votre ! »

La communication coupa et ce n'est que quelque seconde après qu'on entendit un décompte. Les

romulien avait lancer une séquence d'auto-destruction. Ils ne pouvaient pas contacter l'Enterprise,

les téléporteurs romulien était hors service et pirater une séquence d'auto-destruction pouvait

s'avérer extrêmement difficile. Kirk avait beau être excellent en informatique et en piratage, il

suffisait de voir comment il avait piraté le test du Kobayashimaru, mais même s'il était doué et

même si Spock aussi était doué dans ce domaine, ils y avaient trop peu de chance qu'ils

réussissent.

Il baissa les bras un moment.

Jim se sentait dépité. Pas parce qu'il allait mourir, au bien sur il n'avait pas envie de mourir, encore,

ça paraissait évident, mais plus que sa propre vie, il n'avait pas envie que Spock meurt. Bon sang il

l'aimait et voilà qu'il l'avait tuer. Simplement parce qu'il n'était pas un assez bon capitaine. Ils

n'auraient jamais du monter sur ce vaisseau. Il regarda son sang vert qui tentait d'accéder au

contrôle, mais on lui refusait l’accès à quasiment tout, en témoignait les bruits caractéristiques

sortant des consoles.

Il s'approcha de lui.

- « Je suis désolé Spock. »

Le vulcain leva les yeux vers lui. Abandonnant lui aussi la tache de pirater le système, bien trop

compliqué pour le peu de temps qu'ils avaient.

- « Pardon capitaine ? Pourquoi vous excusez-vous ? »

- « Nous allons mourir, et c'est de ma faute. » Spock fronça les sourcils. « J'aurais mieux fait de

vous laisser sur vulcain finalement. »

- « Vos excuses sont inutiles. »

- « Il n’empêche que si je ne vous avait pas ramené sur l'Enterprise, si je vous avais davantage

écouté, on n'en serait pas là. Vous n'en seriez pas là. Vous... »

- « Jim tes excuses sont inutile. »

Le blond se sentait frustrer, Spock restait là neutre à attendre la mort, pourquoi ne le frappait-il

pas ? Pourquoi ne lui hurlait-il pas dessus ? Il se rapprocha de lui et essaya de le faire réagir, il se

sentait tellement coupable, tellement mal, tellement en colère contre lui meme. Spock le repoussa.

- « ça suffit, tu n'as rien à te reprocher. C'est vrai si j'étais resté sur vulcain je ne serais pas mort. »

Jim baissa les yeux.

- « Mais d'un autre coté, » Poursuit Spock. « Mourir avec toi ne me semble pas être la pire des

situation. »

- « Vraiment ? »

Spock ne répondit pas, et les deux hommes se turent écoutant le décompte défiler lentement et

pourtant avec une rapidité effrayante. Spock était en train de réfléchir. Au porte de la mort

pouvait-il vraiment se voiler la face ? Jim était.. Jim était.. et bien Jim était son t'hy'la. Voilà il

l'avait dit, enfin plutôt pensé. Il aurait été près à donner les codes de défense de l'Enterprise pour

éviter qu'on lui tire dessus, Kirk avait d'ailleurs agit juste avant qu'il ne se mettre à parler. Et ça ne

voulais dire qu'une chose, que Kirk était plus important que tout, plus important que sa vie et plus

importante que celle de 400 personnes. Kirk était.. Sa lumière, son étoile aveuglante, qui

l’empêchait de voir la pure logique, mais qui lui montrait autre chose de tout aussi pur et d'évident.

Il s'en fichait de mourir, si c'était avec Jim.

Il se rapprocha du blond, ils se regardèrent, se toisèrent encore comme ils en avaient prit la

fâcheuse habitude. Puis Kirk ne se retint pas et pris le vulcain dans ses bras. Le serra étroitement

contre lui, bizarrement le vulcain lui rendit son étreinte.

Le corps de Spock était chaud, doux et moelleux, il sentait son cœur battre dans son flanc à une

vitesse folle, enfin pour un vulcain c'était une vitesse relativement normal. Il se gorgea de son

odeur.

- « tu n'as rien à te faire pardonner Jim, je ne t'en veux pas, si c'est ce que tu veux entendre, ce

n'est pas le genre de « sentiment » ou plutôt de considération qui m'habite. Et puis, mourir avec

toi.. »

Jim aimait quand Spock le tutoyait il se sentait proche de lui ainsi. Spock avait encore du mal à le

dire à voix haute, pourtant il voulait offrir ça à son capitaine, avant leur trépas.

- « Parce que tu es.. mon T'hy'la. »

Il trouvait ça gênant de dire une telle chose à voix haute et pourtant la gêne était un sentiment

humain. Kirk se dégagea légèrement de lui. L'étonnement était lisible dans ses yeux, la surprise et

une flamme habitaient ses pupilles. Mais avant que Kirk n'est pu dire quoi que se soit, une violente

rafale de tire fit trembler le vaisseau et Jim bascula en avant à une vitesse folle, sa tête percuta un

rebord en métal. Il s'écroula presque inconscient. Spock s'était pris un méchant coup dans le dos et

était tomber sur les fesses, il allait rejoindre son capitaine quand une explosion retenti près

de lui. Il tomba lui aussi dans l'inconscience.


Une vive lumière lui vrilla les yeux lorsqu'il les ouvrit, il sentit l'air frai pénétrer dans ses poumons

et se redressa vivement voulant savoir où il était.

- « ola ola Jim, reste coucher. » Entendit-il avant de sentir une main le repousser sur quelque chose

de mou. »

- « Bones ! » Toussa t-il.

- « Tu l'as échappé belle mon vieux ! Encore une fois ! Il vas vraiment falloir que tu arrête de me faire peur comme ça. »

- « Spock ! » Toussa t-il encore. « Où est-il ?

- « Ça va ne t'en fait pas il est sur la passerelle. »

- « Comment ? »

- « On vous as téléporter. »

- « Téléporter ? sérieusement ! » S'etonna le blond, le médecin rigola.

- « Il faudra remercier Scotty, pour le coup, il s'est démener sur tout les fronts comme un beau

diable aidé en parallèle de Sulu que tu as déjà commencer à initier au rôle de capitaine. Scotty à

puisez de l'énergie dans absolument tout les systèmes pour en avoir assez pour deux téléportations

une fois qu'on à réussit à brisé les boucliers. Même les systèmes de survit, on s'est retrouvés dans

le noir à un moment, il avait même puisé dans les lumières de secours. Tout, absolument tout.. »

McCoy raconta l'histoire pendant encore quelques minutes avant que Kirk ne le coupe.

- « Comment va l'Enterprise ? » Demanda t-il inquiet.

- « On à d'important dégât, causé par l'attaque et la proximité de l'Enterprise face à

l'autodestruction du vaisseau romulien. On a à peine assez de puissance pour retourner sur terre,

monsieur Scott était en train de faire ce qu'il peut pour augmenter la puissance disponible, mais je

l'ai envoyé prendre un peu de repos, il était à bout de force là. Starfleet nous demande de revenir

au plus vite afin que l'Enterprise soit réparé ce qui nous donne une permission d'un mois dés qu'on

sera sur terre. Comment allez vous capitaine ? »

- « Spock ! Je vais bien merci. Bones je suis près à reprendre du service ? »

- « Jim j'aimerais te garder au moins deux petites heures. Et comment vous avez su qu'il était

réveillé ? Je n'ai encore prévenue personne ! » Grogna le médecin.

- « J'ai fait une supposition qui s'est avéré être juste. »

Spock regarda Kirk d'un œil bienveillant, un peu gêné le blond s'étira.

- « Bon c'est pas le tout, mais je suis bien content d'être vivant moi.

- « Tais toi donc. » Siffla Bones qui sentait bien qu'il était de trop dans cette pièce, quelque chose

avait du se passer entre ces deux là, il en était sur et certain. « Et dors ! » Fit-il tout en envoyant un

somnifère dans le cou de son capitaine qui retomba sur son lit.

McCoy regarda le Vulcain, qui ne tarda pas à partir retournant sur la passerelle afin de gérer tout

les problème qu'ils rencontraient tous sur l'Enterprise.

D'ici deux jours ils pourraient retourner sur la terre. L'Enterprise avait juste assez de puissance

pour rentrer. Kirk avait pu retourner sur la passerelle et avait chaleureusement remercier ses

officiers et les avait chaudement félicité pour leur travail. Puis avec l'accord de Scotty il mirent cap

vers la terre. Toute la journée fut éreintante, il y avait à faire de tout les cotés Kirk et Spock

recevait des rapports à la chaînes annonçant les dégâts et les avancé des réparations quand cela

était possible. Il y avait eu près d'une cinquantaine de morts et Kirk n'était absolument pas fier de

ça. Il ne manquerait pas de mentionner leur exploit et de faire en sorte qu'ils montent en grade ou

reçoivent quelque chose, au moins pour Scotty et Sulu.

Quand il put enfin retourner dans ses quartiers, il ne restait plus que cinq heures avant qu'ils

arrivent sur terre. Kirk s'affala sur son lit et plongea sa tête dans son oreiller, finalement il consentit

à aller prendre une petite douche et ce n'est qu'après celle-ci que quelqu'un sonna à sa porte.

- « Entrez ! »

La porte s'ouvrit pour laisser apparaître le premier officier.

- « Spock ! » Fit Kirk d'une voix enjoué.

- « Capitaine, je viens vous faire savoir que les réparations iront plus vite que prévu, on devrait en

avoir pour deux à trois semaines, mais je doute qu'on est besoin de plus de temps. »

- « Génial ! Ça va permettre à l'équipage de se reposer sans se rouiller pour autant. Que comptez

vous faire pour votre permission ? »

- « Je n'ai rien de particulier de prévu.

- « Alors ça te dirais de venir avec moi dans l'Iowa ? » Spock sembla réfléchir un instant tout en

trépignant du pieds, légèrement perplexe face au tutoiement qu'avait appliqué son capitaine.

- « Pourquoi pas ! » Dit-il finalement.

Jim releva un sourcils, Spock avait l'art de montrer sa joie avec le plus de discrétion possible ce qui

était toujours amusant.

- « Bien je vous laisse vous reposer. » Fit Spock tout en sortant des appartements de Jim, content

de pouvoir passer un peu de temps avec son T'hy'la.

Qu'il le veuille ou non il avait été surpris que Kirk lui propose de venir avec lui, ce n'était pas

parce qu'il lui avait dit que c'était son T'hy'la qu'il s'attendait à une réaction particulière puisque

Jim était humain, il ne pouvait pas comprendre quel était la valeur de ce lien ni ce que cela sous

entendait, même lui réalisait encore très difficilement. Le lien entre deux T'hy'la peut importe

quelle signification prenait ce mot, ça restait un lien puissant, et même lui avait du mal à en saisir

toute les nuance. Mais il ne pouvait s’empêcher de douter. Doute qui sans le savoir, ni le

comprendre consciemment, venait de peurs enfouit en lui. Y avait-il vraiment quelqu'un pour lui ?

Pourrait-il faire face à cette inconnue et se donner comme un T'hy'la devait se donner ? Est-ce que

Kirk lui rendrait quelque chose, est-ce que même il acceptait cette situation ? Mais la seul question

constante qu'il arrivait à formuler dans sa tête, c'était « Est-ce qu'il en avait le droit ? ».


Après être rester quelques jours au siège de Starfleet afin d'organiser les réparations et de

promouvoir quelques officiers qui selon Kirk le méritait largement, c'est sous un doux soleil de

printemps que Spock rejoignit Kirk dans l'Iowa. Il était rester quelques jours de plus au sièges de

Starfleet et avait promit à Kirk de le rejoindre un peu plus tard. Kirk en avait du coup profiter pour

se préparer mentalement, mais aussi raconter à son meilleurs ami l'avancé de ses investigations

avec Spock.

Ce dernier arriva donc devant l'adresse que lui avait donné son Capitaine, grâce à un taxi, il était

près à découvrir ce que cette terre lui réservait. Il s'approcha de la demeure, son sac reposant sur

son dos et quand il fut assez près il consentit à appeler Kirk, mais aucune réponse ne lui parvint,

d'un pas timide il monta sur les quelques marche et se posta devant la porte où il frappa trois coups

sec. Mais il n'entendit rien, s'était-il tromper d'endroit ? Il vérifia si la porte était fermé et de toute

évidence ce n'était pas le cas. Il l'ouvrit donc et pénétra dans la maison. L'odeur de renfermer qu'il

s'attendait à avoir, laissa place à l'odeur légèrement mentholé de Kirk, il su plus tard que c'était son

savon qui sentait comme ça. Là où il pensait trouver de la poussière, il trouva une pièce

parfaitement clean. À sa gauche une grande pièce s'ouvrait à lui. Deux canapés en cuir et ayant

l'air très confortable faisait face à une cheminé, une petite table basse laissait prendre la poussière à

quelques livres. Plus loin une table octogonal en bois brun invitait n'importe qui à vouloir manger

dessus. À sa droite, une ouverture donnait sur la cuisine et une sorte de bar coupait la pièce.

Derrière ça un escalier menait à l'étage. En face de la porte d'entrer une autre porte donnait sur ce

qui devait être le jardin.

Il faisait chaud, et Spock nota que Jim avait du monter le chauffage, sûrement pour lui, car il savait

que son capitaine préférait des températures plus fraîche que ce que la pièce offrait actuellement.

- « CAPITAINE ? » Appela t-il.

Mais personne ne lui répondit. De toute évidence Kirk était là, il avait récemment réinstallé les

lieux, mais ne se trouvait pas à porter de voix. Spock déposa son sac et s'approcha de la porte

extérieur. Elle s'ouvrait sur une grande pelouse, plusieurs arbres fruitier donnaient de l'ombre et

coupaient l'étendu plane, mais très verdoyante du lieu. Il entendit vaguement une radio chantonner

et d'un pas vif se dirigea vers le son. Kirk était là couché sur un hamac, endormit. La radio avait

un volume très bas et diffusait une très vielle musique de l'époque, Stripped de Depeche Mode,

mais ça Spock ne le sut jamais, néanmoins il l'apprécia, les paroles le faisait se sentir en paix.Il s'approcha doucement de son capitaine qui se laissait bercer par le vent, sa main vint caresser la

joue du blond, sans qu'il ne puisse vraiment contrôler son geste. La première fois qu'il l'avait vu il

n'aurait jamais imaginer que cet homme aurait une t-elle importance pour lui, et même après les

mots de Spock Prime. En faite, ça avait commencer le jour où Jim était mort, mais il ne s'en était

jamais rendu compte. Aujourd'hui il n'imaginerait même pas vivre sans lui.

Il recula sa main, leur relation n'avait pour l'instant pas de définition précise. Il préféra appeler le

blond.

- « Tain... Capitaine... Jim. »

Jim ouvrit doucement les yeux. Le nom de capitaine lui rappelait l'Enterprise, mais il su qu'il n'était

pas dessus en voyant les jeunes feuilles des arbres sous lequel il dormait. Non il était en vacance.

La brise vint lui caresser le visage, elle était fraîche à ça lui faisait du bien. Il s'étira tout en

ronronnant de plaisir, il se sentait bien. De son coté Spock l'observait, Jim n'avait toujours pas

remarquer sa présence.

- « Spock ! » S'excita t-il quand il vit le Vulcain. « Vous êtes la !

- « Il semblerait oui ! »

- « Depuis longtemps ? »

- « Je dirais une vingtaine de minute tout au plus. »

- « Oh je suis désolé je m'étais endormit. On dors tellement bien sous le soleil. »

- « C'est ce que j'ai cru comprendre. »

Jim se leva et s'étira encore un peu.

- « Qu'est-ce que vous voulez faire pendant votre séjour ici ? Vous avez des idées ? Venez on va

vous installer ! »

Spock suivit Jim jusqu'à l'intérieur où il lui montra sa chambre qui était parfaitement propre, une

décoration sobre et peu de meuble, forcement avec le peu de temps que Kirk passait dans cette

maison, il n'avait pas le temps de l'aménager plus à son goût, mais l'immense tapis rouge orner de

plusieurs détails et les rideau de la même couleur donnait à cette pièce un aspect beaucoup plus

chaleureux, offrant ainsi des teintes qui rappelait à Spock Vulcain.

- « Je ne sais pas vraiment ce qu'il y à faire ici ! » Fit Spock, montrant vraiment son ignorance sur

ce que les humains faisait pour s'occuper.

- « Je n'en doutais, ne vous en faites pas, j'ai prévu quelque truc. Je vous laisse vous installer,

aujourd'hui ont se détend, on ne fait rien, on glande quoi. »

Jim referma la porte derrière lui, laissant le Vulcain, qui lui semblait tendu, s'habituer à cet endroit

et se mettre à l'aise. Spock de son coté ne put s’empêcher de fixé ce lit qui lui paraissait immense.

Premier truc qu'il avait oublié, c'était que les humains aimait voir les chose en grand, et ce n'est pas

le lit King Size devant lui, pour lui tout seul qui lui dirais le contraire.


Chapter 15


Kirk était actuellement en train d'allumer le barbecue. Il avait envie d'en profiter, puisqu'il était là,

pour savourer une pièce de viande grillée. Il avait opté pour un morceau de choix, juste ce qu'il

fallait pour remplir son appétit et ses envies... Mais il avait envie de goûter à une chair un peu

différente... Un peu acide, douce et chaude...

Une chair qu'il avait déjà goûtée, mais de façon trop rapide.

« Spock, je vous veux tellement » songea-t-il tout en soupirant pendant qu'il bougeait les braises.

- « Pourquoi ce soupir ? » Demanda le vulcain en arrivant derrière lui avec une assiette remplie de

brochettes de légumes qu'il avait préparées et assaisonnées lui-même.

- « Pour rien ! »

Jim se retourna et offrit au brun un sublime sourire doux et heureux. Spock ne souriait pas : il se

contentait de maintenir son visage impassible. Néanmoins, il ne pouvait détacher ses yeux des iris

bleu clair de Kirk presque cachées par le plissement de ses yeux. Le brun trembla légèrement :

chaque fois qu'il se retrouvait trop proche de Kirk, des envies naissaient dans son esprit. Des

envies qu'il n'aurait jamais pensé vouloir ou pouvoir ressentir et même satisfaire un jour.

Il posa l'assiette de brochettes de légumes sur la petite table à-côté du barbecue. Il n'aurait jamais

dû accepter l'invitation de Kirk, même s'il se sentait tellement bien à présent.

- « Vous vous en sortez avec les braises ? »

- « Spock, et si on se tutoyait ? Ça serait plus sympa. »

Le vulcain leva un sourcil.

- « D'accord... As-tu besoin d'aide ? »

- « Non, mais je veux bien que tu m'apportes un truc à boire. » Demanda le blond.

Spock se retourna et revint un peu plus tard avec un verre qu'il tendit à son capitaine. Ce dernier le

but avant d'enfin placer les brochettes sur la grille. Il valait mieux faire cuire les légumes avant

plutôt qu'après la viande, qui aurait laissé couler un peu de sang et de gras, ce qui aurait dérangé le

végétarien qu'était Spock. D’ailleurs, ce dernier sursauta lorsqu'un son parvint à ses oreilles.

Un chat venait d'arriver. Il se frotta contre les jambes de Spock avant de venir flatter celles de Jim.

- « Oh ! » S'écria le blond en saisissant l'animal. « C'est le chat des voisins, Freez. »

- « Des voisins ? »

Tenant le chat d'une main, Kirk indiqua une direction où, au loin, on pouvait voir un petit point

noir.

- « Ils sont à trois kilomètres d'ici. »

Jim continua à caresser l'animal qui miaulait de contentement sous l'attention. Se retournant pour

voir où en était la nourriture, il se rendit compte qu'il devait tourner les brochettes pour éviter

qu’elles ne soient brûlées.

- « Tiens, Spock. Prends-la. » Fit Kirk en tendant le chat roux à Spock.

Il l'attrapa de façon peu sûre, et Kirk se retourna pour s'occuper du repas, tandis que Spock posait

des yeux perplexes sur l'animal qui se logea plus confortablement dans ses bras et commença à

ronronner en malaxant son torse avec ses pattes, comme elle l'avait fait en étant chaton. Spock

libéra une de ses mains et commença à caresser la fourrure de l'animal.

Bien vite, il alla taquiner ses oreilles : il les trouvait si jolies. Il esquissa un sourire sans même s’en

rendre compte, et il pouvait sentir que la viande avait été mise sur le feu. Kirk s'était retourné et

observait son ami sourire légèrement devant ce chat. Dans un sens, il était un peu déçu de ne pas

être la cause de ce sourire.« Moi, jaloux d'un chat ? » Se taquina Kirk.

- « Elle semble beaucoup t'apprécier, Spock ! »

Le vulcain releva la tête, retrouvant son visage froid dans la seconde où Jim avait parlé.

- « On va manger ? » Rajouta le blond.

Spock répondit par l'affirmatif et déposa le chat au sol avant de s'installer à table.

Le repas commença tranquillement. Jim était plus concentré sur sa viande juteuse qu'autre chose,

mais quand son estomac fut un peu calé, il releva la tête. Lui et Spock n'avaient pas actuellement

une conversation des plus intéressantes, voire n'en avaient pas : ils se contentaient de quelques

mots, quelques appréciations. En temps normal, Jim aurait tout fait pour trouver quelque chose à

dire, mais là, il sentait qu'il n'en avait pas besoin.

Il n'avait jamais aimé les blancs, mais ceux qu'il avait avec Spock, c'était autre chose, ce n'était pas

gênant... Il se sentait bien, calme, en paix, et presque complet... Le Vulcain, lui, semblait regarder

ailleurs tout en mangeant, réfléchissant probablement à quelques trucs obscurs...

Jim se prit à l'observer : d'abord ses mains, tenant délicatement les couvert pendant qu'il enlevait

chaque morceau de nourriture de la brochette avant de le piquer. N'importe qui aurait pris

directement la brochette pour croquer les légumes sans les enlever préalablement, mais Spock

n'était pas comme ça, ce qui fit sourire Jim.

Le vulcain avait les mains fines, masculines, avec de longs doigts. Ses poignets étaient osseux,

mais gracieux. Il suivit le mouvement des yeux et regarda Spock faire doucement entrer un

morceau de poivron dans sa bouche, ouvrant délicatement les lèvres avant de les refermer sur le

métal de la fourchette, exerçant une faible pression, puis la faisant glisser.

Quand les pointes passèrent la chair rose pâle et charnue, Jim tressaillit : ses lèvres, oh mon dieu,

ses lèvres... Il voulait tellement les toucher, elles semblaient si douces, si délicieuses, si vierges... Il

voulait les posséder, les entrouvrir pour passer sa langue, la glisser tel du velours avant de venir

câliner sa sœur. Il voulait les mordiller légèrement, les sucer entre les siennes, les faire rouler

doucement...

Il savait qu'il n'était pas le premier à les avoir ou à les vouloir, mais sa passion effacerait tout du

passé, il le savait...

Réalisant un instant que Spock était lui aussi en train de le regarder, il sursauta brièvement et se

reprit : combien de temps était-il resté à l'observer comme ça ?

Il ne savait pas, et le regard brillant de Spock ne lui donnait pas plus d'informations. Il fit

rapidement glisser un morceau de viande entre ses lèvres, laissant ensuite la fourchette glisser sur

elles. Faible caresse.

Spock continua à le fixer, et Jim fit comme si de rien n'était, puis il réalisa : et si Spock avait fait

comme ça aussi, comme si de rien n'était, pour ne pas l’embarrasser ?

Il avala un peu d'eau : il avait une érection, maintenant.


Une fois le repas terminé, chacun était parti à ses occupations, ce qui, pour Spock, consistait à

caresser le chat ronronnant encore et encore en lisant un livre dont Kirk ne savait même pas le

titre, et pour Jim, à grimper aux arbres afin de ramasser quelques cerises et regarder des œufs

éclore dans leur nid.

Entre-temps, il en profita pour mater sans retenue le vulcain. Il comprenait doucement que leur sib onne entente était probablement liée au lien de T'hy'la qu'il y avait entre eux, même s'il ne

pouvait savoir si c'était l'oeuf ou la poule qui était là en premier. Est-ce que le lien avait provoquer

leur amour, comme si ça avait été ancré dans leur ADN, où est-ce que leur amour, leur attirance

mutuel, leur complémentarité avait provoquer la création du lien et ainsi renforcez leur attirance ?

Spock ne lui en avait pas reparlé depuis qu'il avait annoncé qu'il était le sien. Était-ce vraiment le

cas ?

Jim en doutait presque : Spock ne l'avait mentionné qu'une fois, et c'était dans un moment plutôt

critique... Il se souvenait de la discussion qu'ils avaient eue à ce sujet, le premier soir où ils avaient

commencé à se confier l'un à l'autre : le vulcain lui avait fait savoir que son espèce ne comptait pas

d'homosexuels, avant de partir sur le lien de T'hy'la, qui pouvait signifier meilleur ami, frère, frère

de sang ou d'esprit, d'amant, de compagnon, de partenaire...

Si lui, Jim, était son T'hy'la, alors quelle était la définition de ce mot pour eux ?

Supposant que les Vulcains n'avaient pas de relations amoureuses ou sexuelles entre êtres du

même sexe, il était logique de penser que le lien qui les unissait n'irait jamais au-delà de l'amitié ou

de la fraternité... Et pourtant, lui, était sexuellement attiré par Spock... Il savait qu'il était tombé

amoureux de pointu, et son désir physique était naturellement venu, il n'arrivait même pas à désirer

une autre personne, même juste pour le sexe, son impuissance l'avait prouver et pourtant il n'avait

aucun problème à bander pour Spock

Alors, si jamais Spock ne souhaitait pas aller plus loin avec lui, il en resterait très frustré et

profondément blessé.

Il soupira : il avait tellement envie de le toucher... Le caresser... Goûter sa peau... Sentir son

corps frissonnant brûler sous ses doigts, avec lui... Il voulait le faire sien, qu'il lui appartienne,

pour de vrai, pour toujours...

Si un jour, on lui avait dit qu'il serait à ce point attiré par un vulcain, il aurait ri au nez de cette

personne. Tout en regardant doucement quelques mèches de Spock s'envoler avec le vent fort, il

repensa à la fois où on avait voulu détruire le lien qui existait entre eux.

Il avait accepté à contrecœur, pensant que c'était la bonne solution, et une douleur lui avait

violemment vrillé la tête. On était en train de détruire quelque chose, quelque chose qui résistait

malgré tout. Puis cette voix, cette voix qui avait crié son mécontentement, qui avait crié qu'on

laisse ce lien tranquille, qu'on ne le touche plus, que ça ne les regardaient pas...

Il avait été bouleversé intérieurement après, mais quand il s'était repris, il n'était plus question de

laisser Spock. Ce qu'il y avait entre eux n'avait rien de « faible ». Il soupira de nouveau en

croquant dans une cerise : il voulait Spock, mais doutait de l'avoir un jour.


La soirée se termina sur une bonne dizaine de parties d'échecs gagnées en majorité par le vulcain.

Puis, fatigués par le Soleil, ils étaient partis se coucher. Jim aurait aimé dormir avec Spock, mais il

savait très bien que ce n'était pas le genre de choses qu'il aurait pu suggérer ou initier.

Il partit donc dans sa chambre, s'écroulant dans son lit après avoir rapidement enlevé ses

vêtements. Il avait été excité toute la journée, et n'avait qu'une envie : céder pour une fois à ses

envies, à ses désirs...

Il se glissa sous la couette et plongea rapidement sa main sous son sous-vêtement : il n'en pouvait

plus... Spock avait trouvé un vieux stylo à ressort et s'en était servi pour réfléchir en rentrant et

sortant la mine constamment... Sauf qu'au lieu de le faire avec son doigt, comme l'aurait fait la majorité des gens, il le faisait avec ses lèvres, attirant forcement le regard de Jim dessus.

Le pire, c'était quand il avait commencé à mordiller le stylo sans y penser, le pressant entre ses

lèvres... Et ça l'avait rendu fou. Il empoigna son sexe et commença à se caresser avec vigueur en

repensant à tout ce qui avait bien pu le rendre dur.

Son esprit divagua, il s'imaginait caresser Spock, il revoyait son torse parsemé de poils qu'il avait

follement envie d’emmêler, ses tétons durcis provoquant des sursauts à chaque coup de langue.

Cette peau chaude, acide, qui sentait le soleil, la pierre, le vent, l'homme dans toute sa finesse...

Il voulait réveiller cette bestialité qui se cachait dans son sang, il voulait le sentir trembler sous ses

doigts pendant qu'il cueillerait sa virginité. Il voulait que sa voix profonde murmure puis crie son

nom.

Sa semence s'étala dans sa main et sur les draps. Il souffla le nom de Spock, puis se calma

progressivement une fois la pression passée. Pourrait-il un jour avoir son premier officier ? Devait-

il tenter quelque chose, au risque de le perdre, au risque d'être abandonné, rejeté ? Cela lui faisait-il

si peur ?

Il ne voulait pas vivre sans Spock, mais il savait que s'il ne l'avait pas entièrement, il serait triste.

Lourd dilemme.

De l'autre côté de la porte, c'est d'un pas silencieux que Spock se décolla du mur et rejoignit sa

chambre, les yeux bas et l'esprit entremêlé d'émotions et de logique qu'il ne parvenait pas à

ordonner.


Deux jours étaient passés.

- « Allez, viens, Spock ! » S’excita Jim en avançant dans un champ.

Il incita le vulcain à faire comme lui, à passer au-dessus de la barrière pour le rejoindre. Spock

désespéra intérieurement de l'impulsivité de son T'hy'la. À l'origine, ils étaient partis faire des

courses afin d'avoir autre chose que des tomates et des figues à manger le soir-même.

Mais le blond s'était arrêté pas moins de cinq fois, toujours pour des broutilles, des petits détails

qui l'avaient intéressé en chemin et qui, pourtant, n’intéressaient même pas le vulcain, lui qui

d'habitude arrivait à trouver de l’intérêt dans beaucoup de choses. Le sang vert consentit à passer

au-dessus de la barrière de façon beaucoup plus maladroite que Jim, qui lui, apparemment, avait

l'habitude.

- « Jim, il s’agit d’une propriété privé, nous n’avons pas l’autorisation de... »

- « On s'en fiche Spock, on ne viendra pas crier sur un capitaine de Starfleet. »

Spock resta perplexe devant cette réponse sans fondement, mais avança néanmoins pour rejoindre

Jim qui le devançait déjà largement et disparaissait maintenant de sa vue en descendant une

colline. Jim avait vu un veau, et l'envie soudaine d'aller le voir de plus près avait fait arrêter leur

voiture.

N'ayant pas vraiment d’intérêt à rendre visite au jeune bovin, Spock s’arrêta et s'accroupit pour

observer une plante qu'il savait assez rare sur terre. Il fit rouler les feuilles dans ses doigts, puis

sortit son tricordeur -qu'il avait toujours sur lui- afin d'examiner plus en profondeur cette espèce

végétale qu'il n'avait jamais vu ailleurs que dans des livres.

Si Jim s'extasiait devant un bébé animal, eh bien lui préférait parfaire sa connaissance sur les

végétaux. Posant une main à terre pour tenir davantage en équilibre, il sentit au bout de quelques minutes la terre vibrer. Il se releva, intrigué, fronçant les sourcils devant cet étrange phénomène. Il

réfléchit aux possibilités qui auraient pu induire ce tremblement, mais fut interrompu en voyant

Kirk remonter la colline en courant, l'air un peu affolé.

Il ne saisit pas tout de suite les nuances de ce qui était en train de se passer.

- « Spock ! Cours, COURS je te dis ! » Hurla le malheureux blond.

« Courir ? pourquoi courir ? » Se questionna le sang vert faisant à-peine attention à Jim qui l'avait

bousculé pour l’entraîner dans sa course.

Il eut quelques secondes seulement pour réaliser l'ampleur du problème, quand un énorme taureau,

pesant probablement plus d'une demi-tonne, fonçait vers Jim et lui, corne en avant.

Il eut le temps de calculer ses statistiques de survie, s'il ne bougeait pas à temps, et elle était

relativement mince. Lâchant son tricordeur, il suivit le conseil de son Capitaine et se mit à courir

jusqu'à la barrière. Le blond était devant lui et piquait un superbe sprint, tandis que le taureau

derrière lui ne semblait pas prêt à abandonner sa poursuite.

« Foutu veau » Siffla Spock pendant qu'il allongeait ses enjambées.

Il n'était pas aussi rapide que Jim, parce qu’il ne s'était pas échauffé avant cette course donc ses

muscles étaient froids. De plus, Jim avait commencé à courir avant lui, il avait donc pu entrer dans

le mode de course « Sprint » plus tôt. Lui, actuellement, avait du mal à l'obtenir de façon optimale.

Néanmoins, il ne se laissa pas rattraper par l'animal -malgré tout pas si loin de lui-. Il ne fallait pas

sous-estimer les capacités sportives d'un vulcain : il avait grandi sur une planète avec une gravité

plus élevée que la Terre et était donc par conséquent plus puissant. De surcroît, l'air de Vulcain

était plus léger que sur Terre, ce qui lui donnait une bonne capacité respiratoire sur cette planète.

Il vit Kirk passer au-dessus de la barrière pour se mettre à l’abri de la bête enragée. Il comprit que

bientôt, il allait devoir faire de même, et pendant sa course, il essaya de calculer le meilleur angle

et la meilleure position pour la passer. Son allure de course ralentit un peu, et il sentit presque les

cornes du taureau sur lui. De plus, il arrivait au moment critique, il allait devoir improviser.

Il passa la barrière d'une manière totalement aléatoire et parfaitement maladroite, mais la passa

avant que le taureau ne le touche. Celui-ci rentra violemment dedans de sa force animale

exemplaire, qui fit trembler la clôture et perdre le peu d'équilibre qui restait à Spock.

Il retomba violemment, son épaule heurtant le sol en premier, suivie de sa tête puis de son bassin.

Il retint un cri de douleur, s'écrasant sur la terre sèche qui laissa la poussière voler autour de lui.

Jim se précipita sur le malheureux vulcain un peu sonné et l'attira loin de la barrière toujours

tourmentée par l'animal.

- « Jim, cet animal furieux n’est absolument pas un veau ! »

- « Je sais, je sais, c'est très probablement son père... Ça va, Spock ? »

- « Il semblerait que je sois dans un état global correct. » Répondit le vulcain en se levant.

Il se frotta la nuque dans une vaine tentative de voir si tout allait bien, puis entreprit d'enlever la

poussière de ses vêtements.

- « Bon allez, je pense qu'on a notre dose d'adrénaline pour la journée. »

Jim et Spock remontèrent dans le véhicule et reprirent la route du marché.

Une fois arrivés, ils se séparèrent afin de faire leurs emplettes chacun de leur côté, pour se

retrouver une heure plus tard.

Spock avança tranquillement, jugeant de la qualité des légumes et des fruits qu'il voyait sur les

étals et réfléchissant en même temps aux recettes auxquelles il pouvait les incorporer. Il y avait

bien un synthétiseur chez Jim, mais l'occasion de manger de vrais aliments frais étaient trop rares pour ne pas en profiter. Il fit finalement son choix et remplit deux sacs en toile qu'il avait amenés.

Il était en avance sur le programme, alors il marcha entre les rayons, passant toujours sa main sur

sa nuque et son épaule encore endolories. Bien que la douleur fût facilement contrôlable, il sentait

une nette tension dans ses muscles et ses os. Il s’arrêta devant un stand de sacs et sacoches et se

souvint qu'il avait perdu le sien lors de la petite course, un peu plus tôt.

Il pensa à son malheureux tricordeur qu'il avait adapté et remodulé pour plus d’efficacité, et qui

maintenant, ne devait pas vraiment être récupérable. Il s’arrêta donc devant et regarda les articles :

il y en avait en toile, en laine, en cuir, en métal, de toutes les tailles, en bandoulière, en sac à dos,

long, large, pleins de poches, décorés...

En bref, il y en avait pour tous les goûts... Mais rien de vraiment réglementaire pour Starfleet ce

qui pour Spock, signifiait « ne remplit pas TOUT les critères ».

- « Manufacture Vulcaine ? » Lui demanda-t-on.

Il se retourna vivement : une petite femme un peu rondelette désignait sa tunique/toge d'un bleu roi

un peu grisâtre qui lui descendait jusqu'en haut du genou.

- « Oui ! » Répondit Spock aimablement, bien qu'un peu froidement.

- « Je peux ? » Demanda-t-elle tout en approchant la main du tissu.

Spock la laissa faire sans vraiment protester : les humains étaient tellement sans-gêne qu'après tout,

ça passerait inaperçu. La femme se saisit du tissu et en retourna un bout afin de voir les coutures.

- « Magnifique travail, si fin et si parfait, pas la moindre petite faute on dirait. Votre peuple

accomplit un travail si délicat, vous devez être fier ! »

- « Les vulcains n'ont pas de fierté, c'est un sentiment Hum... »

- « Maman, regarde le monsieur aux oreilles pointues ! » Fut la phrase qui coupa Spock dans sa

lancée.

Un petit garçon était en train de le regarder avec des yeux ronds comme des billes tout en le

pointant du doigt.

- « C'est un vulcain, c'est comme ça qu'il sont, et ne pointe pas du doigt comme ça. »

Spock leva un sourcil : il ne s'y fera jamais.

- « Alors, vous avez choisi ? »

Il se retourna vers la femme rondelette qui lui parlait un peu plus tôt.

- « Pardon ? »

- « Un sac. Vous sembliez intéressé, vous en avez trouvé un qui vous plaît ? »

- « Les Vulcains ne... »

- « Alors, Spock ! » Le coupa Jim en lui donnant une tape dans le dos, réveillant sa douleur à

l'épaule et à la nuque. « Du nouveau ? Tu regardais les sacs ? Ah, c'est vrai, j'ai oublié que tu

avais perdu le tien dans le champ tout à l'heure. Alors, tu en as trouvé un ? »

- « Non, il ne sont pas réglementaires vis-à-vis de Starfleet. »

Il commençait à faire demi-tour quand il fut retenu par un cri de Jim.

- « Quoi? Qu'est-ce que tu racontes? Bien sûr qu'il y en a qui sont réglementaires. Tiens, regarde

celui-là. »

Jim lui tendit une sacoche en toile.

- « La taille et le nombre de poches sont réglementaires, mais la couleur et la matière, non. »

- « Bon, bon, très bien. »

Jim se remit à chercher.

- « Les sacoches permettant de transporter un minimum de matériel doivent être de taille moyenne,

de couleur sombre ou sobre, doivent contenir une poche principale et une petite poche sur l'avant,

doivent... »

- « Et celle-là ? »« Quand est-ce qu'ils vont arrêter de me couper la parole ? » s'indigna Spock.

- « Elle... »

Spock se saisit de l'objet pour le regarder de plus près : il semblait correspondre à tous les critères,

à première vue...

- « Elle à une poche en trop. » Finalisa Spock en tendant l'objet en cuir noir à Jim.

- « Quoi ? Tu te fiches de moi ? »

- « Ce n'est pas réglementaire. »

- « Bien sûr, que c'est réglementaire. » Grogna Jim.

- « Le règlement stipule qu'il faut deux poches, pas plus. »

- « C'est une poche à l'arrière ! »

- « C'est en trop. »

- « Non, tu sembles oublier qu'il est toléré dans Starfleet, pour les officiers supérieurs, de se munir

de deux objets ne répondant pas « absolument » au critère de base, ou qui ont une valeur affective,

c'est autorisé. Par exemple, McCoy a un tricordeur médical différent de ceux de Starfleet, car c'est

un cadeau d'une très bonne amie à lui. Et bien qu'il ne soit pas réglementaire, il est plus efficace

que ceux de Starfleet. Et puis... »

Jim s'approcha de Spock et se colla presque à lui. Sa bouche s'approcha de son oreille, et le

vulcain tressaillit en sentant le souffle contre son oreille...

- « Tu pourrais mettre une photo de ta maman, par exemple. » Dit-il tout bas, sentant trembler

Spock juste à côté de lui.

Le vulcain s'écarta vivement.

- « Quoi ? Pourquoi ferais-je ça ? »

- « Ou d'une autre personne que tu apprécies. »

Jim récupéra la sacoche et l'enfila à Spock, qui ne put pas vraiment protester.

- « Elle te va bien en plus, ce serait dommage que tu ne la prennes pas. »

Spock la retira.

- « Non, je ne pense pas la prendre. » Protesta-t-il en la reposant sur l'étalage.

- « Dis plutôt qu'elle ne te plaît pas. » Fit Kirk en croisant les bras.

Spock désespéra : c'est vrai qu'elle était jolie, cette sacoche... Et puis, il lui en fallait une nouvelle.

Finalement, il la reprit, cédant devant l'insistance de son capitaine.

- « Je la prends ! » Signala-t-il à la femme rondelette qui acquiesça doucement avec un sourire.


A-présent qu'ils avaient terminé leurs courses, ils se dirigeaient vers leur véhicule. Jim arborant un

sourire victorieux et radieux, et Spock fidèle à lui-même, il remarqua néanmoins les sacs bien

remplis de son capitaine.

- « Qu'est-ce que tu as pris ? » Demanda-t-il, curieux.

- « Oh, pas grand-chose... »

Spock fronça ses sourcils.

- « Je t'assure, rien de bien important pour le moment. »

Jim détourna le regard de son ami : il était si élégant, si beau... Il essayait de se la jouer à l'aise,

mais il avait un peu de mal, surtout quand des papillons grouillaient dans son bas ventre...

Il se rappelait, quelques jours, plus tôt quand ils avaient mangé dehors : les lèvres du vulcain lui

avaient semblé plus appétissantes que son repas. Chaque mouvement de sa part, il l’avait perçu au

ralenti, c’était fascinant...

Tout en conduisant, il jeta un bref coup d’œil à son ami : celui-ci était en train de regarder par la

fenêtre, le bras tordu pour malaxer sa nuque.

- « Tu as mal, Spock ? »


Chapter 16


Jim avait presque forcé Spock à prendre un bain bien chaud pour détendre ses muscles. Parfois, ça

suffisait pour réduire le problème, mais quand le blond vit réapparaître son ami dans la cuisine,

jouant toujours des épaules, il comprit que ça n'avait pas spécialement marché.

Il suggéra d'appeler un médecin, mais Spock protesta : pour une simple chute comme ça, une nuit

de sommeil suffirait largement pour le soigner.

- « Mais dis-moi, les vulcains n'ont-il pas un moyen de se soigner ? Il me semble que j'ai entendu

ça par McCoy... »

- « Il a dit vrai, nous disposons d’un système d'auto-guérison, mais en général, nous en usons pour

des blessures plus graves. »

Jim s'approcha du vulcain et tendit la main vers son épaule jusqu'à la saisir et à la malaxer

doucement. Le brun tressaillit.

- « Qu'est-ce que tu fais ? »

- « Montre-moi. »

- « Nul besoin, c’est négligeable ! »

- « Laisse-moi en juger, Spock. »

- « Pourquoi insistes-tu autant ? »

- « C'est normal de prendre soin des personnes auxquelles on tient. » Sourit le blond.

Spock fut surpris et se recula d'un pas. Kirk le laissa s'en aller et se dirigea vers le thermostat afin

d’augmenter la discrètement température.

- « Assieds-toi, et laisse-toi faire ! » Ordonna le blond.

Spock s'exécutât presque à contre cœur et prit une chaise. Il appréhendait le contact avec son

capitaine : à chaque fois que celui-ci le touchait, il était submergé par des émotions et des

sensations qu'il n'arrivait pas à comprendre, et encore moins à maîtriser.

Il sentit Jim arriver de derrière, lui demandant de lever les bras. Naïvement, Spock s’exécuta,

pensant que c'était pour son épaule... Du coup, il fut surpris en sentant qu'on lui enlevait son pull.

- « Jim ! Pourquoi fais-tu cela ? » Fit Spock, légèrement paniqué.

Le blond ne répondit pas et commença directement à manipuler l'épaule de Spock. Il tâtait par de

faibles pressions le muscle et l'os de la zone douloureuse.

Il malaxa le trapèze entre ses doigts avant de remonter davantage vers la nuque et la colonne : il lui

semblait qu'il était encore plus tendu qu'avant.

- « Spock, tu as mal où, plus précisément ? »

- « Là où tu me touches... »

- « Là ? »

- « Oui, à gauche aussi. »

- « Là ? »

- « À droite, maintenant... »

Le blond leva les yeux au ciel.

- « Bref, toute l'épaule, quoi. »

- « En effet. »

Jim continua à le manipuler doucement.

- « Spock détends-toi... »

Ce que le vulcain essaya dans une vaine tentative : les doigts de Jim l'enflammaient, et se détendre

accentuait ce phénomène.

- « Bon, ce n'est pas concluant. »

Spock se releva.Ils se regardèrent un instant, puis Jim sourit de façon assez particulière, c'était à la fois un sourire mutin, taquin, doux, gentil, mystérieux... Un sourire que Spock n'avait encore jamais vu. Sachant que sa technique du lever de bras ne marcherait pas cette fois-ci, il y alla franco pour retirer le tee-shirt à manches longues de Spock, qui se retrouva alors torse nu devant lui.

Indigné, faisant un pas en arrière en croisant les bras, il protesta.

- « Jim, qu'est-ce que tu fais ? »

- « Rien de bien méchant... Va t'allonger sur le canapé, j'arrive, essaie de te détendre... »

Il commença à monter les escaliers, le vêtement de Spock toujours dans la main. Voyant que le

vulcain ne bougeait pas, se contentant de le regarder de façon perplexe et de lorgner largement sur

ses vêtements, il décida d'y aller encore plus fort.

- « C'est un ordre Spock ! »

Le vulcain lui lança un regard noir, mais sembla obéir. Quand il descendit deux petites minutes

plus tard, il trouva son T'hy'la assis. Il lui fit signe de s'allonger sur le ventre, ce que le pauvre

Spock fut obligé de faire, bien que tendu et réticent.

Le canapé était confortable, large et long, une petite couverture douce recouvrait le cuir. Jim

s'approcha et monta lui aussi sur le canapé, chevauchant le vulcain, posant les genoux au niveau

de ses hanches. Sentant cela, Spock essaya de se défiler, mais fut retenu par une main ferme de

son capitaine sur son bassin.

- « Détends-toi, Spock ! Passe tes bras le long de ton corps, détends-toi et ne pense plus à rien... »

- « J... Jim, ce n'est pas nécessaire. » Souffla Spock, troublé par la tournure que prenaient les

choses.

Il sentait le poids de Jim sur lui, sur ses reins et ses fesses. La chaleur se diffusait dans son corps,

l'enivrant progressivement... Il aimait ça malgré lui. Non c'était pire que ça, il adorait cette

sensation aussi légère soit elle.

Pourquoi Jim était-il obligé de faire ça ?

Le pousser à franchir des limites qu'il ne voulait pas franchir, d'éveiller des sensations en lui ?

Il n'avait pas trop le choix : il devait obéir...

Mais est-ce que Jim savait à quoi il jouait ?

Ce dernier ne savait pas pourquoi il était parti pour faire ça à Spock, mais finalement, il trouvait

qu'il avait eu une brillante idée. Il sentait néanmoins le vulcain se tendre de plus en plus, ce qui

n'allait pas dans le sens de ses investigations. Il ouvrit une bouteille d'huile de massage et y

mélangea une crème au camphre. Il posa ses mains enduites sur l'épaule de Spock, qui tressaillit au

contact.

Il étala grossièrement la matière avant de procéder à un massage de la zone endolorie. Pétrissant de

ses dix doigts la chair ferme et tendue pour la rendre plus souple, jouant des pouces en appuyant

pour débloquer la tension, il fit ensuite plusieurs mouvements circulaires et continua son travail

pendant près d'un quart d'heure.

Il aurait pu passer des heures à toucher cette peau, ce corps, qui se détendait très doucement sous

ses doigts...

- « Spock ! »

- « Capitaine ? »

- « Jim, je t'ai dit ! Essaie de te relaxer, à rester tendu comme ça, tu vas avoir encore plus mal. »

- « C'est que je n'ai pas l'habitude, d'être touché. »

- « et bien il vas falloir que tu fasse avec, ta mère ne te massait pas, où ne te faisait pas de caresse ? »

- « Pourquoi aurait-elle fait une telle chose ? »

- « Il est connut que les massages sont bon pour la santé, surtout celle des enfants, ça aident au

développement cognitif. »

- « Sur vulcain les attouchement physique sont réduit au minimum. »

- « Hum je vois. »

Jim sourit et reprit un peu d'huile, mais au lieu de s'attaquer encore à l'épaule, il dirigea ses mains

vers la nuque de Spock, passant d'abord des deux côtés de son cou pour remonter sur le dos et la

colonne. Il fit le chemin inverse en appuyant ses pouces sur la nuque, les remontant vers la base

des cheveux noir de Spock.

La réaction fut immédiate, et le vulcain pencha sa tête plus en avant afin d’approfondir le contact,

se cambrant un peu par la même occasion. Kirk continua de cette façon un petit moment tout en

commençant à s'occuper de la clavicule...

Il sentit Spock se détendre un peu et put reprendre son action initiale sur l'épaule qu'il pouvait

maintenant masser de façon beaucoup plus efficace, se concentrant sur la vraie tension. La

réaction de Spock l'avait excité : il semblait avoir adoré ça, et bon sang, c'était magnifique à voir !

Même si ça avait été subtil... Il se calma néanmoins, se contrôlant au maximum pour ne pas

éveiller les soupçons.

Spock commençait à se perdre sous la sensation qui lui procuraient les mains de Jim : il se laissait

couler, laissait tomber quelques-une de ses barrières, ça lui faisait tellement de bien... Les mains

de Jim étaient divines : dès qu'il avait commencé à le toucher, son cœur s'était accéléré, la chaleur

de son corps avait augmenté. D'étranges sensations naissant en lui, plusieurs frissons avaient

parcouru sa colonne pour ensuite se loger dans ses reins, descendre de son bassin jusqu'à son

aine... Et finir sa course sur ses cuisses.

On ne l'avait jamais massé, pas même Uhura : de base, les vulcains évitaient les contacts

physiques, du fait de leur sensibilité... Et là, il se retrouvait torse nu, à profiter de l'attention de

Jim. Cette activité humaine était étonnamment agréable, il n'en revenait pas du bien être qu'il

ressentait actuellement, même si le manque d'habitude l’empêchait d'en profiter pleinement.

Et puis il y avait Jim, qui ne semblait pas se rendre compte de ce qu'il réveillait en lui. Ces doigts,

il en voulait plus, il voulait être touché et caressé encore et encore, et pourtant il continuait à se

retenir.

Bon sang, qu'est-ce qui clochait chez lui ?

Avoir de telles réactions n'était pas convenable, ressentir et désirer de telles choses était loin d'un

comportement digne d'un vulcain...

Mais qu'est-ce qu'il pouvait y faire ?

Ces mains le faisaient se soumettre, s'oublier, il ne pouvait pas résister à la lave qui s’écoulait de

plus en plus en lui... Il voulait que Jim s’arrête, qu'il s'arrête avant qu'il ne puisse plus se

maîtriser... Mais en même temps, il voulait être touché encore et encore, sans interruption... Le

blond, à force de massages, finit par faire craquer une articulation qui se remit en place.

- « Est-ce-que ça va ? » Demanda Jim, ayant peur d'avoir fait mal à son ami.

- « Oui, ça va. Je pense que c'est bon. »

Spock se dégagea un peu de l'emprise de Jim et se retourna pour lui faire face, ses jambes toujours

à moitié bloquées par le poids sur elles.

- « Merci... » Murmura le brun, les yeux bas, tentant de retenir le flot d'émotions et d’envies qui le

traversait. L'envie que les mains revienne sur sa peau.

- « Ah, mais je n'ai pas terminé ! »

- « Comment ça ? » S'inquiéta Spock.

Sa logique avait recommencé à prendre le dessus sur la passion qui l'avait emporté un temps.

- « Ta hanche... Tu as un gros bleu, regarde... »

Ils baissèrent leurs yeux vers le bassin de Spock où, effectivement, un bleu naissait.

- « Je vais te mettre de la crème. »

Jim passa la main sur la hanche de Spock, avant de remonter sur le ventre et de commencer à

défaire les boutons du pantalon du vulcain. Celui-ci s'affola un peu, ne comprenant pas où il

voulait en venir. Le blond se voyait faire et était presque choqué de sa propre audace. Déjà qu'il

avait dépassé les limites, mais là, c'était encore pire...

Il allait faire fuir son ami s'il n’arrêtait pas, il allait lui faire peur, briser leur bonne entente

actuelle... Mais bon sang, il n’y arrivait pas !

C'était comme ce genre de pulsions incontrôlables : votre tête vous crie d’arrêter, mais votre corps

s'en retrouve incapable.

Il commençait à faire glisser le vêtement et voyait déjà le haut du slip de Spock.

- « J... Ji... Jim, Jim, qu'est-ce que tu fais ? » Bégaya presque Spock en essayant de se reculer sur

le canapé.

Il facilita ainsi sans le vouloir la tâche de son capitaine, qui fit glisser son pantalon en un rien de

temps. Spock restait abasourdi : il était en sous-vêtements devant Jim, toujours à-moitié assis sur

lui.

Il n'avait pas froid : il avait peur, ne sachant pas ce qui allait se passer. Le blond était trop

imprévisible pour ça. Il tourna un peu la tête et baissa les yeux : il avait du mal à déglutir et

respirer. Ses émotions humaines dansaient en lui sans la moindre bride, et la peur de faire quelque

chose qui ne fallait pas grondait au milieu de l'envie et du désir que Jim le touche davantage.

Il ne savait pas ce que le blond pensait, ni voulait. Lui se retrouvait juste submergé, ne sachant

comment réagir, il ne savait quelle réponse il était approprié de donner en cet instant.

- « Ne t'en fais pas, je ne vais rien te faire, juste mettre de la crème sur ta hanche. » Expliqua Jim,

sentant bien la tension et la crainte qui se dégageait de son ami sous lui.

Il se saisit du tube de crème et en mit un peu sur ses doigts avant de les poser doucement sur la

peau chaude du vulcain. Il la caressa très doucement, faisant légèrement pénétrer la crème.

Presque immédiatement, Spock le repoussa.

- « Ne me touche pas ! » Grogna-t-il tout en se reculant et en dégageant ses jambes pour les replier

un peu contre lui.

Il gardait la tête baissée.

- « Désolé Spock, je ne voulais pas te gêner, juste comme c'est ma faute si tu es un peu blessé, je

voulais réparer ça, je ne voulais pas faire quelque chose que tu ne souhaitais pas. »

Ça y est... Il l'avait fait fuir... Maintenant, ce n’était plus qu'une question de secondes avant qu'il

ne le frappe et s'enfuie, puis dans quelques jours, il verrait sa lettre de démission et ne le verrai

ensuite plus jamais parce qu'il serait retourné dans la colonie vulcaine.

Son cœur se tordit : qu'avait-il fait, bon sang ?

Spock restait silencieux, il ne faisait rien.

- « Spock ! Dit quelque chose » Dit-il.

- « C'est perturbant ! » Coupa Spock.

- « Quoi ? »

- « Quand tu me touches, je trouve ça très perturbant. »

- « Comment ça ? » Demanda Jim, intrigué par cette réponse.

Spock baissa un peu plus la tête.

- « J'ai des sensations qui me sont inconnue et j'ai du mal avec ça. » Répondit-il difficilement.

- « Tu n'aimes pas ça ? »

- « Si. Mais écoute, je suis désolé... Je crois que je ferais mieux de partir demain. »

- « De quoi es-tu désolé ? Il n'y a pas de raison de t'excuser, si tu as apprécié. »

- « Quand je suis avec toi, à côté de toi, je n'arrive plus à contrôler mes... Emotions, et mon corps

réagit de façon inhabituelle... Quand tu me touches, c'est pire, je... »

Il s'arrêta un instant.

- « Avec toi je me perd. Il vaut mieux que je parte pour retrouver mon intégrité. »

- « Attends, attends ! Tu oublies que tu es à-moitié humain, il est normal que tu aies des émotions.

Tu n'as pas à les cacher, ce n'est pas honteux et tu ne va pas te perdre, tu sera toujours Spock

demain, et après demain et comme tout les autres jours qui vont suivre. »

- « Je suis un vulcain, je ne fonctionne que sur la logique, je n'ai pas d'émotions, je ne suis pas

censé en ressentir, du moins les voir ressortir et les exprimer. »

Tout ça était gênant pour Spock, parler de ce sujet, parler de ses émotions était toujours délicat, et

il se sentait toujours mal. Il ne savait même pas pourquoi il avait lancé le sujet...

Peut-être parce que c'était Jim et qu'il lui faisait confiance... ?

- « Tu sais, ça ne sert à rien d'agiter cette phrase comme un mantra pour avoir bonne conscience.

Tu as des émotions que tu le veuille ou non, il serait peut être temps que tu arrête de te mentir à

toi-même, parce que c'est pas très logique de pas accepter ce qu'on est et qui on est, je sais très

bien que tu as des émotions, et je peux te donner suffisamment de preuves pour... »

- « Tais-toi ! » Grogna Spock. « Je ne veux pas ressentir d'émotions, je... »

- « BON SANG, Spock ! » Hurla presque le blond tout en plaquant le sang vert sur le canapé.

De ses mains, il appuya fermement le torse recouvert de poils noirs, le surplombant tel un fauve

sur sa proie. Les jambes initialement un peu repliées de Spock étaient plus étendues sur le cuir. En

bref, Spock était quasiment allongé.

- « Quand est-ce que tu vas accepter ta putain d'humanité ! C'est toi tu es comme ça. Cache là à

qui tu veux, mais s'il te plaît, pas à moi, parce que ça ne marche pas et que c'est insultant. Les

humains ont besoin de leur émotions, on a besoin de les vivres, les refouler ne fait que nous rendre

malade. Quand est-ce que tu vas les accepter ? Quand est-ce que tu vas les laisser s'exprimer ? Tu

n'as pas traversé des épreuves faciles, mais les émotions ne sont pas QUE négatives ! Tu as

toujours vécu comme un vulcain au détriment de ta part humaine, tu as été élevé comme ça, mais

le système d’éducation vulcain n'est pas le plus parfait, on à voulu te faire rentrer dans un moule et

tu t'y es plié, mais il y à autre chose et toi tu n'as pas besoin d'un moule. Il est temps de lui laisser

plus de place à ton humanité, arrête de rejeter ton héritage. Juste arrête ! »

Spock fermait les yeux à chaque fois que Jim disait quelque chose qu'il ne voulais pas entendre,

pas que ça l'aidait à ne pas écouter, mais c'était comme pour se cacher, se protéger. Son cœur

s'était accéléré, et il sentait son sang pulser dans sa jugulaire. Les mains de Jim sur son torse

exerçaient une pression presque inconfortable, mais néanmoins rassurante, bien présente. Il avait

tourné la tête pendant le discours de Jim : il n'avait pas envie de croiser ses yeux, d'affronter ses

iris bleues.

Une fois l’argumentation finie, la pression se relâcha un peu : le souffle des deux hommes était

bruyant. Jim n'avait pas voulu se mettre en colère, il savait que ça pouvait être très négatif, Il avait

plutôt essayé de parler avec son cœur et de dire ce qui était juste, du moins ce qu'il pensait être

juste. Il fallait bien que quelqu'un se charge de dire cela à Spock : c'était important, et même s'il le rejetait, il savait que ses mots resteraient et finiraient peut être par atteindre le métisse...

Spock avait pris chaque mot de Kirk comme une aiguille dans sa peau : ça piquait, ça faisait mal,

et pourtant c'était vrai... Il avait toujours voulu tenir la façade pour toujours ressembler à un

Vulcain. Il avait toujours -ou presque- refoulé ses émotions... Mais elles avaient toujours été en

lui, constamment, tapies dans l'ombre à la recherche d'une petite faille, d'un petit blanc pour s'y

engouffrer...

Pas forcément pour être dérangeantes, pas forcément pour déborder, juste pour être là... La fierté et

la joie quand ils réussissaient une mission. L'envie de jouer aux échecs avec Jim ou de répondre et

de taquiner McCoy...

Et tout un tas d'autres choses... C'était toujours minime, imperceptible. Toujours insuffisant. Kirk

cherchait à ce qu'il accepte pleinement ses émotions, qu'il cesse de les retenir, de les refouler, qu'il

cesse de ne leur laisser que 5% de place en lui.

Pouvait-il le faire ? Pouvait-il les laisser couler en lui ? Les débrider pour les ressentir pleinement ?

Cela voudrait dire mettre à bas son éducation Vulcaine, sauter sans filet...

Arriverait-il à gérer sa honte de se laisser aller comme ça ?

Une petite voix résonna en lui : il était tout aussi honteux de retenir ses émotions. Il tourna la tête

et fixa Jim un instant.

Avait-il vraiment le droit de relâcher la pression ? De se laisser aller sans crainte devant lui ? Ne

serait-il pas puni après ? N'allait-on pas le traiter de fou ? Allait-il être accepté, au final ?

Il avala difficilement sa salive, puis une main presque tremblante se posa sur le bras de Jim. Le

blond sursauta un peu et relâcha la pression qu'il exerçait sur son torse. Spock en profita pour

doucement se saisir de sa main et glissa son index et son majeur à la rencontre de ceux de Jim, les

caressant doucement, s'enroulant autour dans une étreinte plus que sensible.

Le contact entre son esprit et celui de Jim se fit directement. Spock l'aurait presque oublié, mais

Jim était son T'hy'la : bien sûr qu'il pouvait s'ouvrir et se lâcher devant lui. Bien sûr qu'il pouvait se

rendre vulnérable, laisser tomber sa carapace, ses masques, se mettre à nu devant lui, le laisser

effleurer l'être torturé qu'il était réellement, l'être perdu, sans repère bien fixe, se tenant devant

deux chemins qu'il ne savait pas mêler, accorder, harmoniser...

Si Jim n'arrivait pas à l'accepter comme il était, alors ça voudrait dire qu'il n'avait vraiment pas sa

place dans cet univers.

Sa respiration se fit légèrement saccadée pendant une bouffé : il avait les yeux tristes et fatigués,

fatigués de cette lutte... Il ne voulait plus réfléchir, juste agir, et si Jim le rejetait, eh bien tant pis,

se serait son cœur et sa logique qui brûleraient, mais ça valait le coup d'essayer...

Il se redressa, se rapprochant de Jim qui s'était reculer pour lui laisser plus d'espace et d'air dans le

canapé, et répondait brièvement à son baiser vulcain. Le brisant lui-même, il se rapprocha encore

davantage de Jim qui le regardait, surpris, et l'enlaça, entourant son corps et son épaule de ses bras,

glissant sa tête au niveau de son cou et le serrant légèrement. Dans les bras de Jim, il avait

l'impression que ses tourments s'atténuaient... C'était si bon d'avoir un peu de paix.

Jim était surpris : le vulcain venait de le prendre dans ses bras et le serrait un peu contre lui.

Finalement, ses mots avaient agi plus vite qu'il ne l'aurait pensé. Spock était en train de lâcher, il le

savait, il le sentait. Heureux de ce progrès, il accepta l'étreinte, caressant très légèrement son dos

tandis qu'il sentait le corps du métis trembler, plusieurs spasmes le parcouraient, et sa respiration laissait échapper quelques sanglots.

Il sentait sur son cou le souffle chaud et irrégulier du vulcain.

- « Jim ! » Entendit-il provenir de la voix hésitante de son ami. « Touche-moi ! »

- « Spock ? » S'étonna-t-il à cette demande.

- « Touche-moi, s'il-te-plaît, j'aime quand tu me touches, je veux que tu me touches. » Répéta-t-il.

Jim était un peu surpris de cette demande, mais comprit bien vite : en réalité, c'était très simple.

Quand l'esprit avait trop à vivre, les sensations corporelles permettaient d'extérioriser ce que l'esprit

vivait. Il ne se fit pas prier, appréciant de pouvoir encore toucher ce corps qu'il désirait tant.

Il glissa ses mains dans une pression plus prononcée sur le dos de Spock, glissant sur la colonne

où il pouvait sentir les vertèbres, descendant jusqu'aux reins avant de remonter vers le ventre. Il

sentit Spock réagir à son contact et le repousser un peu pour se retirer de l'étreinte.

L'expression du métis était indéchiffrable : il semblait perdu et avait besoin de réponses. Jim le

poussa à nouveau sur les coussins confortables du canapé et glissa ses mains sur son corps, partant

de ses cheveux, descendant sur ses tempes, frôlant ses oreilles, glissant jusqu'à la mâchoire,

caressant le cou, coulant avec délectation sur le torse, n'osant pas toucher les tétons gonflés du

vulcain.

Il continua sa route jusqu'à descendre sur son ventre, ses côtes et son bassin... Puis repartit sous le

dessous du pied osseux de Spock et remonta sur les chevilles, caressant fermement les mollets

musclés. Il joua avec la peau fine sous le genou et remonta sur les cuisses jusqu'à la moitié.

Il voyait Spock se tortiller à chaque effleurement, il n'aurait su dire quelles étaient ses zones

érogènes, puisque tout son corps semblait réagir de façon démesurée. Il le voyait les yeux

humides, trop troublé par ce qu'il était en train de vivre. Spock glissa ses mains dans la chevelure

blonde de son T'hy'la : elle était si douce... Lui aussi avait envie de toucher, d'explorer

consciemment ce corps et cet esprit, comme il n'avait pu le faire lors de son Pon Farr. Et les deux

savaient qu'ils aimaient ça, touché et être touché.

Jim était doux avec lui, et ses caresses étaient presque insoutenables au vu des décharges qu'elles

provoquaient dans son corps. Mais il ne voulait plus de douceur : il voulait posséder... Posséder

pour être sûr de ne pas être abandonner !

Il fit basculer Jim et ils se retrouvèrent tous les deux au sol, sur un tapis moyennement épais.

Spock, ayant retrouvé une position de domination, ne tarda pas à enlever le haut de Kirk. Il passa

avec envie ses mains sur la peau dorée du blond. Ce dernier le regarda encore, toujours surpris,

surtout quand de chaude lèvres lui capturèrent les siennes, il se laissa emporté par ce baisé brûlant

fermant les yeux pour ressentir avec plus d'intensité la sensation délicieuse de la chair tendre et

rosé. Il sentir quelques goûtes sur son visage. Il rouvrit les yeux pour voir de grosse larme dévaler

les pommettes et les joues de son premier officier, ce dernier avait les yeux fermés et fourrageait de

ses mains ses cheveux blond. Alors que leur corps se glissaient l'un contre l'autre, s'électrisant.

« A-t-il seulement pleuré un jour ? A-t-il seulement lâché un peu de pression volontairement ? »

Songea Jim.

Il en doutait. Excepté le jour où il était mort, Spock n'avait jamais dû lâcher la moindre larme pour

soulager son cœur et son esprit. Il n'avait pas envie de voir ces larmes, mais c'était le prix à payer

pour l'avoir forcé à libérer sa part humaine, et il savait que Spock l'avait écouté et avait suivi son

conseil parce que c'était lui, et seulement lui, parce qu'il était son T'hy'la.

Personne d'autre ne les verraient, ces larmes, c'était presque un honneur de pouvoir partager ce

moment...Voulant le calmer un peu, il se redressa et reprit le contrôle du baisé, amenant progressivement Spock à basculer sur le coté tandis que lui remontait. Rapidement il se retrouva presque assis, soutenant un vulcain bouleversé dans ses bras jusqu'à l'allonger tout doucement au sol. Il était horsde question que leur lèvre se sépare une seule seconde.

Jim sentit des doigts se poser sur son visage et comprit : Spock entrait en fusion mentale avec lui.

Une faible douleur lui vrilla le crâne. C'était désagréable, mais supportable. Il eut à peine le temps

de s'y habituer que déjà, un flot d'émotions le traversa, écrasant sa poitrine : tristesse, profonde

tristesse puis colère sourde...

Spock était à présent allonger sur le sol, Jim contre lui, et leur fronts collés l'un à l'autre.

Jim n'eut pas besoin de mots pour comprendre. De toute façon, Spock aurait été incapable de lui

parler, mais qu'importe, il savait ce qu'il devait faire : aider Spock à gérer, à accepter ses émotions,

car bien évidement il n'avait appris qu'à les refouler alors que lui avait toujours été un expert -

pourrait-on dire- dans ce domaine.

Son mal de tête s'accentua encore, tant la force de cette fusion mentale était importante. Il pouvait

sentir le corps chaud à ses côtés, il pouvait sentir son aura, son esprit, mais aussi le sien, ils

fusionnaient doucement, lui donnant de plus en plus l'impression d'être ce corps chaud.

Jim ferma les yeux : il était fatigué... Non, plutôt épuisé...

Il rouvrit les yeux : sa vision était floue, alors il décida de clore à nouveau ses paupières, tourna la

tête ouvrit une nouvelle fois ses paupières, observant Spock, qui semblait tout aussi neutre que

d'habitude, mais si... Différent. La pression des doigts se relâcha.

Il avait toujours mal au crâne, il avait toujours des émotions qui ne lui appartenaient pas en lui,

mais ce n'était pas grave. Il se sentait toujours épuisé, mais continua à regarder le vulcain : celui-ci

avait les yeux clos, son bras reposant négligemment sur lui. Finalement, Jim céda à la fatigue et

s'endormit.


Chapter 17


Jim se réveilla en pleine nuit. Il avait chaud, trop chaud. Il ouvrit ses yeux avec difficulté, ils

étaient piquant et gonflés par la chaleur, il se les frotta en grognant, mais cela accentua le

problème. Il avait soif et il transpirait plus que nécessaire. Essayant de se redresser, il sentit que

quelque chose le bloquait, ce n'était rien d'autre que le bras de Spock sur sa poitrine. Quand ses

yeux furent habitués à la faible luminosité de la pièce - lumière venant de la lune - il vit son ami

presque collé à lui, dormant paisiblement, ses poumons se remplissant d'air très lentement. Il resta

un moment à l'observer, volant ce moment, ce privilège qu'il savait rare.

Ses yeux descendirent du visage sur le corps de son vulcain. Il était à moitié nu et lui aussi

d'ailleurs, mais grâce au thermostat il faisait assez chaud pour qu'ils n'aient absolument pas froid, il

put donc admirer le corps musclé de Spock sans vergogne, ce corps si masculin, si puissant, doux

et viril à la fois. Ce corps qu'il avait tant envie de posséder, de tourmenter de caresse.

Il dégagea finalement le bras de Spock en prenant soin de ne pas réveiller le vulcain et se leva

doucement sans faire de bruit. Il avait besoin de se rafraîchir et surtout d’arrêter de lorgner sur

Spock.

L'eau sur son visage était si agréable, mais un frisson le parcouru, il préférait malgré tout les bras

chaud de Spock. Se retournant un peu il s'appuya contre un meuble de cuisine et observa son ami.

C'était si calme, loin du chaos de la veille, presque envoûtant. Il se mit à espérer, à désirer que

Spock ne soit pas redevenue froid quand il se réveillerait, il espérait qu'il se souvienne de ce qui

s'était passer, il voulait qu'il comprenne qu'il était la pour lui, parce qu'il l'aimait et que jamais plus

il ne voudrait quelqu'un d'autre. Il voulait qu'il s'accepte définitivement, qu'il assume devant

quelqu'un d'être imparfait, d'être lui, juste lui sous toutes ces facettes, dans toute son intégrité. Tant

pis s'il était le seul à pouvoir le voir, il voulait que Spock est au moins quelqu'un devant qui il

pouvait se lâcher.

Puis il se mit à espérer que Spock ait des sentiments pour lui, est du désir pour lui, comme lui en

avait pour le vulcain. Peut-être était-ce le cas, c'est ce que le métisse avait très subtilement

suggérer, mais il avait besoin d'être sur, si ce n'était pas le cas alors il savait qu'il allait se fermer à

lui, il ne pourrait même plus prétendre être son ami, il n'y arriverait jamais, c'était soit tout, soit

rien, mais il allait lui laisser du temps quand même.

Finalement il cessa de rêvasser, le tapis était loin d'être un endroit confortable. Il s'approcha de

Spock qui dormait toujours et commença à glisser ses mains sous lui. Une au niveau des épaules et

l'autre à la pliure des genoux et tout doucement, le prit dans ses bras. Spock faisait son poids, mais

n'était pas excessivement lourd, Jim sourit, le vulcain avait un corps vraiment chaud et contre sa

peau il pouvait sentir la différence. Par chance, il ne s'était pas réveillé, sa tête partait en arrière tout

comme ses cheveux, et sa gorge était découverte, s'offrant à qui voudrait venir la flatter.

Jim commença à marcher vers l'escalier et recala mieux que ça le crâne de son ami dont le menton

touchait désormais presque sa poitrine et où sa tête reposait de façon confortable sur le torse du

blond. Ce dernier monta doucement en prenant soin à ce que Spock ne se cogne pas dans les murs

puis se débrouilla pour ouvrir la porte de sa chambre avant de venir déposé son premier officier

tout doucement dans le lit, regrettant presque de ne pas le garder dans ses bras, mais Spock était

adorable à être couché sur le ventre comme ça. Il alla chercher un drap et quand il revint Spock

semblait réveillé.

Enfin c'est ce qu'il croyait avant qu'il ne se rende compte qu'il dormait toujours, semblant chercher

quelque chose dans son sommeille et fouillant de sa main les alentours, il rigola doucement avant

d'être couper par un soudain sentiment de panique.

- « Jim, Jim. » Marmonna Spock dans son sommeille.

Le blond s'approcha recouvrant Spock du tissu qu'il avait prit, mais le vulcain commençait déjà à

se redresser, se soulevant de ses bras, décollant son ventre du matelas. Kirk entendu son nom une

nouvelle fois prononcer et son cœur se tordit en sentant la panique dans la voix de Spock, alors il

réagit immédiatement et passant sa main sur le dos du vulcain, caressant doucement tout en

murmurant qu'il était là. Cela sembla apaisé Spock qui se rallongea paisiblement, se tournant sur le

coté pour attraper le bras de Jim et de glissé sa main dans la sienne.

- « Tu ne vas pas m'abandonner, hein Jim ? » Entendu t-il marmonner. « Je ne veux pas, je ne

veux plus.. » un sanglot glissa dans sa voix. « ..être tout seul. »

- « Non Spock. » Répondit-il. « Je suis là, je serais toujours là, jamais je ne t'abandonnerais, je

t'aime Spock, je t'aime. » Chuchota Kirk avec bienveillance.

C'était étonnant de voir le vulcain cauchemarder, il y avait toujours eu une légende sur le fait que

les vulcain ne rêvait pas. Il sentit la main de Spock serrer la sienne, puis le sommeille tranquille du

vulcain reprit. Jim se dégagea au bout de quelques minutes, puis se retenant de troubler le

sommeil de son second il sortit et alla profiter de l'air frais de l'aurore, il était à peine 6h du matin

et voir le soleil se lever était vraiment quelque chose que Kirk adorait faire, tout en profitant des

quelques couleurs pastel qui apparaissait au loin dans le paysage il songea à son avenir et à Spock.


Lorsqu'il se réveilla Spock fut surprit de se réveiller dans son lit, il ne se rappelait pas être aller se

coucher préférant le tapis. Il se frotta les yeux, un sentiment de honte l'envahissant, s'accentuant

quand il remarqua qu'il n'était qu'en sous-vêtement. Il avait presque oublié ce détail. Il se

remémora la soirée de la veille, comment avait-il put faire ça ? Se lâcher comme ça, abandonner

ses barrières et pire encore partager tout ça avec Jim. Il souffla et se laissa retomber sur le lit, si Jim

n'était pas partit et ne l'avait pas virer ce serrait un miracle. Quand bien même c'est lui qui l'avait

inciter à tout ça. Finalement il se leva, traîner plus longtemps dans ce confortable lit, n'était pas

nécessaire et n'avait rien de logique, il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il devait faire, ni de ce

qu'il devait dire, il lui fallait juste affronter la situation, il aviserait sur place.

Il n'y avait pas un bruit dans la maison lorsque Spock descendit, plutôt étonnant quand on savait

que les humains était bruyant. « Jim est partit finalement. » pensa Spock déçu, sentiment bref car il

vit sur la table de la cuisine un plat remplit de fruit coupé, une salade de fruit.

Il sourit, personne d'autre que Jim n'aurait put penser à faire ça, ou peut être sa mère, et personne

n'aurait coupé les aliments de façon aussi grossière. Non finalement Jim n'était peut être pas partit,

il attrapa le plat et une cuillère et s'installa sur un fauteuil, les pieds sous lui et commença à manger

étant donner qu'il était affamé. Jamais Vulcain n'aurait oser manger comme ça, à même le plat,

dans un endroit et une position inapproprié, mais là il s'en fichait, il avait toujours eu envie de faire

ça alors il faisait ça, ça n'avait plus d'importance.

- « Hé bien, après le chat, c'est la salade de fruit qui te décroche un sourire ? Je vais finir par être

jaloux. »

Spock, surprit, avala difficilement le morceau de fruit qu'il était en train de mâcher avant de se

tourner vers Jim et le fixa d'un regard signifiant qu'il attendait quelque chose.

- « Vas y tu peux continuer à manger, je suis content qu'elle te plaise. » Il s'installa dans le canapé

en face de Spock et croqua dans une part de gâteau au noix. « Je suis allez aidé les voisins à

réparer leur tracteur, il m'ont posé plein de questions sur l'espace, c'était amusant et puis pour mer emercier il n'ont donner une part de gâteau. »

Spock acquiesça, mais ne dit rien. Son capitaine semblait normal, parfaitement normal, pouvait-il

considérer ça comme étant un bon signe ? Finalement toujours aussi instable Jim se leva et déposa

des vêtements sur le canapé.

- « Quand tu auras finit, met ça, il faut qu'on aille quelque part aujourd'hui et il faut être habillé. »

Ricana Jim avant de quitter la pièce.


- « Je pensais que « habillé » voulais dire autre chose que ça pour les humains. » S'exaspéra Spock

en descendant les escaliers.

- « Tu es parfait. »

Kirk rigola presque en voyant arriver Spock dans un short noir descendant jusqu'aux genoux, et

« quels genoux » songea Kirk. Un tee-shirt à manche courte bleu marine légèrement trop grand

pour lui. Kirk adorait surtout les rangers qu'il portait, ça changeait tellement de comment il avait

l'habitude de le voir. Il était lui même habillé à peu près de la même façon bien que son tee-shirt

soit rouge et son short marron. Décidant de ne pas le mater outre mesure il reposa les yeux sur une

partie du matériel qu'il avait pris il y à quelques jours de cela quand ils avaient fait des courses.

- « Je peux savoir où on vas ? »

- « Faire un mixte entre une randonnée et de l'escalade, ça peut être dangereux, donc si tu ne veux

pas tu n'aura qu'à m'attendre en haut après être monter dans une cabine, il y à plein de chose à

faire en haut de la montagne où on va de toute façon. »

Spock le fixa l'air de dire « tu te fiche de moi ? ».

- « Non c'est bon je viens. »

- « Ok ! Alors avant il faut ajuster le matériel à ta taille. » Fit Kirk dans un sourire. « Bon allez

approche toi qu'on ajuste le harnais. »

Après une bonne trentaine de minute à préparer le matériel, un moment qui fut relativement tactile

entre les deux hommes. Forcement quand Jim vérifiait que le harnais soit bien en place il avait

besoin de toucher Spock. Ils mirent tout leur matériel dans un sac puis sortirent de la maison et

Kirk lui présenta une Harley Davidson massive datant très probablement du siècle dernier, le

genre de véhicule aujourd'hui rare. Il accrocha le sac à l'arrière.

- « Allez en selle Spock ! »

- « Je doute de la fiabilité de cet engin, je ne monterais pas dessus. »

- « La fiabilité ? Tu veux rire ? Il n'y à rien de plus fiable, c'est solide, rapide, confortable.. »

- « Inutile, étant donner les moyens de transport actuel. »

- « Spock, arrête de discuter et grimpe dessus, c'est moi qui conduit et on ne vas pas se tarter. »

- « Tarter ? »

- « Qu'importe, allez monte ! »

Spock s’exécuta et Jim aurait presque put dire qu'il était en train de grommeler, ce qui bien

évidement n'était pas le cas, mais il y avait quelque chose dans son attitude qui disait le contraire et

ça le faisait rire.

Très vite ils partirent sur la route, vers une destination que Spock ne connaissait pas. Accroché

fermement à Jim, il réfléchit intensément tout en regardant le paysage. Et pris au bout d'une heure

de trajet une décision importante, une décision qui réglerait tout les problèmes auquel il avait du

faire face avant et qui était en fin de compte très simple. Il était un vulcain, alors il agirait toujours et sans exception comme tel, excepter pour Jim. Pour Jim, il serrait l'humano-vulcain, il avait

comprit sans même qu'ils en parlent que s'il redevenait le vulcain froid devant lui, dans leur

intimité, alors Jim s'éloignerait de lui, peut importe pourquoi c'était un détail sans importance

même si les vulcain aime les détails.

Spock ne voulait absolument pas ça, il ne voulait plus être seul, il voulait simplement être au coté

de Jim, sous n'importe quelles conditions, car désormais il avait comprit qu'il ne pourrait plus vivre

sans lui. Il chérissait cette relation, plus qu'il ne voulait l'admettre.

Il posa la tête sur le dos de Jim. Le blond le sentit et pris une grande bouffé d'air, non Spock n'était

redevenue le vulcain froid, l'image incomplète qu'il présentait devant tout le monde. Avec lui, il

pourrait libérer l'être qu'il était vraiment.


Ils arrivèrent enfin dans une petite ville et Kirk s’arrêta devant un bâtiment fait tout en bois,

derrière se présentait un chemin escarpée dans la roche.

- « En forme Spock ? »

Le vulcain acquiesça. Ils s'équipèrent à l'intérieur du bâtiment où d'autres randonneurs faisait de

même. Une fois le matériel mis en place, ils se mirent en route. Spock était plutôt content de cette

activité, il aimait bouger après tout et les montagnes n'avaient pas de secret pour lui. De plus le

faire avec Jim rendait l'activité encore plus intéressante. Le blond était quelqu'un de dynamique et

de vif en témoignait son agilité à passer de rocher en rocher et de chemin en chemin.

La première parois de la montagne qu'ils leur faudrait grimper, n'était pas bien dangereuse si l'on

passait pas le bon chemin, mais suffisamment hautes pour qu'ils utilisent les pitons. Jim passa

devant le vulcain, mais il ne put s’empêcher de regarder en bas pour voir régulièrement où en était

le vulcain. Celui-ci semblait plutôt tranquille et à l'aise.

Ils continuèrent leur ascension pendant encore deux petites heures passant sur divers chemin entre

des arbres et sur d'autre parois rocheuse plus ou moins dangereuse, haute et pentu. Ils ne se

parlaient pas beaucoup au final, mais ça n'avait aucune importance. Jim se sentait bien avec

Spock, c'était tout ce qui importait. Ils ne ressentaient pas le besoin de se parler car ils se

comprenaient en cet instant suffisamment pour que les mots soient inutile.

Arriver à une certaine hauteur, alors qu'ils usaient leur chaussure sur une terre poussiéreuse, ils

passèrent à coté d'un petit ravin où une longue pente de terre s’étendait. Elle devait bien faire la

moitié de la hauteur qu'ils avaient déjà parcouru. Descendre par là aurait été tout à fait possible,

avec beaucoup de mesure de sécurité et si on avait pas peur de tomber et de glisser. Mais ce n'était

pas leur but actuel. Eux ils voulaient monter.

Kirk s'approcha néanmoins du bord, ayant semble t-il remarquer quelque chose. Il concentra pour

essayer de distinguer ce qu'il y avait entre les arbres et les rochers qu'il y avait tout en bas. Spock

Jugea que le blond se penchait un peu trop et voulu le sécuriser en le tenant, mais quand il se saisit

de son tee-shirt en une poigne ferme, le blond sursauta un peu trop violemment et perdit

l'équilibre, son pied glissa.

La terre sèche et poussiéreuse n'offrait pas vraiment un appuie adéquat pour rester en place et bien

vite ce ne fut plus le pieds, mais sa jambe qui glissèrent sur cette pente.

La gravité, un sentiment de panique et de surprise, des réflexes un peu trop lent, sûrement du à la

fatigue de leur parcours précédent suffit à ce que les deux hommes soient entraînés par leur poids

sur cette pente glissante. Ils là dévalèrent en roulant sur le dos et en glissant sur les fesses sans jamais réussir à se relever. Quand enfin ils arrivèrent en bas, ils ne se relevèrent pas tout de suite,

prenant le temps de reprendre leur esprit.

- « Spock, ça va ? »

- « Je pense que j'aurais quelques bleu et contusion supplémentaire, mais rien de plus sérieux. »

Répondit le vulcain en toussant.

- « Pas d'entorse ? D'os cassé ? »

- « Négatif, et toi ? »

- « Je crois que j'ai forcer un peu trop sur mes muscles des jambes pour m'arrêter, mais à part ça,

rien non plus. »

Jim tourna la tête sur le coté en ricanant un peu. C'était tout lui ça, réduire à néant une heure de

marche et d'escalade en quelques minutes, juste en tombant. Il n'était jamais aussi gaffeur en

général sauf quand il était chez lui dans l'Iowa.

Mais il déchanta très vite lorsqu'il aperçut une ours à quelque mettre de lui. Entre ses pattes, un

ourson. Il se releva en vitesse, mais néanmoins prudemment. La situation était dangereuse pour le

coup.

Il aida Spock à faire de même. Puis ils restèrent un moment immobile voyant ce qui allait se

passer, ils étaient bien trop proche de la mère et de son ourson et elle grognait férocement. Il fallait

qu'ils soient prudent. Kirk essaya de reculer tout doucement, il posa une main le ventre de son

second à la fois pour se rassurer, savoir qu'il était bien là, mais aussi pour le pousser un peu en

arrière dans un geste de protection instinctif.

Finalement, il cogna un caillou qui s'entrechoqua avec une pierre plus grosse et ce fut le

déclencheur, la femelle ours qui n'avait fait que grogner méchamment se mis à les attaquer. Oh Jim

était sur qu'elle n'était pas méchante à la base, elle protégeait simplement sa progéniture. Mais bon

un ours ça peut tuer assez facilement un être humain. Il n'allait pas jouer avec le feu.

D'un sentiment de peur commun, ils se reculèrent de façon brusque, trop brusque ce qui énerva

d'autant plus l'animal.

- « Spock je pense qu'il va falloir courir. »

Joignant le geste à la parole, ils coururent, posant leur pieds entre les pierres et les obstacle sur leur

chemin. L'ours les poursuivit sans grande conviction, mais elle était suffisamment dangereuse pour

qu'ils doivent quand même se dépêcher de la semer.

Les deux officiers de Starfleet dévalèrent le sentier de terre à grande enjamber, souhaitant au plus

vite sortir sa vue. Au final, s'ils ne semblaient plus menaçant aux yeux de l'ours, celle-ci accéléra

sa poursuite, les prenants finalement pour une proie. Et autant dire qu'un ours ça pouvait courir

vite. Kirk nota que Spock ralentissait délibérément à son rythme afin de rester derrière lui, il lui

cria plusieurs fois de passer devant, mais le vulcain ne semblait pas l'écouter. Spock avait une

loyauté telle qu'il préférait prendre le risque de se faire attraper par l'ours pour le protéger plutôt

que de passer devant parce qu'il pouvait courir plus vite. Qu'importe, Jim tenta d'accélérer sa

course pour éviter de trop forcer Spock à ralentir, la situation restait critique.

Bientôt ils virent une longue rivière, certes les ours savaient parfaitement nager, mais peut être que

leur poursuivante abandonnerait sa course s'ils arrivaient de l'autre coté. Mais avant ça il leur fallait

descendre sur des pentes et des dénivelé abrupte fait de terre sèche et de sable.

Kirk descendit une première pente et surfa sur le sable, glissant habilement, Spock cependant

n'avait pas vu le changement de terrain, s'étant retourner pour voir où en était l'ours, il fut surprit

en ne sentant plus le sol sous ses pieds et trébucha, il s'écroula au sol et commença à dévaler la

pente en roulant et glissant sur ses fesses, n'arrivant ni à s’arrêter ni à se relever tant elle était pentu.Bon sang depuis qu'il était avec Jim il avait déjà eu à faire deux courses poursuite impliquant des animaux et c'était la troisième fois qu'il tombait dans la poussière, une permission n'est-ce pas

censé être synonyme de tranquille et de repos ?

Quelque chose lui attrapa la main et le tira de façon sec, le faisant se relever. Il reprit son équilibre,

les deux pieds sur le sol. La main qui l'avait saisit était celle de Kirk, le blond lui jeta un regard

avec un sourire le tenant fermement. Spock aurait presque put rougir du contact de leur mains,

même si Jim n'avait pas du réfléchir à ça quand il lui avait attrapé la main, ça avait été plus

instinctif, qu'un moyen de l'embrasser.

Le blond l’entraîna dans l'eau froide et clair. L'ours sembla alors s'arrêter de les poursuivre comme

prévue.

Mais maintenant de l'autre coté de la berge, ils avaient les jambes et les cuisses largement mouillé.

Kirk s'arrêta et demanda à son second si ça allait. Une fois que celui-ci lui répondit par la positive

il se mit à rire. La situation avait quelque chose de comique car peut importe la planète où il posait

le pieds il arrivait toujours à trouver un prétexte pour courir, Delta Vega en était un exemple avec

le Drakoulias et l'Hengrauggi, il avait déjà eu affaire à un Targ Klingon lors de discussion

diplomatique sur une planète revendiquer par la fédération et les Klingon, à un mugato et à un tas

d'autre animaux quand ce n'était pas les indigènes de différentes planète qu'il avait réussit à

énerver ou à vexer.

Même sur sa propre planète il arriverait à se faire poursuivre et à force ça le faisait rire. Il essora

son short puis se remit à courir. Spock fit de même et le rejoint en quelque enjamber.

- « Jim, on a plus besoin de courir. »

- « Je sais, mais on est mouillé, ça nous réchauffera et puis pas très loin il y à un chemin sous la

montagne qui nous emmène directement en haut, on aura juste à escalader un peu sur la fin. Mais

si on veux un repas gratuit, il faut se dépêcher. »

- « Un repas gratuit ? »

- « Oui, il y à plusieurs groupe de grimpeur, les cinq premiers arriver on un repas offert par les

gardes forestier du parc. »

- « Mais pourquoi courir ? »

- « Parce que c'est amusant ? T'en as pas marre des tapis de course sur l'Enterprise ? Et puis on a

une bonne partie à se remonter et moi j'ai faim. » Il rigola et accéléra un peu avant de s'arrêter sur

un énorme rocher. « Tu vas pas me dire que tu es déjà fatiguer ou trop faignant pour grimper une

cote en courant pendant une petite heure quand même ? » Provoqua t-il.

Jim savait très bien que le vulcain avait une meilleurs condition physique que lui et que ça ne

devait être rien pour lui de faire ça. Mais ça l'amusait de le provoquer et de mettre un peu de

compétition entre eux. Ça serait plus excitant. Spock sembla le comprendre puisque qu'il se mit à

courir et dépassa très vite son capitaine toujours arrêter sur le gros rocher.

- « Très bien, alors le premier en haut, gagne. »

Après avoir lancer un regard de défie à son capitaine il s'élança avec de grande enjamber. Kirk

ricana rapidement et le poursuivit en vitesse. Cette activité défouleraient leur trop plein d'énergie.

Globalement ils couraient à peu près à la même vitesse, se dépassant régulièrement tout en restant

quand même à un rythme de course qui leur permettait l'endurance. Ils arrivèrent ensuite sur le

chemin sous la montagne. Il faisait froid et humide, mais le terrain était assez praticable et il leur

fallait juste monter comme pour un escalier en colimaçon mais plus large, avec des obstacles et des

rocher à franchir, parfois ils durent se mettre à genoux et ou rentrer le ventre à certain passage.

Le blond restait globalement derrière, mais passait de temps en temps devant son second pour montrer le chemin. C'est vrai que c'était une compétition, à qui allait arriver en premier en haut de

la montagne, mais il y avait après une phase d'escalade, et il voulait garder son énergie pour

monter plus rapidement à ce moment là. Finalement le matériel qu'ils avaient amener ne leur

seraient presque pas nécessaire puisqu'il aurait, et avait déjà, servit à une autre phase d'escalade

s'ils n'avaient pas dévier de leur chemin initial.

Kirk s'amusait comme pas possible, il adorait courir, il avait toujours eu beaucoup d'endurance et

Spock semblait lui aussi se plaire dans cette activité, forcement en tant qu'officier de Starfleet, ils

avaient toujours été relativement sportif.

Finalement après une bonne heure, car oui Jim avait un peu mentit sur le temps que ça leur

prendrait pour arriver même en courant, ils arrivèrent devant la parois à escalader, très étroite au

début, elle s'évasait ensuite sur la fin. Ainsi il était plus judicieux dans un premier tant de grimper

en s'aidant de ses pieds sur une parois et de son dos sur l'autre parois avant d'escalader de façon

plus traditionnel une fois qu'ils seraient assez proche de la fin.

- « Alors pas trop fatiguer ? Tu te sens d'attaque pour grimper ? » Demanda Jim. Spock le regarda,

un peu de sueur collant ses cheveux sur son front.

- « Et toi ? »

- « D'attaque. »

Il commença d'ailleurs à trouver une bonne prise pour commencer à grimper et se mit

progressivement en position. Spock l'imita à quelque pas de lui.

- « Le premier arriver à gagner. » rappela le blond.

- « à gagner quoi d'ailleurs il n'est pas logique de concourir sans but ? »

- « Et bien pour gagner. Ça ne suffit pas ? » Ils se regardèrent.

- « Non. »

- « Alors on à qu'à dire que le gagnant à le droit de demander quelque chose à l'autre. »

Spock fronça les sourcils.

- « Comme quoi ? »

- « Tout et n'importe quoi. »

- « D'accord. »

Ils se concentrèrent sur leur monter, ils étaient déjà à quelque mètres du sol et Spock avait pris un

peu d'avance, au début Kirk essaya d'accélérer la cadence mais de toute évidence son second était

plus doué que lui. Finalement celui-ci arriva au moment où il devait changer de position pour

terminer de monter la dizaine de mètres qui le séparait du plateau de la montagne où ils

s'arrêteraient. Kirk paniqua un instant, avant de se rendre de compte de la superbe vu qu'il avait

sur les fesses de sont second. Il s'arrêta dans une position sécurisé et relativement confortable et se

mit à le mater sans retenue.

Quelques minutes après, Spock se retourna et baissa les yeux pour voir où il en était.

- « Jim, tu es trop fatiguer pour continuer ? » Supposa t-il.

- « Non, disons que ça ne me dérange pas de perdre dans ses conditions. »

- « Pardon ? Je ne comprend pas. Explique. »

- « Rien je dit juste que te voir grimper en dandinant ton cul comme ça, ça à plus de valeur que de

gagner cette course. »

Kirk avait voulu la jouer très provocateur, ce n'était pas le genre de chose qu'il aurait dit en temps

normal, mais là il avait envie de jouer, de provoquer, de gêner Spock et pour le coup s'était réussit,

celui-ci reporta ses yeux sur la parois, bafouilla quelques mots et continua de grimper le plus

rapidement possible. Spock avait chaud dans la poitrine rien que de savoir que Kirk était en train

de le scruter attentivement, il ne se sentait pas très à l'aise, heureusement que la parois rocheuse

était facile à escalader.Finalement Jim reprit le mouvement et grimpa lui aussi. Spock arriva bien évidement en premier en haut et il ne tarda pas à le rejoindre.

- « Bon tu as gagner Spock. » Dit-il en lui donnant une tape dans le dos qui se voulait amical.

Il avança devant lui pour ne pas le gêner davantage. Après un bon quart d'heure de marche

supplémentaire ils arrivèrent devant un chalet en bois, Jim y entra tandis que Spock attendait à

l'extérieur tranquillement. Lorsque le blond ressortie il avait un lourd panier dans les mains.

- « Héhé on est arriver en troisième, on vas pouvoir se régaler. »

Ils se dirigèrent vers une petite clairière isolé, l'herbe était haute et une fois assit on pouvait à peine

les voir. Le duo mangea paisiblement, Kirk allonger dans l'herbe, se reposant les yeux vers le ciel.

- « Bon vu que tu as gagner, tu peux me demander ce que tu veux. » Spock réfléchit. Il ne savait

absolument pas quoi demander, puis trouva finalement quelque chose.

- « Pourquoi m'avoir inviter à venir avec toi ? » Kirk fut surprit par cette demande.

- « Parce que j'avais envie de passer du temps avec toi, tout simplement. Et puis je n'avais pas

envie d'être tout seul pour ces vacances. » Dit-il.

- « Pourtant tu es quelqu'un de social, tu aurais put trouver n'importe qui d'autre que moi. »

« C'est parce que je ne veux personne d'autre que toi. » Pensa le blond

- « C'est vrai, mais j'apprécie ta compagnie et j'avais envie que tu m'accompagne, toi et pas

quelqu'un d'autre. »

- « Et si j'avais dit non ? »

- « J'aurais fait avec. »

Jim sourit doucement, Spock restait neutre, mais au fond il était touché. Il avait chaud au cœur. Il

baissa un peu les yeux, alors que le vent faisait voler ses cheveux dans tout les sens.

Plusieurs bruits vinrent derrière eux, c'était des gens qui parlaient. D'un geste brusque Jim attrapa

Spock et le tira à terre.

- « Qu'est-ce que tu.. »

Jim le coupa en mettant son index sur ses lèvres, tout en le maintenant de son bras pour qu'il ne

bouge pas. Spock était perplexe, il ne comprenait pas, mais il se retrouvait allonger à coté de Jim et

c'était presque intimidant.

Cinq minutes plus tard le groupes de personnes semblaient être passé.

- « J'avais envie qu'on soit tranquille. » Expliqua Kirk en voyant l'air perplexe de son second.

Ce dernier fronça les sourcils et Jim bougea sa main pour dire que ce serait trop long à expliquer.

Il allait se redresser, mais finalement il se sentait bien sur le sol, c'était confortable et agréable et il

faisait chaud.

Le silence se refit entre eux. Spock était en train de penser au faites qu'il se sentait bien, apaisé. Il

n'avait jamais eu l'impression d'être trop perturber, mais il se rendait compte qu'avec Jim c'était

comme un poids qui s'enlevait de ses épaules, un poids dont il n'avait jamais été conscient tout

simplement parce qu'il n'avait jamais connue autre chose. Il se sentait plus paisible, plus calme. Il

fixait le ciel et les quelques nuages tout en réfléchissant tranquillement, il savait que Kirk le

regardait, mais n'osa pas tourner le regard.

En effet cela faisait une demi-heure que Jim regardait le vulcain, le détaillait, l'observait sans même

s'en rendre vraiment compte. Il trouvait Spock beau, ses cheveux était un peu décoiffé et remplit de poussière ou d'herbe tout comme la majorité de son corps. Il fixa ses lèvres, que le vulcain

humectait régulièrement, il avait envie de les caresser des siennes. Il pensa à la veille au soir et

jugea qu'aujourd'hui il y était allé un peu fort avec lui niveau action, mais qu'importe. Le sport

c'était bien connue pour détendre et vidé la tête.

- « Spock ? » Le vulcain se retourna à peine vers lui légèrement surprit.

- « Oui ? »

- « Est-ce que tu te sens bien avec moi ? »

Spock se tourna vers lui et le fixa dans les yeux avant de reprendre sa position initial – Soit

regarder le ciel – Il attendit quelques secondes avant de répondre.

- « Oui. » Kirk sourit.

- « Spock ! Tourne toi vers moi. » Le sang vert lui obéit.

Doucement Kirk se rapprocha de lui, il s'appuya d'une de ses mains qu'il avait placer de l'autre

coté du crâne de Spock tandis que l'autre s'approchait doucement de son visage, il le saisit

délicatement avant de rapprocher ses lèvres. Ils n'étaient plus qu'à quelques millimètres l'un de

l'autre, Spock ne faisait aucun mouvement pour s'enfuir, se libérer de cette étrange étreinte, mais

n'osa pas non plus franchir la distance, il se contentait d'attendre, regardant Jim, un peu perplexe.

Kirk avait une envie folle de l'embrasser, mais avait-il seulement le droit ? Après la pertes de la

veille, peut être que Spock ne voudrait pas. Il voulait le laisser avancer son rythme et hier avait été

un moment de perdition qui ne comptait pas vraiment. Alors il attendait un signe, mais Spock ne

lui en donnait pas.

Finalement ne pouvant retenir son impulsion, il choisit, brisant lui même la distance, et posa tout

doucement ses lèvres sur celle de Spock, les pressant avec envie. Elles étaient chaude, délicieuse,

il ferma les yeux et bougea un peu les siennes afin d'initier davantage le baisé. Spock par

mimétisme fit de même, ne sachant trop comment réagir. Il était étonné que Jim l'embrasse, après

tout il ne se considérait pas comme un être particulièrement séduisant, pas lait, mais pas

exceptionnel non plus. Mais ce baisé ne lui déplaisait pas, bien au contraire, il trouvait cela

agréable, les lèvres de Jim était douce et impatiente et après la gêne qu'il avait ressentit cette

étreinte s'avérait être rassurante et apaisante.

Le sang vert brisa brusquement le baisé quand il sentit un frison lui parcourir l'échine alors que

Kirk devenait plus aventureux. Ils se séparèrent, n'osant pas réellement se regarder. Kirk savait

qu'ils auraient pu aller bien plus loin, il sentait que le vulcain en avait envie aussi, il fallait juste lui

laisser un peu de temps.


Le duo étaient rentrer sans encombre, ayant préférer descendre dans une cabine afin de rejoindre

la moto. Spock n'avait pas protester cette fois ci pour monter sur l'engin et avait profiter du soleil

bas pendant la route. Réfléchissant encore à Jim, à lui, au baisé qu'ils s'étaient échangé et à son

envie presque indécente de recommencer. Il avait encore du mal à accepter ses désir et ses envies,

il avait encore des doutes, est-ce que ça moitié vulcaine était ok pour ça ? Jim était son T'hy'la, ça

c'était sur et certain, et ce lien pouvait induire une attirance charnel, mais était-ce vraiment le cas ?

Lorsqu'il répondit non à cette question il sentit son cœur se tordre de douleur, non ça sonnait faux.

Il resserra son étreinte avec Jim et posa sa tête sur son dos comme à l'aller. Il le voulait pour lui,

pour lui tout seul, il avait envie de se blottir contre lui, de respirer son odeur, il avait cette envie

impérieuse de ne faire qu'un avec lui, il resserra encore ses bras autour de Jim et sentit qu'il y était

aller trop fort quand il le sentit se tendre, il desserra un peu sa prise, il n'avait pas envie de faire mal

à son T'hy'la. Une fois rentrer ils avalèrent leur repas tout en plaisantant sur la journée et la course poursuite avec l'ours. Enfin c'était surtout Kirk qui parlait et rigolait. Puis ils avaient commencer une partie d'échec, Jim s'amusa de la poussière ayant toujours élu domicile dans ses cheveux, ils n'avaient pas pris le temps de se laver. La partie démarra bien, mais au fil du jeu, ils n'étaient plus vraiment concentrer. Le blond avait eu de brusque monter de désir pour Spock depuis qu'il était revenue, surtout quand il repensait à ses fesses pendant l'escalade, et il essayait de les contrôler plus qu'autre chose et le vulcain tentait de savoir s'il était judicieux de céder à ses envies ou pas, il n'avait jamais vécu ça, il ne savait pas comment s'y prendre, c'était très troublant, mais il ne trouvait pas ça

anormal, pas avec Jim, uniquement parce qu'il était son T'hy'la.

- « J'ai soif, tu veux quelque chose ? » Demanda Kirk tout en se levant.

- « Non merci c'est bon. »

Spock se leva à son tour et suivit son T'hy'la, il fallait qu'il arrête de se torturer, il avait envie de

céder, il avait envie des lèvres de Jim, il voulait caresser ses mains. Trépignant d'impatience il

attendit que Kirk est terminer de boire à la bouteille, son rythme cardiaque c'était accéléré, il était

tendu. Il se mordit la lèvre, son envie s'était transformé en obsession, bon sang quand est-ce que

Jim allait arrêter de boire ? Il trembla légèrement observant chaque détail. Finalement le blond

quitta ses lèvres du goulot et se fut un déclic pour Spock, il se précipita vers Jim comblant les

deux mètres qui le séparait de lui et lui saisit le bras pour le faire se tourner. Sa poigne était ferme

et presque agressive, pressante, Jim, surprit, lâcha la bouteille qui s'écrasa au sol et libéra son

contenue, il n'eut pas le temps de réfléchir plus que ça que déjà les lèvres brûlante de Spock

collaient les siennes. C'était maladroit, mais tellement puissant.

Le vulcain s'était un peu pressé contre lui, mais Kirk voulait lui aussi céder à son impulsion, de

façon assez violente il repoussa Spock et le bloqua contre un mur, lui imposant un contact plus

poussé, il repris ses lèvres et cette fois ci l'incita à les ouvrir. Il glissa sa langue mutine caresser sa

sœur plus timide, puis il vint mordillé la lèvre inférieure du vulcain. C'était lui, ou Spock venait de

lâcher un petit gémissement ? Cela réveilla immédiatement son excitation, il glissa ses mains sous

le tee-shirt de Spock. Leurs baisé répondait à un besoin, pour combler un manque.

Le sang vert sentant les mains de Kirk sur son corps sursauta et frissonna de plaisir, mais c'était

trop pour lui et violemment il dégagea Jim, l’empêchant de le toucher davantage et rompant en

même temps leur baisé.

- « Je vais allez prendre une douche. »

Marmonna Spock avant de filer en vitesse à l'étage. Jim le laissa faire étonné par la tournure que

prenait les choses. Il savait que le vulcain n'était pas allez se « préparer » pour lui, mais qu'il avait

fuit, trouvant n'importe quelle excuse pour cela. Il ravala encore une fois son désir qui lui laissa un

goût amère dans la bouche. Il regarda la bouteille qui avait presque finit de s'écouler sur le sol.

Spock avait besoin d'être habituer aux contacts physique, il le savait, mais il savait aussi que son

désir pour lui était plus que réel, le baisé qu'ils s'étaient échangés était plus que sulfureux, plus que

remplit de désir et de passion.

Non Kirk ne laisserait pas Spock fuir comme ça, pas quand il lui avait sauter dessus avec une telle

avidité.


Chapter 18


Spock laissait l'eau couler sur son corps nu. Il avait embrassé Jim, il avait laissé la place à une

impulsion sans réfléchir davantage, ça avait été plaisant, mais effrayant. Comment les humains

pouvaient-ils s'en sortir avec tous leurs désirs et leurs pulsions ? Forcément plus de la moitié, ne

devaient pas être satisfaits et pourtant ça ne semblait pas les déranger plus que ça. Désormais lui

aussi aurait à faire face à ce genre de situations où le corps contrôle l'esprit. Sa logique aurait déjà

dû le remettre à sa place, sauf qu'avec Jim c'était permis. Jamais il n'aurait osé devant une autre

personne. Il l'avait déjà compris, mais le savoir et l'expérimenter était deux choses bien différentes.

Le baiser avec Jim l'avait excité, surtout quand il avait commencé à s'aventurer sous son tee-shirt.

Les décharges qu'il avait reçues dans son corps avaient été presque insoutenables et il avait fui.

Depuis son Pon Farr il s'était imaginé que son cycle biologique n'était que Vulcain, mais

maintenant il savait qu'il pouvait être excité comme un humain. Il sentait son bas-ventre gonflé et

son sexe, s'il était encore stimulé, ne tarderait pas à sortir, se dressant fièrement, bien dur entre les

boucles brunes de son pubis. Sauf que ça ne lui était jamais vraiment arrivé, qu'est-ce qu'il était

censé faire du coup, si ça ne se calmait pas ? Il décida de ne plus y penser, ça passerait, il espérait.

Jim monta les escaliers d'un pas feutré, aussi silencieux qu'un chat. Normalement, avec le bruit de

la douche, Spock ne devrait pas l'entendre, mais il ne doutait en rien de l'efficacité démoniaque des

oreilles de son second. Il allait l’empêcher de fuir, ça ne mènerait à rien de toute façon. Il ouvrit

doucement la porte de la salle de bain. Il pouvait voir la silhouette de Spock, il bougeait peu, se

contentant de laisser l'eau couler sur lui.

Tout de suite l'imagination de Kirk se mit en marche, il se mordit la lèvre, excité par ses pensées.

Spock ne semblait pas l'avoir remarqué. Il s'approcha doucement et ouvrit la porte de la douche,

laissant ses yeux découvrir la superbe silhouette du vulcain, même de dos il était sublime. Son

second avait enfin perçu sa présence, il tourna la tête, ses cheveux mouillés collés sur son front et

ses tempes. Il paniqua.

- « Jim qu'est-ce que tu fais là ? »

S'inquiéta-t-il tout en trépignant des pieds, gêné d'être ainsi nu devant le blond. Ce dernier ne

répondit pas et se contenta de sourire doucement pour l'apaiser. Il lui saisit une de ses mains et vint

l'embrasser tout doucement de ses lèvres, effleurant à peine la peau. Le vulcain se calma

légèrement en sentant les doigts de Jim s’entremêler aux siens. Il lui tournait toujours le dos et le

regardait par-dessus son épaule. Le capitaine fixa son regard dans le sien, puis doucement relâcha

sa prise et s'agenouilla dans la douche. Spock restait quant à lui immobile, tendu et inquiet.

Kirk versa un peu de savon dans sa main et après les avoir frottées ensemble pour les faire un peu

mousser, il les posa sur l'un des mollets de Spock et commença ni plus ni moins à le laver, glissant

doucement et sensuellement ses paumes et ses doigts sur la jambe du vulcain.

- « Ji.. Jim ! »

- « Chuut.. je viens t'aider Spock ! »

Le dénommé s'appuya, de nouveau, contre le mur, laissant Jim faire ce qu'il avait envie de lui, il

ne pouvait pas protester et n'en avait pas envie. Jim était trop enivrant pour ne pas succomber. Ce

dernier massait le membre tendu et musclé, l'eau avait un peu cessé de couler, mais il se retrouvait

quand même mouillé, ses vêtements le collant. Il admirait, détail par détail, ce corps chaud dont il

s'occupait. Il était si désirable, si excitant.

Il descendit jusqu'au pied.

- « Lève-le. » Ordonna-t-il.

Spock obéit et le souleva, reportant son poids sur son autre jambe. Le contact des mains de Jim

était si agréable, il avait du mal à le supporter, mais fit des efforts pour ne pas réagir trop fort à ses

sensations.

Avec autant de douceur que pour le mollet, Kirk massa le pied de Spock, tournant autour de la

cheville en premier, caressant de ses pouces, descendant ensuite sur les tendons, le pinçant

légèrement, il vint taquiner la face un peu rugueuse du talon, puis glissa progressivement sous la

plante de pieds. Il remonta pour partir du bas du mollet et descendit tout en massant sur la face

supérieure du membre arrivant jusqu'aux orteils. Il glissa ses doigts entre eux tout doucement. Il

sentit Spock réagir en essayant de reposer sa jambe au sol pour se soustraire à cette sensation, mais

Kirk le retint et continua ses caresses avant de revenir cajoler la peau si fine de la voûte plantaire,

pour ensuite remonter le long du tibias. Il fit la même chose pour l'autre jambe. Il fallait qu'il

habitue Spock à un contact physique prolongé et il n'avait pas trouvé meilleures façons que ça, il y

allait progressivement, sans se presser.

Reprenant encore du savon, il s'accroupit pour être un peu plus haut et s'attaqua à la partie

supérieure des jambes fines et musclées de Spock. Il sut tout de suite qu'elles lui faisait plus d'effet.

Spock trépignait sous le contact de ses mains, mais avec autant de douceur il massa et caressa les

membres tout en le savonnant abondamment, il passait régulièrement à la pliure entre la fesse et la

cuisse, glissait juste entre ces dernières, sans pour autant toucher de zones encore plus intimes, à la

rigueur il les frôlait juste. Ce corps si tendre, il avait envie de mordre dedans, mais il préféra passer

ses ongles sur cette peau, Spock gémit.

Se levant enfin, au bout d'une trentaine de minutes, il s'attaqua au fessier ferme et si délicieusement

rond du vulcain, il remonta sur ses reins, glissa sur son bassin, redescendit vers ses cuisses sans

pour autant toucher son sexe ou son intimité, il garderait ça pour un peu plus tard.

- « Jim ! » Murmura le vulcain. « C'est.. »

- « Agréable ? »

- « Hm »

Se détachant légèrement de Spock, il en profita pour enlever son tee-shirt. Avant de venir se

presser étroitement contre lui. Il sentit le vulcain trembler, mais il lui murmura des choses

rassurantes pour le détendre. Il glissa à nouveau ses mains sur son ventre qui semblait très sensible

puisque Spock gigota dans son étreinte, mais il n'allait pas le laisser fuir, quitte à lui imposer cette

caresse. Il remonta tout doucement, savonnant toujours la peau légèrement verte, sur les côtes,

dessinant les abdominaux très légèrement apparents, puis remontant progressivement jusqu'à sa

poitrine. Ne se retenant pas, il mordit légèrement l'épaule du Vulcain qui sursauta.

Il prenait un plaisir fou. Il ne savait même pas comment il faisait pour tenir, tant la sensation était

divine. Jim passa ses mains sur ses pectoraux, caressant délibérément de ses pouces les deux tétons

qui pointaient de façon indécente, de Spock, qui tressaillit tout en lâchant un petit gémissement

retenu. Jim sourit.

Il savait que Spock faisait des efforts pour le laisser le toucher, aussi n’insista-t-il pas sur les zones

trop sensibles. Il caressa avec envie la gorge de ses doigts et se plut à sentir Spock avaler sa salive

un peu difficilement, puis il redescendit dans le dos, caressant les épaules avec douceur. Tout en

lui embrassant la nuque, ses mains glissèrent le long de ses bras dans une poigne ferme rejoignant

celle de Spock pour les enlacer, les caresser, comme le vulcain aimait. Il sentit, peu après, une

chaude présence dans son esprit, si douce et confortable qu'il aurait aimé l'enlacer pour toujours.

Au bout d'un moment, il quitta légèrement l'étreinte et attrapa une bouteille de shampoings. La

chaleur dans son esprit n'avait pas disparu, elle avait juste diminué d'intensité. Qu'importe. Il

savonna abondamment la tête brune de son ami, lui faisant en même temps un massage de crâne, il en profita pour caresser ses oreilles, il en avait toujours eu envie.

Spock se reposa un peu sur son corps, s'appuyant et basculant sa tête un peu en arrière. Avec le

plaisir qu'il ressentait, il avait besoin de se laisser couler, les bras de Jim étaient rassurants, il se

sentait bien et les multiples sensations qu'il avait découvertes lui enivraient l'esprit.

- « Ferme les yeux. » Demanda Kirk.

Spock obéit et le blond ouvrit le mécanisme de la douche plus fortement afin de rincer le corps

tout savonneux de son ami, il en profita pour repasser ses mains sur ce corps qu'il voulait tant. Il

était même jaloux du savon et de l'eau dégoulinant sur ses délicieuses formes. Spock se reposait

sur lui, il en profita pour lui embrasser la mâchoire. Il le sentait trembler, frissonner, c'était

fascinant de le voir se laisser aller au plaisir comme ça. Sa main glissa alors jusqu'à son pubis, une

zone qui était loin d'être comme la sienne et cela attisa sa curiosité. Mais Spock réagit un peu

violemment en se dégageant de l'étreinte de Jim et en se retournant vers lui, lui tenant la main pour

qu'il n'aille pas plus loin.

- « Jim, pas là. »

- « Pourquoi pas ? »

Le blond se pressa contre lui, sans laisser le temps au vulcain de répondre et glissa de nouveau sa

main sur cette partie de l'anatomie de Spock. Ce dernier essaya de réagir et de se dégager de

l'étreinte, mais le plaisir lui avait rendu les jambes molles et faibles. Jim caressa la peau tendre

écartant de ses doigts, trois pétales, comme s'il ouvrait un bouton de rose. La peau avait une

texture un peu différente à cet endroit, elle n'était pas aussi lisse que le reste du corps de son

amant, mais ça restait très doux. Les pétales semblaient se contracter de temps en temps, se

cambrer ou s'enrouler sur eux-mêmes comme s'ils étaient des corps à part entière.

Jim trouvait ça étrange, il découvrait ce corps et cette anatomie avec une fascination intense et il

trouvait ce système relativement astucieux et très technique comparé à sa propre anatomie.

Une fine membrane, coupée d'une fente, renfermait et protégeait le sexe de Spock. Et il savait que

ce dernier faisait tout pour retenir son corps et ses réactions. Il sentait néanmoins contre sa main,

quelque chose de ferme et de proéminent.

- « Jim, arrête ! » Tressaillit Spock d'une voix tremblante.

Mais Jim ne voulait pas abandonner, il glissa son index tout le long de cette souple fente, et sentit

finalement quelque chose glisser au-dehors, venant se placer directement dans sa main. Un

membre dur, gonflé de plaisir, imposant, lourd et dressé fièrement. Spock attrapa ses deux mains

pour l’empêcher de faire un mouvement.

Il libéra alors le contact, laissant son second se remettre, et en profita pour se libérer de son Jeans

et de son caleçon. Son érection devenant bien trop douloureuse dans sa prison étroite de vêtement.

Il revint se blottir contre le vulcain, glissant encore sa main vers son sexe turgescent et remarqua

quelques différences.

- « Le sexe et les testicules des vulcains sont, comparés à ceux des humains, à l'intérieur du corps,

seul le pénis sort lorsqu'on est sexuellement excité. » Expliqua Spock essayant de se raccrocher à

quelque chose de concret.

- « Oh je vois, tu m'as l'air bien excité là, alors. »

- « Arrête ça, c'est gênant. »

- « Non, c'est excitant. » Corrigea-t-il.

Jim relâcha sa prise, remonta ses mains sur le haut du corps de Spock et le regarda dans les yeux.Son second semblait effrayé, aussi tenta-t-il de le rassurer en l'embrassant doucement, glissant sa langue à la rencontre de sa sœur. Le baiser devint vite fiévreux et quand ils durent se séparer pour

reprendre leur souffle, Jim fut admiratif devant la beauté de Spock. Il était tellement magnifique,

ses yeux sombres, humides et remplis d’émotion et de plaisir, ses joues légèrement vertes, ses

lèvres entrouvertes appelant au viol, ses mèches collées et légèrement bouclées contre son front,

laissant glisser quelques gouttes le long de son nez. Il glissa ses mains pour encadrer le visage de

Spock caressant ses tempes et ses oreilles et l'embrassa encore, délicatement comme s'il était

fragile et qu'il allait le casser. Spock répondit avec autant de douceur, se détendant un peu.

Puis Jim vint croquer avec envie la gorge de Spock, mordillant un peu cette peau acide, qu'il avait

tant envie de tourmenter et de dévorer. Leurs corps s'entrechoquèrent, se frottaient l'un contre

l'autre.

- « Non Jim, arrête. »

Protesta encore une fois Spock en essayant de le pousser une énième fois, Kirk se dégagea

légèrement, mais fut bloqué. Littéralement bloqué. Il porta son regard vers le bas, il avait bien

ressenti des sensations particulières, mais il ne s'était pas attendu à ce que deux espèces de petits

tentacules tout lisses dont la fin se terminait en une petite boule ovale, s'accrochent à son érection

et s'enroulent autour, le retenant fermement et l’empêchant de partir.

- « Je.. je ne voulais pas que ça arrive. » Fit le brun.

Jim sentit les deux vrilles se contracter et se mouver doucement sur sa hampe. L'une d'elles

remonta jusqu'au gland et s'enroula autour, essayant de découvrir cette anatomie qu'elle ne

connaissait pas non plus.

Le blond ignora l'inquiétude de son amant et glissa un doigt sur la base d'un de ses tentacules et

remonta doucement pour suivre le chemin qu'il avait pris. Il se décolla et libéra facilement sa peau

pour venir s’accrocher à son doigt, s'enroulant plusieurs fois autour avant de glisser sur sa paume,

le second (tentacule nom masculin)fit de même en essayant de comprendre ce qui était en train de

les stimuler et cherchant apparemment quelque chose.

Jim releva les yeux et croisa le regard inquiet de son second.

- « C'est superbe, c'est exceptionnel. » Dit-il.

Spock ouvrit la bouche, surpris par cette réaction, mais ne tarda pas à gémir quand Kirk s'empara

de sa verge. Il essaya encore une fois de le dégager, mais Jim n'allait pas abandonner comme ça,

que Spock soit trop sensible ou pas, il n'allait pas le laisser se défiler. Il commença à le caresser.

Les deux vrilles se tordant par de petites vibrations sur sa main, réaction au plaisir que Spock

ressentait, elles cherchaient un endroit où s’accrocher, mais son sexe était trop loin d'elles.

- « Jim, arrête, je t'en prie. » Supplia Spock en attrapant le poignet de son amant pour qu'il s’arrête.

- « Je vais te faire du bien ! Laisse-toi faire. »

Le vulcain couinait quelques petits gémissements se retenant du mieux qu'il pouvait, sursautant

régulièrement, tandis que Kirk glissait sa main fermement sur le membre dur, s'habituant à la

forme un peu particulière du sexe du vulcain. Si l'on oubliait le fait que leurs membres au repos

était à l'intérieur de leur corps, protégé par trois pétales et une fine membrane qui ne devait sans

doute ne laisser passer aucun microbe et que leurs testicules se trouvaient eux aussi en eux, leurs

virilité était quasiment identique à celui des humains.

Il y avait un changement au niveau de la couronne, c'est-à-dire entre la hampe et le gland. Ce

dernier se terminait plus en pointe et était entouré d'une couronne de piques arrondies relativement

souples mais qui durcissaient quand il passait trop longtemps le doigt dessus. La verge était quantà elle toute régulière, il n'y avait pas de système de coulissement comme lui avait au niveau de son

gland et de son frein. Il sentait des anneaux en relief autour de cette colonne et un liquide glissant,

s'échappait de petits points verts qui recouvrait toute la peau de cette zone. Probablement un

lubrifiant naturel en conclut Jim.

Kirk en était amusé, fasciné, mais Spock trouvait la sensation de la main de Jim sur cette partie de

son corps, bien trop insupportable et insoutenable. Il n'avait jamais ressenti une telle chose avant et

c'était vraiment dur pour lui d'accepter ce plaisir aussi intense. Il résista, insistant auprès de Jim

pour qu'il le laisse tranquille, mais Kirk ne voulait pas l'écouter et continuait.

Mais quand ce fut trop pour lui, il se dégagea violemment de Jim, se faisant en même temps un

peu mal. Le blond se cogna contre le mur de la douche derrière lui, largement surprit par une telle

réaction de rejet. Spock respirait bruyamment et ses joues avaient pris une teinte verte beaucoup

plus prononcée. Les vrilles le cherchaient en vain, elles finirent par s'enrouler autour du sexe de

Spock.

- « Désolé, je pensais que tu en avais envie. » Dit-il avec une pointe de douleur dans la voix, déçu.

Il commença à sortir de la douche et se dirigea vers la porte pour sortir et laisser tranquille son

second, il y était allé trop fort, il le savait, Spock n'était pas encore prêt.

Ce dernier voyant ça, commença à paniquer, il ne voulait pas que Jim parte comme ça, il souhaitait

qu'il reste, il désirait encore ses mains sur lui, même si c'était insoutenable. Il poursuivit donc le

blond.

- « Jim. » Il posa une main sur son épaule. « Je ne voulais pas réagir comme ça, ne le prend pas

mal. »

Le vulcain glissa ses deux mains sur le torse de Jim et les pressa fermement pour être sûr qu'il ne

parte pas. Le blond fut électrisé par la chaleur des paumes de Spock. C'était fou de voir à quel

point il aimait ce sang brûlant. Il sentit dans son dos la physionomie si particulière de son second et

les petits tentacules caresser le haut de ses fesses, essayant encore une fois de trouver un endroit où

s’accrocher et lier les deux partenaires. Il se mit à rire.

- « Ça me chatouille. »

- « Je suis désolé, je ne les contrôle pas. »

Jim attrapa l'une de ses mains et le retourna rapidement avant de le plaquer avec passion contre la

porte et de l'embrasser avidement. Spock répondit à son baiser avec autant de passion, mais quand

Kirk plaça ses doigts sur ses côtes, descendant ensuite jusqu'à ses hanches, Spock recommença à

le rejeter. Le blond ne se laissa pas faire et se pressa un peu plus contre son amant, leurs bassins

étaient désormais collés, leurs sexes se frottant un peu l'un contre l'autre, les deux vrilles glissant

sur leurs verges. Spock gémissait tout en essayant au mieux de se soustraire à ce contact,

repoussant de ses mains Jim. Ce dernier les lui saisit et les plaqua elles aussi sur la porte. Spock fut

surpris.

- « Arrête ça ! Cesse de me rejeter, ou fais le vraiment. J'ai envie de toi, alors arrête de jouer. Si tu

n'en as pas envie, dis-le, maintenant ! »

Jim se calma un peu et glissa ses doigts à la rencontre de ceux du vulcain. Ce dernier posa

doucement son front contre l'épaule du blond qui rapidement le fit sortir de la pièce, l’entraînant

dans la chambre. Spock avait atteint sa limite, il l'avait bien compris, son extrême sensibilité ne

devait pas être facile à appréhender et il était conscient des efforts qu'il faisait pour le laisser le

toucher, mais lui n'en avait pas assez. Il savait qu'ils n'iraient pas jusqu'au bout aujourd'hui, mais il

voulait plus.Le sang vert se laissa guider vers sa chambre. Leurs deux corps humides laissaient tomber une multitude de gouttes sur le sol. Stressé, il appréhendait, mais avait confiance en Jim, assez pour aller sur le lit, comme le lui avait ordonné ce dernier et d'attendre pendant qu'il allait chercher un« truc ». Spock ne savait pas quoi, mais qu'importe. Jim revint rapidement et sauta presque sur le lit, saisissant à la volée les lèvres de son second, attrapant ses bras vers le haut pour l'immobiliser un peu. Le vulcain se laissa faire jusqu'à ce qu'il entende un clic et sente quelque chose de froid sur sa peau. Il brisa le baiser pour réaliser ce qui était en train de se passer.

- « Ji.. Jim, qu'est-ce que c'est ? » Paniqua à moitié Spock, bougeant en vain son bras immobilisé.

- « Calme-toi, elles sont en métal, si tu tires trop fort dessus, tu peux te faire mal. »

- « Des menottes ? »

- « Vu que tu as du mal à rester tranquille, je me suis dit que c'était nécessaire pour ce que je

compte te faire, il te reste un bras de libre, ce n'est pas trop traumatisant. »

- « Enlève-moi ça. » Gémit le vulcain. Jim passa ses mains sur les côtes de Spock et se pencha

vers lui.

- « Détends-toi et profite, c'est la seule chose que tu as à faire. » Dit-il doucement avant de

l'embrasser.

Il encadra son visage de ses mains et s'amusa à passer dans les sillons de ses oreilles remontant

vers l’hélix pointu. Il s'allongea avec prudence sur Spock pour le laisser s'habituer à la sensation. Il

pouvait entendre les cliquètements des menottes tandis que le bras libre de son second s'accrochait

à lui un peu trop durement. Le sang vert écarta un peu ses jambes pour permettre à son amant de

se placer entre elles, leur sexe se touchait et à chaque frottement, Spock tirait sur ses menottes et

enfonçait un peu plus ses doigts dans la peau de Jim.

Sentant que le vulcain commençait à se perdre dans ses baisers à répétition, le blond entreprit de

descendre sur sa mâchoire, il embrassa avec envie cette gorge offerte et ne manqua pas de la

marquer comme sienne . Il sentit Spock trembler sous ses lèvres, mais ne s'en préoccupa pas plus

que ça, descendant sur le torse et jouant avec les poils avant de venir croquer l'un des bouts de

chair légèrement verte. Immédiatement, Spock se cambra un peu, commençant à enfoncer ses

ongles dans la chair rose de Jim, mais aucun son ne sortit de ses lèvres. Retrouvant un peu de

douceur, il vint le titiller de sa langue, la passant dans la petite fente du bout du téton. Il prit plaisir

à le faire rouler entre ses lèvres, surtout quand Spock écarta un peu plus ses cuisses, probablement

sans s'en rendre compte. Lorsqu'il regarda son travail, il sourit en voyant la couleur désormais

nettement plus verte du petit organe.

S'attaquant désormais à son abdomen, il descendit progressivement vers le ventre ultra sensible de

Spock, embrassant cette peau chaude et frémissante, il glissa sa langue dans le nombril fin et étroit

ce qui provoqua un nouveau cambrement de la part de son propriétaire. La pièce était plutôt

silencieuse si on enlevait le bruit des menottes et le souffle saccadé du vulcain. La main de ce

dernier, initialement sur Jim, se retrouvait désormais à serrer les draps pour tenter de maîtriser et de

contrôler ses réactions. Le blond glissa encore un peu plus bas et passa avec envie sa langue sur la

hampe de Spock, les pétales et les vrilles réagissant sous la sensation. Le contact était toujours

léger, mais bien là.

- « Jim, non. » Arriva-t-il à arracher au vulcain.

Ne se laissant pas démonter, il glissa encore plus bas et mordit légèrement la chair ferme de la

cuisse de Spock, arrachant cette fois-ci un grognement de surprise. Puis il passa sa langue afin

d'apaiser la douleur par une sensation plus douce et remonta vers le sexe tendu de Spock où

quelques gouttes de semence s'écoulaient déjà.

- « Tu tiens vraiment à ce que j'arrête ? » Dit-il d'un ton amusé, signifiant que dire non, alors qu'on

prenait autant de plaisir était stupide.Il humidifia ses lèvres avant d'englober, avec une pure envie, le gland. Spock réagit immédiatement en contractant les muscles de ses jambes et en étouffant un gémissement, son bras attaché tirant avec force contre son lien, sans parvenir à s'en défaire. Jim fit glisser ses lèvres en arrière, gouttant avec délice la semence de Spock en arrivant juste à la fin, puis caressa de sa langue la longueur du membre brûlant devant lui.

- « Jim arrête ! » Protesta le brun.

- « Arrêter ? Alors que tu as ouvert les cuisses pour moi ? Il n'en est pas question. » Siffla Kirk

tout en fixant le visage de Spock.

Ce dernier ouvrit les yeux et les planta dans ceux de Jim, essayant de calmer sa respiration

haletante. Il frissonna. Le blond y alla franco. Avalant le membre gorgé de sang et commençant à

faire de longs va-et-vient, jouant avec sa langue. Spock se cambra à nouveau et couina en essayant

d'étouffer encore une fois un cri, bougeant du mieux qu'il pouvait pour se soustraire à cette

délicieuse torture. Tout son esprit était envahi de sensations qu'il n'arrivait ni à gérer, ni à contrôler,

son bas-ventre papillonnait d'une chaleur intense, tandis que les zones sur lesquelles Jim était passé

s'enflammaient.

Le blond, quant à lui, sentait les deux petits tentacules sur son visage, vibrant doucement, se

contactant, s'enroulant et se déroulant, le caressant.

- « Jim ! » Parvint-il à murmurer finalement, s'étranglant juste après pour retenir un gémissement.

« Arrête. »

Le blond continua tout en accélérant la cadence, qui restait malgré tout assez douce.

- « J'ten pris. » Couina-t-il.

Jim poursuivit son œuvre, excité à fond en voyant Spock prendre tellement de plaisir qu'il ne

pouvait le supporter. Mais il trouvait que le vulcain bougeait trop, plus il accélérait, plus le son

amant essayait de s'échapper, jusqu'au moment où il commença à refermer les cuisses et à étendre

ses jambes pour les placer sur son bassin et le repousser avec force, ne se laissant pas faire, le

blond les attrapa et les força à rester sur le côté. Vint alors une bataille entre réflexe incontrôlable

et passion dévorante. Fatigué de ce manège, Kirk arrêta sa caresse buccale et les écarta

férocement.

- « Je t'ai dit d’arrêter, Spock. » Grogna-t-il.

Le vulcain lui lança un regard noir, le souffle cour. Ne se laissant pas démonter, Jim attrapa les

hanches de Spock et le tira vers lui, faisant cogner leurs bassins et se plaçant ainsi entre les cuisses

brûlantes du vulcain. Tenant d'une main ferme sa hanche, il vint le plaquer avec force de sa main

libre sur le matelas. Il savait que le sang vert avait plus de force que lui, il devait donc se montrer

assez ferme pour ne pas risquer de se prendre un coup et de se faire éjecter du lit.

Il sentit le sang vert trembler à plusieurs reprises, il avait les yeux humides, avalait difficilement sa

salive et sa respiration était plus qu'inégale. Il était si excitant. Jim se mordit la lèvre. Il n'avait pas

pris en compte son propre plaisir physique depuis le début et son sexe insatisfait commençaient à

lui faire mal.

Les deux vrilles semblaient l'avoir compris, puisqu'elles s'enroulèrent autour de sa virilité et de

celui de leur propriétaire, les collant l'un à l'autre, les liant.

- « Oh mon Dieu. » Grogna le blond d'excitation, face à ça.

Doucement il initia plusieurs coups de reins. Leurs deux membres se caressant désormais en cadence. Jim s'allongea doucement contre Spock, sans l'écraser et commença à embrasser son cou.

Spock étouffa d'autres gémissements tout en fermant les yeux et coula sa tête vers le côté, guidé

par le plaisir et son envie d'en avoir plus. Il essayait de libérer son bras, mais les menottes

l'entravaient largement.

- « Spock, ne retiens pas ta voix. »

- « Non. »

- « C'est pourtant si excitant, j'adore ça. J'adore t'entendre prendre du plaisir. » Lui murmura-t-il à

son oreille.

- « Jim, lâche-moi, lâche mon bras. »

- « Non ! Sinon tu vas encore me repousser et je sais que tu n'en as pas réellement envie. »

Le blond attrapa l'autre bras de son amant, glissa avec hésitation jusqu'à sa main. Spock répondit

immédiatement avec plus d'entrain, l'embrassant à sa façon. La connexion entre leurs esprits se fit,

c'était un peu différent de la dernière fois, cette fois-ci ils sentaient surtout leurs cœurs battre, de

façon extrêmement distincte. Kirk était impressionné d'entendre le rythme rapide qu'avait la valve

de Spock, après tout les vulcains avaient une fréquence cardiaque au repos extrêmement élevée,

c'était comme un tambour et sa musique se propageait dans ses oreilles.

Spock, de son côté, entendait les battements moins rapides de l'organe palpitant de son Capitaine

et il y avait quelque chose d'absolument entêtant et reposant à cela. Il ferma les yeux et se lâcha

enfin, détendit ses muscles et n'essaya plus de se contrôler ou de maîtriser son corps. Il était avec

Jim, il était bien et la fusion qu'ils étaient en train de faire balayait toutes peurs et toutes

inquiétudes.

Il commença à onduler son bassin, accélérant, du coup, la tendre friction de leurs sexes, écarta un

peu plus ses cuisses et se laissa aller.

- « Jim. » Souffla-t-il.

Le blond accéléra encore la cadence, il n'en pouvait déjà plus, tant le corps de Spock était bon,

même s'il ne faisait que se frotter à lui. Il sentait les jambes de Spock se tendre, mais restaient

ouvertes alors qu'il gémissait de plus en plus fort. C'était divin, Jim était encore plus excité en

entendant désormais la voix de son second.

Le bassin du vulcain se souleva et il cria quand son capitaine joua très doucement avec ses dents,

mordillant son oreille, lui envoyant encore de nouvelles sensations dans le corps.

- « Jim, Jim, Ah, Jim. » Appela Spock qui n'arrivait plus à penser à autre chose.

Le blond accéléra encore son rythme, qui désormais était vraiment rapide et se plut à voir le bassin

de Spock onduler, tandis que ses doigts déchiraient le tissu du drap à force de le serrer et de tirer

dessus, enroulant sa main dedans pour avoir une meilleure prise. Jim sentit le sexe pulser contre le

sien, vibrer de plus en plus fort et il comprit que Spock allait bientôt éjaculer. Les petits tentacules

se resserrèrent encore, et se contractèrent par de petits spasmes sur leurs verges au bord de la

libération.

Jim se permit d'y aller encore bien plus fort qu'avant. Il avait devant lui la vision la plus érotique

qu'il avait vu de sa vie. Spock avait les cuisses largement écartées et les genoux un peu remontés,

se laissant totalement à découvert et à son bon vouloir. Son torse se soulevait de manière

désordonnée, il tirait sur les menottes tandis que son corps se tournait sur le côté, légèrement plié,

il serrait avec tellement de force le tissu que ses jointures en devenaient blanches. Jim se mordit les

lèvres jusqu'au sang, il avait tellement envie de le prendre là, tout de suite, mais se retint, fixant le

corps souple, et encore plus chaud que la lave, de son second. Spock hurla de plaisir en contractant tous ses membres quand enfin le plaisir et la pression se libérèrent, baissant les armes. Un plaisir encore plus grand lui traversa le corps, terrassant ses défenses. Il éjacula, avant d'enfin pouvoir souffler, épuisé, il ferma les yeux et laissa son esprit et son corps planer dans cette sensation de luxure. Il sentit Jim le détacher et son bras retomba lourdement sur son torse. Il réalisa qu'il y avait encore une partie de son corps qui n'était pas satisfaite, il rouvrit les yeux puis réalisa que ça ne venait pas du sien, mais celui de Jim. Il se redressa avec difficulté, le plaisir engourdissant ses réactions, et s'approcha du blond qui se trouvait à genoux devant lui.

Les vrilles libérèrent leurs sexes, mais vinrent très rapidement s’accrocher, encore une fois, au

membre tendu du blond, s'enroulant autour. Jim frissonna et souffla de plaisir, avant de sentir les

mains de Spock dans son dos, le ramener davantage contre lui.

- « Embrasse-moi » Ordonna le vulcain en levant la tête vers Jim.

Ce dernier se pencha et captura avec envie les lèvres avides et demandeuses de Spock. Celui-ci le

tira en avant et ils tombèrent tous les deux sur le lit. Le vulcain prenant un peu les rênes bloqua les

jambes de son amant pour qu'il ne soit pas tenté de s'enfuir, et s'empressa de chercher ses mains,

leurs doigts s’entremêlèrent intensément alors que leurs lèvres se dévoraient comme si le nectar

qu'elles étaient en train de goutter allait bientôt disparaître. Les battements de leurs cœurs

résonnaient toujours dans leurs têtes.

Jim gémit quand il sentit les deux vrilles de Spock commencer à le caresser en de doux vas-et-

viens, continuant toujours à vibrer et se contracter autour de sa colonne de chair déjà au bord de la

rupture. Il essaya de bouger pour se dégager, mais le vulcain le retint contre lui, alors il se laissa

faire, il laissa ce corps et ce sexe si particulier le guider jusqu'à la jouissance.

Ça n'allait pas être long, rien que le fait de savoir que Spock était en train de lui donner du plaisir

sans même utiliser ses mains ou sa bouche, comme on le faisait en général, l'excitait au plus au

point, et même davantage quand il repensa au fait que Spock ne contrôlait pas totalement ces petits

organes qui s'activaient de plus en plus à le rendre fou.

Il jouit après deux petites minutes de stimulations, plongeant sa tête dans le cou de Spock pour

couiner sa jouissance alors que sa semence se rependait sur le ventre chaud de son amant. Il

souffla bruyamment et captura rapidement, encore une fois, les lèvres de Spock avant de s'allonger

à ses côtés.

Spock se laissait couler progressivement dans un état entre l'endorphine et le sommeil, éreinté

d'une telle activité. Il entendit Jim lui parler, mais ne comprit rien, préférant s'enivrer encore de son

capitaine. Ce dernier voyait Spock tomber dans cette torpeur qu'offrait la nuit et jugea que lui aussi

était fatigué, il tira donc les couvertures en demandant à Spock de soulever un peu ses jambes, ce

qu'il ne fit pas.

Finalement après quelques minutes de bataille, il ramena le tissus sur eux et s'allongea aux côtés de

Spock qui vint immédiatement se blottir étroitement contre lui. Avant d’éteindre la lumière, il

attrapa le poignet de Spock qui avait été attaché et le massa doucement. A force de tirer, le vulcain

s'était fait une petite entaille, il embrassa doucement chaque doigt, avant d'enfoncer son visage

dans la chevelure brune. Il était si bien dans ces bras chauds, ça avait été difficile, mais il y était

arrivé, Spock était à lui, pas encore entièrement, mais de façon suffisante pour le moment.


Chapter 19


Spock se réveilla tout doucement, papillonna des yeux et essaya de s'habituer à la faible lumière

dans la pièce. Il faisait jour. Seul dans le lit il réalisa se qu'il s'était passé la veille, verdissant en se

rendant compte qu'il avait crier de plaisir sous l'action de leurs bassins, comment avait-il put céder

au plaisir à ce point ? Ça le sidérait. Il entendit des pas dans l'escalier et décida de rester immobile

et de faire semblant de dormir, une idée certes stupide et relativement illogique, mais il ne se voyait

pas encore faire face au blond tout de suite. La porte de sa chambre s'ouvrit et il put sentir des

effluves de nourriture, d'un pas discret Jim s'approcha et déposa un plateau sur la table de chevet,

puis comme Spock ne bougeait toujours pas, il se réinstalla entre les draps se blottissant contre le

corps chaud de son second.

- « Je t'aime. » Murmura t-il, sur de ne pas être entendue.

Le vulcain fut surprit en entendant cela, mais ne réagit pas pour autant, il ne s'y attendait

simplement pas, il savait que Kirk avait des sentiments, mais il n'imaginait pas qu'il allait

l'exprimer comme ça, aussi facilement. Il fit semblant de dormir pendant un temps puis trouvant

que ça ne mènerait à rien, décida de faire savoir qu'il était réveillé. Il se retourna vers le blond qui

lui caressa les cheveux.

- « Bonjour Sunshine. »

- « Jim. »

- « Tu as faim ? »

Spock baissa les yeux, puis se redressa, réalisant qu'il était entièrement nu, attrapa le draps et se

l'enroula autour du corps avant de se lever et de sortir de la pièce sans un mot ni un regard pour le

blond. Il sentait qu'il fallait qu'il se reprenne, qu'il réfléchisse, qu'il médite et ce n'était pas à

quelques centimètres de Jim qu'il allait y arriver. Il se sentait honteux, il avait laisser son capitaine

lui donner du plaisir, il avait crié, il avait jouit contre lui, il s'était laissé guider dans la luxure. Il se

précipita dans la salle de bain et pris une douche brûlante, puis lorsqu'il sortit, il se rendit compte

qu'il n'avait aucun vêtement sous la main pour s’habiller, ils étaient dans sa chambre et Jim devait

y être encore, c'était plus que probable. Il n'avait aucune envie de le voir immédiatement, mais il

n'avait pas vraiment le choix. Il s'enroula du mieux qu'il put dans le draps et ouvrit tout doucement

la porte comme si quelque chose allait apparaître derrière, mais il n'y avait rien excepter une petite

pile de vêtement sur le coté. Il souleva un sourcils, c'était les siens, le blond les lui avait déposé là.

Il remercia intérieurement l'attention. Une fois habillé il entreprit de se coiffer, lorsqu'il s'était

regardé dans la glace il avait été horrifier de voir ses cheveux en bataille bouclant à certain endroit,

partant dans tout les sens, rebiquant, forcement quand on s'endort les cheveux humide sans même

les avoir coiffé, ça donnait l'effet vieux ballais à brosse et lui donnait un air négligé qu'il n'aimait

pas du tout.

Après être repasser un nombre incalculable de fois sur sa franche mouillé pour être sur qu'elle

n'allait pas faire la fiesta comme la veille il remarqua quelque chose dans son cou, qu'il n'avait pas

remarquer avant. Il s'approcha de la glace et fronça les sourcils, s'était-il blessé ? Ça ressemblait à

un bleu assez petit et rond, pas spécialement douloureux quand il y touchait. Il ne se rappelait pas

s'être cogner à un tel endroit, puis finalement il réalisa. Il avait déjà vu ça chez des humains et en

avait vaguement entendu parler sur terre, c'était un suçon. Bon sang il avait un suçon sur son cou

et se n'était même pas dissimulable avec ses vêtements actuel, il était beaucoup trop haut, il essaya

tant bien que mal de le cacher, en vain, voyant qu'il n'y arriverait pas, il abandonna, se dirigea d'un

pas vif vers la chambre pour faire savoir à son capitaine qu'il n'approuvait, mais ne vit personne.

Il souffla, en y réfléchissant il était infect avec son T'hy'la alors que celui-ci essayait de faire de son mieux pour lui faire plaisir. Mais lui ne savait plus quoi penser, il se demandait si ses bonnes

résolutions étaient vraiment si bonne que ça, il se sentait perdre pied sans logique, il ne savait plus

quel chemin prendre, il voulait choisir le chemin le plus logique, mais il n'arrivait pas à savoir

lequel était le plus logique, il avait l'esprit embrouillé. Jim ou pas Jim ? Logique ou sentiment ?

Contrôle ou pulsion ? Il ne savait plus quoi penser, il était en train de douter.

Prenait-il la bonne direction ?

Il descendit d'un pas lent et discret et vit Jim dans la cuisine ouverte le dos tourné, ne pouvant pas

le voir. Il sortit par la porte du jardin, il avait besoin de méditer et rien de tel que l'air frai matinal

pour se mettre d’aplomb.

Dans la cuisine Jim se retourna pour voir le vulcain sortir, il avait fait exprès de faire semblant de

ne pas le voir, alors qu'il l'avait parfaitement entendu. Son amant semblait troublé, et ça ne servait

à rien de foncer tête baisser pour savoir ce qui n'allait pas. Il avait besoin d'intimité et c'était tout à

fait normal, mais sa froideur l'avait blessé. Il but son café, mais le trouva bizarrement amer. Il fit la

grimace, il avait imaginer une mâtiné un peu plus tendre et n'avait pourtant eu le droit qu'à un

« Jim » avant d'être simplement ignorer. Il souffla, être amoureux d'un vulcain et l'avoir pour

partenaire – puisque même si c'était pas dit, c'était ça – n'était absolument pas quelque chose de

simple.

Reposant sa tasse, il se mit à douter, et si Spock ne le considérait pas de la même, façon ? Et si

pour lui, il n'était pas plus qu'un ami auquel il avait céder une partit de soi la nuit dernière ? Et si

Spock ne l'aimait pas autant que lui l'aimait ? Qu'est-ce qu'il ferait ? Pourrait-il le supporter ? Et si

jamais le Vulcain décidait d'en rester là, arriverait-il à l'accepter et à refouler ses sentiments ? Son

cœur se tordit dans sa poitrine et il avait le souffle court et les yeux humide.

Il souffla un bon coup puis se dirigea vers la porte de jardin et regarda son amant qu'il ne possédait

pas encore entièrement. Il était loin, mais il pouvait voir quand même quelques mèches de cheveux

de son crâne voler. Il fit finalement demi tour et se posa dans le canapé et continua à réfléchir,

qu'est-ce qu'il devait faire maintenant ? Spock ne semblait pas apprécier tant que ça sa vivacité et

sa spontanéité. Il s'ouvrait à lui, mais ce n'était pas encore assez, il voulait plus, tellement plus, et

maintenant il réalisait que peut être le vulcain n'allait jamais le lui donner. Il regarda l'heure, deux

heure était passé et Spock n'avait toujours pas montrer le bout de son nez. Il s'ennuyait et se

prenait la tête, il n'aimait pas ça, la seul façon de se sortir de cette situation était de se défouler. Il se

leva vivement enfila une veste et avec toute son impulsivité monta à bord de sa moto et fila à

grande vitesse sur la route. Rester dans cette maison était pesant.


Plusieurs heures plus tard, Spock toujours assit dans le jardin, désespéra. Il n'arrivait pas à grand

chose dans sa méditation, à peine arrivait-il à entrer dedans, au prix d'une grande difficulté qu'il

n'avait connue que rarement. Il se laissa tomber sur l'herbe et se frotta les yeux. Il fallait qu'il arrête

de penser comme un vulcain car ce n'était pas cette part de lui qui allait l'aider à mettre de l'ordre

dans son esprit. Un peu paradoxale, mais qu'importe. Comme sa mère lui avait dit lorsqu'il était

enfant, il fallait qu'il suive son cœur aussi.

Lorsqu'elle lui avait dit ça, il lui avait sortit tout un tas de chose pour discréditer cette façon de faire

et prôner la logique, mais au final elle avait raison, la logique ne faisait pas tout. Souvent les

vulcains se plaignaient des humains, mais maintenant il comprenait que c'était plus par rejet que

d'un réel raisonnement logique, car les humain pouvait tout faire. Ressentir, être logique, instinctif,

scientifique, ils mariaient tout, sans difficulté apparente, pas toujours de la bonne façon, mais ils

restaient dans un sens, presque supérieure à la parfaite logique vulcain, froide et dur, alors qu'eux

était chaud et souple. C'était ça qu'il devait faire maintenant, être chaud, souple, instinctif, impulsif,

mais juste avec Jim.Son cœur se tordit dans sa poitrine et il eu envie de pleurer, il ne savait pas pourquoi, il fallait juste qu'il lâche le torrent émotionnel en lui. On n’effaçait pas 30 ans de logique en quelques jours ou quelques heures. Lorsqu'il se releva, il se sentait mieux, et n'avait qu'une envie, voir Jim et l'embrasser cette fois-ci sans reculer. Il voulait qu'il sente la chaleur en lui, celle de son amour. Il courut presque dans la maison et ouvrit la porte à la volé.

- « JIM ! » Appela-t-il vivement.

Le silence lui répondit. Il recommença, et n'ayant aucune réponse commença à chercher le blond

dans la maison, il n'eut pas besoin de chercher longtemps lorsqu'il trouva un mot de Jim dans la

cuisine à coté de sa tasse à café.

« Je suis sortit faire un truc.

Je reviens tout à l'heure.

James »

Spock fronça les sourcils, sortit ? Où ? Il aurait pu dire plus précisément où il allait. Il était un peu

déçu, mais resta confiant, Jim allait bientôt revenir. Il se prépara quelque chose à manger, puis

entreprit de ranger un peu la maison comme personne ne revenait. Finalement deux heures étaient

passé et aucune trace du blond à l'horizon. Alors Spock attendit, et attendit, encore et encore,

s'ennuyant fermement, songeant plusieurs fois à partir à sa recherche, mais se ravisant imaginant

qu'au moment où il serait parti, Jim rentrerait. Alors il laissait le temps passer, 10 minutes par 10

minutes, heures par heures. Son envie de voir Jim le dévorant un peu plus chaque minutes, chaque

fois qu'il regardait l'heure. Comment les humains pouvaient supporter ça ? C'était horrible. Mais il

attendu quand même.


Kirk n'avait pas vu le temps passer, il s'était promener sur sa moto, profitant de la vitesse, du

paysage, de l'air sur son visage. Il avait parcouru une bonne distance quand il décida de faire demi

tour. Mais en chemin, il creva et du s'arrêter.

Il ne pouvait absolument pas rouler comme ça et bien évidement il y avait personne dans les

alentours, la prochaine station devait bien être à une heure de marche. Ça allait donc être son lot

pour le moment. Il grogna et commença à pousser son véhicule en marchant à coté, il faisait chaud

et il avait envie de rentrer, surtout qu'il commençait à avoir faim.

Plusieurs voitures passèrent et aucune ne le prit en stop. Quand il arriva enfin au garage il fallait

encore trois bonnes heures pour la réparer. Jim du prendre son mal en patience, même s'il avait très

envie de voir Spock dans la seconde, il ne pouvait rien faire.


Kirk arriva enfin chez lui, il commençait à se faire tard, enfin tout était relatif, c'était juste le début

de soirée. Mais mine de rien il était partie quasiment huit heures, dont cinq avait été de labeur. Au

moins il espérait que Spock est eut le temps de réfléchir et d'accepter leur situation, de l'accepte

comme son partenaire.

Il entra chez lui dans un souffle fatiguer et ne jeta même pas un coup d’œil à la pièce refermant la

porte tout en réfléchissant à ce qu'il allait bien pouvoir se faire à manger. Il se retourna et allait

appeler Spock quand il le vit coucher dans le canapé, la tête du coté du dossier. Il s'approcha de lui

en l’appelant, mais le vulcain ne répondit pas, il posa alors sa main sur son épaule pour le secouer

et le faire réagir et le sang vert sursauta.

Cela surprit Jim ce n'était pas tout les jour qu'on voyait un vulcain sursauter. Ce dernier se retourna

un peu, se redressant en même temps. Leurs regards se croisèrent. Jim fut incapable de dire quoi

que ce soit, Spock avait un tel regard, un regard qui le scotcha sur place. Le reste de son visage était plutôt impassible, mais ses yeux dégageaient une telle expression, indéfinissable. C'était la

première fois qu'il voyait un tel regard. Alors il resta là planté, suivant son second du regard alors

que celui-ci se relevait davantage de sa position allongé.

Le vulcain était désormais quasiment assis, il se redressa encore un peu sur ses jambes et attrapa

les deux coté de la veste de Kirk. Ce dernier n'eut pas le temps de réagir qu'il se faisait plaquer

contre le dossier du canapé. Tout alla ensuite très vite. Les lèvres de Spock volèrent les siennes en

un baisé possessif. Il se retrouva assit sur le canapé tandis que le vulcain montait sur ses genoux,

plaçant ses jambes de part et d'autre de son corps. Ses mains dévalaient sur son corps, comme s'il

voulait être sur qu'il était bien là.

Il y avait une certaine agressivité dans cette instant, Kirk le sentait. De son coté Spock n'en pouvait

plus, il avait attendu toute la journée, son esprit focalisé sur le blond, il le voulait, il le voulait tout

entier dans la seconde. Il n'aurait jamais put imaginer que quelqu'un lui manque à se point. Il sentit

néanmoins deux mains le repousser un peu et Kirk coupa le baisé.

- « Wooah calme toi Spock, doucement. »

Kirk leva les yeux vers son amant, celui-ci semblait perdu et surtout outré de s'être fait stopper et

de toute évidence il avait vite envie de reprendre là où il en était.

- « Non. » Répondit-il d’ailleurs.

Et il sauta de nouveau sur ses lèvres et reprit avec autant d'ardeur à le caresser de façon possessive.

Jim ne comprenait rien. Ce matin Spock avait été glacial et là il lui sautait dessus avec le plus de

fougue qu'il avait vu de sa vie. Il ne savait pas comment le prendre. Bien probablement, mais lui il

était affamé et n'était dans l'instant pas très chaud pour suivre le vulcain. Aussi le repoussa t-il de

nouveau.

- « Ne me rejette pas Jim. » Fit Spock vexé de se faire repousser.

- « Je ne te repousse pas.. »

Spock ne lui laissa pas finir sa phrase et l'embrassa à nouveau, mais Jim le rompit très rapidement.

- « Si, tu me rejette, pourquoi ? » Le ton du vulcain était légèrement paniqué.

- « écoute je suis fatigué, affamé, j'ai envie de prendre une douche, laisse moi arriver. »

Kirk prit son visage entre ses mains, déposa un petit baisé sur ses lèvres avant de le repousser sur

le coté et se leva, Spock se laissa faire et ne dit rien ni ne bougea beaucoup, il resta là à observer

Kirk grimper à l'étage probablement pour prendre une douche. Il était frustré.

Quand Kirk sortie enfin ce fut pour lui crier des escaliers s'il voulait aller manger dehors. Lui n'en

avait strictement rien à faire, il voulait Jim, il s'en foutait de manger ou pas. Bien qu'il n'est rien

manger de la journée, il n'avait pas spécialement faim, du moins s'il avait faim, il ne le remarqua

pas. Il se résolut à acquiescer juste pour faire plaisir à Kirk et peut être qu'une fois que celui-ci se

serait restaurer, il pourrait l'avoir.

Ils s'habillèrent donc pour sortir, Spock aurait préférer rester à la maison, mais Kirk avait la

flemme de cuisiner et Spock aurait été incapable de cuisiner quoi que se soit dans l'état où il était,

tout son esprit était porté sur Jim. Jim qui n'avait d'ailleurs trop rien remarquer, il se sentait juste

joyeux et son ventre criant famine gardait toute son attention.

Ils grimpèrent dans la voiture en direction de la ville la plus proche qui était à environ une bonne

demi-heure de route. Jim chantait joyeusement dans la voiture sous le regard légèrement amusé de

Spock.

Le blond demanda ce qui ferait plaisir au brun de manger, mais celui-ci ne répondit rien, alors il choisit un restaurant qui pourrait leur convenir à tout les deux. Il était un peu perplexe, son amant

semblait dans la lune, il n'était pas très réactif, peut-être boudait-il parce qu'il l'avait rejeté ? Non ne

soyons pas stupide, un vulcain ça ne boude pas, ça ne fait pas la tête et pourtant Spock semblait à

l'Ouest.

Ils commandèrent tranquillement, le vulcain avait choisit une énorme salade avec semble t-il plein

de truc dedans. Enfin c'était le blond qui avait insisté pour qu'il prenne quelque chose, parce que

lui était partit pour regarder son capitaine manger et c'est tout. Il n'avait pas faim il voulait Jim, il

avait faim de Jim. Le capitaine quand à lui avait prit une pizza, le genre de truc banal, mais qu'on

ne mangeait jamais sur l'Enterprise et il se régalait en la mangeant. Spock se contenta de grignoter

en écoutant Jim parler, il le relançait à peine et répondait à ses questions avec les réponses les plus

courte possible.

Ils rentrèrent tranquillement, Jim lançait des regards à Spock qui n'avait quasiment dit aucun mot

de la soirée, il regardait distraitement le paysage, il était perplexe, quelque chose n'allait pas avec

Spock, il le sentait tendu.

- « Spock, tu ne dit rien, quelque chose ne vas pas ? »

Le vulcain ne répondit rien.

- « Oh Spock, je te parle ! Explique moi ce qui ne vas pas, ce matin tu ne m'as pas adresser la

parole, quand je suis rentrer tu m'as sauté dessus et là tu reste muet et dans tes pensées à ruminer je

ne sais quoi. Qu'est-ce qui se passe ? » Demanda Kirk avec une voix inquiète, mais douce.

- « Arrête la voiture. »

- « Quoi ? »

- « Arrête la voiture ! »

Kirk s'exécuta et gara la voiture dans un grand champs d'herbe, puis se tourna vers le vulcain.

Celui-ci ne broncha pas davantage.

- « Spock.. »

Le vulcain sortie de la voiture coupant par la même occasion son amant. Ce dernier le regarda

faire totalement étonné, il le vit contourner la voiture, ouvrir la porte arrière de son coté puis la

sienne.

- « Spo.. »

Il fut encore une fois couper par la surprise quand le brun l'attrapa vivement et le sortie du véhicule

pour le plaquer contre la carrosserie et l'embrasser, il se plaqua contre lui d'un coup sec. Coup sec

qui fit gémir le blond.

- « Jiiim. » Fit Spock d'une voix plaintive alors qu'il glissait ses lèvres sur son cou.

- « Spock calme toi ! C'est.. »

Le vulcain se débrouilla pour les faire tomber dans l'herbe et se glisser sensuellement contre le

corps de son amant, il commença à glissé ses mains chaude sous son pull, alors qu'il avait de

nouveau capturer ses lèvres de façon avide. Jim adorait cette fougue, il ne savait pas d'où elle

venait et limite il s'en foutait, mais malheureusement se n'était pas le moment, ni l'endroit de faire

une telle chose, il repoussa encore une fois Spock et réussit à se rasseoir, le vulcain allait lui sauter

à nouveau dessus mais il l'en empêcha.

- « Ce n'est pas le moment Spock. »

Mais le vulcain n'écoutait rien et plongea encore une fois sur Jim, le plaquant dans l'herbe. Le

blond se débrouilla pour le retourner et que se soit lui le surplombant, le vulcain se détendit un

peu. Jim se redressa sur ces genoux et allait commencer à se lever quand son amant lui attrapa

vivement les cotes pour l’empêcher de partir, agacé, parce que même s'il avait envie de suivre la

fougue de Spock, ils restaient en public, il lui saisit les poignets et le plaqua dans l'herbe fraîche

alors que Spock essayait de se débattre pour se dégager.Kirk entremêla ses mains avec les siennes. La prise était solide et serrée, témoignant de l'état intérieur du vulcain, celui-ci fit par couiner de frustration le souffle rendu court par sa propre excitation alors que Jim restait le plus calme possible pour le maîtriser et le calmer. Puis il eu une idée, il attrapa doucement l'une des mains de Spock et la plaça sur son visage, peut être qu'une fusion mentale réglerait le problème.

Spock relâcha un peu de tension puis les fit de nouveau rouler pour surplomber Kirk, il plaça ses

doigts au bon endroit et la connexion se fit dans la seconde.

- « Oh mon dieu ! »

Jim laissa retomber sa tête dans l'herbe, il venait de se prendre une violente vague d'émotion et de

pression psychique par Spock. Et il n'était pas habituer. Il souffla alors qu'il voyait dans sa tête une

multitude de couleur, agressive, intense, violente, ça ne lui faisait pas mal, mais la force de se

partage l'écrasait littéralement, il cru un moment qu'il allait devenir fou devant toutes ces couleurs

psychédélique, mais non. Au bout d'un moment qui lui paru une éternité et qui n'était en faites que

quelque seconde il entendit son nom, tout d'abord murmuré, puis dit plus fort, puis crier, puis

littéralement hurler. Puis plus rien, il se demanda un instant s'il avait vraiment entendu cette plainte

venant du fin fond de l'esprit de son premier officier.

La connexion se coupa un peu et Jim ouvrit les yeux, il ne se souvenait même pas de les avoir

fermé, il réalisa que la fusion mental n'avait pas durer plus de 30 secondes, si 30 secondes c'était

ça, alors qu'est-ce que c'était des heures ? Il savait maintenant que Spock l'avait attendu toute la

journée, l'attente devenant de plus en plus horrible, le manque devenant de plus en plus atroce. Et

lui il l'avait rejeté, mais à la place du vulcain, il l'aurait prit sur place. Il l'aurait fait sien dans la

seconde où il serait revenu. Spock avait fait preuve d'un immense contrôle quand il était rentrer, et

même toute la soirée, et même encore maintenant.

Il se redressa en vitesse sous le regard perplexe du vulcain. Vulcain qu'il attrapa et balança sur la

banquette arrière avant de se réinstaller au volant, démarrant sans plus tarder. Il pouvait sentir cette

folie émaner du vulcain, il pouvait la sentir en lui ce besoin impérieux de ne faire qu'un avec lui.

C'était un besoin si intense qu'il se demandaient s'ils allaient pouvoir le combler.

Spock restait calme, aussi calme qu'il pouvait. Il avait attendu toute la journée depuis qu'il avait

décider de lâcher les armes, toute la journée, Jim avait été son obsession, son esprit n'avait pas

réussit à penser à autre chose et il était à bout. Il grogna et Kirk appuya un peu plus sur

l'accélérateur.


Chapter 20


La porte s'ouvrit dans un grand fracas et Kirk manqua de tomber sur le sol. Avant même de rentrer

dans la maison, ils s'étaient débrouillés pour se retrouver torse nu. Spock ramena son amant contre

lui alors que leurs lèvres s'enflammaient mutuellement, ils se provoquaient par de petit

mordillement et ça ne faisait que davantage attisé leur feu.

Kirk glissa sa main vers l'entrejambe de Spock, pas question d'attendre. Il pressa sa paume dessus,

mais le vulcain eu un violent mouvement de recul lâchant un petit cri.

- « ça.. ça fait mal. »

Kirk fut surprit, aussi amena t-il le vulcain jusqu'au canapé et le poussa pour qu'il s'assoie, il

s'agenouilla devant lui et défit en vitesse son pantalon.

- « Lève tes hanches. »

Spock s'empressa de répondre à l'ordre et Jim put faire glisser le vêtement sur ses longues jambes,

emportant par la même occasion son sous-vêtement. Il vit que les trois pétales étaient déjà ouvert et

il se rendit compte que ça avait du être désagréable avec le frottement des vêtements. En revanche

le sexe gonflé était resté à l'intérieur, menaçant de sortir et les vrilles semblaient encore un peu

endormit. Jim grimpa sur le canapé et s'installa sur les genoux de son amant tandis que ce dernier

lui défaisait lui aussi son pantalon. Rapidement il libéra son amant de sa prison de tissus.

Kirk voyait déjà son sexe s'humidifier, mais il l'oublia bien vite, préférant aller titiller l'anatomie de

son amant.

Doucement il caressa la fine membrane alors que les vrilles venait déjà s'enrouler autour de ses

doigts se réveillant un peu face à la stimulation. Jim les aimaient beaucoup, il joua donc un peu

avec elles et sentit son amant frissonner. Mais le vulcain ne lui laissa pas le temps de jouer

longtemps, de ses mains ferme, il préféra le ramener encore plus proche de lui. Les petites

tentacules s'agrippèrent à son sexe et ce fut au tour de Jim de frissonner, mais encore une fois le

vulcain ne lui en laissa pas vraiment le temps puisque très vite il commença à onduler du bassin,

tentant de chercher et d'accentuer chaque divin contact.

Jim ne se retint pas de gémir devant son si excité et excitant amant. Mais il ne voulait plus jouer.

Aussi se détacha t-il de lui, se recevant en retour un grognement de mécontentement. Il se leva et

tendit la main.

- « On monte, Spock ! »

Ce n'était pas une question, le vulcain n'avait pas le choix et de toute façon, même en l'ayant eu il

était peu probable qu'il est refusé. Il le suivit rapidement à l'étage et ils dévalèrent dans la chambre

où Kirk s'empara avidement des lèvres de son premier officier sans lui laissé le temps de dire ouf.

Tombant sur le lit leur corps s'entrechoquèrent pour ensuite se caresser avec délectation leur

offrant de divine décharge à chaque effleurements. Jim se débarrassant en vitesse de ses dernier

vêtements, la chaleur de Spock était un habit largement suffisant, il le dominait et il adorait ça.

Cependant Spock n'avait pas spécialement envie de se faire dominer tout le temps et d'un

mouvement bien pensé arriva à les faire basculer sur le coté afin qu'il puisse prendre une position

plus dominante, leur baisé ne se brisant toujours pas. Jim fut surprit, mais apprécia de pouvoir

allègrement malaxer les fesses de son premier officier, néanmoins celui-ci se plaçait

dangereusement entre ses cuisses, son sexe cognant contre le sien semblant descendre un peu plus

bas.

Jim les refit basculer et se retrouva de nouveau au dessus

- « On joue les téméraires Spock ? »

- « Peut être bien que oui. » Le vulcain repassa une nouvelle fois au dessus de Jim et le maintint

fermement.

« Peut être bien que non, si tu crois que je vais me laisser dominer sans rien dire. »

- « Oh oh, je ne te savais pas ainsi, légèrement arrogant et impétueux, néanmoins je n'ai jamais eu

aucun problème pour le dressage. » Le surprenant par ce mot, Jim le plaqua sur le matelas et de la

même façon, le maintint bien en place.

« C'est pas parce que j'ai un Le-Matya devant moi plutôt qu'un chaton, que ça va changer quelque chose, il va juste falloir que je soit un peu plus dur. »

Spock fronça les sourcils.

- « Drôle de métaphore, je n'ai jamais comprit comment les humains pouvaient en créer aussi

facilement dans n'importe qu'elle situation. »

- « Qu'importe. »

Jim frotta avec plus d'ardeur son bassin sur celui de Spock. Il le sentit tressaillir sous la sensation

de leur sexe se caressant. Il voulait infiniment plus et il savait que Jim en avait envie alors

pourquoi restait-il encore si lent, si joueur, il n'en pouvait plus, il voulait quelque chose de plus

ferme et rapide. N'y tenant plus, Spock fit rebasculer Kirk et celui-ci voyant le mouvement venir

se débrouilla pour faire une roulade de plus avec l'élan de Spock et bien vite ils tombèrent du lit,

s'écrasant sur le sol dur et froid. Jim plaqua avec force le vulcain, il était tomber sur lui et c'était

donc le dos de Spock qui flirtait avec le sol.

- « Abandonne Spock, tu ne gagnera pas contre moi. »

Il se pencha vers ses lèvres et s'en empara avec une pure envie, quand il sentit une vive douleur, il

brisa le contact. Son premier officier venait de lui mordre la lèvre, le goût de fer et la vue des

lèvres de Spock légèrement rouge lui firent comprendre que ça avait été jusqu'au sang. Ils se

toisèrent du regard, aucun ne cédant, Spock émit néanmoins un petit couinement.

Jim savait que Spock n'avait pas fait ça pour lui faire mal, surtout quand Spock se redressa un peu

pour passer doucement sa langue sur la plaie qu'il avait fais lui même, afin d'apaisé un peu la

douleur. Ça faisait partie du jeu, de leur jeu, un jeu excitant à souhait, et cette folle envie de ne

faire plus qu'un, c'était plus qu'enivrant, et ça attisait leur feu intérieur.

- « Sauvage, j'aime ça. » Jim passa le dos de sa main sur sa bouche pour s'essuyer. « Voyons qui

est le meilleurs alors. »

Kirk vint rapidement mordre le cou de son amant, déchirant la peau de ses dents. Il sentit le corps

sous lui se cambrer, forcement il avait viser la partie la plus sensible du cou de Spock et il savait

parfaitement ce qu'il était en train de vivre. Le bassin brûlant vint se frotter avec force contre le

sien, alors il resserra sa prise, mordant encore plus fort jusqu'à sentir le sang lui couler sur la

langue. Un sang brûlant, légèrement acide avec un goût assez prononcer de cuivre, desserrant

finalement sa mâchoire il vint lui aussi caresser la plaie de sa langue. Il glissa ensuite sa main

jusqu'à empoigné fermement le sexe de Spock et enchaîna une saccade de mouvement très rapide

qui le firent hurler de plaisir sans qu'il puisse se retenir, puis il s’arrêta d'un coup, s'attirant un

regard étonner sur lui. Se décollant de ce corps qui lui faisait tant envie, il vint maintenant effleurer

le gland de son premier officier qui sembla retenir son souffle, puis il l'abandonna définitivement et

vint se poser sur son lit aguichant littéralement Spock du regard pour qu'il vienne le rejoindre.

- « Jim. » Murmura lascivement le sang vert en se mouvant avec une grâce féline pour monter lui

aussi sur le lit. Il attendait que Kirk le touche encore, mais le blond ne fit rien. « Jim, touche

moi ! » Dit-il finalement.

- « Où ? » Feignit Kirk.

Le vulcain se rapprocha de lui et l'embrassa doucement, se laissant glissé progressivement sans ses

bras, se laissant être effleuré sans opposer la moindre résistance priant pour que Kirk le touche

davantage. La main de Jim glissa le long de son corps et vint tout doucement caresser le sexe

vibrant de son amant, il en saisit la base et put sentir encore une fois les vrilles venir lui caresser ledos de la mains, alors que les pétales tremblaient de plaisir. Spock écarta un peu les cuisses et

ferma les yeux profitant de la sensation, se laissant enivrer par le plaisir et les décharge électrique

qui le rendait fou quand le blond jouait avec ses tétons dresser.

Jim adorait voir Spock quémander ses attentions, il fit quelque que vas et viens sur le sexe tendu et

récupéra du lubrifiant naturel que Spock produisait dans sa paume et s'en badigeonna les doigts.

Spock haletait et avait fermé les yeux, il ne savait donc rien de se qu'il l'attendait quand Jim glissa

ses doigts jusqu'à son intimité, la caressant et la pressant légèrement. Spock se mouva de façon

désordonné, n'arrivant apparemment pas à décider entre se laisser aller et s'échapper. Il ferma

finalement les cuisses, gênant ainsi l'action du blond.

- « Ouvre tes cuisses Spock ! »

Le vulcain lui répondit par un autre couinement plaintif, aussi le blond se pencha t-il vers lui pour

lui saisir encore une fois les lèvres. Spock répondit naturellement au baisé et sembla presque

oublié ce qui était en train de se passer plus bas. Il se détendit un peu. Jim put alors reprendre plus

de liberté et pressa doucement l’intimité de son amant avant de pénétrer d'un doigt la chair tendre

et vierge. Il sentit immédiatement l'étroitesse du corps du vulcain, la chaleur intense ça semblait si

délicieux.

Le vulcain gémit encore entre ses lèvres, s’efforçant de laisser Jim s'occuper de lui malgré les

sensations nouvelle qu'il expérimentait.

Jim commença un doux vas et viens et déjà rien qu'avec ça et les hanches de Spock gigotaient

dans tout les sens, se contractant et se détendant à intervalle plus ou moins régulier. Ses cuisses

tentait tantôt de se fermer, ou s'ouvrait à son amant.

Impatient le blond pénétra d'un deuxième doigts l'intimité, c'était un peu tôt, la chair n’étant pas

assez détendu. Mais cela ne sembla pas posé beaucoup de problème. Il commença un mouvement

de ciseau et Spock laissa échapper plusieurs gémissement. Dans un souffle il murmura.

- « Qu'est-ce que tu fais ? »

- « Je te prépare pour la suite. »

- « On s'en fiche de ça, prend moi, prend moi tout de suite Jim. » Le vulcain se redressa un peu et

planta ses yeux brûlant dans ceux azur. « Je veux te sentir en moi maintenant. » Ordonna t-il.

N'y résistant pas, Jim saisit les hanches de son amant et le ramena vers lui, présenta son sexe

devant l'entrer étroite et vibrante qui n'attendait que lui. Il pouvait voir les pétales palpiter souq

l’excitation et les tentacules tentés de l'attraper malgré qu'ils soit trop courte. L'envie le dévorant, il

commença frotter l'anneau de chair de son gland, savourant la sensation. Il allait commencer à

s'enfoncer quand Spock l’arrêta juste un instant, posant ses doigts sur son visage et entrant en

fusion mental avec lui. Jim sentit sa personne se fondre avec celle du vulcain, il entendit une voix,

mais ne sut pas si c'était celle de Spock ou la sienne. Qu'importe il pénétra d'un coup de rein

Spock, l'empalant sur son sexe jusqu'à la garde et ne put retenir un crie de pure plaisir. Ça n'avait

été que pur instinct. Spock se cambra et cria lui aussi, la fusion mental de Spock faisait qu'ils

partageaient le plaisir à deux, et quel plaisir.

Le fourreau extrêmement étroit l'aurait presque fait jouir rien qu'en entrant, la chaleur intense se

propageait dans tout son corps, son sexe avait taper pile poil sur la prostate de Spock, lui envoyant

des étoiles dans les yeux. Ils ne bougèrent pas pendant un temps, s'habituant à la double sensation

qu'il ressentait, celle de pénétrer et celle d'être prit. C'était juste divin, Jim sans attendre un

quelconque signe de la part de son amant pour dire qu'il était près, commença à le pilonner avec

force quand il ne put plus attendre.

Ses coups de rein était violent, agressif, plein de désir et de plaisir, ils étaient bestial et Kirk adoraitça tout autant que Spock apparemment. Leur corps réunit pour la seconde fois s’emboîtait à la

perfection, ondulant ensemble, se tourmentant ensemble. Kirk accrocha une hanche de Spock et

une de ses épaules afin d'avoir une meilleurs prise, et accéléra la cadence, claquant violemment la

peau des fesses de Spock tandis que le bruit indécent de succion se perdait dans leurs

gémissements et leurs souffles erratique.

Le vulcain avait accrocher les draps et les tordaient dans ses mains écartant toujours au mieux ses

cuisses pour que Kirk le pilonne toujours plus fort. Puis à un moment, plus rien. Il lâcha un

grognement de protestation sur le fait que Jim se soit retirer. « Retourne toi ! » Murmura Jim dans

son esprit sur d'être entendu par Spock. Ce dernier obéit s'allongeant sur le ventre, grognant de

plaisir quand si sentit le sexe passionné violer à nouveau son intimité. S'enfonçant jusqu'à la garde

puis se retirant doucement pour se renfoncer encore plus fortement. Kirk fit ça une bonne dizaine

de fois se délectant de la sensation. « Jim, va plus vite, je t'en pris ! » entendit-il dans son esprit,

mais il n'en fit rien et continua encore plus lentement son petit jeu qui, il le savait, excitait à fond

Spock sans pour autant l'amener à la jouissance. Après tout la frustration fait aussi partit du plaisir.

« Plus vite ! » il accéléra, « encore », il accéléra encore, « putain Jim, j'en veux plus » couina

Spock.

Jim ralentit la cadence, sentant le corps du vulcain vibrer sous lui, il lui saisit une mèche de

cheveux et le tira en arrière pour le faire se redresser, Spock obéit et se retrouva à genoux, fesses

contre bassin, coller à Jim qui le maintenait serrer contre lui et les coups de reins reprirent, encore

plus fort, plus puissant, les amenant toujours plus loin vers la jouissance. Spock se perdait dans le

plaisir et dans les bras de Jim surtout quand il jouait avec ses tétons sans ralentir pour autant ses

coups de reins.

Bientôt seul leur volonté les empêchèrent de jouir, mais Spock céda le premier, il baissait les

armes, il n'en pouvait plus, chacune de ses cellules criaient à la libération. Il se répandit sur les

draps dans un souffle rauque, son cri c'était bloquer dans sa gorge, mais hurlait dans sa tête, il se

sentait trembler. Son fourreau étroit se resserrant encore sur le sexe palpitant de Jim qui le suivit

juste après dans la jouissance, déversant sa semence dans le corps brûlant. Leurs esprits mêlés

firent durer le plaisir plus que de raison et Jim n'eut d'autre réaction que de planter ses ongles dans

le pectoraux de son amant tentant tant bien que mal de garder un minimum de contrôle. Ils

s'écroulèrent épuisé sur le lit, savourant encore la jouissance qui parcourait toutes leur cellules.

- « Oh putain ! » Fit Kirk tout en s'allongeant au coté de Spock.

- « Jim ! » Dit-il d'une voix basse, douce, un peu rauque.

Le vulcain s'approcha de son capitaine et se blottit contre lui, enfouissant son visage dans son cou,

il ferma les yeux, il était si bien, reprenant son souffle progressivement. Son corps et ses organes

se relâchant doucement des tensions qu'ils venaient de subir. Kirk sentait toujours l'intense chaleur

de l'esprit de Spock dans le sien et à cet instant plus rien d'autre n'avait d'importance. Jim avait

tester bon nombre de chose dans ses aventures sexuel, mais jamais il n'avait ressentit de sensations

aussi explosive. Une fois leur souffle retrouver, Spock se détacha de lui et glissa de l'autre coté du

lit afin de se lever, sans même qu'un mot soit prononcer il savait que s'était pour aller prendre une

douche.

Mais lorsque le vulcain se retrouva debout, il fléchit, pliant ses genoux sous la mollesse de ses

jambes et de ses reins douloureux et du se retenir à la table de nuit pour ne pas s'écrouler au sol.

Jim le regarda faire et réalisa que pour la premier fois de Spock en position de dominé il y était

allez sacrément fort, et forcement un corps non roder à se genre de pratique se retrouvait un peu

affaiblie. Il entendit le vulcain respirer doucement et le sentit se concentrer pour parvenir à rester

debout. Durant ce lapes de temps il put admirer le dos fin et osseux de Spock, ses fesses musclé,

mais si délicieusement ronde et légèrement coloré d'une teinte verte. Puis il descendit jusqu'aux cuisses finement musclé où s'écoulait son sperme, glissant de façon indécente sur son entrecuisse.

Le manque d'habitude faisait qu'il n'avait pas penser à retenir la semence en lui, mais en même

temps lui même aurait du lui éviter ça. Qu'importe.

L'envie le pris, une folle envie de retrouver l'intense chaleur de Spock autour de son membre déjà

de nouveau prés. Alors que le vulcain allait partir il se précipita et lui attrapa le poignet pour le

retenir. Spock sembla fléchir une nouvelle fois, mais tint debout. Il regarda son capitaine essayant

de chercher dans son regard une explication, mais il était bien incapable de lire ses traits en cet

instant alors il se concentra sur l'esprit de Jim qui été encore remplit de désir, d'envie, et d'amour

qu'il avait une folle envie de partager avec lui.

Il recula légèrement et se laissa à nouveau entraîner sur le lit se laissant une nouvelle fois posséder

par Jim qui le caressait et embrassait sa peau avec envie.

Gentiment Jim invita le vulcain à s'allonger sur le ventre et passa ses mains sur le dos humide de

sueur de Spock, descendant jusqu'à ses reins qu'il massa un moment pour les soulager Il adorait

caresser son amant, il adorait le masser, pétrir sa peau et le sentir entre ses doigts et il savait que

cela faisait de toute façon un bien fou au vulcain. Il saisit ces deux fesses moelleuse dans ses mains

une bonne trentaine de minute plus tard.

Le vulcain n'avait été entre temps qu'un docile être qui se laissait manipuler sans problème, pour le

coup une fois l'excitation retomber un peu, il devenait beaucoup plus facile à toucher. Mais après

tout Spock appréciait la douceur de Jim, les pensées douce de se dernier l’empêchant de réfléchir,

il en avait même oublier l'humidité un peu poisseuse entre ces cuisses. Aussi n'était-il absolument

pas préparer à ce qui allait se passer ensuite.

Le blond écarta les fesses de Spock et passa rapidement son pouce sur son intimité qui se contracta

plusieurs fois au contact, retenant ce qui restait de la semence de Kirk en elle.

- « Jim qu'est-ce que tu ? »

- « Chuuuut. » Répondit le blond amoureusement, s'allongeant sur le ventre.

Et avec envie, Kirk vint titiller cette porte brûlante de sa langue. Spock réagit tout de suite,

essayant de s’échapper.

- « Jim arrête, qu'est-ce que tu fait, c'est gênant ne fait pas ça. » Grogna t-il tout d'un coup paniqué

avant de se faire submerger par une vague de plaisir venant de Kirk.

- « Mais non, ne t’inquiète pas, juste, détend toi. »

Le sexe de Jim avait été traverser par un violent frisson de plaisir quand il avait commencer à

lécher son intimité. Bon dieu ce que ça pouvait l'excité, sentir le corps de Spock se contracter et se

décontracter un peu par saccade alors qu'il avait été ouvert quelques minutes plus tôt, c'était divin.

Il repassa sa langue dessus mêlant l'agréable goût acide de la peau de Spock au goût acre de sa

semence. Puis il titilla davantage l'anneau de chair avec, jusqu'à réussir à le pénétrer, sentant alors

la folle étroitesse de son amant. Par leurs contact mental, il sentit la sensation que cela procurait au

vulcain et surtout le plaisir entouré de gêne et de honte que cela provoquait chez lui.

- « Jim arrête. » Couina le vulcain

Kirk n'en fit rien, Spock pouvait dire non autant de fois qu'il voulait, il savait que la caresse de sa

douce langue sur ses parois tendre le rendait fou. Alors il continua, fermant les yeux pour savourer

davantage la sensation des spasmes et autres contractions sur sa langue. La retirant finalement, il se

redressa un peu observant un moment le vulcain totalement soumit à sa volonté, tremblant, allongé

lascivement se contentant de gémir quand il ne pouvait pas se retenir.

Il quitta vite cette image pour se reconcentrer sur l'anneau de chair pénétrant cette fois-ci d'un

doigts l'antre brûlante avant d'effectuer un vas et vient. Les muscles se détendirent assezfacilement. Uniquement grâce à leur dernière activité. Il enfonça ensuite un second doigts et

arracha un gémissement au sang vert. Il accéléra la cadence de ses mouvements jusqu'à rencontrer

une zone plus rugueuse et gonflé, il la pressa sans ménagement et Spock courba le dos en

gémissant son nom. Le sperme de sa précédente activité glissa sur sa main, mais il ne s'en occupa

pas préférant tourmenter Spock. Il enfonça un troisième doigts et entreprit de littéralement baisé

Spock avec d'un vas et viens véloce.

- « Jiiiim. » Gémit Spock de façon lascive.

- « Oui Spock ? »

Ne pouvant pas répondre à cause de ses gémissement Spock essaya tant bien que mal de se

concentrer pour lui parler directement dans son esprit et lui dire de ne plus le faire attendre. Mais il

en était quasiment incapable, n'arrivant pas à dépasser le stade des « Jim », mais le blond avait

bien comprit ce que voulait Spock. Et il allait satisfaire sa demande, car lui aussi en mourrait

d'envie. Il retira ses doigts en vitesse pour les remplacer par son sexe gonflé, empalant Spock

jusqu'à la garde et lui arrachant un crie de contentement. Spock lui ordonna d'aller vite et il obéit,

se lançant directement dans une séries de coup de reins brusque et véloce. Spock gémissait une

litanie de « Jim » éperdue et tout bonnement incompréhensible tant sa voix était coupé.

Souhaitant voir un peu son visage, Kirk changea légèrement de position, faisant se tourner le

vulcain sur le coté, se plaçant entre ses cuisses dont l'une était toujours sur le matelas tandis que

l'autre reposait maintenant sur sa hanche, relever suffisamment pour permettre une profonde

pénétration. Se tenant justement au haut de cette cuisse il le pilonna avec force, l’observant se

mordre la main, le visage déformer dans une expression de plaisir pas encore satisfait. Il lui saisit

les deux mains et les amena jusqu'à son ventre – celui de Spock – pour l’empêcher de se retenir de

gémir, cela sembla fonctionner et Spock couina davantage son plaisir pour le plus grand plaisir de

Kirk. Son intimité se détendit, s'ouvrant totalement pour son capitaine. Ce dernier sentait qu'il

n'allait pas résister longtemps encore alors il s'allongea un peu sur le corps tremblant sous lui,

passa une de ses mains sous les cote de Spock pour venir faire rouler son téton entre ses doigts

pendant que son autre main entamait un vas et vient frénétique sur le sexe tendu du vulcain. Celui-

ci hurla sous ses deux nouvelles stimulations, ses gémissements devenant encore plus intense, et

ses mains cherchant désespérément en endroit où planter les ongles. Et la première chose qu'elles

trouvèrent se fut Jim, qui sentit de véritable griffe s’accrocher à sa peau et des paumes puissante

tenter de trouver une prise solide. Jim le sentait, si Spock serrait encore un peu trop fort, il lui

casserait un truc. Il avait mal, mais Spock en avait besoin, il avait besoin de cette prise. C'est ce

qu'il comprit quand il vit le vulcain fermer les yeux jusqu'à ce qu'une larme coule alors que son

souffle accélérait encore.

- « Jim. » Arriva t-il à murmurer. « Jim, je vais, je vais.. »

- « Je sais, je le sens. »

Kirk accéléra encore ses coups de reins jusqu'à ce que tout le corps de Spock se contracte

violemment et qu'il jouisse, son sexe secouer par plusieurs spasme alors qu'il éjaculait, suivit

presque immédiatement de Jim qui se déversa une fois de plus en lui. Si quelqu'un était en train de

dormir dans la maison, ils l'auraient réveillé, car cette fois-ci, leur cris ne fut pas retenue et Jim put

admirer le formidable coffre de son amant.

Kirk se retira doucement et reposa la jambe désormais détendu ou plutôt amorphe de Spock sur le

matelas. Il se pencha sur lui, se couchant presque dessus et lui attrapa le crâne pour le tourner vers

lui, puisque le vulcain semblait ne plus pouvoir faire le moindre mouvements. Doucement il lui

caressa les tempes, observant ses yeux bas et ses pupilles extrêmement dilater, ses lèvres gonflé

l'invitèrent à l'embrasser et Spock se laissa faire, incapable de faire quoi que ce soit après le

foudroyant plaisir qu'il venait d'avoir. Ils s'embrassèrent intensément, puis Spock vint très

doucement poser ses mains sur le ventre de Kirk qui était légèrement surélevé, elles tremblaient de manière incontrôlable. Kirk s'allongea sur le coté et en saisit une dans ses deux mains et la caressa

doucement jusqu'à se que Spock se calme. Lui aussi avait ressentit un puissant plaisir, mais

semblait plus habituer que Spock et se remettait donc plus rapidement. Finalement après une demi

heure supplémentaire de tendre caresse le vulcain se redressa et se traîna lentement jusqu'à la salle

de bain suivit de prés par le blond qui entreprit de les laver.

L'excitation, la frustration, l'attente abominable que Spock avait ressentit, avait désormais disparut

de son corps. Il se demandait comme il avait put se comporter avec une telle frénésie, alors c'était

ça le désir ? Il comprenait enfin, cette pulsion folle et indomptable dont il avait mainte fois entendu

parler sans pour autant saisir le concept. Ça avait été un besoin vital à combler, Jim était vital.

D'ailleurs se dernier sortait de la douche, Spock ne le suit pas.

- « Je reste encore un peu. » Murmura t-il.

Jim acquiesça tout d'un coup un peu inquiet et si Spock ne venait pas dormir avec lui ? Il retourna

dans la chambre. Spock se laissa glissé contre la parois de la douche et entreprit de reconnecter

son cerveau par une médiation simple, il sentait toujours son corps et son cœur trembler sous

toutes les sensations qu'il venait de vivre, il avait besoin de se reprendre, ça avait beau avoir été

vital, ça n'en restait pas moins très éprouvant.


Une fois sa douche terminer, Spock rejoignit Jim dans le lit où ils venaient de faire l'amour, c'était

un peu intimidant dit comme ça, mais qu'importe. Jim avait eu peur que Spock ne vienne pas le

rejoindre, ce qu'il ne savait pas c'est que le dit Vulcain l'avait sentit et que ça l'avait un peu étonné.

Il était évident qu'il allait le rejoindre, comment Jim pourrait encore douter ? Il se glissa

tranquillement sous les draps et vint se blottir dans les bras de son amant, enfonça sa tête dans son

cou et se laissa progressivement emporter par le sommeil tandis que Jim jouait amoureusement

avec ses cheveux. Leur corps s'entremêlèrent, s'épousèrent pour ne faire plus qu'un.

- « Bonne nuit Spock. »

Mais le vulcain dormait déjà.


Chapter 21


Lorsque Jim se réveilla avec la douce lumière du soleil matinal, il s'étira tel un chat en grognant,

mais fut vexé lorsqu'il se rendit compte qu'il était seul dans le lit. Il aurait aimé réveiller lui même

le vulcain, par un baisé ou des caresses mais qu'importe, il se redressa et aperçu juste au pied du lit

la tête de Spock. Il se coula donc sur le matelas dans le bon sens.

- « Qu'est-ce que tu fait ? »

Spock ne répondit pas alors il se suréleva un peu et comprit qu'il était en train de méditer. Torse

nu, en tailleur, les mains sur ses cuisses, la respiration calme et lente. Jim souffla, c'était ennuyant,

alors il commença à jouer avec les cheveux de son amant qui ne sembla pas broncher. Voulant

vraiment obtenir une réaction, il entreprit de faire tout ce qui pourrait le déranger, déjà lui parler,

tirer sur quelques mèches de cheveux, voyant que ça ne marchait pas, il vint doucement lécher son

oreille, d'abord l'arrière avant de glisser l'extrémité dans le sillon et de remonter jusqu'à la pointe. Il

sentit le vulcain faire un petit mouvement de recul après avoir frissonné. Jim sourit et glissa ses

mains des épaules jusqu'au torse et caressa les poils noir avant de venir jouer avec les tétons. Cette

fois ci le brun lui attrapa les mains.

- « Jim, je suis en train de méditer. »

- « Et alors ? Je te dérange ? »

- « Oui, je n'arrive pas à me concentrer quand tu me touche. »

- « Pourquoi ça t'excite ? »

Spock ne répondit pas et bascula sa tête un arrière pour la reposer sur le matelas et tenter de

regarder Jim. Celui-ci affichait un doux sourire et vint l'embrasser tout en lui caressant la mâchoire.

- « Good Morning my Sunshine ! »

- « Ha'tha ti'lu. » Répondit le vulcain dans sa langue natal. Jim sembla surprit, Spock parlait

rarement en vulcain, il se redressa finalement.

- « Bon allez je te laisse méditer, prépare ton sac après, je t’emmène visitez les plus beau coin de

l'Iowa. » Ricana t-il, il allait quitter la pièce quand Spock le retint.

- « Pourquoi sunshine ? »

- « Je trouve ça mignon. » Il allait partir puis il se rappela de quelque chose qu'il avait toujours

voulu demander à Spock. « Dis moi, ton père m'as dit que.. mes sentiments venait du lien que l'on

à. Ça veux dire que si jamais il était brisé, je ne ressentirais plus rien ? »

- « Non, c'est parce qu'il ne pensait pas que c'était un lien entre deux T'hy'la. Notre lien ne peux se

brisé que part la mort de l'un de nous, les sentiments que l'on ressent l'un pour l'autre ne vienne pas

du lien en lui même, mais de nos âmes. »

- « Oh d'accord . »


Quand Spock descendit enfin en bas, Jim était en train de lire le journal du jour, il semblait

perturbé par quelque chose. Le brun s'empressa donc de s'enquérir de la raison de son trouble.

- « Une mauvaise nouvelle ? »

- « Je lisais le journal du secteur spatial, que des nouvelles plutôt banal, mais sur la page des portés

disparus il y à trois vulcains. »

Spock fronça les sourcils montrant son incompréhension.

- « Quoi tu comprend pas ? D'habitude sur cette page il y à des enfants, parfois des adolescents,rarement des vieillard, là on parle de trois vulcains et pas dans des tranches d'ages que l'on retrouve habituellement dans ces page. »

- « Et tu pense à quoi ? Il sont probablement partie en congé. »

- « Des vulcains en congé ? Regarde toi, si on ne te force pas à les prendre tu resterais actif et puis

pour des vulcains ne pas prévenir d'un départ, ou ne pas revenir, ça fait assez illogique. »

- « Après la destruction de ma planète, il y à eu quelque débordement parmi ceux qui étaient les

plus sensible. C'est peut être ça. »

- « Hum, peut être, je vais quand même le signaler à Starfleet. »

Spock en resta plus que perplexe, mais Jim était déjà en train de contacté le quartier Général à San

Francisco. Près à signaler ce petit problème. Un problème qui selon Spock n'avait pas à être

signaler à Starfleet Commande, après tout ils avaient autre chose à faire que de s'occuper de

vulcain soit disant disparut. Soit disant parce que lui pensait plutôt à l'incompétence du journaliste

de l'article qui n'avait pas du mener ses recherches à fond et tirer une conclusion hâtive et loin de

la vérité.

Après ce petit incident, ce ne fut qu'une petite heure plus tard qu'ils se retrouvaient dans la voiture.

Jim avait semble t-il tout préparé et Spock n'avait eu qu'à prendre quelques affaires, il avait

d'ailleurs à peine vu les sacs que Kirk s'était amuser à charger dans sa voiture. Au bout d'une

heure de routes, le duo arrivait dans une sorte de carrière entouré de bois, déjà en hauteur, on

pouvait voir au loin les montagnes et la nature florissante.

Kirk descendit suivit de Spock qui resta un moment à observer les lieux. Ça ressemblait plus à un

centre équestre qu'à un des plus beau lieux de l'Iowa, mais qu'importe il suivit son T'hy'la qui

saluait déjà un vieil homme barbu qui semblait être le chef des lieux.

Plusieurs chevaux attendaient dans des box, et il avait un peu un mauvais pressentiment, il ne

savait pas monté.


- « Bon allez Spock, grimpe dessus. » Ordonna le blond.

Ils étaient tout les deux dans un enclot, pour une leçon de base afin que Spock ne soit pas trop

perdu. Or il était totalement perdu, il n'avait jamais approcher un cheval de sa vie et voilà qu'il se

retrouvait devant une bête énorme. Certes sur sa planète il y avait des Sehlats, des animaux

impressionnant par leur taille et leur aspect dangereux et qui était pourtant très gentil. Si l'on

souhaitait trouver une correspondance sur terre, il aurait fallut mélanger un ours et un félin, et lui

rajouter de grande canine, mais niveau caractère il aurait plutôt fallut les comparer à de gros

chiens, quand ils étaient dressé bien évidement.

Désormais on ne trouvait plus ces animaux que chez des marchants spécialisé ou des particuliers,

c'était bien malheureux.

Mais malgré tout, Spock ne pouvait s’empêcher de penser que c'était totalement différent, il ne

connaissait rien à l'équitation, bien que plus jeune il avait l'habitude de monter sur le sehlat de son

père, I-chaya.

Il s'approcha de l'animal déjà sellé, mais celui-ci s'écarta avant qu'il ne puisse attraper les rênes. Il

retenta une nouvelle fois peut être un peu trop brusquement puisque l'animal s'avança vers lui en

tapant du pied et en bougeant la tête de manière à se dégager. Voyant que ça allait sûrement mal

tourner, Jim s'approcha en vitesse et fit reculer le vulcain juste avant que le cheval ne se cabre à

demi. Il se mit devant et essaya de le calmer.

- « Je ne suis pas sur qu'il soit vraiment « gentil ». » Critiqua Spock.

- « Je crois qu'il est un peu nerveux, il n'as jamais rencontrer de vulcain, il sent que tu es

différent. »- « Et moi c'est la première fois que je vois un cheval. » Jim ricana.

- « Approche, vous allez faire connaissance. »

Le vulcain s'approcha et tout de suite le cheval devint plus nerveux, mais retenue par Jim il ne fit

que trépigner des sabots.

- « Vas y doucement et caresse le. »

- « Où ? »

- « Sur la tête, lève ta main doucement et approche toi, il n'y à rien à craindre. »

- « J'en doute. »

Spock approcha sa main, il touchait désormais presque l'animal quand celui-ci donna un coup de

tête, Spock retira rapidement sa main ce qui eu pour effet d'exciter davantage l'animal et Jim le

calmer à nouveau.

- « N'ai pas peur Spock. »

- « Je n'ai pas peur, la peur est une émotion humaine je... »

Jim soupira bruyamment de désespoir ce qui coupa le vulcain dans sa lancée.

- « Quoi ? »

- « Spock, ça ce voit que tu n'est pas à l'aise, le cheval le sens, calme toi, détend toi, il n'y à aucun

risque. »

Jim lui sourit et le vulcain consentit à s'approcher de nouveau, cette fois-ci il put le toucher un peu,

mais dés que le cheval sentit sa main, il s'écarta, Spock recula méfiant.

- « Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, à la rigueur je préfère marcher. »

- « Qu'est-ce que tu raconte ? Dit pas n'importe quoi. Je vais te montrer qu'il est gentil. »

Jim lâcha l'animal et se recula un peu avant de s'avancer confiant, il caressa la tête de l'animal qui

se laissa faire, puis glissa sur son encolure, passa sa main sur la croupe changea de coté et revint

jusqu'à la tête, l'animal n'avait pas broncher. Il se recula et le cheval le suivit tranquillement. Puis il

le fit reculer, marcher sur le coté, faire plusieurs tour sur lui même et le cheval se laissait faire. Au

bout d'un moment il revint vers Spock.

- « Tu vois ? Allez à ton tour. »

Spock le regarda perplexe et s'approcha méfiant.

- « Détend toi je t'ai dit. » Entendu t-il.

Jim se colla contre son dos et avança avec lui, attrapant sa main et la guidant vers l'animal. Spock

se rappelait vivement les contacts plus intimes qu'ils avaient eu la veille. Il se rappelait de la peau

de Jim, de sa douceur, de sa chaleur.

Le blond de son coté pouvait sentir Spock se tendre, presque trembler. Et il ne se doutait pas une

seconde de se qui se passait dans l'esprit de son vulcain favori. Il continua à le guider et le cheval

se laissa approcher, doucement il conduit la main de Spock sur sa tête, enlaçant ses doigts dans les

siens il les fit glisser jusqu'à l'encolure.

- « Il faut qu'il apprenne à te connaître, qu'il s'habitue à toi. »

- « d'accord. »

- « D'ailleurs j'y pense, tu peux fusionner mentalement avec lui non ? Comme tu l'avait fait lors de

la mission avec le hortas. »

- « Oui, mais je ne peux pas en se moment. »

- « Comment ça ? » Fit Kirk curieux alors qu'ils caressaient toujours tout les deux l'animal.- « Parce que je suis trop proche de toi, mon esprit est trop ouvert et diriger vers toi pour que je

puisse l’ouvrir à un autre. Tu ne le sens peut être pas, mais on est presque en fusion mental

constante, même lorsqu'on à pas de contact physique. »

- « Oh d'accord je vois. Mais du coup qu'est-ce que ça fait qu'on soit en fusion mental presque

constante ? »

- « ça nous rapproche, psychiquement et spirituellement. Quand à un moment on devient très

proche physiquement et bien on peut partager plus de chose. »

- « Comme hier soir ? »

- « hum. »

Jim comprit bien que Spock était un peu gêner d'expliquer ça avec des mots et il devait trouver ça

intimidant, il sentait de la géne, elle venait de Spock donc. Il ne tenta pas d'approfondir le sujet ne

voulant gêner le vulcain d'avantage.

Spock reprit un peu plus confiance et put désormais caresser l'animal sans que celui-ci ne réagisse.

- « Bon allez maintenant, grimpe dessus. »

- « N'est-ce pas un peu tôt ? »

- « Non, non ne t'en fait pas. »

Le vulcain glissa donc son pieds dans l'étrier et se souleva mais retomba directement au sol. La

selle mal attaché avait glissé. Jim éclata de rire et s'approcha rapidement du vulcain pour l'aider à

se relever.

- « Tu ne t'es pas fait mal ? »

- « Non ça va. » Jim continua à s'esclaffer. « Pourquoi rit-tu ? Es-tu en train de te moquer ? »

Demanda Spock.

- « Je ne me moque pas, mais tu es tombé d'une telle façon, je mis attendais pas. Je pense que tu as

mal attaché la selle. » Dit-il tout en la remettant en place. « Il faut bien la serrer. » Il montra le

geste au vulcain.

- « Mais tu vas lui faire mal, si tu serre autant. »

- « Mais non, aller monte. »

Spock remit l'étrier. Il sentit Jim l'aider en le soulevant aux niveaux des fesses et il ne put

s’empêcher de se tendre alors qu'il passait sa jambe de l'autre coté.

- « Jim qu'est-ce que tu fait ?

- « Ça se voit pas ? Je t'aide à monter, et accessoirement j'en profite pour toucher tes si délicieuse

fesses. »

Spock tourna la tête sur le coté en signe d'indignation et d'embrassement. Le blond se mis alors à

rire devant cette réaction, de toute évidence Spock n'était pas doué avec les mots.

- « Bon, tiens les rennes comme ça, garde les talons vers le sol, et bascule ton bassin en avant tu

sera plus confortable, et par pitié détend toi. »

- « Je pense que tu était aussi tendu que moi la première fois que tu es monté sur un cheval. »

- « Non je ne pense pas, j'ai commencer à monté à trois ans, à trois ans on a peur de rien. » Jim

regarda le vulcain essayé de se mettre dans une bonne position, sauf que ce n'était pas terrible.

« Non pas comme ça. » Jim souffla. « Je vais te montrer avec le mien, tu n'aura qu'à me copier. »

Il se dirigea hors de l’enclot pour chercher son cheval, souriant alors que le vulcain couinait.

- « Jim, ne me laisse tout seul. Reviens ! Jim ! »

Le blond ne l'écouta pas et laissa seul Spock qui maintenant était plus tendu qu'autre chose sur

l'animal qu'il chevauchait. Il avala difficilement sa salive et fixa son T'hy'la qui revenait avec le

cheval baie. Après quelques vérifications de matériels, il l'enfourcha et le rejoignit au trot,

s’arrêtant à coté de lui. Il lui expliqua plusieurs chose et l'incita à l'imité, puis il lui fit faire quelques exercices comme se mettre debout sur les étrier, toucher les oreilles du cheval ...

- « Bon maintenant pour avancer tu presse un peu tes jambes. »

Jim le fit et son cheval avança d'un pas lent, Spock l'imita.

- « Tu vois c'est pas si compliqué. » Sourit le blond. « Garde tes mains baissées. » Lui indiqua t-il.


Un peu plus tard, Spock regardait Jim s’atteler à seller les deux chevaux d'une autre selle et de les

charger des sacs qu'ils avaient prit, tente, couverture, matériel de base pour ce genre d'expédition

et quelque provision. Bientôt ils furent partit sur les routes de terre, au milieux des arbres.

- « Spock, il faut que ton bassin suive le mouvement du cheval, détend toi et laisse le mouvement

guider. »

- « Jim est-ce que je peux te demander où on va plus précisément ? »

- « Aussi loin qu'on pourra aller, il y a quelques endroits que j'aimerais te montrer, tu vas voir, c'est

vraiment sympa. En général je part à pied, mais à deux je trouve que c'est plus sympa à cheval. »

Sur une bonne partie du chemin ils restèrent silencieux, enfin entre leur discutions sérieuse et leur

discutions futile sur les écureuils et les chênes, les silences étaient long. Spock put admirer les

arbres immenses et sentir des odeurs qui lui était encore inconnue ou qu'il ne connaissait que trop

peu.

Il n'y avait pas autant de forêt sur vulcain, l'ancienne vulcain. Et elles n'avaient jamais été aussi

luxuriante. Il se plaisait à voir toutes ces nouvelles chose et profitait de son tricordeur - Celui de

Jim en réalité, qu'il avait réquisitionner depuis la destruction du sien - pour faire ses propres

analyse de cet environnement.

Après une bonne journée de marche ils s'étaient arrêté au milieux d'une clairière afin d'y déposé le

campement pour la nuit. Kirk se chargea de monter la tente tandis que Spock partit chercher du

bois pour le feu, marchant un peu difficilement à cause de la douleur dans les cuisses du au fait

qu'il était rester assis sur un cheval toute la journée, il ne voulait pas avouer que c'était aussi en

partie à cause des activités de la veille.

Le blond s'attela à rendre leur tente la plus confortable possible, malgré le peu de matériel qu'ils

avaient emmené. La nuit tomba rapidement et une fraîcheur légèrement humide prit place. Le feu

n'était donc pas du luxe. Ils mangèrent tranquillement l'un en face de l'autre, les flammes

rougissant leur joues.

Spock passait son temps à fixer son capitaine avant de se détourner rapidement pour recommencer

quelque secondes plus tard et le blond n'avait pas manquer de le remarquer. Le vulcain devait

avoir envie de faire quelque chose, mais n'osait pas, alors lui osa. Il se leva et vint s'allonger à coté

du vulcain posant sa tête sur ses genoux et le regarda amoureusement, observant les flammes

danser sur son visage. Le vulcain le regardait de la même façon, avec une bienveillance qu'il

n'avait encore jamais vu dans ses yeux, puis il sentit une main chaude lui caresser le front avant de

glissé dans ses cheveux. Il savoura la caresse un long moment profitant de la rare tendresse dont

Spock pouvait faire preuve.

Leurs esprits se frôlaient doucement, au même rythme que les caresses et Jim ferma les yeux se

gorgeant de cette sensation qu'il connaissait encore très mal. Il avait comprit après les explications

de Spock, que leur esprits restaient constamment en contact même quand ils ne se touchaient pas.

Et il devait avouer qu'il arrivait à mieux comprendre les traits du visage de Spock, parce

qu'intérieurement il savait déjà se que Spock ressentait, même si celui-ci enterait ses émotions. Ça

restait néanmoins très minime et c'était loin d'être explicite.

Quand ils se touchaient, même s'ils ne faisaient pas une fusion mental, leur esprit semblait se

rapprocher davantage et ils pouvaient parfois entendre les pensées de son amant comme de très faible chuchotement. Parce qu'elle n'était pas pour lui, c'était un peu comme si lui était en train de

penser à une part de gâteau au chocolat, Spock pourrait savoir qu'il pensait au gâteau, mais le

degrés futile de cette information rendait cette pensée aussi discrète qu'un chuchotement.

Les émotions étaient un autre point qu'ils partageaient. De façon très minime quand ils ne se

touchaient pas, le partage était plus intense à chaque contact physique.

Il n'y avait rien de plus. Spock lui avait expliqué que ça dépendait des gens, des couples que

certain voyait plutôt des images ou entendait des sons plutôt que des pensées... c'était en fonction

des affinité de chaque couple, bien qu'évoluer au stade maximal, le lien comprenait tout sans la

moindre distinction, mais ça prenait du temps

Ils avaient ensuite parler du Pon Faar, sujet toujours délicat pour le vulcain qui semblait toujours

s'en vouloir, bien que Jim n'arrivait toujours pas à comprendre pourquoi. À ce moment là, ils

avaient tout partager et il y avait pas eu de « sélection » en fonction de leur affinité comme à

présent. Apparemment c'était simplement du au fait que pendant le Pon Faar tout était plus fort,

décuplé en intensité et en puissance. Pendant la fusion mental, c'était comme si Spock avait ouvert

en grand les portes de l'esprit de Kirk alors qu'en temps normal, il aurait juste légèrement

entrouvert .

Spock avait d'ailleurs sembler encore plus gêner. Il lui avait dit qu'en plus d'un viol physique, il

avait violé son esprit et ça c'était pire. Il lui avait répliqué qu'il était consentant. Mais Spock n'était

pas d'accord, Jim avait peut être été consentant physiquement, mais il ne pouvait pas être

consentant psychiquement puisqu'il n'avait même pas su qu'il y aurait une fusion mental pendant

l'acte.

Jim avait alors boudé, puis s'était coller à son cheval, s'était largement pencher vers le vulcain pour

déposer un rapide baisé sur ses lèvres puis avait murmurer un « je te pardonne » bien que Jim ne

voyait pas du tout ce qu'il y avait à pardonner, si cela pouvait rassurer Spock, alors il le lui dirait

autant de fois qu'il le faudrait.

Malgré tout pour Jim, sentir que leur esprit se touchaient comme c'était actuellement le cas avait

parfois quelque chose de dérangeant. Il n'était pas habituer et il se sentait parfois un peu apeuré.

Alors il profitait de ces moments pour s'accoutumer.

Et il était persuadé que Spock se retenait volontairement pour ne pas trop le pousser dans cette

voie, après tout, ils iraient à leur rythme, ils n'avaient pas à être pressé.

Plus Jim se détendait sur les genoux de son second, plus il commençait à ressentir quelque chose

d'un peu nouveau, il l'avait déjà brièvement expérimenter avant, juste quand il s'endormait. Il

pouvait donner une limite à l'esprit de Spock et au sien, une couleur distincte pour chacun et les

sentir de façon très précise. Comme s'il les voyaient alors qu'il ne voyait rien. L'aura de son amant

avait une couleur bleuté tirant sur le violet et était bien plus grande que la sienne étant plutôt de

couleur rouge. Spock répondit à sa question muette.

- « La taille n'as pas tant d'importance que ça, la mienne est plus grande, parce que je médite

régulièrement et parce que je suis plus spirituel que toi, c'est tout. »

Jim acquiesça et profita de la caresse de Spock qui descendait maintenant sous son tee-shirt. Le

vulcain glissa habillement ses doigts sur la peau souple. Jim fut surprit quand il sentit des lèvres se

posé sur les siennes, mais se laissa faire. Progressivement s'allongea sur le sol, gardant le corps de

son amant proche du sien.

- « Spock, est-ce que ça te plaît d'être ici ? Tu trouve ça sympa ? »

- « Jim, je pourrais être entouré d'une armée de Gorn, de Klingon, de Romulien, si je suis avec toi,je serais bien. »

- « Bien ? »

- « Heureux. »

- « Tu es heureux ? »

Spock se redressa et regarda son amant puis il vint se placer au dessus de lui avant de se coucher

et de l'enlacer, calant sa tête dans son cou, son souffle venant taquiner un point sensible de Jim. Il

le serra fortement et le blond comprit dans ce geste que oui il était heureux, mais qu’apparemment

il y avait un truc qui n'allait pas, qui lui manquait, il ressentit une certaine frustration et su que ce

n'était pas la sienne. Néanmoins Spock avait été bien plus tactile ce soir et ça l'inquiétait un peu.

- « Spock, il y a quelque chose qui ne va pas ? Tu es beaucoup plus tactile qu'avant, pas que ça

me déplaise, mais je suis surprit, ce n'est pas dans tes habitudes ? » Spock se redressa un peu et

seulement leur torse se détachèrent.

- « Jim, je suis désolé si avant j'ai put agir de façon brusque, si j'ai put te rejeter, t'ignorer ou quoi

que se soit d'autre. C'est juste que ce n'est pas facile pour moi de me lâcher devant quelqu'un ou

même de lâcher mes émotions et désir humains alors que j'ai passer mon temps à les refouler en

tant que vulcain. Accepter une par de soit qu'on à toujours mit à l'écart ce n'est pas évident. Je

commence tout juste à m’adapter. Je me sens bien avec toi, j'aime te sentir contre moi même si

cette sensation m'est encore difficile à gérer. »

Jim le serra contre lui, il pouvait sentir le cœur de Spock battre et ce corps chaud sur lui le

recouvrant, c'était divin, lui aussi aimait sentir Spock contre lui. Le sang vert posa ses lèvres sur

son cou et il réagit brusquement.

- « Tu me chatouilles ! » rigola t-il.

- « Où ça ? » Spock reposa ses lèvres sur cette partit si sensible de son cou.

- « Ah ! Spock, ne fait pas ça, tes lèvres, là. »

- « Tu n'aime pas ? »

- « Au contraire, mais si tu continue, tu vas finir par m'exciter. »

- « Oh ! »

Spock s’arrêta, puis quand ils eurent finit de s'observer, ils partirent se coucher dans la tente.

Chacun avait son sac de couchage, ça ne rendait pas le moment aussi intime que de dormir sous

les même drap, mais les sac de couchage deux places n'existait pas. Après une demi-heure à

essayé de s'endormirent, Spock prit finalement la parole.

- « J'ai froid James. » Le blond ouvrit les yeux, Spock utilisait très rarement son prénom en entier.

- « Oh ! Il fallait le dire plus tôt. »

Le blond défit la fermeture de son sac de couchage et fit de même avec celui du vulcain surprit, il

lui ordonna de sortir puis il accrocha les deux sacs ensemble et une fois finit, il enleva son tee-

shirt.

- « Déshabille toi Spock. »

- « Qu.. quoi ? J'ai dit que j'avais froid. »

- « Je sais, mais fait moi confiance. »

Spock obéit et se retrouva bien vite presque nu, n'ayant garder que son sous-vêtement, il se glissa

dans l'espèce de chausson qu'avait former les deux sacs de couchage et regarda son amant le

recouvrir d'une couverture, puis se glisser dedans à ses cotés essayant de se blottir contre le

vulcain.

- « Jim, j'ai toujours froid. »

- « Plus pour longtemps. »Il fit glissé sa tête dans les sac de couchage et vint lui même s'enfoncer dedans avant de refermer quasiment entièrement les deux sacs couchages, laissant juste un espace suffisant pour qu'ils puissent respirer. Leur corps se mouvèrent dans le noir, essayant de trouver une position confortable tout en essayant, pour le vulcain, de ne pas trop toucher de son corps nu celui de son partenaire. Après bien un quart d'heure de bataille, Jim arriva à se placer là où il voulait tandis que Spock continuait de se tortiller. Une chose était sur, la température avait augmenter, mais Jim allait la faire monter encore plus.

D'un coup sec il retira le sous vêtement de son amant et s'assura de pouvoir se placer entre les

cuisses du vulcain. Il vint doucement caresser les poils sombre de son pubis et s'attela réveiller sa

fleur en caressant doucement les pétales enrouler les un sur les autres formant une véritable rose

protégeant l’accès à l'organe sexuel.

- « JIM ! Qu'est-ce que tu fait ? » Grogna Spock en sursautant.

- « Je te réchauffe voyons, ça ne se voit pas ? »

Ses lèvres embrassèrent cette peau sensible et délicate, qui malgré elle se détendait, les pétales

s'ouvraient légèrement, et Jim les aida en les poussant sur les cotés. Faisant trembler son amant.

Les pétales étaient toujours légèrement recroquevillés sur eux mêmes. Aussi Jim en saisit-il un

entre les lèvres, le suçant tout doucement, le caressant de sa langue, le faisant légèrement gonflé,

alors qu'il sentait la face interne, pas tout à fait lisse, réagir sur sa langue.

Presque immédiatement Spock avait lâcher un gémissement de surprise, il avait tenter de fermer

ses cuisses et de ramener ses genoux vers lui, mais ce n'était pas concluant et il n'avait clairement

pas assez de place pour se mouvoir d'avantage.

Puis Jim relâcha doucement l'organe qui vint se placer comme les deux autres en position

d'ouverture, dévoilant les vrilles, encore enrouler sur elle même et la fine membrane qui suintait

déjà d'excitation. Jim pouvait entendre le souffle du vulcain, chaud et profond, ses petit

gémissements était divin.

- « Jim.. je.. » Il lâcha un nouveau gémissement qui l’empêcha de parler.

Le blond pouvait sentir l'appréhension de Spock, mais savait aussi qu'il prenait du plaisir,

beaucoup de plaisir. De ses doigts, il vint titiller les petites tentacules qui se réveillèrent elles aussi

et s'enroulèrent autour de ses doigts très rapidement. Spock avait les hanches qui tremblaient tout

comme ses jambes, mais ce n'était pas de froid.

Jim aurait adoré avoir plus de lumière qu'actuellement pour observer cette anatomie si particulière,

mais il devait se contenter de la lampe de poche allumer en dehors du chausson fait de sac de

couchage.

Avec douceur et délicatesse il vint lécher et embrasser la fine membrane qui renfermait encore le

sexe de Spock. Ce dernier poussa d'ailleurs un cri et gigota violent pour échapper à son étreinte,

mais il le retint et resta dans la même position, humidifiant cette zone de sa salive, sa langue

passant doucement de haut en bas.

C'était brûlant.

Progressivement sa douce langue glissait sous cette membrane par la fente qu'il y avait au milieux,

détendant toujours davantage cette zone pour qu'elle s'ouvre à lui et libère le précieux objet qu'elle

gardait. Spock avait l'impression qu'il allait devenir fou, pourquoi Jim lui faisait-il ça ? Pourquoi

lui faisait-il autant de bien ? Il n'en pouvait déjà plus et pourtant il en voulait encore plus.

Le vulcain frissonna, ses muscles se tendirent un peu. S'accrochant fermement à ses hanches, Jim faisait tout pour qu'il ne s'échappe pas. Leurs corps se tortillaient, essayant de trouver une position confortable dans cet espace clos. Spock tentait de se calmer, mais Jim le tourmentait sans relâche en embrassant et en embrasant cette partie, il réveillait tout ses capteurs qui désormais lui

envoyaient encore plus de sensation dans le corps.

Jim poursuit ce divin travail. Il adorait ça, il adorait donner du plaisir à Spock et découvrir son

corps et ses réactions. Entendre le souffle chaud de son amant accélérer doucement, ses quelques

couinements intempestif. De l'or pour ses oreilles.

Bientôt, sa langue, à force de titiller cette zone, cette fente, caressa le doux sexe de Spock encore

enfermer dans son corps, les hanches de Spock se soulevèrent dans un réflexe. Alors qu'un cri

s'échappait de ses lèvres. C'était brûlant à l'intérieur, ça devait être bien la partit la plus chaude de

l'anatomie de son vulcain. Sachant que leur sang avait une température d'environ 40 degré, cette

partit devait presque atteindre les 43. Les vrilles caressaient son visage et les pétales se contractait

régulièrement.

Progressivement, Jim sentit quelque chose sortir, le sexe gonflé et dur du vulcain était enfin libérer.

C'était assez impressionnant du point de vu de Jim, mais il ne recula pas pour autant, préférant

accueillir le membre entre ses lèvres autant qu'il put.

Il sentait sa tête bouillonner, mais savait que c'était Spock qui était dans un tel état, devenu

incapable de réagir réellement.

Le sexe chaud sur sa langue, pulsait légèrement, le lubrifiant naturel se libérant sur ses papilles

gustative dont le petit goût sucré n'était pas déplaisant. Jim entama un lent vas et viens, glissant ses

lèvres sur la hampe et passant la couronne faites de petites pointes arrondies, avant de redescendre

et d'exercer une pression avec sa langue. Tout cela provoqua un cri de satisfaction du sang vert, il

se mit à gémir de façon lascive sans relâche, laissant Jim le dévorer. Il donna d'ailleurs plusieurs

coups de rein en avant par réflexe, accélérant la cadence et pénétrant littéralement la bouche de

Kirk.

Puis d'un coup Jim accéléra sa caresse buccale, la rendant plus intense, jouant avec sa délicieuse

sucette, la léchant, l'aspirant, la titillant. Et tout en s'occupant de l'avant, il malaxait allègrement les

fesses rondes et ferme, griffant un peu de ses ongles la peau tendre, il aimait sentir la chair de

poule sous ses doigts.

Il prit ensuite un nouveau rythme, s'évertuant à sucer sa verge quatre fois avant de s'occuper plus

particulièrement du gland en l'aspirant au maximum et en pressant sa langue dessus avant de

s'occuper une nouvelle fois du membre en entier. Il pouvait déjà sentir la semence de Spock couler

dans sa bouche.

Spock s'était finalement coucher sur le coté replié un peu sur lui même, ses jambes étaient emmêler

avec celle de Kirk. Ce dernier voyait son corps assez plié pour conserver une bonne position pour

sucer son amant.

Il accéléra le rythme de sa fellation jusqu'à ce que le brun grogne et cris de plaisir, il pouvait

entendre sa respiration haletante accélérer progressivement, devenir de plus en plus forte comme

s'il venait de courir. Spock prenait vraiment son pieds. D'ailleurs ses mains glissèrent jusqu'à la tête

de Jim pour fourrager ses cheveux alors que le blond enfonçait son sexe de plus en plus profond

dans sa bouche. Perdu avec son plaisir il commença même à appuyer sur son crâne, les mains

tremblante, toujours incontrôlable et à donner de petit coup de rein en avant.

Jim ressentit un pique dans son excitation. Il trouvait ça excitant de se faire « prendre » la bouche

de cette façon. L'idée que Spock l'utilisait pour prendre son pied lui donnait des frissons, car

n'ayant jamais été habituer au sexe il n'était pas gourmand sur ce plan la, en revanche Jim étaitbeaucoup plus porter sur la chose et ses envies se répercutaient sur l'esprit du brun le débauchant littéralement, mais Spock ne disait pas non, son indignation du début n'avait été que pour la forme.

Alors qu'il avalait l’entièreté de ce puissant sexe – avec tout de même quelque difficulté – il arriva

à glissé sa langue en dehors pour venir caresser la base du sexe au niveau de la fine membrane, il

sentit la peau de son amant avoir la chair de poule, un véritable frisson qui naissait sous ses doigts.

Il comprit que le vulcain n'allait pas tarder à jouir, il le sentait, son corps répondait intensément à

ses provocation.

« Jim arrête, arrête toi je t'en pris. » Pensa le brun, sa voix se répercutant dans l'esprit de Kirk.

Le blond n'en fit rien et accéléra davantage.

« Je vais... Jouir ! » Pensa-t-il, tout en essayant de ses mains de pousser le crâne du blond.

Mais ce dernier n'était toujours pas près à lâcher son amant, il sentait le sexe palpiter sous sa

langue et il adorait le sentir vibrer dans sa bouche. Alors que l'orgasme s'approchait

dangereusement des entrailles du brun, celui-ci se mordit violemment la lèvre inférieur, allant

jusqu'au sang pour retenir sa jouissance. S'il ne se retenait pas il allait éjaculer dans la bouche de

Jim. Chose qu'il ne voulait pas faire. Deux minutes plus tard et déjà la douleur ne lui suffisait déjà

plus à se retenir.

Il couina et utilisa une de ses mains qui essayait toujours de repousser les blond pour se mordre et

se faire mal. Cela ne suffit pas, sa poitrine continuait de se soulever follement sous l'excitation. Ils

changèrent encore un peu de position, Spock se retrouvant sur le dos, les genoux relever et Jim

dévorant sa sucette vulcaine avec envie.

Le second de l'Enterprise craqua quand un frisson intense lui parcourut la colonne vertébrale.

Venant du simple fait que son amant ait remonté sa main sur son ventre. Il se cambra violemment

et cette fois ci ne put retenir son éjaculation, alors que Jim glissait toujours avec envie sa bouche

sur sa virilité.

- « T'hy'la » cria t-il dans un souffle court.

Sa jambe donna dans un réflexe un coup au niveau de la hanche de Kirk, qui retenue un cri, avant

que ses orteils se contractent au point d'arriver à pincé la peau du blond. Sa semence s'écoula entre

les lèvres gonflé d'excitation de Jim, et pas une seul seconde celui-ci ne le lâcha. Recueillant avec

envie se liquide vital et si doux. Il l'avala avant d'enfin libérer son amant une fois qu'il eut terminer.

Un couinement attira ses oreilles.

- « Ji.. Jim, je suis désolé, je ne voulais pas, mais tu ne m'as pas écouté. Je suis désolé.. »

Il fut couper quand Jim récupéra les dernières gouttes et trace de son sperme en léchant son sexe, il

se redressa un peu, mais bien vite une main le plaqua à nouveau au sol. Jim remonta doucement et

enlaça étroitement son amant, posant son front contre le siens et l'observant se calmer. Puis il vint

goûter ses lèvres rendu sensible par la morsure.

- « Tu t'es mordu la lèvres jusqu'au sang ? »

- « Qu'est-ce que tu crois ? Bien sur, je voulais pas, jouir comme ça. » Finit-il difficilement.

Il se dégagea de l'étreinte de Jim, presque fâché qu'il l'est forcé à éjaculer dans sa bouche, dans sa

bouche quoi ! Comment avait-il put ne pas réussir à se retenir ? Et par conséquent forcer Jim à

avaler. Mais le blond n'avait pas l'intention de se faire ignorer et il se colla au dos de Spock

l'enlaçant encore plus étroitement tout en lui embrassant la nuque de plusieurs baisé.

- « Ne soit pas troublé et arrête de t'en vouloir. Je le voulais et sache que tu es délicieux Spock, si tu était un gâteau je te mangerais sur le champ. Ta peau, ton odeur, ta chaleur, ton corps, ton goût

si doux, tu ne peux pas savoir à quel point sa m'excite et sa m'enivre. Je veux chaque chose qui

vient de toi. »

Il glissa sa main dans le dos du vulcain qui se cambra un peu à la douce sensation et vint se perdre

dans ses cheveux avant de redescendre sur le torse. Spock ne répondit pas à sa petite tirade, mais

se laissa enlacer. Il sentit bien vite la virilité de Jim contre ses fesses. Est-ce que Jim allait aller

jusqu'au bout ce soir ? Il avait un peu peur de ça, après son orgasme il n'avait pas vraiment envie

de remettre ça tout de suite.

Et puis entre ce qu'ils avaient fait hier et le cheval aujourd'hui, il n'était pas vraiment motivé. Mais

il ne pouvait pas laissé insatisfait son amant, il glissa donc une main jusqu'à la virilité de Kirk. Ce

dernier lui attrapa la main pour l’empêcher d'aller plus loin.

- « Non Spock, pas besoin, je ne te prendrais pas ce soir, et je ne t'oblige pas à me faire la même

chose que ce que j'ai fait. Ça va se calmer tout seul. »

Spock se tourna vers lui et Jim cala sa tête contre son torse, entremêlant ensuite ses jambes avec

les siennes, leur bassins devenus sensible se frottant légèrement.

- « Tu as chaud maintenant ? »

- « Oui. » Murmura Spock en guise de réponse.

Oh oui pour avoir chaud, il avait chaud, Jim venait non seulement de lui faire une déclaration un

peu déguisé, mais en plus après toute cette activité les deux sac de couchage était bouillant et son

corps brûlait encore à cause de son orgasme. Le corps de Jim contre lui contribuait à cette chaleur,

alors non il n'avait plus froid. Il avait trop chaud maintenant.

Il ferma doucement l’œil alors que la fatigue l'emportait.Chapter 22

Kirk sortit doucement de ses songes, et ne fut pas étonné de voir qu'il était seul. Les journées étant

plus longue sur Vulcain, Spock avait l'habitude de dormir moins lorsqu'il était sur terre étant donné

qu'il n'en avait pas besoin. S'il voulait pouvoir câliner son amant au réveil il allait devoir se lever

bien plus tôt. Une fois un minimum habillé il sortit de la tente et s'étira en grognant, puis balaya le

paysage des yeux afin de trouver le brun. Il le vit assit en tailleur de l'autre coté du feu désormais

éteint. Le bout des doigts liés, en pleine méditation. Il s'approcha et s’accroupit devant lui en

souriant.

- « Laisse moi tranquille. » Intima Spock qui n'avait pas envie d'être déranger.

- « Quoi tu ne me dit même pas bonjour ? » Spock ne répondit pas immédiatement.

- « Non, plus tard. »

- « Non, maintenant. » Ricana le blond.

Il se pencha et vola un baisé à Spock avant de s'éloigner. Le vulcain frissonna, bon sang comment

pouvait-il méditer correctement alors que la situation était si tentante ? Il soupira. Il allait devoir se

lever encore plus tôt.


Ils étaient repartie deux bonnes heures après, le temps de tout ranger sans se presser et de se

détendre un peu. Cette fois-ci Spock n'avait pas eu besoin d'aide pour monter sur son cheval. Jim

avait commencer à faire trotter son cheval histoire de lui dégourdir les jambes. Spock n'était pas

fou, il n'allait pas faire la même chose, mais c'était sans compter sur sa monture qui suivit le

mouvement.

- « Jim ! » Grogna plaintivement le vulcain.

Le blond rigola, mais ne ralentit pas pour autant, s'amusant à voir le vulcain essayé de s'adapter,

tentant de le copier, pour s'en sortir. Finalement il trouva bien vite un rythme où il pouvait être à

l'aise, mais déjà Jim accélérait.

Pendant plusieurs jours passèrent dans des coins tous plus magnifique les un que les autres, les

forêts rayonnante, longeant les ruisseaux où quelques poissons sautait à la surface échappant au vif

courant et caressant de leur écailles l'air ambiant. Ils virent plusieurs animaux, dont une biche qui

s'enfuit en les voyant.

Jim avait voulu les emmener dans un endroit particulier, il ne restait que deux heures de marche

pour l'atteindre de leur position actuel, mais la nuit tombant déjà ils avaient préférer s’arrêter, bien

que cela le frustra. Ils étaient repartit le lendemain. Franchissant ce qui restait assez rapidement.

Pour Spock l'endroit n'avait pas l'air vraiment particulier, banal comparé à ce qu'ils avaient put

voir, mais Kirk restait confiant, lui précisant bien qu'il ne lui avait pas tout montrer. Après avoir

débarrassé les chevaux de ce qu'il y avait en trop, préparer le bois et le foyer pour le feu du soir et

pour Spock essayé d’échapper à l'éternel envie de Kirk de trop le toucher alors que son corps était

encore bien trop sensible pour être tripoté à longueur de temps. Ils finirent par remonter sur leur

chevaux. Il y avait une immense plaine non loin du coin qu'ils s'étaient trouvé et Jim en profita

pour initier Spock au galop, chose qui le fit beaucoup rire au final.


Le soir était finalement venu, Jim lui avait montrer l'endroit où il voulait l’emmener à la base.

C'était un lac qui semblait assez profond, il y avait un ponton en bois. Un lac plutôt banal en

réalité. Spock restait perplexe de comprenant pas où il voulait en venir. Mais qu'importe se serait

très pratique pour se laver plus convenablement que dans des ruisseaux, c'est d'ailleurs ce qu'ils firent. Spock toujours pudique attendant sagement que Kirk lui laisse la place. Ils avaient beau être

ensemble, le vulcain n'était pas moins gêner par sa nudité et tenait à garder une part d'intimité dans

certains moment.

Kirk fut déçu, mais laissa néanmoins Spock tranquille, lui laissant le savon naturel dans les mains.

Spock en profita un long moment pour être seul, paisible, sans avoir le regard de Jim le fixant, le

détaillant, le dévorant littéralement, sans avoir ses mains baladeuse à repousser constamment. Il

aimait tout ça, mais à trop haute dose, ça devenait un peu insupportable, il n'était pas habitué à être

aussi proche de quelqu'un.

L'eau étant un peu froide pour lui il ne resta pas trop longtemps dedans, mais profita des dernier

rayons de soleil qui réchauffait sa peau, en se rhabillant il sentit quelque chose lui arriver sur le

visage.

- « Met ça ! » Entendit-il de la voix de son T'hy'la au loin.

Il observa l'objet.

- « Ne t'en fait pas je ne t'ai pas regarder. » Précisa le blond.

Cela eut le don d'amuser Spock. Ce que Jim venait de lui donner, c'était un maillot de bain, il ne se

souvenait en avoir prit un avec lui. C'était très probable qu'il soit neuf. Il n'avait jamais vraiment

porté de maillot de bain, premièrement parce que sur sa planète, l'eau n'était pas utiliser pour le

plaisir ou même pour une activité sportive, on préférait l'utiliser avec plus de sagesse et de

parcimonie, il avait bien sur appris à nager, sa mère ayant insister sur ce détail, et il s'était exercer

dans l'une des rares étendu d'eau de la planète, en faite ce qui constituait leur mer. Mer peu

exploité en réalité, ils vivaient davantage sur le milieux des terres, ce qui avait rendu son

apprentissage d'une tache relativement basique comme une sorte d'anomalie dans les compétences

Vulcaine.

Plus tard, en arrivant sur Terre, il avait été effarer en découvrant les piscines ou les plages en

bordure d'océan où des gens passaient leur temps à barboter ensemble, s'amuser, nager, plonger,

ça l'avait presque choqué, mais de toute façon les humains étaient par nature choquant avec tous

leurs comportements illogiques. Il n'avait pas spécialement voulu rafraîchir ses compétences en

natation et avait attendu que Starfleet l'y oblige.

L’entraînement des officiers demandant la validation de diverse compétence sportive tel que

l'endurance, le saut, la natation... Ce n'était que ces rares fois qu'il avait enfilé ce seul vêtement

réglementaire. Ça aussi ça l'avait effaré, pourquoi la natation demandait à ce qu'on soit presque

nu ? Pourquoi ne pas porter tous des combinaisons comme le faisait ceux qui faisait de l'apnée ou

de la plongée ? Il s'y était plié avec logique, dominant sa nature pudique, depuis lors, bien qu'il

aimait l'eau Spock n'avait jamais tenter à nouveau l'expérience, trouvant plus logique de se baigner

seul comme maintenant.

Il regarda ses vêtements et vit avec déception que Kirk avait, il ne savait comment, piqué son slip

et il du se contenter du maillot de bain. Est-ce que Jim avait envie de retourner se baigner plus

tard ? Ça n'avait rien de logique, ils étaient propre et ce lac n'avait rien de bien particulier.

Lorsqu'il rejoignit Kirk il était en train de faire cuir le repas. Ils mangèrent paisiblement, puis

allongé cote à cote sur l'herbe de la plaine ils observèrent le soleil se coucher, se gorgeant de la

souplesse du sol. Ils étaient bien tout les deux dans cet environnement paisible. Ils continuèrent

leurs observation, profitant désormais des étoiles brillante qui éclairait doucement le ciel.

- « L'Enterprise me manque. » Murmura Jim.

Spock ne répondit pas se contentant de remuer un peu. Le blond se retourna vivement vers lui, le

faisant se reculer un peu par surprise.- « Aller viens Spock ! Je t’emmène voir ce lac que tu trouve si banal. » Fit-il en se levant et en

tirant sur le bras de son amant.

- « Ce n'est qu'un lac, Jim. »

- « En journée oui. »

Spock se leva et partit à la suite de Kirk qui dispersait ses vêtements sur le sol. Ils arrivèrent sans

mal devant l'étendu d'eau, le blond se retournant juste à tant pour admirer l'expression effaré de

son amant.

Kirk ne l'avait pas emmener dans un lac banal, car en cette belle nuit, une brume coloré de mille

couleur dansait à la surface de l'eau alors que des milliard de petit rocher et d'écailles, invisible en

journée, éclairait le fond du lac sur toute sa longueur et sa largeur.

Alors que la lune continuait son ascension, progressivement les lueur s'élevaient davantage au

dessus de l'eau, dépassant la brume et ondulant doucement, changeant de couleur

progressivement. Tel une aurore boréal miniature. Le spectacle était juste à couper le souffle et

tellement palpable.

Ce que Kirk prouva en touchant cette lueur se tortillant au dessus de l'eau, elle changea de

direction et de forme.

- « C'est un Sharan, une des plus belle œuvres d'art Altarienne. Lors d'un échange scolaire ils ont

eu envie de le refaire ici, je l'ai est aidé et voilà le résultat.

- « Mais c'est un travail colossale de faire un Sharan. »

- « On était une vingtaine de gosse à l'époque et on était très motivé à les aider. Un mois à rester

dans l'eau pour recouvrir le sol de ce lac, mais ça en valait la peine. »

- « Je confirme. »

- « Très peu de personnes connaissent cet endroit, au mieux une bonne centaine. » Fit Kirk tout

fier. « Alors ça valait le coup non ? »

Sans attendre de réponse, Kirk décida de débarrasser lui même le vulcain de ses vêtements vu qu'il

ne semblait pas partant pour le faire.

- « Aller viens Spock on va se baigner. »

Le blond plongea avec envie dans l'eau, déplaçant dans son saut la brume coloré qui reprit sa

forme un peu différemment, venant s'entourer autour de son corps dans un doux picotement un

peu chaud. Spock était lui aussi en maillot et il s'approcha de l'eau avec prudence afin de tester la

température. Trop froid. Elle devait bien être à 25 degrés en dessous de sa température corporel.

Jim ressortit la tête de l'eau.

- « Alors tu viens ? » S'enjoua Kirk en crachant de l'eau. Spock leva un sourcils.

- « Elle est trop froide, tu devrais sortir avant d'entrer en hypothermie. »

- « Qu'est-ce que tu raconte elle est pas froide, allez ramène toi. »

- « Non, je ne vois pas pourquoi on devrais se baigner à une heure pareil, il fait nuit, on ferais

mieux de retourner dans la tente. »

- « C'est parce que c'est amusant Spock, les bains de minuit tu ne connais pas ? »

- « De toute évidence non. »

- « Hahaha, c'est pourtant élémentaire tout le monde connais. »

- « Je suis sur que tout les humains connaisse, mais je suis vulcain. »

- « Aaah Spock, j'ai tellement de chose à t'apprendre. Spock fronça les sourcils. »

- « Je pense que ma somme de connaissance est supérieure à la tienne. »

- « Quoi je suis un idiot ? » Protesta Kirk en rigolant tout en continuant à battre des jambes pour se

maintenir à la surface.

- « Ce n'est pas ce que j'ai dit. »

- « J'ai comprit. » Ricana le blond. « Je sais que tu pourrais me réciter toutes les décimales de PI et je suis sur que tu connais mieux l'histoire de la terre que moi. Mais tu ne semble pas connaître

énormément de chose sur comment se faire plaisir, s'amuser ... »

- « Je ne tiens pas à me baigner Jim. »

- « Bon bon très bien, je sors. »

Kirk nagea jusqu'au ponton et tendit la main en l'air.

- « Aide moi à remonter, s'il te plaît. »

Spock attrapa son poignet et commença à le tirer de l'eau avec une certaine facilité qui rendit

presque Jim jaloux. Mais Kirk allait rusé, de son autre main il saisit le bras de Spock et mit tout

son poids pour faire pencher son amant vers l'avant.

- « Jim qu'est-ce que tu fait, je croyais que tu voulais sortir. »

- « Que tu es naïf Spock ! » Ricana le blond.

Il tira davantage jusqu'à faire perdre l'équilibre au malheureux brun qui finit par tomber dans l'eau

dans un gros splash. Kirk se mit à rire et Spock sortit vivement la tête de l'eau passablement

énervé.

- « Alors est-elle vraiment froid cette eau ? »

- « Tu es vraiment un gosse parfois ! Difficile d'imaginer que tu es capitaine d'un vaisseau spatial.

Je sort d'ici. » Spock commença à nager jusqu'au rebord.

- « Oh pas si vite mon beau. »

Kirk le rattrapa bien vite et l'enlaça, lui bloquant tout mouvements. Il glissa sans vergogne ses

mains sur la peau de son premier officier, qu'il sentit tressaillir sous la caresse. La brume se

concentra au dessus de leur tête en prenant différente forme. Spock se retourna pour faire face à

Jim et manqua de sourire en voyant que la brume avait pris la forme de deux petites ailes au

niveau du crâne du blond.

- « Qu'est-ce que tu fait ? »

- « Rien. »

Kirk sourit alors que ses doigts était venu accrocher le maillot du sang vert, le tirant vers le bas.

Spock comprit la manœuvre et essaya de retenir le ridicule vêtement. Mais les doigts agiles du

blond lui chatouillèrent la hanche et le coté de ses cuisses, dans un mouvement pour échapper à

cette sensation, il facilita la tache de Jim, qui bientôt jeta jusqu'au ponton leurs maillot, rendant

inutile la tentative de Spock de les récupérer.

- « Un bain de minuit, c'est à poil Spock. »

Spock ne répondit pas, alors Kirk se rapprocha de lui jusqu'à ce coller à lui, caressant de ses

jambes celle du brun. Puis lui attrapant vivement la main, le tira pour l’emmener au milieux du lac,

le vulcain était retissant, mais après l'avoir éclabousser Jim avait suffisamment réussit à l'agacer

pour qu'il le suive, les sourcils froncer, et Jim avait presque peur que Spock est envie de le noyé.

- « Non Jim, il est peu probable que j'ai envie de te noyé, mais on aurait pu rester sur la berge pour

observer ce le Sharan. » Fit Spock.

Continuant à nager, ils rencontrèrent bientôt plusieurs rocher. Le blond s’arrêtant fit un signe à

Spock indiquant l'eau du doigt. Le vulcain leva un sourcils intrigué, il sentait son corps refroidir et

il allait intimer encore une fois son amant de revenir sur la berge, mais avant qu'il n'ai put dire quoi

que ce soit, Kirk disparut sous l'eau. Quelque temps après, il sentit quelque chose qui lui attrapait

les chevilles fermement, d'un coup sec il bougea ses jambes et donna un coup à son assaillant. Jim

remonta bien vite à la surface.- « Non mais ça vas pas ? Ta faillit me casser le nez. Doucement Spock, à part des poissons il n'y a que nous deux, pas la peine d'avoir peur. »

- « Réaction de défense logique. » se défendit le brun.

- « Tu ne venait pas sous l'eau, fallait bien que je fasse quelque chose. »

Jim passa sa main dans les cheveux de Spock, les ramenant en arrière et découvrant son front, il

était assez beau comme ça.

- « Pourquoi est-ce que j'irais sous l'eau ? »

- « Pourquoi pas ? Est-ce que tu as toujours besoin d'une raison pour faire les choses ? Allez

vient ! »

D'un commun accord ils plongèrent en même temps, Spock suivant Kirk. Ce dernier semblait

suivre une lumière plus vive que toutes les autres et l'eau devenait un peu plus chaude en

profondeur. Finalement après une minute d'apnée, ils ressortirent sous les rocher dans une sorte de

grotte où on avait pieds, et ou l'eau arrivait en dessous des épaules. La chaleur qui se dégageait de

cette antre était agréable, c'était chaud, même pas tiède, mais chaud, apparemment le petit passage

unique et étroit ne laissait pas les deux eaux se mélanger.

Le brun leva les yeux et admira le plafond de la grotte recouvert de boule lumineuse multicolore

qui peignait une fresque abstraite, c'était encore plus beau qu'à l'extérieure, c'était tellement raffiné.

L'air était chaud et l'ambiance paisible et envoûtante. Kirk nagea jusqu'à un îlot, une sorte de plage

de mousse à peine un peu plus haute que le niveau de l'eau. Il y grimpa et s'allongea

tranquillement sur la surface moelleuse, Spock le rejoignit et de la même façon s'installa au coté de

son amant.

- « Regarde ça ! Est-que ce n'est pas magnifique ? »

Spock ne répondit pas.

- « On dirais des étoiles. » Poursuit le blond.

Le vulcain se contenta d'écouter sa voix alors qu'il racontait tout un tas de chose futile. Finalement

après quelques minutes il attrapa doucement les doigts de Jim, entremêlant leur mains. Le vulcain

se tourna vers lui davantage.

- « Je préfère te regarder. »

- « Vraiment ? » Pouffa le blond surprit.

- « Oui, ton âme est plus belle que tout pour moi, elle est précieuse. »

- « Elle est à toi, je te la donne. »

- « Ne dit pas ça. »

Le blond se tourna vers lui, fronçant les sourcils.

- « Pourquoi ? »

- « ça peut être dangereux. »

- « Dangereux ? Comment ça ? »

- « C'est le genre de phrase que l'ont dit quand on souhaite faire une fusion extrême. »

- « Et ? C'est quoi la fusion extrême ? »

- « C'est comme une fusion mental, mais en beaucoup plus puissant, les deux esprits se lient de

façon extrêmement étroite, à un niveau bien plus élever qu'une fusion mental normal, mais il y à

plus de 90% de risque d'en ressortir avec des séquelles mental, ou de perdre notre individualité au

profit d'un seul esprit homogène. »

- « Juste avec cette phrase ? »

- « Oui parce qu'avec cette phrase c'est comme si tu me donnait ton esprit détacher de ton corps.

Ton Katra t'appartiens, il est accroché à ton corps. La fusion extrême est une fusion qui se détache

totalement du corps, quand tu me dit cette phrase, dans ce contexte, je sens ton Katra se détacher

de toi, c'est dangereux alors ne le fait plus. »

- « D'accord. »

Jim observa son amant avec attention puis l'embrassa avant de porter à nouveau le regard vers le

plafond tandis que Spock lui caressait le ventre doucement, comme soudainement fasciner. Toutes

colères d'avoir été obliger à aller dans l'eau disparu, il n'y avait plus que cette tendresse.

Leur âmes se caressaient, se toisaient, apprenaient à se connaître, un peu plus un peu mieux, se

mélangeant doucement, subtilement alors qu'en réalité les deux spaces-men ne ressentaient pas tant

de chose que ça, sur le plan physique ils se sentaient juste bien, parfaitement bien, ils se sentaient

complet, apaisés.

Plus le temps passait et plus Spock avait l'impression de davantage sentir Jim, de le ressentir près

de lui d'une autre manière. Quant à Jim, il avait l'impression que plus jamais il ne pourrait se

séparer de Spock. Finalement, il détourna son regard du plafond et se tourna vers Spock. Ils ne

s'en étaient pas rendu compte, mais ça faisait plusieurs heures que leurs doigts se caressaient. Le

vulcain ferma les yeux, alors qu'il sentait les lèvres du blond se poser sur les siennes.

Ils s'endormirent ainsi oubliant leur environnement, ils n'y avaient plus qu'eux. Et cette nuit là, les

doigts entremêler, il partagèrent leurs rêves.


Jim se réveilla dans la nuit, il avait chaud, trop chaud, il faut dire que la température de la grotte

était le genre de température que Spock aurait qualifier de « bien chaud » ce qui pour un humain

voulait dire « trop chaud », il dirigea ses mains vers l'eau pour se rafraîchir, l'eau était chaude

aussi, mais plus froide que l'air, c'était toujours mieux que rien. Restant un peu éveillé il s'amusa

du fait qu'ils s'étaient endormit ici, bien vite le sommeille reprit possession de lui, mais il resta

réveillé, jouant un peu avec l'eau, jusqu'à ce qu'il entende un murmure paniqué provenant du corps

à coté de lui. Une main cogna son flanc avant de s'exciter à chercher quelque chose.

- « Wilat tu ? Ashayam t'nash-veh, wilat tu ? Ashayam t'nash-veh, Ashayam t'nash-veh ! »

Jim s'empressa de lui attraper la main pour le calmer, Spock la lui serra fermement comme si elle

allait s'échapper. Jim répondit à son étreinte avec douceur puis se rallongea confortablement avant

de se rendormir.


Spock se réveilla tranquillement, il papillonna des yeux plusieurs minutes avant de réaliser où il

était, soit devant Jim sur le petit îlot entouré d'eau. Il avait bien dormit, ses rêves avait été

particulièrement stimulant et intéressant, il comprit en voyant que ses doigts était mêler à ceux de

Jim. Ils avaient passer la nuit connecté l'un à l'autre, fusionnant à moitié. Ça avait quelque chose

de tellement intime.

Spock se blottit plus étroitement contre le corps de Kirk, rien que de penser qu'ils allaient devoir

retourner dans l'eau pour rejoindre leur campement ça le minait, non pas qu'il n'aime pas une

douche matinal, mais il savait qu'une fois sortit de cette grotte l'eau serait froide. Il en frissonna

rapidement et attendit que le blond se réveille. Ce qu'il fit environ une heure après. Les deux

amants se regardèrent. Quelques chose avec changer, mais aucun des deux n'aurait sut dire quoi.

Doucement Jim s'étira et eut la même penser que Spock il faudrait retourner dans l'eau pour

rentrer, ils ne pouvaient pas rester là indéfiniment.

Leur campement n'avait pas bouger et une fois séché ils remballèrent tout avant de monter sur leur

monture.

- « Où veux tu aller maintenant Spock ? » Demanda Kirk en faisant un superbe sourire.- « On pourrais rentrer. »

- « Tu veux rentrer ? »

- « Est-ce que tu as un autre endroit du genre à me montrer ? »

- « Non. »

- « Alors il est illogique de continuer, le reste du paysage nous paraîtra fade maintenant. » Jim

rigola.

- « D'accord comme tu veux mon beau. »

Ils commencèrent à avancer.

- « Dit moi. »

- « Hum ? »

- « Ça veux dire quoi « Ashayam t'nesh-veh » ? » Spock tourna son regard vers Jim.

- « Tu veux plutôt dire Ashayam t'nash-veh, parce que ce que tu vient de dire ne veux rien dire. »

- « Oué sûrement, alors ? »

- « Où a tu entendu ça ? »

- « Ça à de l'importance, monsieur je répond à une questions par une autre question ? » Ricana le

blond

- « Possible. »

- « Comment ça possible ? C'est oui ou non ? »

- « Oui. »

- « C'est toi qui là prononcé cette nuit. Spock tourna la tête pour regarder en face de lui. »

- « ah. »

- « Alors ça veux dire quoi ? »

- « Rien du tout. »

- « Comment ça rien du tout ? »

- « Rien d'important. »

- « Alors pourquoi tu ne veux pas me le dire ? »

- « Parce que c'est sans importance. »

Pour échapper à l'interrogatoire de son amant, Spock se mit à trotter et voyant que Kirk faisait de

même, il passa au galop, mais fut encore une fois rattraper, ils ralentirent

- « Bon je te propose un jeu, on fait la course, si tu arrive en premier je ne te poserais plus de

question, si j'arrive en premier, tu me donne la traduction. »

- « Quoi ? Non... »

Mais avant que Spock n'ai put finir sa phrase, Jim avait déjà lancer sa monture au galop. Prit au

jeu malgré lui, Spock dut faire de même. Partant à la poursuite de Kirk.

Les deux montures courraient le plus vite possible, en fonction de la détermination de leur

cavalier, ralentit quand même par le poids des bagages. Ils étaient à égalité.

- « Quand est-ce qu'on saura que la course est finit ? » Demanda Spock.

- « L'arbre blanc qu'on voient là-bas. » D'un coup de tête Jim désigna un arbre qui devait être à un

kilomètre de leur position. « Le premier arrivé gagne. »

Ils redoublèrent de vigueur pour que leurs montures accélèrent, concentré sur le chemin qu'ils leurs

restaient à parcourir. Mais ce que Spock n'avait pas prévu, c'était les obstacle qu'il y avait sur le dit

chemin. Il arrêta sa monture, ne sachant pas comment sauter un énorme tronc d'arbre en travers de

la route tandis que Jim vola au dessus sans le moindre problème. À cet instant Spock su qu'il avait

perdu, sa monture ne serais pas assez rapide pour rattraper l'avance que celle de Jim avait prit. Il

contourna le tronc et rejoignit son amant au trot.

- « J'ai gagner ! » Fanfaronna le capitaine. « Alors, tu vas me dire ce que ça veux dire ? » Fit-il

sous la ponctuation des sabot aux pas de leurs montures.

- « Ça veux dire « mon bien aimé » ou « mon amour ». » Cracha Spock d'une voix basse

détournant la tête.

- « Oh c'est mignon. » Ricana Jim.Le vulcain tourna la tête et lui lança un regard noir et froid.

- « Roh ça vas pas la peine de me regarder comme ça, c'est pas la mort, c'est un peu comme dire

« je t'aime ». » Spock plissa les yeux et voyant ça Jim lança sa monture au trot. « Ouh quel pudeur

Spock, après tout ce que je t'ai déjà fait tu en as encore devant moi ? » Lança t-il avec plein de

sous entendu graveleux.

Spock trotta un peu plus rapidement pour rejoindre Jim et lui donna une petite tape sur la tête

avant de le dépasser d'un petit galop, droit et fier sur sa monture pour cacher sa honte d'avoir

prononcer ces mots.

Jim sourit, Spock pouvait être si drôle parfois, malgré tout il restait lui même, cette fierté, cette

grandeur, son coté pudique habituel, cette gêne inutile, mais aussi cette tendresse dissimulé, il n'y

avait que lui qui pouvait la voir et elle n'était destiné qu'à lui de toute manière.


Cette nuit, serait leur dernière dans les plaines et les bois, il ne leur restait plus grand chose à

parcourir, il aurait d'ailleurs put terminer la route en quelques heures, il y avait fait atrocement

chaud toute la journée et le ciel cette nuit là était d'une clarté impressionnante. Rien qu'en levant

les yeux on se croyait dans l'espace, des milliards d'étoile devant eux. Cela donna encore plus

envie à Jim de retourner sur l'Enterprise, son vaisseau et les aventures qu'il vivait était presque

devenue une drogue pour lui. Mais aujourd'hui il profiterait de la terre souple et des bras

confortable de son amant.

Après un repas léger, Spock c'était adosser à un rocher et Jim était venu posé sa tête contre sa

poitrine, s'allongeant presque sur lui. Ils regardèrent les étoiles en silence, oubliant de

s'endormirent alors que leur doigts se caressaient encore, avec une certaine douceur et une certaine

délicatesse.

Puis le blond se retourna pour faire face à son premier officier, il sourit alors que Spock fronçait

légèrement les sourcils, puis il saisit son visage entre ses mains et l'embrassa.

- « Je t'aime T'hy la ! »

Dit-il doucement avant de reprendre sa position initial, Spock ne répondit pas, mais plongea son

nez dans les cheveux de son amant. Ils restèrent l'un contre l'autre jusqu'à ce que l'aube se lève.

Jim adorait se sentir connecté à Spock.


Ils rentèrent enfin dans la maison de Kirk, posant leurs bagages et savourant le confort qu'ils

avaient oublié quelques jours. Alors qu'il se servait à boire, Jim fut prit d'une envie, une envie qui

lui brûla les reins.

- « Spock ? »

- « Oui ? »

- « Tu sais de quoi j'ai envie ? »

- « Non. »

- « De ça. »

Il s'approcha et embrassa doucement les lèvres de Spock, glissa la langue caresser celle de Spock.

Il imaginait que Spock n'aurait pas envie de plus aussi fut-il surprit quand le vulcain le plaqua

contre un mur pour l'embrasser férocement. Au bout d'une minute il s'écarta.

- « Pardon, je.. »Kirk ne le laissa pas finir et le plaqua à son tour au mur, d'un coup la passion se réveilla dans leur

corps et firent bouillonner leur entrailles. D'un commun accord ils se déshabillèrent en vitesse

avant de grimper en vitesse à l'étage, jusqu'à la chambre, ils avaient besoin de plus, ils avaient

besoin l'un de l'autre, ils avaient besoin de satisfaire cette envie qui leur avait sautée à la gorge.

Peut être était-ce du au fait qu'ils étaient rentrer, peut être que c'était parce qu'ils n'avaient pas

coucher ensemble durant quelques jours. Ils ne savaient pas, mais après tout ils s'en fichaient.

Kirk aplatit sans ménagement Spock sur le matelas et lui monta dessus saisissant ses lèvres avides

tout en le caressant pressé. Il mordilla brièvement le cou du vulcain avant de descendre vers ses

tétons qu'il passa rapidement. Sa langue glissa sur son ventre avant de passer avec envie sur le

sexe déjà fièrement dresser de son amant qu'il suça quelques instants. Les vrilles s’accrochèrent çà

sa langue s'enroulant autour. Jim joua avec elles et il sentit le brun trembler. Mais ils avaient tout

les deux envie de plus aussi ne s'attarda t-il pas dessus, préférant une zone plus basse. Il enfonça

un premier doigts dans l'intimité de Spock afin de le préparer à la suite, après avoir récupérer du

lubrifiant de Spock, mais le vulcain essaya tant bien que mal de faire reculer cette main.

- « Spock, si je ne te prépare pas, je ne pourrais pas te pénétrer. »

- « Si, prend moi juste comme ça, maintenant. »

- « Non, je ne veux pas te faire mal, alors laisse toi faire. »

- « On s'en fiche ! »

- « NON. »

- « JIM ! »

Spock recula son bassin pour échapper aux doigts de son amant, mais Jim ne se laissa pas faire et

s'ensuivit alors d'une bataille entre les deux hommes Alors que Spock tentait tant bien que mal de

retenir les mains de son amant et de venir frotter son bassin contre le sien, Jim essayait de se

dégager et de reprendre le dessus, mais ça l'énervait plus que tout, pourquoi Spock ne voulait-il

pas juste se laissé faire, se laissé préparer ? Il faisait ça pour son bien en plus, pour qu'il n'est pas

mal pendant la pénétration.

De plus en plus énervé et de rage, il se dégagea vivement des mains de Spock et lui donna une

violente claque. Ce n'était pas voulu, mais ça avait au moins eu le mérite de les calmer tout les

deux. Spock avait la tête tourner sur le coté, sa joue verdissant rapidement tandis que Jim

écarquillait les yeux choquer par son propre geste, il reposa les mains à coté de la tête de Spock et

le scruta, attendant la réaction du vulcain. C'était sur, il lui en voudrait et il se prépara

intérieurement à recevoir lui aussi un coup.

- « Spock, je suis désolé, je ne voulais pas, c'est partit tout seul, mais je voulais pas te faire mal. »

Bredouilla t-il les yeux fermer, priant pour que Spock soit clément et lui pardonne.

- « Recommence. »

Il ouvrit les yeux étonné par ce qu'il venait d'entendre et vit le vulcain se tourner vers lui, ne

semblant pas spécialement fâché, juste avec cette expression d'envie étrange.

- « Frappe moi Jim. » Répéta t-il en murmurant doucement, plantant ses yeux brun dans ceux

azure de son amant.

- « Quoi ? Répondit le blond abasourdit par cette demande. »

- « S'il te plaît. »

- « Qu'est-ce que tu raconte ? T'es pas bien, j'ai pas envie de te frapper. »

- « Jim, frappe moi, mors moi si tu préfère ! »

- « Non ! » Il se redressa sur ses genoux, toujours placé entre les cuisses ouverte de son amant.

- « Je t'en pris. » Grogna le vulcain.

- « J'ai pas envie de te faire mal. Pourquoi tu ne demande une chose pareil ? » Le blond ne

comprenait pas cette demande et sentait pourtant sa main trembler.

- « Parce que la douleur est libératrice, j'en es envie. » Expliqua t-il brusquement en se redressant

un peu.La main de son capitaine partit de façon véloce et il lui donna une seconde claque. Le vulcain retomba sur le matelas et lâcha un gémissement excité qui alla droit au sexe de son amant. Il

observa le torse onduler sous la respiration haletante du vulcain, qui se tourna à nouveau vers lui,

plus reconnaissant que fâcher.

- « Tu aime quand ça fait mal ? » Demanda le blond.

- « Oh Jim, prend moi, prend moi maintenant. »

Ne se faisant pas prier, il saisit les hanches de Spock et l'empala violemment. Le vulcain cria de

plaisir et pourtant Jim savait, pour être dans ce fourreau très étroit et brûlant, que Spock avait eu

mal. Jamais il n'aurait imaginer que son amant est une tendance masochiste. Peut être que c' était

juste dans l'instant, juste pour une fois.

Sous ses supplications il commença de profond et agressif va et vient. Il pouvait le sentir grâce à

leur lien mental, mais Spock n'avait déjà plus mal et au contraire ressentait un puissant plaisir dans

ses entrailles, son sexe frottant irrémédiablement sur sa prostate, un plaisir que lui aussi ressentait

par leur connexion et il adorait plus que tout la sensation d’extrême étroitesse de l'antre chaude de

Spock.

Ses coups de reins était loin d'être doux, la plupart des gens n'aurait pas aimé, mais étrangement

Spock ne semblait pas déranger par la puissance de son feu et le voir se tortiller et gémir de plaisir

l'excitait. Mais étrangement ce qui l'excitait aussi c'était cette soudaine domination sauvage, en

faite il avait toujours aimé posséder et ne pas se retenir et il venait de le comprendre réellement que

maintenant. Il accéléra son rythme de vas et vient forçant de plus en plus les chairs de Spock à

laisser passer son sexe brûlant. Spock enfonça son crâne en arrière, découvrant son cou à la vue de

Jim. Ce dernier se mordit la lèvre, bon sang cette gorge, il avait envie de la mordre dans un accès

de brutalité, il avait envie de la serrer fermement dans sa main et de privé Spock d'air pendant un

temps, pour le punir de lui avoir fait ressortir cette part de sauvagerie en lui. Il n'en fit cependant

rien se contentant de le prendre férocement, d'une main il saisit le sexe de son amant et commença

de vigoureux mouvement d'avant en arrière, le faisant crier davantage, les tentacules étaient

enrouler autour de la base du sexe de Jim, rendant ses sensations plus intense.

- « Fait le ! » Gémit le vulcain.

- « Quoi ? » Le sang vert attrapa sa main et l'approcha de sa gorge.

- « Fait le ! » Répéta t-il essoufflé.

Le blond céda, malgré tout surpris, et enroula ses doigts autour de la gorge pale et offerte, il

pouvait sentir le sang pulser dans la jugulaire de Spock, ses battements de cœur effrénés,

doucement il commença à serrer et Spock se cambra progressivement. Son sexe s'humidifia

davantage dans la main de Jim, preuve que ça l'excitait, et cela incita Jim à serrer davantage. Sentir

qu'il avait la vie de Spock entre ses doigts, l'excitait encore plus, il le contrôlait entièrement et il

adorait ça. Il se repositionna de façon à mettre plus de poids et de force dans sa poigne et il grogna

de plaisir rien qu'avec ça, il pouvait sentir la glotte de Spock se déplacer difficilement alors qu'il

essayait d'avaler sa salive. Ses coups de rein redoublèrent de puissance et Spock gémit.

Le blond faisait néanmoins attention à ce que le vulcain puisse quand même respirer un peu, il

savait qu'il ne serrait pas encore assez fort pour le privé entièrement d'air et de toute façon se n'était

pas le but. Prit néanmoins dans un excès d'excitation il renforça encore sa prise, il n'allait pas

tarder à jouir et son amant non plus. Ce dernier attrapa ses poignets et les serra un peu avant de

remonter le long de ses bras en une fine caresse qui lui fit comprendre qu'il y allait trop fort, il

relâcha donc un peu la pression. D'un geste doux le vulcain dégagea la main de son cou et toussa

légèrement.

- « Jim. » Murmura t-il d'une voix rauque.Passant ses bras autour du cou du blond il le fit pencher vers lui et l'embrassa. Le capitaine répondit immédiatement et prit le contrôle du baisé, leur langue se caressait sensuellement alors que leur corps étaient au bord de la rupture. Ils jouirent ensemble dans un long râle, collé l'un à

l'autre fusionnant totalement, avant de se reposer l'un sur l'autre le souffle court, la sensation de

leurs peaux collées l'une à l'autre étant toujours délicieuse, puis Kirk se retira et s'allongea aux

cotés de son amant qui vint se blottir contre lui, savourant encore le moment fort qu'ils venaient de

passer ensemble.


Chapter 23


Affamé, Kirk se leva en vitesse et annonça qu'il allait préparer le repas, un vrai repas, le genre de

plat long à préparer mais qui vous ravissent les papilles, Spock sourit doucement lui allait plutôt

faire autre chose. Il laissa le blond dévaler les escaliers plein d'énergie et vigoureux alors que lui

avait envie de se prélasser encore un peu, jamais il ne se le serait permit en temps normal, mais

c'était loin d'être une situation qui demandait de suivre des codes, des règles et des protocoles.


Jim s'amusait paisiblement avec les épices de son plat alors que de délicieuse effluves s'en

échappait, Spock était partit prendre un bain, mais cela faisait près d'une heure qu'il y était. Jim

commençait un peu à s'inquiéter. Le vulcain ne prenait jamais autant de temps et puis il avait ce

mauvais pressentiment depuis une quinzaine de minutes, comme si quelque chose n'allait pas

comme si quelque chose allait arriver, n'y résistant pas, il délaissa la nourriture, arrêtant le feu pour

que ça ne brûle pas pendant son absence et alla frapper à la porte de la salle de bain.

Il appela le vulcain et frappa plusieurs fois, toujours plus fortement, mais personne ne lui répondit.

Il commença à sérieusement s’inquiéter, il le sentait au plus profond de ses entrailles, quelque

chose n'allait pas. Il ouvrit alors la porte, préférant se faire fusillé par le vulcain pour atteinte à la

pudeur – bien qu'il soit amant, Spock tenait à son intimité – plutôt que de ne pas savoir ce qui

pouvait bien ce passé dans cette foutu salle de bain. Lorsqu'il ne vit pas son amant dans la

baignoire, il fut étonné, mais s'approcha quand même. En réalité le vulcain était bien dans la

baignoire, mais sous l'eau, sa tête était plonger dans le liquide et seulement quelques petites bulles

remontait à la surface.

Prit d'une peur soudaine, le blond n'hésita pas une seule seconde et plongea les deux bras dans

l'eau tiède, attrapa Spock sous les aisselles et le souleva dans un effort conséquent pour le sortir de

l'eau. Son inquiétude était justifié, le corps du sang vert pesait aussi lourd que celui d'un mort, et il

ne semblait pas avoir réagit quand il s'était saisit de lui. Rapidement il l’étala sur le sol et voyant

qu'il ne respirait pas commença un massage cardiaque, totalement affolé. Il n'eut pas à appuyé plus

de deux fois sur son abdomen, que déjà Spock crachait de l'eau et toussait avant de reprendre son

souffle, il dodelina de la tête.

- « Spock ? SPOCK ! Ça va ? » S'inquiéta le blond content de voir que le vulcain ne s'était pas

noyé.

- « Jim ? » Répondit-il.

- « Qu'est-ce qui s'est passé ? Tu tes évanoui ? » Jim essayait tant bien que mal de redresser les

épaules de Spock, mais lui ne faisait aucun effort et semblait davantage apprécier le sol.

- « Dormir.. » murmura t-il.

- « Quoi tu tes endormit? Tu te fiche de moi ? » T'as faillit te noyé parce que tu tes endormit ? »

Grogna le blond énervé, plus par la peur que par une réel colère.

Voyant que le sang vert ne répondait pas, s'écroulant mollement sur le sol, Jim saisit plusieurs

serviettes et emmitoufla son amant dedans avant de le tenir dans ses bras alors qu'il essayait de le

réveillé.

- « Spock, réveille toi ! »

Le vulcain ouvrit les yeux et le regarda avec des yeux endormit puis il vint presser brièvement ses

lèvres un peu froide contre celle plus chaude de son T'hy'la avant de laissé sa tête retomber sur le

bras du blond.- « Je t'aime Jim. » Murmura t-il. « Dormir, je veux dormir. »

Kirk le serra fortement contre lui, se rassurant progressivement. Il se demandait horrifié, ce qu'il ce

serait passé s'il n'avait pas ouvert la porte. Bon dieu, Spock aurait pu mourir d'une façon aussi

conne s'il n'avait pas eu ce pressentiment et pourtant celui-ci ne pensait qu'à dormir. Il le souleva et

l’emmena jusqu'à leur chambre avant de le déposé sur le lit et de le recouvrir de couverture. Il

s'assit de l'autre coté du lit et passa plusieurs heures à l'observer dormir, imaginant ce qu'il serait

devenue si le vulcain était mort.

Ça le rendait triste, il ne supporterait pas d'être séparer du brun comme ça, il le savait. Il se rongeait

les ongles, angoissé. Puis son ventre gargouilla, il fit un bref sourire et se pencha vers son amant

pour l'embrasser et accessoirement le réveillé. Mais son geste n'eut aucun résultat alors il entreprit

de le réveillé d'un tas d'autre manière. Finalement après plusieurs tentatives, il arriva à lui faire

ouvrir un œil, il sourit.

- « Allez lève toi, on vas manger. » Spock attrapa la couette et la tira jusqu'à son visage, se

cachant.

- « Laisse moi dormir. »

- « Qu'est-ce que tu raconte, allez je suis sur que tu as faim. »

- « Hm. »

- « Allez lève toi pointu. »

La réaction qu'il pensait avoir avec ce surnom ne vint jamais. Alors il souleva la couette et attrapa

un bras de Spock pour le tirer hors du lit. De façon laborieuse il arriva à le faire se lever, mais

après trois pas dans la chambre, il le sentit s'écrouler contre lui. S'étant déjà rendormit. Il leva les

yeux au ciel et retint tant bien que mal son amant avant de le faire s'aplatir sur le matelas. Bon si

Spock ne voulait pas se lever, tant pis il le laisserait dormir. Il le recouvrit des couvertures et en

sortant lui jeta un coup d’œil inquiet.

Il mangea et passa le reste de la journée seul, puis quand vint enfin l'heure de se coucher, il fut

encore surprit de voir son partenaire dormir. Il se blottit néanmoins à ses cotés et s'endormit aussi.


Lorsqu'il se leva le lendemains matin, le sang vert était toujours dans ses bras. Il se leva donc

étonner qu'il ne se soit pas levé avec ce qu'il avait déjà dormit et passa toute la mâtiné tout seul, à

attendre que Spock se lève. Vers midi, voyant que son amant n'avait toujours pas montrer le bout

de son nez qu'il se décida à allez le voir. Bon sang, mais il pensait que les vulcains n'avait pas

besoin de beaucoup d'heure de sommeil et voilà que lui venait de dormir près de 24h et ne

semblait toujours pas ok pour se lever. Il le secoua sans ménagement, lui donna quelques petites

claques pas très douloureuse, pensa même lui jeter de l'eau au visage, mais se ravisa. Finalement il

le laissa tranquille et se demanda un instant s'il n'était pas malade. Il passa le reste de la journée à

chercher des informations sur les vulcains et qu'est-ce qui pourrait provoquer leur hibernation,

mais il ne trouva rien.

Ce n'est qu'en fin de journée qu'il arriva à traîner Spock jusqu'à la cuisine, il semblait toujours dans

les vapes perdu entre le sommeil et le réveil. Il lui présenta une assiette devant le nez et Spock

toucha à peine à ce qui avait dedans.

- « Comment tu te sens ? Tu es malade ? Tu veux que j’appelle un médecin ?

- « Je vais bien.

- « T'es sur ? Je suis inquiet Spock, je ne t'ai jamais vu comme ça. »

- « Ne t’inquiète pas. » Répondit-il après presque une minute d'attente.

- « Qu'est-ce qui se passe ? Un truc vulcain, comme le Pon Faar ? »

- « ... »- « T'es sur que tu es pas malade ? Tu as vraiment pas l'air bien. Je devrais peut être appeler un médecin. »

- « Non et pas de médecin, pas besoin. » Grogna t-il.

Jim soupira et se retourna pour prendre un truc dans le frigo après avoir réussit à forcer le vulcain à

avaler un morceau de gâteau, mais quand il se retourna Spock était affalé sur la table, le morceau

de nourriture à peine entamer, et il dormait déjà. Jim soupira encore il essaya de le réveillé, mais à

chaque fois qu'il ouvrait les yeux il les fermait presque aussitôt. Dépiter par l'intense fatigue de son

premier officier, Jim décida de l'allonger sur le canapé, s'asseyant juste à coté de sa tête avant de le

tirer à lui pour que sa cuisse lui serve d’oreiller. Il le recouvrit d'un plaide pour qu'il n'ai pas froid

et réfléchit intensément tout en lui caressant les cheveux. Il y avait un truc qui n'allait pas chez

Spock, dormir autant n'était pas normal, il semblait complètement dans les vapes. Devait-il appeler

un médecin ? Pour tomber sur un humain incompétent ? Non il fallait quelqu'un qui connaisse les

vulcains. Bones ? Non, il faudrait un vulcain même, ce serait plus simple. Puis il eut une idée.

Deux heures plus tard et le voilà qui était en communication avec Vulcain 2.

- « Bonjour Spock, désolé de vous déranger, mais j'aurais besoin de votre aide. » Fit-il en souriant

à son interlocuteur qui lui affichait un visage impassible.

- « Bonjour Jim, à propos de quoi ? Si c'est une question sur ce que j'ai pu vivre sur l'Enterpris