Frontières



Disclamer : L'univers de Star Trek et ses personnages appartiennent à Gene Roddenberry

Avertissement : Pour l'instant, pas de scène choquante prévue. Surveillez cependant chaque chapitre cela pourrait changer à l'avenir.

Paring : Kirk/Spock, Sulu/Chekov en arrière plan



Chapitre 3



Le bureau de Sarek était typiquement Vulcain : pas de cadres, de plantes ou aucun élément de décoration, de document qui traînaient négligemment sur la table ou de couche de poussière sur les meubles et les livres. Il semblait s'être donné bien du mal pour que la symétrie de la pièce soit parfaite et qu'aucun objet n'apparaisse superflu. Kirk en vint à la conclusion qu'un tel ordre méritait un compliment.

- Votre bureau est très … heu … logiquement agencé.

- Merci beaucoup Capitaine. Prenez place je vous en prie.

Jim ne se fit pas prier. Il se sentait inconfortable et ses jambes commençaient à flageoler sous le regard de l'ambassadeur. Il lui était toujours pénible de se rappeler que les liens qui l'unissait à Sarek ressemblaient à ceux d'un gendre et de son beau-père. Cette idée évoquait en lui l'image mentale d'un Spock en robe de mariée mené à l'autel par les bon soins de son paternel, fustigeant par la pensée le Capitaine en jurant de le déposséder de certaines parties de son anatomie s'il venait à briser le coeur de son fils ou manquer à son honneur de mari.

- Vous explicitez une émotion étrange sur votre visage, capitaine.

- Pardonnez moi, je pensais à quelque chose. J'avoue être préoccupé par la nouvelle que vous m'avez apprise.

- On m'a rapporté votre rencontre avec les hommes de Sciences. Je suis inquiet de ce qui pourrait se produire si les rumeurs prenaient de l'ampleur. Il serait préférable, une fois notre entretient terminé, que vous retourniez sur votre vaisseau et que vous préveniez vos amis. Certains Vulcains pourraient essayer de vous interroger à votre sujet.

- C'est encore pire que la presse people. On a du éradiquer les plus gros maux de l'humanité mais pas celui là.

- Les Vulcains s'intéressent à la logique uniquement. De ce fait, il n'est dénué de sens de s'intéresser à l'anatomie d'un spécimen unique.

- Ca n'a rien à voir avec son anatomie, et c'est de votre fils dont vous parlez.

- Très juste. C'est pourquoi vous êtes ici.

Jim soupira. Il était inutile de se battre avec un Vulcain quoi qu'il en soit.

- Je vous écoute.

- J'ai prit la peine de faire des recherches pour vous faciliter la tâche. Dit-il en insérant une disquette dans le moniteur. Regardez bien ces plaquettes, ce sont celles ci que vous devez rechercher.

Elle n'avait rien d'exceptionnel. Kirk s'était bêtement attendu à une vision incroyable, des artifices, quelque chose de particulier qui aurait rendu ces tablettes extraordinaires. Elles existaient au nombre de dix et il faudrait les manipuler avec précaution pour ne pas les briser.

- Ca ne va pas être facile de les transporter. Commenta Kirk.

- Effectivement. Il est très probable que les plaquettes soient détruites si vous n'apportez pas le matériel adapté.

- Soit ?

- Des valises de transport que j'ai inséré parmi le matériel que vous téléportez en ce moment même à bord de l'Enterprise. J'en ai prit la liberté et j'espère que vous m'en excuserez.

- Vous avez bien fait. J'aurai eu du mal à sortir discrètement avec des objets aussi encombrants.

- J'ai prit des dispositions pour que vous receviez également une notice sur leur utilisation. Les tablettes doivent arriver intact, le temps les a déjà bien abîmées.

- Vous pouvez compter sur moi. La survie de Spock en dépend après tout. À vrai dire j'aimerai surtout que vous me parliez de l'endroit ou se situent les plaquettes. J'aurai du mal à les trouver sans cela.

- Hélas, je n'en sais rien.

Kirk se redressa sur son siège, incrédule.

- Que dites vous ?

- Vous pensez bien que si nous le savions nous aurions déjà fait une tentative de vol, si l'on peut appeler ainsi le fait de récupérer nos biens. Mais nous n'en avons pas la moindre idée. Le refus de restituer de tel trésor de notre culture suffirait à déclencher une guerre entre nos deux civilisations, mais les tablettes servent d'otage. Détruire une seule d'entre elle serait un désastre pour Vulcain. Les savoir que renferment ces textes sont sans nul doute d'une valeur inestimable.

- Comment suis-je sensé découvrir leur emplacement si tous vos espions Vulcains n'y sont pas parvenu ?

- Les Andoriens et les Vulcains se détestent, mais l'un et l'autre éprouvent beaucoup de méprit pour la civilisation humaine. Ils la jugent inférieure.

- Voilà qui est plaisant …

- Cela peut jouer en votre faveur. Les Andoriens veulent depuis longtemps une alliance avec les forces Terrestres. Ils savent les hommes belliqueux et c'est un trait qui leur est familier. Votre espèce étant également très prolifiques ils y voient un bon soutient militaire en cas de guerre.

- Qu'est-ce qui leur fait croire que les humains vont accepter une alliance ?

- Les relations entre Terriens et Vulcains se dégradent. Certains Vulcains se montrent un peu trop logique aux yeux des Humains et ceci semble agacer beaucoup les vôtres.

- Le fait de s'estimer supérieur aux autres espèces de par ses capacités intellectuelles est effectivement très mal vu. Mais la suffisance dont font preuve certains membre de votre civilisation n'irait pas jusqu'à créer une guerre …

- Pas une guerre, mais une rupture des alliances.

- Pour si peu ?

- Comme je l'ai dit, l'entente entre nos deux gouvernements se trouve mise à mal. Il n'en faudrait pas beaucoup pour rompre les derniers liens.

Kirk hocha la tête, pensif. Il n'imaginait pas la situation aussi terrible, sans doute parce qu'il avait longtemps vécu avec Spock et qu'il avait depuis apprit à l'apprécier et à l'aimer. Cependant il lui fallait reconnaître que le Vulcain l'avait beaucoup agacé durant les premiers mois, et parfois même durant ils s'étaient battu à l'apogée de leur amitié. Il avait pourtant su tenir des relations cordiales entre les membres de son équipage, quelques soient leurs différents.

- Est-ce que … ce que certaines personnes cherchent à faire à Spock … pourrait causer une telle catastrophe ?

- J'en doute. Spock tient beaucoup plus des Vulcains que des Humains. Votre gouvernement ne se sent pas concerné par son sort. Cependant, pour peu que certains cherchent des excuses pour rompre les alliances, Spock pourrait être un argument de poids, d'autant plus s'il est rendu public. La Nation humaine pourrait s'émouvoir et mettre en avant l'intolérance de certains de mes confrères. Mais c'est aussi un élément qui peut jouer en notre faveur, Spock ayant deux nationalités différentes, nous pouvons retarder la décision du conseil le concernant grâce aux lois humaines. Amanda y travaille depuis la Terre.

- À ce sujet, comment va t-elle ? J'aimerai la saluer à l'occasion.

Sarek ne répondit pas. Même derrière son inexpression, Jim devinait que quelque chose le troublait et son coeur s'emballa.

- Ma femme va bien. Dit-il en constatant que son visage exprimait une grimace inquiète. Mais j'aimerai mieux que vous ne lui parliez pas de Spock.

Jim ne comprit pas immédiatement ce qu'impliquait un tel soucis de laisser Jim et son épouse en tête à tête, et le capitaine s'accorda une mine surprise que le Vulcain fit de son mieux pour ignorer. Cependant il détourna la tête et la vérité éclata au visage de Kirk, tout d'abord étonné, puis déconfit, comme lorsqu'on se pique le doigt en voulant cueillir une rose, oubliant que des épines en protègent la tige.

- Vous ne voulez pas que je parle à Amanda pour qu'elle n'apprenne pas pour Spock et moi ?

- Je pense que ce serait une démarche inutile et qui pourrait inutilement l'inquiéter.

- Je doute qu'Amanda soit mécontente d'apprendre cette nouvelle. Il faudra bien qu'elle soit mise en courant un jour quoi qu'il en soit.

- Ce ne sera peut-être pas nécessaire.

Jim haussa les sourcils. Il n'aimait pas la tournure que prenait cette discussion.

- Où voulez vous en venir ?

- Spock - si nous parvenons à le sauver des Scientifiques - récupérera ses barrières mentales et maîtrisera à nouveau sa logique. Je n'ai pas d'objection à ce que mon fils et vous même ayez une aventure durable, mais rendez vous à l'évidence : votre relation sentimentale avec mon fils n'est pas logique : elle ne peut perpétuer votre espèce et n'apporte aucune opportunité de carrière. Il est très probable que …

- Monsieur Sarek … Commença Jim d'un ton sec.

- Je n'y peut rien si vos sentiments sont illogiques.

- Spock a su faire abstraction de sa logique à plusieurs reprises lorsqu'il était question de sentiments.

- Jim … Reprit le Vulcain en l'appelant par son surnom. Voulez vous sincèrement dévoiler à votre monde vos sentiments pour Spock ? Avez vous réalisé ce que vos indiscrétions passée ont engendrée ?

Le capitaine baissa la tête. Il aurait aimé pouvoir être en colère contre le Vulcain, mais il en était incapable. Il savait pourquoi se montrait si dur à son égard.

- Vous me pensez responsable de ce qui est arrivé ?

- Vous considérer comme l'unique élément ayant conduit à cette situation serait très illogique. C'est par le laxisme de mon gouvernement et la détermination du corps Scientifique que Spock est mit en danger, mais il faut reconnaître qu'en détruisant ses barrières et en faisant preuve d'indiscrétion vous avez facilité la tâche de beaucoup de nos ennemis.

- J'ai fait ce que j'ai pu pour sauver Spock lorsqu'il a été kidnappé. Déclara Kirk en essayant de garder une voix ferme. Quand ai-je manqué de tact et révélé nos relations ?

- Vous l'avez embrassé humainement et vulcainement avant de le laisser partir. Certains Vulcains ont remarqué de loin votre proximité, et l'émotivité dont vous avez fait preuve à l'hôpital a beaucoup impressionné certains médecins. Il n'en fallait pas moins pour développer des rumeurs à votre sujet.

- Alors vous me punissez pour avoir mit Spock en danger ?

- Non. Ce n'est pas une punition : je préserve mon fils du pire. Quoi qu'il en soit je ne peux qu'espérer qu'il change d'avis, mais je n'ai aucun moyen de le faire plier à ma volonté. Je soutiendrai toujours sa décision quelque qu'elle puisse être, mais si je devais avoir la possibilité de l'influencer, je ne pencherai pas en votre faveur.

Jim avait un vertige. Il ne savait pas si il devait quitter la pièce de suite ou répliquer une fois encore. Il se sentait coupable lui aussi mais ne pouvait rien y faire. Si il avait s'agit de son fils, n'aurait-il pas réagit de même ?

- Et après ce que vous venez de me dire, pourquoi pensez vous que je devrais suive votre plan ?

- Parce que la situation n'a pas changée. Spock est toujours en danger et c'est un peu de votre faute. Je sais que vous irez, non pas pour moi mais pour Spock, parce que même si votre relation me déplaît je sais que vous l'aimez sincèrement.

Jim hocha la tête et se leva. Il s'inclina respectueusement et s'apprêta à quitter la pièce.

- Malgré tout, Jim, sachez que j'ai un grand respect pour vous. En d'autre circonstance, je vous aurait appuyé pleinement. Mais la sécurité de Spock est en danger, il est logique que je la fasse passer avant tout.

- Vous me reprochez de montrer mon amour pour Spock. Pourquoi ne reprochez vous pas à votre gouvernement de le condamner ?

- Ils pensent agir avec logique.

- La logique ! S'exclama Kirk. Vous n'avez que ce mot là à la bouche ! Peut-être que l'homosexualité est logique elle aussi à sa manière ? Qui sait ? Après tout beaucoup d'espèces sont concernées. Ce ne pourrait pas logique que certains d'entre vous éprouve le besoin de ne pas épouser une femme ?

- Vous même, vous n'étiez pas indifférent aux charmes féminins. Commenta Sarek.

- C'est vrai. Et ? Qu'est-ce que cela change ? J'attend Spock depuis presque six mois : je n'ai eu aucune nouvelles de lui depuis tout ce temps et je l'aime malgré tout. Qui j'ai aimé par le passé ça n'a pas d'importance. Et pour le reste de la galaxie, qui que je puisse aimer aujourd'hui, cela ne regarde personne. J'ai le droit de l'embrasser où je veux hors de mes heures de travail et de prendre soin de lui si je m'en préoccupe. C'est à votre gouvernement de changer ses mentalités, pas à moi de refouler mes sentiments.

- Jim. Réprimer un tel raisonnement au sein du commandement Vulcain reviendrait à réformer toute la mentalité de notre civilisation basée sur la logique. Nous n'avons pas réellement de relations sentimentale en temps que Vulcain et …

- Mais vous aimez Amanda ?

Sarek s'arrêta et regarda Jim, effondré, désespéré. In instant, le capitaine cru voir certains muscles faciaux de Sarek décontracter, comme si il semblait surprit. Mais il supposa que c'était un effet de lumière car il avait reprit son visage impassible en une demi-seconde à peine.

- Non ?

Le Vulcain ne répondit pas. Il se leva et se rapprocha de Jim.

- Nous aurons tout le loisir d'en discuter à votre retour capitaine. Pour l'instant, seul la survie de Spock compte. Concentrez vous sur cette mission, pour Spock, et je vous promet de réviser mon jugement.

Il fit un salut et Kirk l'imita, faisant de son mieux pour ne pas trembler.

- Paix et prospérité. Déclara l'homme en s'apprêtant à quitter la salle.

- Une dernière chose : une fois sur Andor, n'essayez pas de communiquer avec Vulcain, cela pourrait paraître suspect.

Le capitaine hocha la tête et sortit, laissant Sarek seul, perdu dans ses pensées.

- Paix et prospérité. Murmura t-il.


McCoy était un médecin, pas un médium, mais quand son capitaine allait mal, il le sentait à plusieurs kilomètres à la ronde. L'Enterprise avait quitté l'orbite de Vulcain depuis plusieurs heures déjà et se dirigeait vers Andor à pleine vitesse. A peine l'ordre donné, Kirk avait délégué son post à Sulu et était allé se reposer en cabine, ce qui étonnait d'autant plus McCoy que le danger planant autour de Spock aurait du motiver plus encore son ami à se concentrer sur la mission. Jim paraissait apathique, nostalgique. Il avait du mal à comprendre ce qui lui arrivait.

Soupirant une unième fois, il sonna à la porte de Kirk.

- C'est McCoy.

La porte s'ouvrit. Jim était allongé sur son lit et regardait le plafond pensivement. Il ne semblait pas triste, ni même désespéré, mais derrière un visage aussi inexpressif que celui de Spock, McCoy voyait se refléter quelques préoccupations qu'il ruminait avec acharnement depuis qu'il était rentré sur l'Enterprise. Le docteur, excédé par cette mine et le fait qu'il ne l'ai toujours par regardé frappa un grand coup sur la table.

- Bon sang, Jim ! Qu'est-ce qui se passe encore ?

- Est-ce que vous me trouvez égoïste, Bones ?

- Pardon ?

Kirk se redressa enfin. Il s'assit au bord et du lit, mais toujours sans regarder son ami, il baissa les yeux à terre.

- Sarek m'a dit que j'avais aggravé la situation de Spock en me montrant trop entreprenant en public. J'aimerai que le monde entier sache que je l'aime et de même j'aimerai qu'il n'en ai rien à faire, ou qu'il soit heureux pour nous. Mais je sais bien que c'est impossible. J'ai mit Spock dans une situation embarrassante et c'est un peu de ma faute si aujourd'hui nous en sommes là. J'ai de la culpabilité. Spock a vécu beaucoup de choses, même avant l'affaire de l'enlèvement Romulien. Il n'avait pas besoin de tous ses problèmes supplémentaires. Ne pensez vous pas que mon amour ai fait office de charge ?

- Spock était-il réticent à vous embrasser ou … à faire tout ce que vous faisiez avec lui ? Demanda sèchement McCoy.

- Non ! S'exclama Jim un peu surprit par la réponse directe du docteur.

- Dans ce cas vous n'avez rien à vous reprocher. Spock est un adulte responsable qui a accepté d'entretenir une relation avec vous. Vous ne lui avez pas forcé la main à ce que je sache. Par conséquent vous n'êtes pas en tord. C'est pour cette raison que vous broyez du noir depuis votre retour ?

- Sarek n'est pas très content de la manière dont je traite son fils.

- C'est un parent jaloux. Vous ne pouvez pas le prendre à compte.

- Son explication était très … logique.

- Vous m'en direz tant … Ricana Léonard.

Jim ne pu s'empêcher de sourire. Son ami l'avait mit de bonne humeur. Il se leva et alla s'asseoir à son bureau.

- N'est-ce pas dangereux de s'approcher d'Andor sans raison valable ?

- J'en ai trouvé une sur Vulcain. Un certain Thy'lek m'a invité à le rejoindre sur sa planète.

- Comment est-il ?

- Très sociable pour Andorien.

- C'est plutôt louche. Vous êtes sur que ce n'est pas un piège ?

- Les Andoriens ne sont pas en guerre contre les Terriens, et d'après ce que m'a dit Sarek, ils aimeraient bien s'en faire des alliés. Nous attaquer serait assez idiot. À mon avis ils chercheront plutôt à nous enrôler. Par ailleurs, ce Thy'lek m'a l'air plutôt bien placé dans la hiérarchie. Si nous sympathisons, il pourrait bien nous donner l'emplacement des plaquettes.

- Ce sera difficile de les voler sans qu'ils ne réalise que nous en sommes responsable.

- Nous trouverons bien quelque chose pour nous disculper de tout soupçons soupçons

McCoy soupira. Cette mission ne lui disait rien qui vaille, mais après tout il n'avait pas le choix.

- Oui, nous trouverons bien.




A suivre....