Frontières



Disclamer : L'univers de Star Trek et ses personnages appartiennent à Gene Roddenberry

Avertissement : Pour l'instant, pas de scène choquante prévue. Surveillez cependant chaque chapitre cela pourrait changer à l'avenir.

Paring : Kirk/Spock, Sulu/Chekov en arrière plan







Chapitre 1

- Sulu ? Sulu où êtes-vous ?

Le Japonais agita la main mais ne semblait pas apte à se lever. Kirk s'estimait lui même heureux de ne pas avoir été ensevelit.

- Chekov ! S'écria t-il, on a besoin de vous.

L'officier Russe accourut. Il avait laissé vacant son poste de garde devant la grotte en entendant le vacarme de l'éboulement.

Pavel, phaser main, cru que son coeur allait s'arrêter en songeant que son Capitaine et son amant étaient quelque part sous ces gravats. Le plafond s'était totalement effondré en dépit des piliers qui devaient prévenir pareil accident, et c'était tout juste si on pouvait mettre un pied devant l'autre. Une grosse pierre avait bloquée une cavité qui lui permettrait de rentrer à l'intérieur pour secourir ses coéquipiers, mais il était exclu de se lancer dans une telle aventure. Un seul rocher déplacé et tout pourrait s'écrouler. Il alluma son communicateur en espérant que ses amis ai la capacité d'en faire de même.

- Capitaine Kirk ? Vous m'entendez ?

- Chekov, je vais bien. Je suis juste un peu sonné, mais Sulu est coincé, je n'arriverai pas à le sortir tout seul.

- Je vais tirer sur les rochers les plus haut et essayer de vous libérer.

- Pas question ! Vous pourriez aggraver la situation. Appelez Scotty. Il pourra peut-être nous téléporter à bord.

L'officier hocha la tête et changea la fréquence du canal.

- Monsieur Scott ! Appela t-il. Il faut que vous remontiez tout de suite le Capitaine et monsieur Sulu à bord !

- Je vais faire de mon mieux. Assura l'officier.

Sulu ressentit le poids qui pesait sur sa jambe s'alléger progressivement et soupira de contentement lorsqu'il se trouva enfin sur le portail de téléportation. Kirk, à sa droite, était couvert de terre et paraissait en mauvais état également, mais il y avait eu plus de peur que de mal.

- Jim !

McCoy accourut dans la la salle, totalement paniqué, le témoignant pas son attention et sa délicatesse la plus franche.

- Bande de Klingons attardés de la galaxie des cerveaux liquides !

- Bones, un peu de calme …

Que je me calme ? On a faillit perdre notre capitaine ! Tu parles d'un second commandant ! Ajouta-t-il à l'adresse de Sulu. Vous n'étiez pas sensé le protéger ?

- McCoy ! Sulu ne peux pas me préserver d'un éboulement, soyons logiques !

Le médecin haussa les sourcils et adressa un sourire goguenard à son capitaine en entendant le mot qu'il venait d'utiliser. Même le visage de l'officier Japonais s'était un peu adoucit en dépit de la dose de douleur que lui administrait sa blessure.

- Bon. Vous, montez dans le brancard. Dit-il à Sulu. Jim, je veux vous voir aussi dans mon infirmerie. Vous pouvez marcher ?

- Je crois. Scotty ? Vous pourriez remonter Chekov ?

Jim se redressa et s'éloigna du téléporteur. Cette mission était jusqu'à maintenant un fiasco, et il ne pouvait pourtant pas se permettre d'échouer au risque de ne plus jamais revoir Spock.


1 mois plus tôt

- Mr Sulu, gardez le cap. Nous sommes en bonne voie.

L'officier hocha la tête et se retourna vers Chekov pour lui adresser un sourire. Kirk avouait être un peu jaloux de leur relation en songeant qu'il devrait en être de même pour lui et son ancien premier officier, mais il se consolait en songeant que son calvaire serait bientôt fini.

Cela ferait bientôt six mois que Spock les avait quitté pour réparer ses barrières mentales. Jim avait fait une demande pour accompagner un éminent représentant de la république Vulcaine, afin d'avoir l'occasion de retrouver son Thy'la, un mot que Spock lui avait apprit avant de partir et qu'il appréciait particulièrement. Il peinait à garder son calme et à réagir sans empressement depuis quelques temps, sachant qu'il était à deux doigts de retrouver son Vulcain bien aimé.

Mais Kirk avait également un sixième sens qui l'avait toujours tiré de bien des situations et il avait pressentit un malheur, comme lorsqu'on lui avait ordonné d'abandonner Spock au docteur Sulivan. Si bien qu'il ne fut pas surprit lorsqu'il reçu un appel de la Fédération qu'il appréhendait depuis plusieurs jours.

- Capitaine Kirk …

- Amiral … Salua en retour Jim d'un ton glacial.

- Nous avons prit connaissance de la nature de votre prochaine mission …

- Elle m'a été recommandée par le Haut Conseil Vulcain en personne.

- Je n'en doute pas, et sachez que j'en suis ravis, mais c'est le Haut Conseil qui m'a contacté.

- Ont t-il jugé l'Enterprise inapte à les servir, étant le meilleur vaisseau de la Fédération ?

- Ce n'est pas à de ce sujet dont nous nous sommes entretenu, mais de votre premier officier …

- Sulu ?

- Non, Spock.

Le coeur de Jim se serra. Il espéra que l'émotion ne transpercerait par sur son visage, mais il eu l'impression de suffoquer. C'était sans doute pire qu'il ne l'avait imaginé.

- L'officier Spock ne sert plus sur l'Enterprise, nous avons prévu de nous enquérir de son état de santé une fois sur Vulcain et d'agir en fonction …

- Ce ne sera pas nécessaire. Spock ne retournera pas sur l'Enterprise.

Kirk sentit sa tête lui tourner. Il était prêt à perdre l'équilibre. C'est avec un effort surhumain qu'il réussit à se tenir droit et garder un visage inexpressif.

- Peut-on savoir pour quelle raison ?

- Vous avez un autre second de toute manière. Pourquoi auriez vous besoin de Spock ? Demanda l'Amiral, embarrassé, essayant de détourner la question.

- Spock est un élément essentiel à l'Enterprise. Il y servait déjà bien avant que je n'ai ma place sur ce vaisseau. Ses capacités de Vulcain en font un officier exemplaire, qui nous a sortit de bien des situations. Il nous a sauvé la mise à mainte reprise et …

- Justement, le Haut Commandement Vulcain juge que Spock vous a assez servit.

Servit ? S'offusqua Kirk.

- Oui, servit, si c'est bien une relation professionnelle que vous entreteniez.

- Qu'insinuez-vous ?

- Je n'insinue rien, on ne peut pas en dire autant des Vulcains. Il semblerait que votre amitié avec Spock fasse parler de vous sur leur planète. Ils voient d'un mauvais oeil qu'un Vulcain s'attache autant à des humains et considèrent que cela fait désordre dans l'image de gens sérieux qu'ils donnent aux autres civilisations.

- Spock ayant perdu le contrôle de ses émotions il se montrait beaucoup plus expressif. Mais il n'a jamais manqué de professionnalisme dans aucune de nos missions.

- Exceptée lors de la dernière selon eux. Spock se serait sacrifié pour un vaisseau humain, je me trompe ?

- Non, vous ne vous trompez pas. Avoua Jim à contre coeur.

- Eh bien il semblerait que cela ai fortement déplu. Spock appartient à une autre civilisation que la notre et à faillit mourir pour la protéger, tout en mettant en danger la Fédération.

- Comment ?

- Il aurait pu donner les cartes de notre Territoire sans le vouloir, d'après le rapport qu'on m'a fournit.

- Nous avons prit plus gros risques par le passé. Pourquoi ce soudain revirement de situation ?

- Vous leur poserez la question vous même, si vous n'avez pas peur de leurs influences. Cependant il est exclu que Spock redevienne le second commandant de l'Enterprise. Terminé.

Le poste s'éteignit. Jim se laissa tomber sur sa chaise, effondré. Il aurait voulu hurler, fondre en larme et tuer l'Amiral tout à la fois. Ne pouvant rien faire de tout cela, il se sentait vidé, comme si McCoy lui avait insidieusement retiré tous ses organes vitaux sans qu'il ne s'en rendre compte. Il se passa la main sur le visage pour en chasser ses airs atterrés.

Spock ne servirait plus jamais sous ses ordres. Peut-être même l'avait-il vu six mois plus tôt pour la dernière fois.

Non, impossible. Il se releva d'un bond. Ils pouvaient peut-être l'empêcher de le ramener sur le vaisseau, mais certainement pas de lui rendre visite. Il n'aurait qu'à discuter de la situation et ils trouveraient bien une solution.

Jim ralluma le communicateur visuel. Il devait parler à un autre Vulcain de toute urgence.

- Capitaine ?

- Monsieur Sarek, je m'excuse pour le dérangement occasionné par mon appel. J'espère que vous pourrez me consacrer un peu de temps. Je serai bref.

Jim faillit sourire bêtement en songeant que l'homme à l'écran était en quelque sorte son beau-père et rêva de se gifler intérieurement en songeant qu'appeler Sarek beau-papa l'enchanterait, ne serait-ce que pour admirer sa réaction.

- Je vous écoute.

- Avez-vous prit connaissance des décisions concernant votre fils ?

- Je crains que oui. Hélas je n'ai rien pu faire pour les en dissuader.

- Pour quelles raison adopter un tel comportement ? C'est en total désaccord avec votre logique. Spock est à moitié humain et beaucoup de Vulcains dénigrent cette appartenance. Ils le considèrent pour ainsi dire inutile, et selon toute vraisemblance, il n'y avait pas de meilleure position pour lui qu'au sein de la Fédération où il pouvait fournir de précieuses informations à votre peuple en cas de rupture diplomatique. Nous avons connu pires incidents et jamais le Haut Conseil n'a remit en cause la situation de Spock. Je …

Mais Sarek l'arrêta d'un signe de main. Jim vit que dans ses yeux brillait une lueur atterrée, qu'il avait apprit à reconnaître grâce à Spock à force de le fréquenter.

- Le Haut Conseil est très inquiet de ce qui s'est produit précédemment.

- C'est à dire ?

- Deux Vulcains ont perdu le contrôle de leurs Barrières mentales. Spock est à demi-humain, ce qui explique sans doute sa capacité à se régénérer, mais l'autre Vulcain, de sang pur si je puis m'exprimer ainsi, est mort suite au traumatisme. Ils craignent que les techniques utilisées sur Spock ne soient réutilisée pour anéantir notre civilisation en la privant de sa logique. Par ailleurs, les événements leurs ont servit de " preuves " pour appuyer leurs théories sur la faiblesse naturelle de Spock.

- Au sujet de son humanité ?

- C'est exact. Les Vulcains sont très conservateurs, et parmi les hautes sphères, tous n'avaient pas vu d'un bon oeil mon mariage avec Amanda. Que dire de la naissance de Spock …

- C'est parfaitement injuste ! S'emporta Kirk.

- J'ai eu écho de nouvelles bien plus inquiétantes. Certains voudraient bien enfermer Spock dans un laboratoire au nom de la science, pour cacher une xénophobie illogique. Le Haut Conseil n'a pas vraiment d'avis sur la question du devenir de Spock. Ils n'ont aucune objection à ce qu'il retourne dans l'espace en votre compagnie. Cependant d'autres éléments entre en compte.

- Qui sont ?

- Les entreprises scientifiques ont un très grand pouvoir dans notre civilisation et font pression depuis plusieurs mois auprès des dirigeants. Mettre mon fils sur leur table de dissection semble être devenue une de leur principales lubies depuis qu'il est de retour sur sa planète natale. Ce qu'il pourrait endurer une fois entre leurs mains n'aurait rien de comparable à ce qu'il a vécu sur le vaisseau Romulien.

Kirk se passa la main sur le front. Il arrivait tout juste à croire ce qu'il entendait.

- Il n'y a pas de lois pour préserver les citoyens de ce genres de barbares ?

- Il y en a, mais il arrive que certains gouvernements ferment les yeux lorsque la situation l'exige.

- Et vous ne pouvez rien faire ?

- Je peux le retenir encore un peu, mais ça ne durera pas. Spock a presque rétablit la totalité de ses Barrières mentales, mais si il ne parvient pas à reprendre un parfait contrôle d'ici peu, il sera confié à une de ces entreprises sous prétexte de lui venir en aide. Cette perspective n'enchante pas le Haut Conseil, mais ils semblent prêt à céder et n'ont pas l'air d'avoir le choix.

- Qu'es-ce qui peut bien faire plier un Vulcain ?

- Ces entreprises ont de nombreux accords avec des planètes alliées. Si elles cessaient leurs transactions notre gouvernement en serait tenu pour responsable. Il n'est pas logique de risquer un guerre pour un caprice scientifique. Ils préféreront livrer Spock.

Jim se leva et se mit à faire les cent pas. Il n'en croyait toujours pas ses oreilles.

- Il n'y a rien que l'on puisse faire ?

- A part attendre ? J'en doute …

- Mais ne pourrait-on pas aller chercher spock avant qu'il ne soit vendu à ces bouchers ?

- J'en doute. Vous avez reçu des ordres précis. Aller à leur encontre pourrait vous valoir des problèmes et aggraver la situation actuelle. Cependant …

- Oui ? S'enquit le capitaine avec un soupçon d'espoir.

- Il y a peut-être une solution. Le peuple Vulcain n'a pas d'animosité particulière à votre égard. Si vous les sensibilisiez à votre cause, la balance pourrait tourner en notre faveur …

- Les " sensibiliser ' ?

- Ramenez quelque chose qu'ils désirent bien plus qu'un demi-Vulcain. Ils pourraient renoncer à leur envie d'ouvrir le torse de Spock.

- Je n'ai aucune idée de ce que peu vouloir un officier scientifique Vulcain …

- Vous n'avez pas forcément besoin de vous faire bien voir de cette entreprise. Si vous parveniez à convaincre le Haut Conseil ou le peuple Vulcain du bien fondé de vos intentions à l'égard de notre civilisation, vous pourriez faire plier les ennemis de Spock.

- Et comment devrais-je m'y prendre ? Demanda Kirk en levant les bras au ciel. J'imagine mal un vaisseau humain parvenir à donner aux Vulcains quelque chose qu'ils n'ont pas pu trouver eux même …

- Peut-être que la logique les en empêchaient. Lorsque nos planètes étaient encore en conflit, les Andoriens nous ont volés de très célèbres plaquettes gravées par Surak en personne, vous n'êtes pas sans savoir l'importance que l'on accorde à ce personnage dans notre civilisation …

- Vous voudriez que j'aille dérober ces plaquettes aux Andoriens ? S'exclama Kirk.

- Je ne peux vous le conseiller. Mais je ne vois pas d'autre raisons logiques qui pourrait attirer l'attention des Vulcains sur vous, et c'est la seule chose qui pourrait sauver Spock.

Le capitaine soupira. Envahir l'espace Andorien risquait de déclencher une guerre. Spock l'avait tiré de bien pire, ne pouvait-il lui rendre la pareille en temps qu'amis ? En temps qu'amant ? Mais il n'était pas le seul à être impliqué : la sécurité et la paix de la Fédération pourrait-être à jamais rompue. Il pourrait toujours se faire passer pour un vaisseau renégat. Mais devrait-il fuir toute sa vie ? Ne plus jamais revoir Spock, en impliquant tous les passagers de l'Enterprise ? Un tel choix ne lui était pas permit.

Et pourtant …

- Je ne peux rien vous promettre, monsieur, mais parlez moi un peu plus de ces plaquettes et de la manière dont-elles vous ont été dérobées.

Kirk n'était pas expert en expression faciale Vulcaine, mais il aurait juré avoir vu du soulagement se dessiner sur le visage de Sarek.

Quelque part sur sa planète, Spock avait interrompu sa méditation.


Bonsoir à tous et à toutes,

Cela faisant longtemps que je n'étais pas revenue sur le fandom, je m'excuse de ne pas avoir donné plus souvent de nouvelles. Je ne sais pas encore à quelle fréquence je publierai les chapitres.

Mais chose promise, chose due ( après quelques années de retard tout de même ). Voilà la séquelle de Barrière, en espérant qu'elle intéresse encore certains lecteurs. Le nombre de chapitres qu'elle comportera est encore indéterminé. N'hésitez pas à me donner votre avis :)