A trop vouloir jouer avec le jeu, on finit par se brûler



By: ettoile


Jim a un nouvel uniforme rouge flamboyant. Pour Spock, il ressemble à un démon de la tentation. Et avec ça, des idées étranges lui traversent l'esprit. Il suffit d'un rêve, d'un contact chaud, d'un regard pour que tout bascule...et d'un vulcain somnambule.


Il était habillé en rouge. C'était son nouvel uniforme : il avait été promu. Spock sourit à cette pensée. Depuis combien de temps Jim rêvait-il de cette promotion ?


- 3,456 jours Capitaine, avait-il répondu.


Et son supérieur avait rit. Un rire joyeux qu'il n'avait pas entendu depuis longtemps. Mais son ami avait retrouvé sa joie, c'était le plus important.


/FLASH BACH DEBUT/


Une fois le nouvel habit porté, Jim avait – limite – couru pour le montrer à Spock. Comment le vulcain allait-il réagir face à son nouvel accoutrement ? Allait-il l'aimé ? Ou le détesté ? Il espérait bien sûr la première solution, mais son officier pouvait le surprendre, il ne savait guère à quoi s'attendre. Il n'y avait, à priori, aucune raison de ne pas l'aimer. C'était le résultat de toutes ses missions, le fruit de son dur labeur. Sa fierté.


/ FLASH BACK FIN/


Les yeux perçant de Spock sur lui le firent tressaillir. Il savait ce que son scientifique était en train de faire. Il l'observait. Très minutieusement. Chaque parcelle de son corps était comme passée sous rayon-x. C'était déstabilisant...et quelque peu frustrant. Pourquoi frustrant ? Peut-être parce que lui n'arrivait pas à faire de même sur Spock.


Ce dernier, une étrange lueur dans les yeux, regardait son Capitaine. Le nouvel uniforme rouge pétard faisait ressortir les cheveux blond et les yeux marrons de Jim. De plus, la combinaison faisait ressortir son torse et ses formes en général. Il lui allait à ravir.


- Alors qu'en penses-tu ? demanda Jim sans pouvoir s'empêcher de tutoyer son ami.


- L'uniforme vous va bien, répondit d'un ton neutre le vulcain.


Jim parut un instant déçu mais fit pourtant un beau sourire en guise de réponse. Spock ne fit rien. Il était plongé dans ses pensées – on pouvait le deviner à son regard vide et ses sourcils légèrement froncés. Kirk attendit patiemment que l'introspection de son ami se termine.


Dans son esprit, le vulcain commençait à...trop penser. L'idée que, dans cette tenue, Jim ressemblait à un démon de la tentation lui était rapidement venu et, depuis, il avait un peu de mal à l'oublier. Il dû se réciter cinq formules chimiques complexes avant de pouvoir être à nouveau opérationnel. Il cligna des yeux et entendit un léger rire. Quelle belle voix – ah non c'est vrai, se contrôler.


Spock se concentra tout en inspirant ( pour se calmer). Il réussit à chasser une mauvaise image de son esprit et put regarder à nouveau normalement son Capitaine. Ce dernier n'avait pas bougé, comme si il avait eu peur de déranger le vulcain.


- Je me demande bien à quoi vous pensiez ! Parfois, j'aimerais pouvoir me faufiler dans votre tête. Je suis sûr que je découvrirais des choses surprenantes !


Jim plaisantait et Spock le savait, mais il dût tout de même retenir un frisson – de peur, de dégoût...ou d'autre chose, il ne le savait pas. Inconsciemment, cela était lié au fait que Jim l'avait à nouveau vouvoyez. Oui, parce que même si il ne le montrait pas, Spock appréciait énormément que son ami de toujours le tutoie. Mais, malgré la peine que le vouvoiement lui provoquait, il y avait autre chose. Son esprit réfléchissait, de toute ses forces, sans pour autant trouver une réponse adéquate. La concentration était telle qu'il en oublia la présence de son Capitaine.


Kirk se douta que son second était à nouveau plonger dans d'interminables réflexions, aussi ne savait-il que faire. Devait-il partir ? Restait là ? Il avait encore pas mal de travail à accomplir, la première option était prioritaire, mais son corps ne pouvait se résoudre à laisser en plan son ami. Ce dernier méritait plus de reconnaissance que cela, il devait au moins le sortir de sa tête et le saluer, avant de partir vers le pont.


Se raclant la gorge, soudain mal à l'aise car Spock le regardait toujours avec intensité, Jim avança vers le vulcain. Petit pas par petit pas, ne voulant surprendre son ami (même si, surprendre un vulcain, vraiment ? Ce n'était pas possible, encore moins quand il s'agissait de Spock !). Ne sachant que faire de ses mains, il les utilisa pour remettre sa veste en place, puis les cacha dans son dos. Sa gêne n'était pas perceptible par tout le monde, mais si Spock avait été à nouveau conscient de sa présence, nul doute qu'il l'aurait perçu. Il aurait sans doute poser des questions, se demandant pourquoi il était gêné. Ses lèvres s'étirèrent en un tendre sourire à cette pensée, et c'est avec une soudaine poussée de courage qu'il posa une main sur l'épaule de son ami. Il savait que ce simple geste sortirait son ami de ses réflexions.


Un contact. Chaud. Presque brulant. L'esprit embrumé par trop de concentration, Spock dû cligner des yeux quelques secondes pour reprendre contenance. Ce n'est qu'après ce laps de temps qu'il tourna légèrement la tête vers son épaule pour y trouver une main, celle de Jim. Étrange, il n'avait pas vu ni entendu son ami se rapprocher. Peut-être devrait-il parler de ce moment d'absence au docteur McCoy ? Non. Il risquerait de poser trop de questions, et le vulcain détestait cela, surtout lorsque cela concernait ses sentiments. A la place, il demanderait à prendre congé plus tôt que d'ordinaire et irait se reposer. Il irait sans nul doute mieux après.


Jim sembla heureux de voir son ami « revenir à lui ». Spock se demanda brièvement si il avait été « absent » longtemps. Il ne poserait cependant pas la question, ne voulant en connaître la réponse. Son Capitaine sembla vouloir s'excuser, de part son regard. Il ne comprenait pas pourquoi. Et c'est sur cette incompréhension passagère qu'il le vit tourner les talons et partir. Le travail... En tant que Capitaine de l'Enterprise, il avait beaucoup de choses à faire, le scientifique le savait bien, mais il aurait aimé que cette petite entrevue dure plus longtemps. Il ne se rendit pas vraiment compte qu'il avait dévoré son ami des yeux jusqu'à ne plus avoir son corps à porter de vue. Et ce n'est qu'une minute après qu'il se rendit compte être dans sa chambre. Peut-être pouvait-il se reposer maintenant ? Juste quelques minutes, le temps de se poser l'esprit, et après il retournerait sur le pont, à assister son ami de toujours.


Spock n'avait été sujet au somnambulisme qu'à de très rares occasions et uniquement lorsque ses émotions étaient trop fortes pour les ignorer. Cette nuit-là, lorsqu'il se coucha, ce fut le cas. Tout ça à cause d'un rêve. Un simple et stupide rêve. Comment une chose aussi illogique pouvait avoir une force aussi grande ? Il ne le saurait sans doute jamais. Et cela le rendait terriblement anxieux chaque fois qu'il s'endormait. Perdre le contrôle de son corps était pour Spock inacceptable. C'était un trait de caractère purement humain qui le rendait faible et impuissant. Il détestait encore plus le côté humain en lui à cause de cela.


Le rêve qu'il fit était très étrange. A la fois chaud, chaleureux, et froid, immense. Le rouge était présent partout où son regard allait. Il était concentré en un endroit particulier et le vulcain marcha – ou flotta, il ne le savait pas – jusqu'à ce point. Ses yeux se posèrent sur une forme lui rappelant quelqu'un. Une personne proche de lui dans la réalité. Dès qu'il croisa le regard marron de l'autre, il sut. C'était le Capitaine Kirk. Pourquoi était-il là, assoupit, au milieu de son rêve ? Spock avait déjà rêvé de Jim, c'était inutile de le nier, mais de cette façon. D'habitude, ils se contentaient de jouer une partie d'échec ou de débattre sur un plan d'exploration. Là, en revanche, Jim était dans son uniforme – le rouge flamboyant – et il dormait, paisiblement au vue de son visage serein et de sa respiration. Et Spock était heureux. Béatement heureux. Autant que lorsqu'il avait revu Jim bien vivant, alors qu'il avait cru le tuer. Ce n'était vraiment que dans ces moments qu'il perdait le contrôle de lui-même et laissait voir ses sentiments. C'était dangereux, il en était conscient, on pouvait à tout moment retourner contre lui ce qu'il ressentait. Mais, comme un dicton terrien le dit si bien, « on ne fait pas toujours ce que l'on veut dans la vie ».


D'une main hésitante, il toucha le visage endormit. Le contact était doux, chaud. Ses doigts devaient être plus chaud (il était vulcain après tout) car il ressentit un léger froid l'envahir. Puis, doucement, lentement, il continua son exploration. Il traça la courbe de la mâchoire du blond. Descendit le long de son cou. Toucha le torse musclé. Voulant littéralement goûter la peau claire et abîmée par endroits de Jim, Spock s'installa au-dessus de lui, ses jambes encadrant celles de son ami – cette position donne mal aux bras et aux jambes sur le long terme, mais c'est pratique pour pas mal de choses. D'une façon extrêmement sensuelle, le vulcain se pencha et renifla l'objet de ses désirs, partant du bas du torse et remontant aux cheveux. Des cheveux si beaux, si blonds et si doux. Son nez inspira une bouffée supplémentaire. Jim sentait la menthe, à cause de son gel douche, et aussi un peu le sable. Un mélange étrange et si tentant... Reprenant son exploration initiale, Spock voulut cette fois se servir de ses lèvres. Il les posa d'abord sur les cernes de son ami, comme si il tentait de les effacer, puis traça une seconde fois sa mâchoire. Les doigts et les lèvres lui procuraient des sensations très différentes. Il en eut peur au début, avant de se rappeler que ce n'était qu'un rêve et qu'il pouvait se le permettre sans crainte. Il laissa donc son rythme cardiaque s'accélérer et ses sens s'exacerber. Quand il arriva à la base du cou, il eut une soudaine pulsion qui lui fit donner un coup de langue sur la peau appétissante sous ses yeux. Le corps sous lui commença à réagir, comme si il émergeait, et Spock se stoppa brutalement. Jim avait ouvert les yeux à demis et le regardait, la bouche légèrement ouverte. Il n'avait pas l'air de comprendre quoique ce soit. Et en même temps il était si sexy ! Il n'en fallut pas plus à Spock pour laisser passer une autre pulsion : celle de prendre les lèvres de son confrère. Le contact fut tendre, hésitant, tremblant. Beaucoup d'émotions traversèrent le vulcain. Le désir, l'envie, la curiosité, la tendresse, la peur, l'appréhension.


Peut-être était-ce le choc de ce cocktail explosif qui le sortit de son état, ou l'étrange stupeur présente dans le regard de son supérieur, toujours est-il qu'il finit par se rendre compte d'une chose très importante. Primordiale même, et qui allait changer des choses. Il ne rêvait pas. Au début, il avait rêvé, mais à un moment qu'il ne saurait définir, son corps avait bougé de lui-même pour aller dans la chambre de son ami. Toutes les caresses et baisers avaient été fait pour de vrai. Si il n'était pas vulcain, Spock aurait juré à coup sûr. Il commençait à reprendre connaissance et la situation lui déplaisait clairement. Avant même que Jim ait le temps de poser une question, le scientifique était déjà partit. Il s'était lâchement enfui dans sa chambre, prit par une peur soudaine. Son corps tremblant comme une feuille, le regard presque fou, il fonça sous la douche. Laissant couler l'eau froide sur sa tunique de nuit et ses jambes flanchaient, il se recroquevilla sur lui-même au fond de la douche. Il ne savait pas ce qu'il lui avait pris, lui qui n'avait jamais réalisé avoir un tel désir pour son ami.


La seule chose dont son esprit dément sur le coup était sûr était que la cause principale de tout ceci était le nouvel uniforme rouge de Jim. Oui, il l'avait sentit au premier regard, « un diable de la tentation ». A trop vouloir jouer avec le feu, il s'était brûlé les ailes.



Plus jamais. Il ne voulait plus jamais que cela arrive.


… Vraiment ? Pensait-il vraiment ça ? Ou n'était-ce que la peur et l'appréhension qui lui faisait dire ça ?


Spock éternua. Tout son corps était mouillé. Son pyjama contenait une quantité d'eau telle que le tissu était devenu transparent et collant, une horreur à toucher. Des gouttes ne cessaient de tomber dans ses yeux, aussi les avaient-ils fermés, et dans ses oreilles, aussi avait-il posé ses mains sur elles. Le son résonnait comme dans une piscine terrienne, cela lui donnait mal à la tête, il n'aimait pas ce brouhaha incompréhensible. Ses sourcils se froncèrent un peu plus, donnant des traits sévères à son visage. Pourtant, à bien l'observer, on pouvait voir ses mains tremblaient. Sa position rappelait celle du fœtus, ce qui démontrait un manque de sécurité de la part du vulcain. Spock ne pensait plus. Il faisait pour en tout cas. Il voulait oublier, tout oublier.


Ce qu'il avait vu. Ce qu'il avait fait. Ce qu'il avait ressenti.


Tout. C'était un terrain glissant et dangereux sur lequel il se refusait d'aller. Mais son esprit, soudainement allié à son cœur le traître, s'obstinait à repasser en boucle l'évènement marquant. Sa bouche s'ouvrit, il leva son visage en direction du jet de douche et laissa sa gorge se remplir d'eau, bloquant ainsi parfaitement son cri de rage et de désespoir.


Jim n'osa pas bougé dans les minutes qui suivirent le départ de son second. Que venait-il de se passer ? C'était incompréhensible. Spock, le vulcain, le scientifique, son ami, venait de...de...l'embrasser ? Non. Non. Non. Impossible. Pourquoi aurait-il fait une chose pareille ?


-Pourquoi fait-on ce genre de chose Jim ? Tu le sais très bien pourquoi, se sermonna-t-il.


Le vulcain ressentait-il quelque chose pour lui dans ce cas ? Non...si ?


Jim soupira et se frotta le visage, essayant de se réveiller et, par la même occasion, de se remémorer les évènements de la soirée. Il se souvenait de son entrevue avec Spock, pour lui montrer son nouvel uniforme. Ensuite il était reparti sur le pont pour travailler. Il avait donné des directives à Sulu et était parti voir McCoy. Le bon docteur l'avait sermonné, comme toujours, au sujet de sa santé. « Pas assez de repos, trop de stress » qu'il avait dit. Alors Jim s'était résigné à aller se reposer. Le temps avait filé comme un TGV – quelle expression bizarre ! – et la nuit était tombée. Il avait fini par tomber dans les bras de Morphée. Le sommeil était lourd et pesant, menaçant. Jim n'avait eu qu'une envie : se réveiller et boire un coup !


Pourtant, au bout d'un moment, une sensation agréable arriva. Elle était douce et câline, sensuelle et perverse, belle et profonde, dangereuse et vilaine. En un mot : destructrice. Son corps répondait à des stimulus qu'il n'arriva pas à identifier au début, mais qu'il finit par deviner être des caresses. C'était très agréable. Sa peau brûlait aux endroits où passait la main de l'inconnu. Soudain, quelque chose d'étrange, d'humide, de froid mais de délicieux, toucha son cou. Il eut envie de rire et de gémir, se retint. A la place, il ouvrit légèrement les yeux. Le corps au-dessus de lui lui était familier. Sa bouche s'entrouvrit sans raison – la fatigue peut-être. Il eut à peine le temps de remonter ses yeux sur le visage de l'autre que ses lèvres furent prises dans un baiser. Un baiser tendre, hésitant, tremblant. C'est à ce moment-là que Jim reconnu la personne au-dessus de lui : Spock. Une expression de stupeur marqua son visage, tandis que son second se relevait d'un bond. Son visage était marqué par un millier d'émotions qu'il n'eut pas le temps de déchiffrer tellement le vulcain fuya vite.


Alors voilà, il s'en souvenait. Spock était rentré dans sa chambre pour une raison inconnue, et pour cette même raison il lui avait fait de sensuelles caresses et l'avait embrassé. Embrassé... Jim porta une main à ses lèvres et les toucha lentement. Il avait aimé ça. Il avait tout aimé. Son corps avait réagi d'instinct. Il ne l'avait pas repoussé, bien au contraire, il en redemandait.


-Spock !


Se rappelant tout à coup de la fuite de son ami, Jim se leva et couru au seul endroit où le vulcain pouvait être : dans sa chambre. Que faisait-il en ce moment ? Comment avait-il réagi en réalisant ce qu'il avait fait ? D'après l'expression qu'il avait vu plus tôt, Jim en déduisit que Spock n'avait pas agit consciemment. Déjà qu'il faisait tout pour rejeter ses sentiments, avoir fait ça n'allait sûrement pas arranger les choses ! Jim devait au plus vite le raisonner, avant qu'il ne fasse une chose irréparable.


Spock n'avait pas bougé. De temps à autre il recrachait le trop plein d'eau de ses poumons, mais c'est tout. Il n'entendait rien. Ne voyait rien. Ne ressentait rien à part du froid et de l'humidité. La facture d'eau allait être salé – ahah, très drôle.


Bam. Bam. Bam.


Spock trembla un peu plus qu'auparavant.


Bam. Bam. Bam.


Il refusait d'entendre ou de bouger, même d'ouvrir un œil.


Bam. Bam. Bam.


Ce bruit...il entendait un bruit. Un bruit sourd et violent. Mais il refusa d'y prêter attention. Pour le moment il devait se laver, de toutes émotions. Faire partir la perversion qui l'avait envahi avant. Pour le moment il n'avait qu'une envie : disparaître.


Bam. Bam. Bam.


Jim tambourina à la porte pour la quatrième fois et finit par en avoir marre. Pourquoi personne ne venait lui ouvrir ? Le scientifique n'était pas là ? Une légère inquiétude l'envahit et commença à déformer son visage.


-Spock ! Spock vous êtes là ?


Pas de réponse. La porte était– ah non, elle n'était pas fermée. Jim sourit comme un idiot face à sa chance et entra doucement dans la chambre de son ami. La lumière était éteinte dans l'antre principale, mais il pouvait en voir sous une porte au loin : la salle de bain. Il ferma la porte derrière lui et la verrouilla.


-Cette fois, tu ne t'enfuiras pas ! se murmura-t-il.


Quelques secondes s'écoulèrent sans qu'il ne bouge. Ses oreilles essayaient d'entendre ce que le vulcain trafiquait, mais tout ce qu'elles captaient était le bruit d'un jet d'eau.


Une voix. Lointaine. Disait son nom. « Chut » qu'il se répétait. Son cœur commençait enfin à reprendre un rythme correct, malgré sa respiration saccadée dû au jet de douche. Il rejeta une nouvelle fois le trop plein d'eau et toussa. Il éternua et toussa une deuxième fois.


Jim sursauta en entendant tousser. Il commença à marcher en direction de la lumière lorsqu'il entendit éternuer et toussa à nouveau. Son inquiétude grandit et ses jambes se mirent à courir. Sa main ouvrit la porte violemment et ses yeux s'écarquillèrent face à ce qui s'offrait à lui. Cette vision de Spock était...affreuse. Il avait déjà vu son ami en piteux état, mais pas ce sens-là. D'un pas lent mais sûr, il s'approcha de la douche. Heureusement qu'elle faisait aussi baignoire, sinon il y aurait eu de l'eau partout !


Il arrêta l'eau. Un silence étouffant prit place. Il s'agenouilla contre la baignoire et face à son ami, puis il attrapa une serviette qu'il posa sur ses genoux. Son regard détailla Spock de la tête au pied. Ses sourcils beaucoup trop froncés. Sa toux. Ses éternuements. Ses tremblements. Sa peau ayant l'air plus pâle que d'ordinaire. Ses mains légèrement abîmées. Ses cheveux bruns plaqués contre ses joues. Son pyjama complètement transparent et mouillé.


-Dans quel état es-tu mon ami...et pourquoi l'as-tu fait ?


Le silence. Pourquoi tout était soudainement silencieux ? Spock se tendit. Ce n'était pas normal. Il n'avait pas éteint l'eau, alors pourquoi s'était-elle arrêtée ? Quelqu'un. Il y avait quelqu'un en face de lui. Son corps se stoppa (du mieux qu'il put). Sa respiration se bloqua tandis que l'évidence se faisait : Jim était là. Pas de doutes. Il était le seul à venir dans sa chambre, surtout sans permission. Pourquoi était-il venu ? Spock n'était pas prêt. Il ne s'était pas encore calmé complètement. Il n'était pas prêt à ouvrir les yeux et à faire face. Il n'était pas–


Il était Spock. Il était vulcain. Il était adulte. Poussé par une petite pulsion de courage et de détermination, le scientifique ouvrit les yeux. Lentement, il baissa ses mains pour entendre. Sa respiration était au ralentit, son corps se remit à trembler, mais il avait ouvert les yeux. La première chose qui le frappa en regardant son ami – pouvait-il encore avoir le droit de l'appeler ainsi après ce qu'il avait fait ? – était son inquiétude.


-Spock ?


Il ne réagit pas. Comment devait-il le faire ? Que devait-il dire ? S'excuser ? Oui, mais de quelle façon ? Et serait-il pardonner ?


-Spock parlez-moi.


Un arrêt du cœur. Un éternuement.


-Spock, que vous arrive-t-il ? Je ne comprends pas.


Un rictus amer. Un toussotement.


-Spock...vous...vous n'avez rien fait de mal.


Un arrêt du cœur. « Rien fait de mal » ? Vraiment ? Non, impossible.


Il écarquilla les yeux de stupeur et d'incertitude.


-Spock, je ne vous en veux pas.


Comment dire ça ? Comment exprimer de tels sentiments ? Comment faire comprendre à un ami vulcain de longue date que les caresses et le baiser qu'il vous a fait vous a plu ? Comment ne pas le choquer, le faire fuir à nouveau ?


Jim se racla la gorge et soupira. Il ne savait pas quoi faire. Comme lorsqu'il était jeune, il avait foncé sans plan. Résultat : il était en face de son second et ne savait pas quoi faire pour le faire réagir. Pourtant il devait faire quelque chose. Voir Spock ainsi était insoutenable.


C'est là qu'une idée incongru lui vint en tête.


-Spock, ne m'en voulez pas surtout.


Ne pas lui en vouloir ? Pourquoi lui en voudrait-il ? C'est plutôt à lui de lui en vouloir ! L'incompréhension monta, ainsi qu'un peu de colère envers lui-même. Cela lui fit ouvrir la bouche pour parler, même s'il ne put finir sa phrase à cause de Jim.


-Ce n'est pas logique, c'est à vous de hupf–


Un baiser. Doux. Chaleureux. Réconfortant. Jim avait profité de la confusion de Spock pour s'approchait de lui. Il avait posé une main sur le rebord de la baignoire et l'autre sur son épaule. Sa main le réchauffa à tel point que sa peau le brûla. Ses lèvres humides et pourtant gercées semblaient collées à celles de Jim. Ce dernier se rapprocha encore de lui, il entra dans la baignoire et plaqua Spock, approfondissant leur baiser. Spock ressentit un flot d'émotions : de la joie, de la peur, de la haine, de la frustration, de l'excitation. Son cœur battait à nouveau très vite, comme s'il essayait de sortir hors de sa poitrine. Sa respiration était saccadée et hésitante. Son corps avait cessé de trembler. Il ne savait pas quoi faire de ses mains. Ses yeux étaient figés dans ceux de Jim.


Jim se retenait de céder à une pulsion perverse. Pour le moment il devait s'arrêter au baiser. Oui, un baiser devrait être suffisant. C'était un baiser magique : il devait faire prendre conscience à Spock que Jim ressentait lui aussi quelque chose à son égard, ce n'était pas à sens unique.


Leur baiser dura un long moment. Tant et si bien qu'il finit par ne plus avoir d'air et à devoir casser le baiser pour respirer. Ses joues avaient rosis et un sourire mi-doux mi-gêné s'était dessiné sur son visage. Tout en reprenant son souffle il observa Spock sous lui. Ce dernier avait repris des couleurs et semblait...choqué ?


-Comme je le disais, vous n'avez rien à vous reprocher. Vous n'avez rien fait de mal.


-Tu...


-Pardon ?


-Tu n'as rien fait de mal. Je préfère lorsque l'on se tutoie...


Jim ne put se retenir de rire. Ils venaient d'échanger un baiser passionné et tout ce que le vulcain trouvait à dire était qu'il préférait le tutoiement ? C'était à mourir de rire !


Il fut gêné par le rire de son Capitaine, ce qui obligea Jim à se calmer. Ce n'était pas le moment de déraper. Il avait enfin réussi à faire parler Spock !


-Tu veux bien me dire pourquoi tu t'es enfui ?


-...


Jim soupira et prit un air déçu. Cette expression sembla déclencher un instinct protecteur chez Spock qui eut le réflexe de l'enlaçait.


-Je suis désolé. Je suis désolé. Je suis désolé.


-Tu n'as pas à t'excuser de quoi que ce soit.


Spock avait l'air si fragile en cet instant. Et en même temps, cette position, toute cette eau...cela rendait la scène beaucoup trop sensuelle pour qu'il résiste longtemps. Il prit une profonde inspiration, essayant de se calmer, et resserra l'étreinte. Spock se calma assez pour dire à Jim qu'il avait fait ça sous l'emprise du somnambulisme, et que jamais ô grand jamais, il n'aurait fait ça consciemment.


-Ce n'est rien mon ami, ce n'est rien.


-Comment peux-tu ne pas m'en vouloir ?


Spock bougea pour lever la tête et le regarder. Jim plongea ses yeux dans les siens. Qu'est-ce qu'ils étaient beau ! La fameuse pulsion perverse revint. Il recula légèrement le torse et détailla le vulcain. C'en était trop. Pourquoi fallait-il que cet homme soit aussi beau et sexy ? Et qu'il soit tout mouillé ? Et qu'ils se retrouvent l'un sur l'autre dans une baignoire ?


-Spock, je ne vais pas pouvoir résister...


Spock cligna des yeux. Il ne comprit pas immédiatement ce que Jim voulait dire, mais en suivant son regard et en observant son visage – ainsi qu'une partie beaucoup plus basse, il comprit tout. Cela le fit écarquiller les yeux. Ses pupilles se dilatèrent d'excitation à cette idée. Sa respiration se bloqua tandis qu'il imaginait ce qui risquait de se produire. Il avala sa salive difficilement et...reçu un deuxième baiser de Jim.




Un baiser. Encore.


Le contact brûlant de ses mains sur sa peau presque nu – il allait devoir enlever ce pyjama pour ne pas tomber malade et...aller plus loin. Encore. Voulant aller toujours plus vite, toujours plus loin.


Spock tremblait toujours mais la peur avait disparu, ne restait que le froid et l'excitation. Jim était là, avec lui. Et il l'embrassait. Il l'embrassait furieusement, sexuellement. En ce simple contact le vulcain ressentait toute l'excitation de son partenaire, toute sa faim si chaude et particulière. Et c'était si excitant ! Leur corps entrelaçait, le scientifique sortit doucement de la baignoire avant de se coller complètement contre son amant. Cette chaleur soudaine le brûla. C'était douloureux et en enivrant. Il voulait plus, toujours plus.


Jim n'en croyait pas ses yeux. Ni ses sens. Son cerveau avait fait un burn out au moment où Spock avait répondu au baiser. Un flot inattendu de sensations firent apparition pour son plus grand plaisir. Une main au creux de ses reins, l'autre dans sa nuque, rapprochant leur corps toujours plus. Quand la baignoire fut libérée ils purent croiser leurs jambes. Jim pressa son genoux contre le sexe de son partenaire, une bosse avait fait son apparition. Les pupilles du vulcain se dilatèrent à ce contact, signe de son excitation grandissante.


Jim bougea sa main de ses reins et coupa le baiser en cours en grimaçant. Elle était mouillée et gluante, beurk. A y regarder de plus près Spock se sentirai mieux sans son pyjama. Cela lui donna une idée et une lueur malicieuse éclaira son regard.


- Vous- Tu ne peux pas garder ça, tu vas attraper froid. (Spock esquissa un geste vers son haut) Non laisse. Je vais le faire !


Un sourire goguenard sur les lèvres, il posa ses doigts sur le torse face à lui, le caressa une fois avant de le déboutonner. Lentement, le regard ancré dans ceux sombres de son amant. On pouvait sentir une énorme tension sexuelle, sauvage entre eux.


Spock sentait son cœur s'accélérait au fur et à mesure des gestes de son capitaine. Il ne savait plus où regarder pour se détendre : quand il regardait les doigts de son amant, cela l'excitait et le rendait fou d'impatience quand il regardait ses yeux, il voulait le prendre, là, tout de suite, sur le sol froid et glacial de sa salle de bain. Il se retenait, durement. Mais c'était quand même un vulcain nom de dieu ! Il pouvait tenir encore (mais pas trop).


Son haut fut jeté dans un coin et il eut la chair de poule au contact frais sur sa peau mouillée. De fines gouttes d'eau perlaient sur son torse. Il posa ses mains sur celles de Kirk, actuellement sur son torse, et ferma les yeux un instant. En les ouvrant il fondit sur ses lèvres, lui arrachant un soupir sous la force du baiser – et par surprise un peu.


Mais Jim n'avait pas oublié son objectif et ses mains attrapèrent le pantalon humide du scientifique et commencèrent à le descendre. En passant sur les fesses fermes et musclées du vulcain ce dernier lâcha un soupir d'aise. Le blond se dépêcha de l'enlever et, se relevant à mi-hauteur, fut surpris de tomber nez à nez avec le sexe bandé de son amant.


« Alors comme ça pas de sous-vêtement sous les pyjamas hein ? C'est bon à savoir. »


Il ne put résister à l'envie et donna un coup de langue sur la verge frétillant devant lui. Spock lâcha un halètement surpris. Il attrapa Jim par les bras et le força à se relever, après quoi il sortit de la salle de bain et balança son paquet sur le lit. Jim rebondit une fois avant d'être surplombé par le vulcain. Cette vue était superbe et il en oublia la légère douleur dans ses bras. Être ainsi soumis, dominé, avait quelque chose de...sensuel, dangereux. D'autant que le vulcain commençait à se laisser aller.


Magnifique. Jim était magnifique. Ce corps sous lui, soumis à lui, offert à lui. C'en était jouissif. Mais le pyjama qu'il portait – bien que sympathique – était gênant. Il fallait l'enlever. Sensuellement, si possible. Inspirant profondément pour se calmer, Spock se pencha pour embrasser la mâchoire finement sculpté devant lui. Il en traça le contour avec sa langue, mordilla le menton, descendit dans le cou puis sur la carotide. Un à un il fit sauter les boutons, découvrant à l'air pur la peau immaculé du capitaine. Cette peau satiné, si parfaite et saine, lui donna des idées. Il voulait marquer cette peau. Le faire sien. Une partie sauvage enfouit en lui se réveillait en sa présence. Il avait des pensées malsaines, perverses, qu'il ne s'autorisait jamais en temps normal. Mais cette nuit était particulière, hors du temps, spéciale. Alors il se laissait aller à ses fantasmes (en partie).


De ses doigts il dessina les abdos du blond, sentant sa poitrine se soulevait de plus en plus vite au fur et à mesure que ses doigts descendaient. Avant de s'attaquer au bas il pria Jim d'enlever définitivement son haut. Une fois fait, il l'embrassa à pleine bouche tout en baissant son pantalon.


Jim frissonna. Il ne lui restait plus que son boxer noir brillant à cause de petites étoiles dessinées dessus. Oui, ce boxer n'avait rien de viril, mais quand on a une passion c'est jusqu'au bout de ongles hein ! Bref. Spock voulait le faire languir alors il lui laissa son boxer. A la place il commença une douce torture : caressait son membre à travers le tissu ou encore s'asseoir sur lui et frotter leurs extrémités ensemble. Le silence de la chambre fut remplacé par des halètements et des soupirs rauques. Heureusement que Jim avait fermé la porte à clé en arrivant ! Quelle honte d'être surpris en pareille position ! Surtout que l'équipage le croit hétéro... En même temps, jusqu'à il n'y a pas si longtemps, il le croyait aussi. Jamais il n'aurait imaginé faire ce genre de choses avec un homme, et encore moins avec un vulcain qui se trouve être son ami et bras-droit, Spock.


Mais ce n'était pas pour lui déplaire, bien au contraire. Les caresses de son amant étaient jouissives. Et quand il commença à le mordiller un peu partout, prenant un malin plaisir à mordiller le boxer, il sentait la limite approchait.


- Spock...arrêtes je...je vais pas pouvoir tenir si tu continues cette torture.


Son visage était rouge, ses hanches commençaient à bouger d'elle-même, son corps se préparait à l'arriver de quelqu'un. Il était si excité que garder son boxer faisait mal, alors il l'ôta d'un geste rapide. Spock ne tarda pas à en profiter.


Le brun s'empara d'une main ferme de la friandise libérée, faisant japper Kirk qui s'accrocha fermement à ses épaules. Il commença doucement un mouvement de va et vient tout en l'embrassant, étouffant ses gémissements. Leur baiser se faisait de plus en plus animal, se léchant la moitié du visage, découvrant le visage de l'autre via leur langue. Leur tête s'enivrait, s'était un pur bonheur et ce n'était que le début. Il devait à présent le préparer à la pénétration. Il amena près de son intimité sa main libre et en titillant l'entrée. Le corps de Jim se crispa lorsqu'il mit un doigt, le blond fit la grimace et retint sa respiration. Pour le détendre et l'habituer, il ne bougea pas son doigt et changea le rythme des va et vient : de lent il entama une succession de rythme lent puis rapide puis lent, faisant perdre la tête de son jouet. Quand il sentit l'intimité se desserré il bougea son doigt en faisant des cercles, avant ensuite d'ajouter un deuxième doigt. Le manège continua ainsi jusqu'à ce qu'il rentre quatre doigts, voulant être sûr de faire le moins de mal possible à Jim en le pénétrant.


Jim soupira et gémit de frustration quand Spock retira ses doigts, mais la suite allait être plus sportive et cent fois meilleure. Ils bougèrent de sorte que Jim pose sa tête sur les oreillers et qu'ils soient bien positionnés sur le lit. La partie sérieuse allait pouvoir commencer et il se lécha les lèvres d'anticipation.


Le blond caressait négligemment le torse au-dessus de lui, les yeux ancrés dans ceux du vulcain, gigotant de frustration, tout en se mordant les lèvres. Il avait faim. Une faim sexuelle qui le faisait frissonner. Lorsque Spock souleva ses jambes et qu'il le pénétra, sa respiration fut coupé et il n'avait alors qu'une envie : s'enfuir à toute allure. Dieu que ça faisait mal ! Il n'avait jamais eu aussi mal de sa vie et, pour une fois, plaignait les femmes (« Putain si elles ont aussi mal pour leur première fois je les plains, mais je les plains ! »).


Spock ne bougea pas quand il fut entièrement rentré, il attendit quelques minutes que Jim se détende. Pour l'y aider il reprit ses va et vient, lentement, pour ne pas le faire venir avant lui. Le blond finit par se calmer et le vulcain entama le premier aller-retour. Toutes sortes de sensations et d'émotions contraires l'envahirent. Il avait mal mais en même temps ça faisait du bien. Un bien fou comme il n'en avait jamais connu. Son membre fut délaissé pour se concentrer sur la pénétration.


Les va et vient se firent de plus en plus rapide, de plus en plus fort. Et de plus en plus bon. Jim haletait à chaque coup intérieur. Il se tenait aux battants du lit pour ne pas se cogner, et aussi parce qu'il devait absolument tenir quelque chose. Mais il voulait sentir Spock plus profondément encore. Il voulait sentir sa peau contre lui, ne faire plus qu'un.


- Spock att-attends. Je veux...te sentir...plus.


Le vulcain se retira entièrement et ils échangèrent de position. Le brun se mit en position assise et Jim n'avait plus qu'à s'empaler sur lui, face à face, posant ainsi son visage au creux de son cou et collant leur torse. C'est ce qu'il fit, le brun lâchant un gémissement rauque et le blond soupirant. Là il le sentait vraiment, là ils ne faisaient qu'un !


Ils restèrent ainsi un moment avant de reprendre un rythme de va et vient. Cette fois c'était le travail de James ! Il allait être encore plus musclé après cette séance de sport en chambre ! Spock accompagnait ses mouvements, et à force d'essais, il finit par buter contre le point G de Kirk. Son corps s'était contracté à ce contact et le vulcain avait faillit se relâcher sous la surprise. Maintenant qu'il avait trouver LE point à toucher, pour plus de facilités ils devaient revenir à la position de départ. Jim grogna de mécontentement de devoir changer à nouveau de position mais se laissa faire, trépignant d'impatience. Une fois prêt le brun le pénétra sans prévenir et entama un rythme violent et rapide, toucha de plus en plus souvent son point G. Cette pénétration était magique. Elle gagnait en puissance, rapprochant de plus en plus le vulcain de l'apothéose.


Avant qu'il ne soit trop tard il reprit les caresses du membre de Kirk, ce dernier étant trop submergé d'émotions pour faire autre chose que gémir et crier. En trois va et vient Jim se relâcha, contractant tous les muscles de son corps. Son intimité se resserra autour du membre de Spock, ce qui le fit venir quelques secondes après. Ils étaient sales, pantelant, pleins de sueur. Mais ce qu'ils venaient de faire était la preuve de leur amour. Chaque geste, chaque baiser, chaque gémissement était l'expression de leur sentiments. C'était leur première fois à tous les deux avec un homme, et si Spock avait su quoi faire, c'était uniquement grâce à des recherches expérimentales qu'il avait faite quelques mois plus tôt.


Ils étaient exténués mais le brun se traîna malgré tout à la salle de bain pour prendre un gant et se nettoyer puis venir nettoyer Kirk. Ensuite il attrapa une couverture qu'il tira pour les couvrir. Jim bougea pour se caler dos contre son torse. En étant entouré des bras protecteurs de son nouvel amant il se sentait en sécurité, comme si rien ne pouvait l'atteindre. C'était un moment hors du temps, magique tel un rêve.


Il s'endormit rapidement, sur une pensée qui le fit sourire. « Et dire que tout est partit de mon nouvel uniforme ! »


Et voilà. A trop vouloir jouer avec le feu, Spock s'était brûlé plus que les ailes.


Mais, soyons honnête, ça en valait la peine !


Voilà les amis ! Cet OS en trois parties est désormais terminé. Je pense que je me suis améliorée



FIN